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La petite maison dans la banlieue

Fait d'hiver

3 Février 2012, 22:16pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

damart

Ce soir, j'ai craqué. Pour fêter mon non-implant dentaire (voir les précédents épisodes, ici, et encore ), puisque le docteur K en avait décidé ainsi (il ne faudrait que gratter un peu la gencive pour récupérer de l'os et pouvoir poser la couronne), je décidai de fêter ça. Cette bonne nouvelle s'ajoutait à la déclaration miraculeuse (car impossible dans un premier temps) de ma chute en tant qu'accident du travail (puisque arrivée sur mon trajet pour aller à mon bureau) la semaine dernière. Et donc à ma prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale (enfin, techniquement, je crois que c'est l'assurance de mon employeur qui règlera mes frais à la Sécu), énorme soulagement alors que je demandais jusque-là comment régler les 1 000 euros nécessaires à l'implant (la mutuelle remboursant seulement 300 euros... et n'ayant pas de tarif spécial implant)...

Hier, alors que je télétravaillais avec un Petit Châtain qui avait bien du mal à saisir le concept (lundi, j'étais toute à lui, là, j'étais vissée devant l'écran et je ne voulais plus faire de puzzles ni jouer aux dominos. Et "faire comme si on était au bureau de maman" ne lui plaisait pas du tout comme jeu...), je suis sortie vers 17 h 30 récupérer Petit Brun au centre de loisirs. Bien contente que les jours rallongent et qu'il ne fasse plus nuit à cette heure-là, mais glacée. Cela fait un mois que l'on dort avec deux couettes (la couette d'été servant d'édredon) et hier soir, j'aurais bien dormi avec une bouillotte, tellement même le Capitaine, pourtant bouillotte ambulante, n'y suffisait plus (d'ailleurs, une fois sous la couette, il refusait de redescendre faire bouillir de l'eau pour remplir ladite bouillotte). Et quand Tihi miaule en pleine nuit pour qu'on lui ouvre la porte d'entrée pour qu'elle puisse courir le guilledou, c'est l'objet d'intenses tractations pour savoir qui va braver les courants d'air (étonnamment, les températures glaciales ne tempèrent pas du tout les ardeurs des matous du quartier, tous en chaleur... Et en concerts languissants dans le jardin à toute heure). Bref, ce matin, je serais bien restée dans mon lit, jusqu'au 21 mars inclus. En hibernation.

La veille déjà, j'avais été faire un tour sur le site de Damart (je n'avais aucune idée du prix d'un débardeur et il fallait à Petit Brun un maillot de corps manches courtes pour le mariage de mars où il est enfant d'honneur). Provoquant l'hilarité de mes collègues devant les robes à fleurs et ce col plastron dont l'utilité nous échappe encore...
Mais puisque le docteur K n'avait fait que enlever et remettre ma fausse dent et m'avait gardé dix minutes (le temps de reprendre rendez-vous pour le raclage de gencive), j'avais tout à fait le temps de passer dans un vrai magasin. Si j'achetais sur Internet, je ne serais pas livrée avant lundi... Et lundi, il ferait... pas chaud, quoi. Mais non loin de ma gare, il y avait un magasin Damart. Je m'attendais à trouver deux mamies et des vendeuses disponibles... Je n'étais pas la seule à avoir eu un mémé trip et une envie irrépressible de thermolactyl (tout en faisant le calcul mesquin que c'était encore les soldes, hin hin hin). Le magasin était blindé. De femmes de tous âges farfouillaient pour trouver le modèle ad hoc, mais également d'hommes, certains envoyés en mission, complètement largués devant les présentoirs : "y a-t-il des modèles pour fille ? pour garçon ? Ah bon, c'est unisexe ? Et la chaleur, ça marche comment ?" Il faut reconnaître que quand on n'est pas Damart-addict, difficile de se décider entre +1 "chaleur légère" +2 "chaleur douce", + 3 "chaleur confort", + 4 "chaleur intense", voire +5 "chaleur extrême" (il ne faut pas exagérer, à - 8, ce n'est pas un froid sibérien). J'optais donc pour un - 3 raisonnable, avec des collants sans pieds et maillots de corps manches courtes pour Petit Brun et Petit Châtain, pareil pour moi (avec un débardeur quand même, à recycler quand on sort sous une petite robe) et même un maillot de corps pour le Capitaine, qui part bosser avec deux pulls tellement il fait froid dans son bureau. J'ai été bluffée par la variété des modèles de débardeur, et j'ai résisté à l'appel des grosses charentaises fourrées (mes mules, outre le fait qu'elles sont glissantes et m'ont valu quelques gamelles dans les escaliers, sont ouvertes. Normal, pour des mules. Mais très frigorifiant en ce moment).
Je suis repartie complètement réchauffée par mon expédition, en me disant que 31 ans, c'était peut-être un peu jeune pour un Damart. Mais qu'au moins, j'avais le mien et que je ne serais plus obligée d'emprunter celui de ma mère... Et dans 15 jours, on dévalera les pentes enneigées d'Helvétie... Nous voilà prêts pour Février !

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