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La petite maison dans la banlieue

Articles avec #docteur lumiere

La santé par l'assiette : bilan de fin de parcours

10 Octobre 2016, 20:58pm

Publié par lapetitemaison

Un café, du soleil, what else ?

Un café, du soleil, what else ?

A presque six semaines de régime sans gluten, sans lactose, sans blanc d'œuf ni sucre, il est temps de faire un bilan. Je te rassure lecteur, tes petits messages de soutien me sont allés droit au cœur : Je mange bien quand même, tu sais, le Capitaine – grâces soient rendues à son adaptabilité culinaire – a même réussi à nous concocter des petits plats délicieux (bon, excepté son gâteau sans sucre ni œuf à la poire, qui était de son avis même vraiment dégueu).

- Les plus :

- Commencer un régime pareil par un mois de septembre caniculaire, ça aide. Maintenant que les jours diminuent, cela m'aurait été beaucoup plus difficile de tenir le choc des premières semaines.

- Le fait de n'être par limitée dans les quantités (comme les journaux féminins le stipulent tous les deux mois, à base de 100 g de ceci et de un quart de carré de cela), me facilite grandement la vie. Si effectivement la liste d'aliments est réduite, je ne suis pas frustrée sur la taille de mon assiette. Et je suis très vite rassasiée, ce dont je suis la première étonnée.

- J'ai quand même droit à deux expressos par jour, ce qui ne me coupe pas de la sacro-sainte tradition du bureau "le petit café" de 10 heures, ainsi que celui d'après déjeuner (ni de toutes les informations qui sont diffusés autour desdits gobelets en carton). Car même si je ne ressens désormais plus le coup de barre de 14 h 57, il me faut quand même le petit coup de pouce du café - sans sucre. Force est de constater que, sans mon litron de café matinal, j'ai beaucoup moins mal au ventre. Plus de brûlures d'estomac. En revanche, le week-end, où je ne prends pas forcément de café, j'ai souvent des débuts de maux de tête. Le manque ?

- J'ai également droit au chocolat à 80 % (et ceux qui me connaissent bien savent que me supprimer toute source de magnésium sous forme de cacao aurait été dramatique. Donc là, j'ai droit à une seule sorte de chocolat (on peut varier entre le péruvien, l'équatorien, etc), mais c'est open bar. Et comme c'est du 80 %, même refrain : ça calme assez vite.

- Le fait de travailler dans le Quinoaland de Paris (l'un des arrondissements les plus végétariens) me facilite drôlement la vie. Mention spéciale à Nous, devenue ma cantine préférée, qui enlève les ingrédients qui me sont interdits de leurs salades et de leurs jus. Je peux aussi prendre des salades à emporter chez Berrie, dont je viens de découvrir la soupe à la patate douce. Un peu plus loin, il y a My free kitchen, chez qui je ne désespère pas un jour d'aller acheter des préparations pour gâteaux sans gluten, quand je pourrai de nouveau avoir droit au sucre. Je peux toujours aussi me débrouiller au restaurant indien.

- Les moins :

- Ne pouvoir aller déjeuner que dans peu d'établissements, justement. Cela oblige mes compagnons de repas à s'adapter (mention spéciale à S. qui a débarqué au café Pinson en rêvant d'une entrecôte... Dans un resto végétarien, ça le fait moyen... En devant faire attention au sel depuis sept ans, j'avais déjà remarqué la platitude de l'offre de restauration à Paris, où les cartes sont sempiternellement les mêmes (ou presque, quelle que soit la saison), et où l'on te colle partout des plats à base de jambon sec et de fromage (que l'on appelle "salades", en te servant des feuilles de laitue généreusement arrosée d'une vinaigrette bien grasse. Sinon tu as aussi la case "restaurant italien" qui va être bien difficile à cocher les prochains mois ! Et TOUT LE MONDE te propose des yaourts au lait de vache. Jamais de chèvre (à part chez Cojean). La généralisation d'un plat végétarien, je ne parle même pas d'un plat sans gluten, dans chaque établissement n'est vraiment pas pour demain.

- L'interdiction du sucre, et, plus encore que le sucre, l'interdiction d'alcool. J'avais lu des choses sur l'addiction au sucre, et je me rassurais en me disant que je sucrais très peu d'aliments quand même (en fait, énormément). Quant à l'alcool, on ne se rend pas compte à quel point on en consomme rapidement : le pot du vendredi avec les collègues (été indien oblige), les anniversaires ("qu'est-ce que je prévois pour toi ?" "ben un Perrier citron"), les dîners… Alors oui, se contenter de galettes de riz ou de pommes pendant que les autres font des sorts à des gâteaux au chocolat, et boire des Perrier citron sans même pouvoir toucher à l'assiette de cacahuètes c'est pas forcément évident. Et le moment du goûter avec les enfants le week-end est parfois un peu rude.

- A part l'eau (à volonté), le thé vert (réservé aux matins pas trop à la bourre), mes deux expressos quotidiens, j'ai aussi droit à des tisanes. TROP DE CHANCE. Ceci dit, j'ai découvert la gingembre-citron de Clipper, je vous recommande. Sinon, les petits-déjeuners sont beaucoup moins fun : thé vert donc, corn flackes d'épeautre (ou de sarrasin, définitivement pas de riz - comme des smacks® de Kellogs en moins sucré) et lait d'épeautre. Epicétou. Si, une pomme ou une poire (j'y ai droit ainsi que tous les fruits rouges). Mais plutôt quand j'ai le temps, donc pas en semaine.

- J'ai droit aux légumineuses à fond : pois chiches, lentilles... À force de manger beaucoup de hommous et de caviar d'aubergines, j'ai l'impression d'être une vieille Egyptienne. Et encore, je ne prends pas de foul au petit déjeuner ! Mais comme m'a dit le docteur V. : "vous savez, les œufs, c'est très récent, on n'en mange que depuis les Egyptiens." #TeamCroMagnon.

- Au niveau du zéro déchet des emballages, de la locavorattitude, c'est un peu n'importe quoi. C'est d'ailleurs ce qui m'a toujours semi gênée, avec le bio : c'est bio, c'est beau et c'est surremballé. Comment ce mode de consommation ne peut-il pas avoir un mauvais impact sur l'environnement ? Alors, je sais, il faut vraiment que j'essaie d'aller chez Day by day.

Bilan : c'est pas tout le temps évident, mais les résultats sont là : une fatigue beaucoup moins forte au quotidien, plus d'énergie… J'attends les résultats de la prise de sang de novembre avec impatience, pour voir si mon régime sera un peu allégé ! Stay tuned !

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La santé par l'assiette

3 Octobre 2016, 20:48pm

Publié par lapetitemaison

Un poke bowl comme à Hawaï : c'est délicieux (et healthy), tu verras.

Un poke bowl comme à Hawaï : c'est délicieux (et healthy), tu verras.

Un mois. Cela fait un mois et il m'en reste encore un à tirer. Un mois sans gluten, sans œuf (enfin, surtout le blanc), sans lactose et sans sucre.
"Ouais, c'est vachement à la mode, de ne plus bouffer de gluten ni de sucre", tu te dis, lecteur (avec semi-bienveillance). Tu n'as pas tort. Neuf mois plus tôt, j'aurais moi aussi ricané.

Sauf que. Depuis janvier (et même ce funeste 13 novembre, mais je mettais ma grosse fatigue de fin d'année sur le coup des évènements, de la vieillerie aussi - faire des nuits blanches, franchement), j'étais drôlement fatiguée. Et vite irritable. Et, malgré des siestes quotidiennes le week-end, aussi longues que celles de Colombine (de 14 h à 17 h), cela ne passait pas. Je grossissais, également. Cinq kilos en plus en six mois.

En déjeunant avec une amie à qui l'on a découvert en janvier des problèmes de thyroïde, je me suis mise à gamberger : Et si c'était ça ? Au fond, personne n'avait vraiment vérifié ma thyroïde, à part un vague palper tous les trois ans à la médecine du travail (qui me soupçonne d'être bretonne à cause du prénom d'Asparagus, aucun lien, mais passons) et un contrôle de la THS lors de ma dernière prise de sang (qui doit remonter à la naissance de Colombine ou presque).

C'est la providentielle Monique-la-masseuse du bureau, quand j'ai enfin été en CDI et que j'ai pu bénéficier de ses services, qui m'a inquiétée un peu plus ("vous avez tous les symptômes d'une hypothyroïdie : fatigue, gonflements, perte de cheveux - depuis toujours ou presque -, mauvais taux de fer") . Et enjoint de faire une prise de sang.

Mes médecins habituels, eux, mettaient ça sur le compte de mon mode de vie (délirant) : "Vous avez trois enfants, vous travaillez à plein temps, ne vous étonnez pas d'être fatiguée. Et puis avec tout ce qui se passe en ce moment…" Le médecin du travail (sans doute insomniaque) m'a même sermonné : "Vous trouvez que vous dormez trop ? Mais réjouissez-vous ! Il y a tant de gens qui ne dorment pas !"

Bref, dans l'hypothèse de la renégociation de notre prêt immobilier pour la petite maison, j'ai dû demander un certificat de bonne santé à mon généraliste. Et arracher une ordonnance pour une prise de sang.

Et, munie des résultats, je suis allée voir le docteur V., mésothérapeute (et surtout médecin généraliste), sur les bons conseils de Monique-la-masseuse (qui est aussi coach de bien-être). Elle a regardé mes analyses, a trouvé que le taux de fer était bas, et m'a vaguement palpé le ventre. "Votre intestin est paresseux, c'est normal que vous ne fixiez pas le fer", a-t-elle déclaré, avant de m'envoyer faire d'autres analyses, des tests d'intolérances alimentaires (une voie jamais vraiment explorée jusque-là). Cela m'a coûté un bras (car la médecine préventive n'est pas prise en charge par la Sécurité sociale, c'est du confort, le préventif).

Mais, six semaines plus tard, j'ai eu les résultats (mi-juillet), et fin août, je voyais le docteur Vasseur. Il en ressortait que je présentais une intolérance au gluten, au blanc d'œuf, aux amandes (adieu financiers, pâte d'amande et co), aux noisettes, au kola (adieu, Coca cola), que j'étais presque limite sur le céleri ( ?)

J'avais été prévenue en juin : je savais que le régime serait dur à la rentrée. Et en effet : plus de gluten (donc plus de pain, viennoiseries, pâtes, feuilletés, bière et sauce soja), plus de lait de vache (beurre, lait, crème, fromages), plus de sucre (donc plus de sucre, de miel, de desserts, d'alcool, de vin…), et plus de blancs d'œuf bien sûr. J'ai obtenu la permission de deux expressos (parce que l'alcool, ok, mais plus de café DU TOUT ???) par jour. Et du chocolat à 80 %.

Dit comme ça, on frôle le purgatoire. Allez, la prochaine fois, je te fais un bilan à mi-parcours. E

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On fait le bilan ?

19 Juin 2011, 19:18pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

Mercredi, on avait rendez-vous chez le docteur Lumière, pas revue depuis fin février. Si elle a reconnu les énormes reculs de l'eczéma, quasiment disparu, la guerre n'est pas pourtant gagnée. Loin de là. « Il ne faut pas relâcher la pression sur l'alimentation, lâcha-t-elle, alors que je venais d'avouer avoir cessé de mettre germes de blé et levure de bière dans le porridge matinal, puisque Petit Brun avait cessé d'en prendre aux vacances de Pâques. Celui-ci, qui attendait du rendez-vous l'autorisation de reprendre une alimentation lactée normale (on réintroduit un peu, tout en surveillant la peau de très près, ralentissant la cadence au moindre gratouillis), s'est vu prescrire du lait de riz. Et le report à l'entrée à la grande école (putain, deux ans) du retour du lait dans son assiette. C'était pas gagné, et le Capitaine était franchement découragé le soir. Il faut dire que la préparation des repas le soir est une contrainte, que nous attendons toujours les fameux tupperware de la mairie. Et que le lait de riz... ça coûte un bras (2 euros le litre). Et Petit Brun allait-il le trouver bon, lui qui, en ce moment, n'aime plus les tomates un matin, les poires le lendemain et réclame les courgettes qu'il détestait la semaine passée ? Comme l'avait dit le docteur Lumière, on ne pouvait pas non plus lui administrer des granules homéopathiques à jets continus. Il fallait le guérir. Et préparer l'hiver prochain et le retour possible - mais gérable - des crises. Un bilan de l'été serait fait à la rentrée, fin septembre. D'ici là, on ne lâche rien... Et on se met au lait de riz, c'est exquis !

Jeudi, favorisée par les rendez-vous octroyés au hasard par Nathalie, j'arrivai à 8 h 30 à l'école (chance, ça aurait pu être 12 h ou 16 h 40, beaucoup moins évident !). Pour le bilan de l'année de Titouan, basé sur le commentaire de son livret scolaire (c'est pas de la rigolade, l'école, même maternelle). Nous étions donc ridiculement assises sur les chaises de la classe, ambiance Boucle d'or à l'école des ours et nous ne savions pas très bien comment commencer toutes les deux. Heureusement, l'Education nationale veille, et avait un canevas tout prêt pour faire le bilan de l'année de Petit Brun. « Les résultats de ces évaluations ne doivent pas être considérées comme une photographie figée de ses compétences », était-il inscrit sur le fameux livret. Il s'agit de sonder l'appropriation du langage, la découverte de l'écrit, l'apprentissage de la vie en classe (« devenir élève »), l'expression corporelle (le sport, quoi), la découverte du monde et l'imagination, la création. Pas de note (première année de maternelle, quand même), non, mais un codage (ben école quand même, hein) : ECA ou CA signifiant en cours d'acquisition, NA non acquis et ? pas de réponse de l'élève (à mon avis, ça doit puer et signifier le passage par la case psy direct).

Petit Brun n'a aucun problème pour s'exprimer, ni pour comprendre. En revanche, dans les activités en groupe, selon Nathalie, il a du mal à comprendre une histoire racontée sans images et n'a pas compris la portée d'un apprentissage en groupe (traduction : Petit Brun préfère bavarder avec ses copains, le bougre). C'est qu'il a, à la lecture de son livret, des petites difficultés à devenir élève (pour respecter les autres, les règles de la vie commune et accepter la frustation. J'imagine les mêmes notions appliquées à un entretien annuel dans une entreprise, ce serait cocasse...), mais « rien de grave », m'assure Nathalie (ben oui, il a que 4 ans depuis un mois. Et qu'a-t-elle dit à ceux qui pleuraient au premier trimestre dès que l'heure de la cantine approchait et que les parents ont dû reprendre à la maison tellement la journée était difficile pour les enfants ???)

En revanche, aucun problème pour les activités physiques (sauter, courir de différentes façons – « ça, je m'en étais rendu compte » a soupiré le Capitaine) ou artistiques (ouf !). Non, le problème se situe plutôt du côté de « l'approche des nombres et des quantités ». « Ce n'est pas qu'il n'a pas de mémoire, tente de me rassurer Nathalie, mais il a du mal avec les suites de nombres. Il faudra lui faire compter les réverbères, les voitures, jouer aux petits chevaux, au jeu de l'oie cet été ».

Dans les devoirs de vacances : surveiller la prise en main du crayon (« pour ne pas avoir de blocage plus tard pour apprendre à écrire en cursive ») et forcer l'air de rien, le dilettante à compter à plus de 2 (comme il est aujourd'hui inscrit dans son livret scolaire. Bon, quand il postulera à des classes prépas, on sera pas obligés de leur dire...) Du coup, on chante "1,2,3 nous irons au bois" en boucle dès que possible.

J'aurais presque préféré qu'on me dise, comme dans une autre école, « Petit Brun sait se déshabiller et se rhabiller pour aller aux toilettes. C'est le principal », au lieu d'être déjà en devoirs de vacances cet été...

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Work in progress

20 Mars 2011, 22:56pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

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Petit Brun et moi avons pris une fois de plus le train. Direction le cabinet du docteur Lumière. Pour constater les progrès, convenir qu'il n'avait pas la peau atopique (bonne nouvelle), et que donc (moins bonne nouvelle), il fallait trouver l'origine de l'eczéma ailleurs. Le docteur Lumière, tous sourires et rires de gorge, s'inquiéta de savoir si nous suivions bien le protocole. Je lui parlai des crises aigües de Petit Brun chez ses grands-parents pendant les vacances de février, de l'allergie à la lessive au ski. Je soulignai que la première séance d'osthéopathie nous avait permis de dormir enfin la nuit, Petit Brun ayant cessé de relever pour annoncer qu'il s'était gratté, que donc il saignait et qu'il fallait tamponner ses plaies avec un Kleenex. Ce qui en soit était énorme. Elle parut très satisfaite de ce progrès, soulignant à voix haute devant Petit Brun que c'était bien mieux que tout le monde dorme la nuit à la maison et que son papa et sa maman pouvaient ainsi beaucoup mieux s'occuper de lui et de son frère. Notre liste de granules à prendre s'allongea un peu plus, une énième crème (à commander à un labo par téléphone) fut prescrite. Et je devais absolument commander le jus de plantes déjà indiqué la fois précédente (n'ayant pas réussi à les avoir au téléphone, j'avais oublié de m'acquitter de cet achat).

Un point serait fait par téléphone dans un mois et nous devrions nous revoir dans trois mois, soit début juin.
Le mercredi suivant, je retrouvai Petit Brun et Grand-Maman chez l'Hippopotame de la place des Ternes, non loin de chez l'osthéopathe. J'avais dûment chapitré Petit Brun avant sur la nécessité de ne pas faire le bébé, que j'assisterai à la séance, assise sur une chaise en face de la table, mais sans lui tenir la main. Tout commença plutôt bien, l'osthéopathe pliant et déroulant Petit Brun dans tous les sens, celui-ci suivant les mouvements voire les anticipant de bon cœur. Jusqu'à des manipulations de la tête qui lui plurent moyennement. Il commença à se tortiller, à négocier (sa grande spécialité). Obtint un livre, mais ne voulait pas se laisser faire.  L'osthéopathe, d'une zénitude jusqu'ici intacte, commençait à être un poil exaspéré par son petit patient. Jusqu'à ce que je lise ledit livre in extenso, pour qu'il puisse terminer ses manipulations tranquille.

Bienfait de la deuxième séance : Petit Brun s'endort maintenant vers 9 heures, sitôt le dernier livre terminé. Pas forcément dans son lit, plutôt dans le nôtre, on ne peut pas tout avoir. Notre effort à faire, jusqu'à la prochaine séance : ne pas lui laisser voir que ses démangeaisons nous atteignent. Eviter de se laisser manipuler par l'eczéma quand il est manifeste que Petit Brun s'en sert comme moyen de pression (et y arrive plutôt bien). Rendez-vous a été fixé avant les vacances de Pâques.

Bilan de la semaine : la décrue des plaques se poursuit. Etrangement, c'est surtout dans le dos et derrière les jambes que celles-ci se concentrent maintenant...

 

PS : je ne sais pas ce que le Père Noël fait dans cette cabane !

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A ta place...

4 Mars 2011, 22:56pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

Petit florilège des conseils en tout genre reçus depuis l'apparition de l'eczéma à la maison.

« Tu as essayé de changer de lessive ? Et les boules lavantes/noix de lavage ? Il paraît que ça marche vachement bien »

«Est-ce que tu leur met des vêtements en coton ?» (Comment dire ? Ma mère hurlait dès qu'on achetait une fringue en synthétique, et j'ai passé suffisamment de temps sous les tropiques pour savoir que le coton, c'est le meilleur ami de la peau quand il fait chaud...)

« Pas de pulls en laine, il faut mettre de l'acrylique »

« Et si c'était le chat ? Je suis sûre que c'est le chat, tu devrais t'en débarrasser » (le gang des AGP, les arrières-grands-parents, qui poursuivent leur propagande en m'envoyant des coupures de journaux pour me convaincre d'abandonner Tihi)

« Bien sûr, il faut prendre des bains d'avoine » (On le fait depuis un an...)

« Et le savon au lait d'ânesse ? Ils en font dans l'Ariège, tatie Renée est prête à t'en envoyer »

Docteur Lumière : «Il faut les laver au savon de Marseille ». Pédiatre 1 : « Pas de savon de Marseille, ça décape ». (Du coup, on les lave un jour sur deux. Et la planète nous dit merci).

« C'est très bien d'aller voir une homéopathe... Mais une vraie dermato c'est mieux » (Pédiatre n°1, se contredisant totalement, alors qu'elle venait de dire d'arrêter de changer de médecin)

« Soyez patiente, ça disparaît à 4 ans. Ou à 7 » (ou pas du tout !!!)

« Ce qu'il faudrait, c'est habiter au soleil toute l'année » (Dermato n°5, qui nous prescrira les crèmes et sirops les plus surdosés, sans aucun résultat. Dans une prochaine vie, oui, là, présentement, c'est au Nord de la Loire que l'on doit vivre)


« Le seul truc qui me soulageait, c'était les cures à La Roche Posay » (Pourquoi pas ? Après, il nous reste Lourdes)

«Je vais vous prescrire une crème au calendula »(Homéo n°2. On utilise déjà deux crèmes au calendula)

Et je viens de découvrir un site d'une maman et d'un papa, consacré à l'eczéma. Je sens que ça va être ma nouvelle bible ! Cela fait du bien de ne pas se sentir perdue malgré les bons conseils de mes coach ès-eczéma, Emilie (que je ne remercierai jamais assez de m'avoir donné l'adresse du docteur Lumière) et Olivier !

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Chez l'osthéopathe

25 Février 2011, 22:37pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

 

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Pour dévier les "Pourquoi" de Petit Brun, on a pas parlé d'osthéopathe. Mais de kiné, c'est plus passe-partout, et puis il en a déjà vu à Paris, pour soigner ses bronchiolites. J'ai donc retrouvé Grand-maman et Petit Brun entre midi et deux, rendez-vous que je pensais avoir habilement placé, sauf qu'entretemps un tsunami a déferlé sur le bureau. C'est donc avec la mine défaite, l'air hagard, que je suis entrée dans le cabinet, avec un Petit Brun plus collant que jamais - mais on ne s'était pas vu depuis dimanche. L'osthéopathe a dû penser que j'étais complètement dépressive.

Il a été très gentil et d'une patience rare avec Petit Brun, qui avait décidé de passer en mode "gros bébé". Je ne sais même pas comment il a pu enchaîner les manipulations sans être distrait par les miaulements de Petit Brun, les "un câlin, maman" et autres serrage de mains comme si on était restéscollés-serrés pendant trois ans. Mais il restait très zen, avec sa blouse blanche col Mao, comme son Bouddha- pied de lampe.

Le cas de Petit Brun a l'air donc d'être pas trop dramatique ni désespéré (mais on se revoit dans trois semaines, hein. Toujours à l'heure du déjeuner, mais un mercredi, histoire que Grand-maman puisse servir de chauffeur à Petit Brun. Drôle tous ces praticiens qui s'occupent d'enfants mais qui ne travaillent pas le samedi matin...).

Entretemps, il faut expliquer à Petit Brun qu'on peut se quitter un peu, et qu'il n'est pas obligé de se gratter furieusement à chaque séparation/contrariété (oui, la prochaine fois, on s'allonge sur le divan du psy. Ce qui me permettra de faire une sieste. Là, être accroupie devant la table, à jeun, j'ai frisé la chute de tension).

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Du côté obscur de la lumière

6 Février 2011, 22:12pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

5422310792_3f3c2972d8.jpgSamedi, avec Petit Brun, nous retournions voir le docteur Lumière. Et il y avait urgence. Celui-ci se grattait comme jamais, malgré les granules de phosphorus et la commande de gélules de Dermargan. Malgré la crève qui me terrassait depuis 24 heures (migraine, maux de gorge, oreilles bouchées), j'avais tenu à l'accompagner. Le Capitaine et Petit Châtain étaient aussi du voyage en train jusqu'à Saint-Lazare, ce dernier ayant un besoin urgent de pantoufles et de chaussures à sa taille. On se retrouverait à midi, quai 6, pour aller ensuite au restaurant, comme le Capitaine l'avait malencontreusement promis à Petit Brun la veille. La promesse n'était pas tombée dans l'oreille d'un sourd...

Comme au premier rendez-vous, le docteur Lumière ne fut que voix roucoulante, brossage dans le sens du poil de Petit Brun ("comme tu as grandi !" "tu es le seul Petit Brun de mon cabinet !"  "que tu es mignon !"), dont les yeux brillaient et pétillaient de plaisir. Elle n'eut pas l'air traumatisé par la peau écorchée de Petit Brun : "des comme toi, j'en ai guéri plein", déculpabilisant au passage les parents harassés (les nuits étaient si brèves en ce début de février que j'avais l'impression d'être comme une jeune maman qui aurait repris le boulot avec un bébé qui ne fait pas ses nuits. Sauf que le bébé te réveille une fois une demi-heure pour un bib – les miens étaient sur ce modèle-là – alors que là, c'est dix fois dix levers dans la nuit).

L'ordonnance fut renforcée et interdiction faite de retourner voir un pédiatre lambda, mais de continuer sur l'homéopathie – ce sont les antibiotiques prescrits pour soigner les otites de Petit Brun qui auraient relancé une poussée d'eczéma. "Je renforce pour que ça aille plus vite, ce n'est pas que ça va plus mal". Vraiment ??? Une séance d'osthéopathie fut demandée également – au point où nous sommes ! Le docteur Lumière entraîna ensuite Petit Brun hors du cabinet pour lui donner une surprise (un pistolet en plastique comme chez un autre dermato ?) : une galette de son biobio. La mine déconfite, il croqua quand même dedans, mais ce n'était pas "crès bon", et décida d'en garder un morceau pour Petit Châtain, qui fit moins de manières pour la dévorer dans le train du retour.

Après le déjeuner – où Petit Brun et Petit Châtain charmèrent les tenancières de l'Esperluette, bien qu'ayant un dialogue scatologique très crispant pour leurs pauvres parents tout le repas –, il fallut bien aller à la pharmacie commander les granules supplémentaires et surtout le kit d'urgence en cas de problèmes ORL. J'ai cru que j'allais achever le jeune préparateur, qui a du voir se matérialiser un cauchemar professionnel : l'ordonnance homéo où il te manque tout et où tu dois passer des commandes séance tenante pour que tout soit prêt en début de semaine. J'appris au passage qu'il n'y avait plus que trois ou quatre labos qui faisaient de l'homéopathie – une reconversion pour Servier ? – et que les posologies en 15 CH n'étaient plus très demandées. Livraison complète prévue mercredi. Mais je vais devoir faire un stock de granules sous peine de devenir la meilleure amie du pharmacien, car la consommation de Petit Brun est effrayante.

De retour à la maison, nous nous sommes rendus compte que le Dermargan n'était pas conçu pour les enfants. Vraiment pas. Petit Brun ne sait pas avaler tout rond des comprimés, malgré tous nos efforts. Le Capitaine est donc contraint d'ouvrir les gélules pour les mettre dans le porridge et de percer le contenu de la gélule translucide ("le médicament rigolo" de Petit Brun) et de les incorporer dans le porridge. Mais la nuit d'hier a été délicieuse, merci. 9 heures sans se lever, un bonheur.
Pourvu que ça dure !

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Crêpes à l'eau

2 Février 2011, 20:34pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

DSC02851Vous vous dites que c'est dégueu.

Qu'on en mangeait bien pendant la guerre, comme m'a fait remarquer ma grand-mère.

En fait, c'est pas si mal, les crêpes à l'eau. Oui, parce que quand on dit pas de lait, c'est pas de lait de vache, de chèvre, enfin pas de protéines animales. Et vu les prix dans les rayons de Maturalia, on a pas trop envie avec le Capitaine de tenter le lait d'amandes, de soja (surtout si Petit Brun ne veut même pas le boire et qu'on est bien obligés de terminer lesdits produits...).

En fait, les crêpes à l'eau sont super légères, aussi goûtues que celles au lait (tout dépend de ce que l'on met dessus !). Et elles se conservent bien mieux, on évite le côté carton au bout de 24 heures...

Bref, un bon plan cuisine sans lait validé !

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