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La petite maison dans la banlieue

Où l'on a survécu à décembre

21 Décembre 2013, 21:01pm

Publié par lapetitemaison

Note pour l'année prochaine : ne pas mettre le sapin devant un radiateur, ça fait un fond de photo immonde...

Note pour l'année prochaine : ne pas mettre le sapin devant un radiateur, ça fait un fond de photo immonde...

Où l'on est quasi prêts à partir en vacances. Les machines sont encore en train de tourner, les valises sont en cours de constitution, cap vers La Rinissé pour Noël.
Où les travaux sont presque finis, si, si. La façade sur rue a été ravalée, reste les deux autres côtés, mais comme personne n'est intervenu depuis mardi sur le chantier, ce sera peut-être pour la dernière semaine de décembre. Ou début janvier, allez savoir. Nous n'avons plus les fenêtres masquées par des bâches en plastique comme depuis trois semaines, et ça fait du bien. Le jardin est définitivement un champ de boue, mais sa remise en forme est prévue pour 2014.
Où l'on a échappé à la grippe, mais pas à la gastro (deux fois). Et où Colombine s'est offert une petite après-midi de crise mardi (je ne m'étonne plus de ne pas avoir eu le temps d'écrire plus régulièrement ici), avec Samu convoqué à la crèche et voyage avec les pompiers jusqu'à l'hôpital (au nord de notre ville, c'est quand même très pratique d'en avoir encore un si près de la maison). Il me semblait qu'elle avait déjà utilisé son quota d'hosto pour 2013... Après avoir poireauté 2 heures dans une salle d'attente surchauffée, tenté de donner une compote à la fourchette (en plastique !) et un peu d'eau dans un verre à Colombine, nous sommes rentrées à la maison. Sans rapport d'incident dans le carnet de santé.
Où l'on a frôlé le burn-out de Noël ce mercredi en commençant par louper le rendez-vous de pédiatre d'une demi-heure (pour les 9 mois de Colombine). Où Pédiatre chéri a pris très au sérieux (comme la directrice de la crèche, pour qui le tour en ambulance était une première dans sa carrière) l'incident de la veille, et comme moi, y vois une redite de la tasse bue à la naissance. Si un épisode de fausse route aussi impressionnant se reproduisait, il faudrait envisager des examens complémentaires. Une radio, voire une fibroscopie (chouette). Je mise sur la croissance et sur la résorption naturelle des problèmes. Ensuite, nous avons couru toute la journée, du dessin à l'escrime (avec Colombine), en passant par la Poste (pour récupérer un colis de Noël, hum hum) "on est fermés revenez dans trois quarts d'heure, c'est un problème technique" à la banque "ah nooooon, je n'ai pas votre carnet de chèque", puis re-la Poste...
Où l'on a vu plus d'amis ces quinze derniers jours que pendant tout le mois de novembre. Une sorte de profusion sociale comme si tout le monde sortait de sa tanière en se disant qu'horreur, malheur, on approchait de la trêve des confiseurs. Sans compter les amis du bout du monde de passage, qu'on ne va pas louper, c'est un peu comme la comète de Hailey, ils ne repassent que dans deux ans environ.
Où les garçons terminent le premier trimestre avec des appréciations dithyrambiques, notamment Petit Brun, "élève très agréable en classe, qui veut donner le meilleur de lui-même". J'étais bien contente d'avoir couru (chargée de paquets) depuis Saint Lazare pour être bien à l'heure pour la chorale de chants de Noël (surtout axés sur le Père Noël) à l'école de Petit Châtain. Pour découvrir que ce petit garçon, qui peut être mutique même avec des personnes qu'il connaît, était hyper à l'aise dans la salle de danse pleine à craquer. Souriant, slamant avec conviction les textes (on ne peut pas parler de chant...), mimant tous les gestes... A part l'oubli du pull ROUGE (le dress code était rouge et vert) par le père de l'enfant le matin alors que je l'avais préalablement sorti, tout était parfait...
Où l'on a frisé la catastrophe tout à l'heure quand Petit Brun et Petit Châtain ont demandé à jouer avec le jeu de l'éléphant qui envoie des papillons. Lequel se trouve en haut du placard où tous les cadeaux sont entassés. Et pas encore emballés, étant donné que j'ai terminé de remplir ma hotte ce matin. Petit Brun qui croit encore au Vieux Barbu, mais parfois assène devant son frère qu'il n'existe pas (merci l'école, merci la maîtresse qui fait fabriquer des cadeaux pour les parents...) Je laisse dire, encore cette année.
Où l'on essaiera de donner des nouvelles pendant les vacances, maintenant que La Rinissé est connectée à Linternet... Et à vous qui passez par ici, un très Joyeux Noël !

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La mère corbeau

3 Décembre 2013, 22:26pm

Publié par lapetitemaison

Une portée de corbeaux bientôt abandonnés (teasing)

Une portée de corbeaux bientôt abandonnés (teasing)

Bon, j'étais toute contente de mon titre et pourtant, il paraît que la mère corbeau (Rabenmutter, Outre-Rhin), c'est un vieux cliché. Point vocabulaire : la mère corbeau désigne celle qui laisse ses enfants pour s'occuper de sa carrière ou de sa propre vie. Contrairement à la bonne mère dévouée à ses petits.

Point situation de crise (et un peu Milk aussi, vas faire un tour lecteur, c'est drôle. Enfin après, tu fais gaffes à ce que tu écris) : Petit Châtain a, comme tous les ans, chopé un "virus gastrique", dirons-nous pudiquement (tu es peut-être à table, et on ne parle pas de sujets médicaux à table, m'a-t-on appris). Qui nous a fait vivre une folle nuit de jeudi à vendredi (la machine de 3 h du mat à mettre en route, ma préférée, pour finir avec le nain dans le lit, à peler de froid parce que celui-ci, malgré la maladie, REPOUSSE la couette). Autant te dire que pendant que Petit Châtain couinait pour aller à l'école - alors qu'il devait rester au chaud - je luttais pour enchaîner le reste de la journée.

Vendredi soir, j'étais patraque, le Capitaine aussi. Tellement que samedi après-midi, on a supplié les deux grands de nous laisser faire un temps calme. Et dans la nuit de samedi à dimanche, bingo, c'est moi qui avait vraisemblablement gagné le virus : j'ai donc passé la journée au fond de mon lit, avec un bol de compote et une bouillotte.

Avec cette impression bizarre de me sentir aussi mal que quand j'attendais Colombine (mais voilà donc pourquoi j'étais si fatiguée, 9 mois avec un virus gastrique, comment te dire... En ce moment, la résilience corporelle naturelle me pousse parfois à me dire que je n'étais qu'une grosse feignasse l'hiver dernier. La journée de dimanche m'a rappelé qu'en fait, non).

Lundi, ça allait mieux. Colombine, qui visiblement avait rendu son biberon pendant la nuit (j'avoue monsieur le juge, cette enfant ne pleure pas la nuit et nous ne l'entendons pas), babillait, souriait et s'est enquillé son biberon sans sourciller. On est partis à 8 h 51 pour être 8 h 50 devant l'école de Petit Brun (ouais, c'était un poil serré et en plus lundi c'est jour de poubelles, donc slalom en poussette. Joie).

C'est vrai qu'en arrivant à la crèche, Colombine cocottait un peu. Mais, quand j'étais jeune maman à Paris, cela arrivait quasiment tous les matins à ses frères et le bébé puant était prestement pris en charge, fin du drame. Les dames de la crèche me mettant une pression monstre sur la santé de Colombine (qui avait une respiration un peu sifflante le matin, oh surprise, comme quelqu'un d'enrhumé... Moi par exemple), ayant donné lieu mercredi à un cache-cache téléphonique avec pédiatre chéri se terminant par : "vous avez déjà un enfant asthmatique, vous savez quand ça ne va pas, je vous fais plus confiance que la crèche" (reconnaissance éternelle, dans mes bras docteur). Et de fait, jeudi et vendredi s'étaient très bien passés.

Je reconnais avoir un peu déconné lundi matin, mais pendant l'heure qui a suivi son réveil, Colombine avait l’œil vif et le poil brillant, un appétit d'ogresse. Et pas de fièvre. Et moi une échéance au bureau à tenir. Et il y a de toutes façons des gastros qui circulent à la crèche, c'est affiché depuis une semaine. Du coup, je suis partie l'air dégagé, en signalant que l'enfant avait rempli sa couche sur le trajet, en proposant de la changer (on me répondit qu'on s'en chargerait) et en discutant même de l'éventualité de donner de la viande ou pas à la demoiselle.

Midi, pas d'appel de la crèche. Je commence à respirer. 14 heures, toujours rien. 16 heures, les planètes sont alignées, pour une fois tout se passe bien, je tiens l'échéance, je m'auto-octroie les félicitations du jury. 16 h 10 : "Oui, c'est la crèche, Maylis a fait deux selles liquides, elle a vomi deux fois, vous l'avez lâchée ce matin avec une selle sans la changer..."

Je ne lâche pas mes enfants, ai-je martelé. Je suis quand même restée cinq minutes dans la section, on avait le temps de me reprendre pour que je change ma fille s'il y avait un malentendu comme on le suggère. Hors de moi. Et de toutes façons, le temps de partir, ce serait l'heure où Cherry vient récupérer la troupe. Après avoir obtenu un rendez-vous chez le pédiatre le lendemain à 11 h 45 (histoire d'avoir une caution médicale vis-à-vis de la crèche). Au second coup de fil, le ton était plus mesuré.

Je ne suis pas une mère corbeau, je suis une mère qui va travailler, je reste s'il faut faire des câlins, aller mettre l'étiquette sur le tableau, chercher un doudou etc. (pour Petit Brun, la question est réglée, on entre plus dans l'école). Je fais les transmissions du week-end, je pense aux 5 couches de la semaine, je remets un change propre dans le sac, je reste le temps qu'il faut dans la section de Colombine, à disserter sur les aliments que l'on a introduit, si elle a bien dormi, je ne cours plus après le train (j'y ai laissé une dent). Et si je peux aller travailler tranquille, c'est parce que je sais que Colombine est entre de bonnes mains, et je respecte infiniment le travail du personnel des crèches, c'était mon choix de mode de garde. Et Dieu merci, c'est ma troisième, la culpabilité me touche beaucoup moins.

Bilan de la visite du pédiatre : l'enfant fait trois dents. Et risque de faire à nouveau des otites, mais pas question de la mettre sous antibiotiques tout l'hiver non plus. D'autant qu'il reste 15 dents à sortir, et que je ne prévois pas de ne pas mettre le nez au bureau d'ici début mars... Colombine est autorisée à reprendre le chemin de la crèche jeudi. Avant le prochain épisode.

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