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La petite maison dans la banlieue

Luxe, calme et volupté

30 Mars 2011, 21:20pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

3019127717_9f76949181.jpgSi rendre service, c'est s'offrir une petite virée chez Cartier, je suis  toujours volontaire... C'est ainsi que lundi, au soleil, je me suis échappée du bureau à 18 heures. Avec une excuse en béton  (et un air contrit s'il le fallait) : "j'emmène ma vieille mère à l'Opéra pour la fête des mères".
Me voilà donc place Vendôme, totalement décomplexée après avoir léché les vitrines rue Saint-Honoré. Au bout de cinq minutes, de marche, une jupe à 400 euros paraît presque abordable.
Prête à mettre un orteil dans un monde de luxe, en poussant la porte de Cartier (en fait, un groom vous ouvre la porte) au prétexte de changer la pile de la montre de ma maman. Sauf que.

" Pour le service après-vente, il fera aller rue de la Paix, madame, en suivant le trottoir de gauche, madame, en direction de l'Opéra", m'indique suavement le groom. Ok. Je vais aller dans la boutique des pauvres. La dernière fois que je suis entrée chez Cartier, j'étais habillée comme une pauvresse (boots de ski de chez Decath 1998, doudoune pour résister à l'hiver lillois et toque en vraie fourrure synthétique). Le Capitaine n'était guère mieux attifé, mais comme on cherchait une bague de fiançailles, on avait décidé de s'offrir la tournée des grands ducs. Et on nous avait brièvement laissé entrer. Lundi, j'étais un peu mieux attifée, mais je me suis drapée dans ma dignité avant de rallier la rue de la Paix. (Qui est quand même une des plus chères au Monopoly, me disais-je in petto). Je n'ai pas osé prendre l'entrée privée, et suis entrée dans un autre monde.

Où l'on est accueillie avec une exquise politesse, des "madame" en veux-tu en voilà, où l'on te reçoit au premier étage, dans des bureaux individuels. Les plateaux sont recouverts de cuir, et, bien qu'ayant sacrifié à la modernité de l'informatisation, un clavier sans fil - brr, vulgaire ! - est posé dessus.  La souris est elle aussi indépendante. L'écran de l'ordinateur, lui, est à la bonne hauteur pour que l'hôtesse puisse accomplir les opérations. Mais il est capitonné dans un portant de cuir. La bureautique version luxe, calme et volupté. Ce qui m'a donné des idées de revendications syndicales...
J'aurais pu presque profiter de cette intrusion dans cette bulle dorée. Sauf que. J'avais exactement 10 minutes pour m'acquitter du changement de la pile et rallier l'Opéra, avant que la représentation de Coppélia ne commence une demi-heure plus tard. Et plus ma charmante hôtesse s'acquittait de sa tâche avec délicatesse et sans précipitation, plus je stressais. Elle finit par ramener la montre – qui avait été auscultée par un horloger dans les profondeurs de la boutique –, en préconisant une petite révision, en notant bien la date du changement de pile (soit la rentrer sur la fiche client dans le serveur, puis aller chercher l'impression de ladite fiche dans une autre pièce, le bruit de l'imprimante devant être difficilement supportable pour les clients), en me fournissant une petite pochette estampillée pour le transport de la montre. Mais chez Cartier comme ailleurs, on finit par passer à la caisse. Sauf que le terminal de paiement était sagement rangé dans un tiroir, puisqu'il est sans fil... évidemment.

J'ai quitté à regret (puisqu'il fallait être à l'heure à l'Opéra), la boutique et ses gens délicieusement exquis pour replonger dans le tumulte parisien, oh pas longtemps. Avant de pénétrer dans le monde magique de l'Opéra Garnier. Où je n'avais jamais assisté à une représentation, bizarrement. Maintenant, je rêve d'un abonnement, pour prolonger l'extase plusieurs fois par an... et reprendre une coupette de champagne à l'entracte, so Marie Antoinette (pour 3,50 euros, pourquoi se priver ???)

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Le coup de vieux

26 Mars 2011, 21:12pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

4307937428_e9f0900a98.jpgCe n'est pas d'avoir déjà soufflé ses trente bougies, ni de sursauter chaque fois que ses collègues disent : "ah la la, 24 ans, ça me fiche un coup !" Ni de voir les cheveux blancs se multiplier sur la tête du Capitaine et en repérer un ou deux dans ses propres cheveux. Le vrai coup de vieux, c'est notre achat de jeudi.
Un "minibus", dit Petit Brun. "Une cathomobile", rigole toute la famille. On a investi dans une Espace. Dieu merci, nous ne sommes pas immatriculés 78... Et ladite voiture, qui était la propriété d'une entreprise, n'est pas floquée des autocollants coeurs de France et pélerinage de Chartres (à l'envers),  Et avec les nouvelles plaques, on aurait triché. Quoique, 56 avec une Espace, ça fait à peine bretons du mois d'août.
On a craqué, parce qu'on en avait assez de faire des trajets le dos roués de coups de pied, because Petit Brun et Petit Châtain, las d'être saucissonnés dans leurs sièges autos, expriment physiquement leur mécontentement. Et que notre petite break est très très vite remplie... Et puis, avec le "minibus", ce qui est bien, c'est qu'on peut trimballer jusqu'à 7 personnes dedans, et y entasser pleins de trucs ! A nous les brocantes, les déménagements...

Et qu'on est tombés sur l'affaire du siècle, ce qui, il faut bien l'avouer, a pesé pour beaucoup dans la balance pour le Capitaine, tellement le "minibus" était bradé. La dernière fois qu'on a acheté une voiture, après la naissance de Petit Brun, notre seul critère était la largeur de la voiture. Pour ne pas avoir à changer de parking à Paris, tellement on avait lutté pour en trouver un. Le vendeur était désespéré de nous voir prendre les mesures de toutes les voitures de la concession sans prêter une seconde attention à ses arguments de vente. Là, même pas besoin de nous faire l'article. Le prix était l'argument de vente le plus séduisant.

Sauf que. J'ai à peine la 206 break dans l'oeil et que la seule voiture que je manoeuvrais sans trop de dommages, c'était feue la Twingo bigoût.

"Tu vas voir, elle est juste 10 cm plus large que la 206", me dit le Capitaine, pour m'amadouer. "Et elle est aussi longue qu'une 308". Sauf que, installée au volant du char à boeufs - "regarde, le siège s'avance électriquement, et pour le dossier aussi", s'enthousiasmait le Capitaine, ben ça reste un char à bouger. Et tout cet électronique embarqué me fait un peu flipper : et le jour où le siège s'emballe, on fait quoi ?
Et puis, il n'y a pas de carte de rechange pour démarrer cette voiture du futur. Mais je sens que je vais très vite me faire à la conduite automatique : plus de risque de caler, et il y a quand même un frein à mains... Au cas où !

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Renouveaux

23 Mars 2011, 22:45pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

Parfois, je me dis qu'on ne prend pas assez le temps. De voir les gens qui comptent. Plus souvent. De passer les coups de fils qu'il faut, quand il le faut. Bizarrement, alors que février – coupé par une semaine de ski – avait été assez tranquille, mars se révèle être un mois de socialisation internse. L'agenda est plein à craquer, aussi bien en semaine que le week-end. Dîners, spectacles, expos, cinés, goûter... Même les pause déjeuner sont saturées, parfois inopinément.

Et le road trip à Amiens de ce week-end me l'a confirmé. Oui, on a réussi à combiner quatre agendas, à caser trois enfants à deux papas. Et réaliser cette expédition que l'on avait envisagé en janvier. Aller voir celle qui avait enfin trouvé du boulot, mais pas à l'étranger, ni en Suisse, ni même à Lyon. Mais à Amiens. Qui courageusement, un vendredi pour le lundi suivant, est partie, avec un mari encore plus courageux qui l'a suivie, sans boulot qui l'attendait ni sans rien trouver, parce que le marché de l'emploi picard... Un mari tellement attentionné qu'il nous a laissé entre filles le temps du déjeuner, un déjeuner à quatre qui ne nous était pas arrivé depuis... tellement longtemps (pas avant l'an 2000, quand même, mais peut-être depuis cinq ou six ans).

Joie des retrouvailles. Saines colères partagées contre tout ceux qui nous met en rogne, éclats de rire devant l'absurdité de la vie. Oui, ça valait le coup de bousculer la routine du quotidien, de prendre un RER le dimanche matin pour traverser la banlieue et rallier la voiture de Ségo. De faire quatre heures de route aller-retour dans l'aprem à travers le plat pays. De se dire qu'on recommencera, en emmenant toute la smala et peut-être même que cette fois-ci, on ira faire une balade en centre-ville ou dans les hortillonnages.

Ce même week-end, originellement, c'est en Auvergne que j'aurais dû le passer. Avec les poulettes, ma bande rapprochée depuis Lille, éparpillées un peu partout. Qui même à Paris a dû mal à se voir. Et qui privilégie bon an, mal an, une à deux occasions de se retrouver. Cett fois-ci, ce devait être à Clermont, chez Violaine. Qui n'a pas pu nous accueillir pour cause d'oral imminent ce lundi. Pour un concours qu'elle prépare courageusement depuis un an, avec un petit Mimon, un Homme et une maison à faire tourner.

On fera trembler les volcans d'Auvergne en juillet. Dans le nouveau château de Vio, où elle pourra nous accueillir largement. Peut-être même qu'on lui apportera des graines pour son futur potager. Et d'ici-là, comme depuis sept ans maintenant, quotidiennement, on refera le monde dans notre espace numérique...

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Work in progress

20 Mars 2011, 22:56pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

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Petit Brun et moi avons pris une fois de plus le train. Direction le cabinet du docteur Lumière. Pour constater les progrès, convenir qu'il n'avait pas la peau atopique (bonne nouvelle), et que donc (moins bonne nouvelle), il fallait trouver l'origine de l'eczéma ailleurs. Le docteur Lumière, tous sourires et rires de gorge, s'inquiéta de savoir si nous suivions bien le protocole. Je lui parlai des crises aigües de Petit Brun chez ses grands-parents pendant les vacances de février, de l'allergie à la lessive au ski. Je soulignai que la première séance d'osthéopathie nous avait permis de dormir enfin la nuit, Petit Brun ayant cessé de relever pour annoncer qu'il s'était gratté, que donc il saignait et qu'il fallait tamponner ses plaies avec un Kleenex. Ce qui en soit était énorme. Elle parut très satisfaite de ce progrès, soulignant à voix haute devant Petit Brun que c'était bien mieux que tout le monde dorme la nuit à la maison et que son papa et sa maman pouvaient ainsi beaucoup mieux s'occuper de lui et de son frère. Notre liste de granules à prendre s'allongea un peu plus, une énième crème (à commander à un labo par téléphone) fut prescrite. Et je devais absolument commander le jus de plantes déjà indiqué la fois précédente (n'ayant pas réussi à les avoir au téléphone, j'avais oublié de m'acquitter de cet achat).

Un point serait fait par téléphone dans un mois et nous devrions nous revoir dans trois mois, soit début juin.
Le mercredi suivant, je retrouvai Petit Brun et Grand-Maman chez l'Hippopotame de la place des Ternes, non loin de chez l'osthéopathe. J'avais dûment chapitré Petit Brun avant sur la nécessité de ne pas faire le bébé, que j'assisterai à la séance, assise sur une chaise en face de la table, mais sans lui tenir la main. Tout commença plutôt bien, l'osthéopathe pliant et déroulant Petit Brun dans tous les sens, celui-ci suivant les mouvements voire les anticipant de bon cœur. Jusqu'à des manipulations de la tête qui lui plurent moyennement. Il commença à se tortiller, à négocier (sa grande spécialité). Obtint un livre, mais ne voulait pas se laisser faire.  L'osthéopathe, d'une zénitude jusqu'ici intacte, commençait à être un poil exaspéré par son petit patient. Jusqu'à ce que je lise ledit livre in extenso, pour qu'il puisse terminer ses manipulations tranquille.

Bienfait de la deuxième séance : Petit Brun s'endort maintenant vers 9 heures, sitôt le dernier livre terminé. Pas forcément dans son lit, plutôt dans le nôtre, on ne peut pas tout avoir. Notre effort à faire, jusqu'à la prochaine séance : ne pas lui laisser voir que ses démangeaisons nous atteignent. Eviter de se laisser manipuler par l'eczéma quand il est manifeste que Petit Brun s'en sert comme moyen de pression (et y arrive plutôt bien). Rendez-vous a été fixé avant les vacances de Pâques.

Bilan de la semaine : la décrue des plaques se poursuit. Etrangement, c'est surtout dans le dos et derrière les jambes que celles-ci se concentrent maintenant...

 

PS : je ne sais pas ce que le Père Noël fait dans cette cabane !

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PAI (5) Le mystère des Tupperware

15 Mars 2011, 10:24am

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

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Non pas que je sois une fanatique des fameux petits récipients en plastique. Mais, puisqu'il nous incombe de préparer les repas de Petit Brun au moins jusqu'au septembre, dans le cadre d'une alimentation où les protéines de lait seraient bannies, ça commençait à devenir un tantinet crispant, ces disparitions de contenants – mais pas des couvercles. Il faut dire que rien n'a été fait pour nous simplifier la tâche. Dans un premier temps, nous préparions les repas dans des pots en verre. Qu'on m'a priée de remballer, le verre pouvant se casser et blesser les personnels du service de cantine. Ne voulant pas créer d'accident du travail, nous avons ressorti nos Tupperware. Nathalie, la maîtresse de Petit Brun, fut très étonnée de trouver un jour dans le sac de pique-nique une assiette.

"C'est que Petit Brun déjeune dans les Tupperware, on préfère lui donner une assiette", ai-je expliqué. Je n'ai pas dit que les premiers jours, personne n'avait jugé bon de lui donner des couverts et qu'il fallait aussi fournir des couverts de la maison. Heureusement, grâce à Manée, la maman du Capitaine, qui récupère tous les couverts des plateaux repas de sa société, nous avons un stock de couverts de cantine inépuisable.
"D'ailleurs, il nous manque pleins de récipients et/ou de couvercles", ajoutai-je.

Il fallait que je mène l'enquête en cuisine. Où l'on m'expliqua que c'était bien normal, qu'il fallait marquer les récipients au nom de l'enfant (ah) et indiquer leur contenant (ok). Et au passage, on me présenta la mère de Gonzague, l'autre PAI de l'école, mais qui n'avait récupéré aucun Tupperware en trop.
Le mystère s'épaississait... En plus d'une lettre au maire, je vais devoir contacter l'association des parents d'élèves. Afin de leur demander si au moins localement, on peut créer un document de marche à suivre pour la cantine dans le cadre d'un PAI. Ce qui serait tellement moins lourd pour les parents...
De son côté, le Capitaine, ayant fini par joindre la mairie pour se faire expliquer le montant des factures – certes, on participe au salaire des Atsem qui aident Petit Brun pour le déjeuner, mais ne devrions-nous pas avoir une ristourne, puisque nous fournissons tous les repas ?

Aaaaaah oui, mais quand le PAI serait validé en commission. Laquelle aura lieu à Pâques (ou à la Trinité). Et impossible de savoir si cela serait rétroactif... Simplifier la vie, vous disiez ???

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Coiffeur à domicile

14 Mars 2011, 20:54pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

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On ne pouvait plus attendre. Mèches dans les yeux, oreilles camouflées, Petit Brun, Petit Châtain et le Capitaine ressemblaient définitivement aux Beatles. Version  1963-1966. Et ma petite coupe, faite exprès pour les fiançailles des Londoniens, n'était plus qu'un lointain souvenir. Il fallait faire venir le maestro pour une séance de rafraîchissement familial. Pas besoin de couper les cheveux en quatre pour trouver quatre créneaux de rendez-vous : entre 20 heures et 21 h 30, nous passerions sous les ciseaux de Johan, bien au chaud... dans notre salle de bains. Avant, Johan avait un salon. Puis il est parti au Pays basque, en gardant quelques clientes à Paris. On profitait de ses passages à Paris pour se faire coiffer chez Grand-maman. Avant de profiter nous aussi de séances à domicile. Ce soir-là, ça tombait bien, il effectuait un remplacement dans le Val-d'Oise. Pas de problème pour faire un petit crochet par chez nous.

On commencerait par Petit Châtain, qui après avoir beaucoup pleuré, finirait par se laisser faire (une fois son frère expulsé de la salle de bain...) et aurait ensuite une vraie tête de petit garçon de deux ans. Puis Petit Brun prendrait le relais, beaucoup plus à l'aise et tranquille que le jour où, chez Grand-maman, tous les adultes présents ont dû chanter, jouer de la guitare pour le distraire, alors qu'il était assis sur mes genoux en pleurant à chaudes larmes. On procéda à un premier balayage avant que ce ne soit le tour des parents.  Coupe classique "on coupe tout" (mais heureusement Johan veille) pour le Capitaine. J'ai laissé Johan décider pour moi : un carré de printemps, assez court, parfait, faudra juste revenir un peu plus souvent pour l'entretenir ! Et hop, d'un coup, j'ai récupéré des joues.

Difficile, ce soir-là, de coucher tôt Petit Brun et Petit Châtain, trop contents de profiter de l'occasion pour jouer plus longtemps et faire les fous... Le temps de ranger les tabourets, de mettre à la machine les tapis de bain parsemés de cheveux et de passer un coup d'aspirateur... Et hop ! Nous avons retrouvé figure humaine. Le lendemain, les collègues, sidérées, se demandent bien comment, entre 19 h et 10 heures du matin j'ai pu trouver un coiffeur ouvert...

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Mascarade

8 Mars 2011, 23:11pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

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Depuis la veille, Petit Brun était archi-prêt. Nous venions de découvrir  - puisqu'il n'avait pas été en classe jeudi et vendredi, gastro oblige  - qu'il fallait venir déguisé demain. Ou en "costume traditionnel". Heureusement, grâce aux cadeaux bonus amassés par le grand Grand-Père pour ses petites voitures de collection, nous avions déjà un costume de pompier, et n'avons pas eu le temps de réfléchir à un costume tradi : pyrénéen ? petit galibot du Nord ? mini grognard de Napoléon ?? ou bien la djellaba cherchée dans les souks de Tripoli par le grand Grand Père il n'y a pas si longtemps ?

Petit Brun avait déjà préparé son paquetage ("le casque, mon pantalon,ma veste" chantonnait-il). En se demandant si ses chaussures feraient de belles chaussures de pompier... Et le Capitaine fait une montagne de crêpes sans lait, bien sûr. Le mot dans le cahier de liaison disait en substance : "pas besoin d'un super déguisement, on peut faire des merveilles avec peu de choses !"

C'était le concours du plus beau déguisement de l'année, oui. Et heureusement que Petit Brun n'est pas une Petite Brunette, parce qu'il aurait également fallu concourir dans les catégories maquillage et coiffure...
A peine sortis de la maison pour déposer Petit Châtain, nous avons croisé un Batman qui traînait la patte, et puis quelques pirates. Plus on avançait vers l'école, plus les fées, chevaliers en cotte de mailles et autres princesses en robes à crinolines rose (les petites filles, sans se donner le mot, portaient une sorte d'uniforme) affluaient. Les maîtresses (oui, il n'y a que des maîtresses à l'école de Petit Brun. Du coup, logiquement, celui-ci joue à la maîtresse avec ses peluches) elles aussi avaient joué le jeu. Et pas question d'avoir oublié : un papa contrit a dû faire demi-tour pour rapporter séance tenante le déguisement...

Bizarrement, ce matin-là, le pompier n'a eu aucun mal à rentrer en classe et m'a même tout à fait occultée une fois le seuil passé, alors que sa litanie matinale préférée, depuis le retour des vacances, était : "je ne veux pas aller à l'école". Bilan de la journée : 3 Spiderman, un super-héros parmi les copains de Petit Brun. Et un seul pompier, dont le casque rouge n'a pas survécu à la récré... Mais l'année prochaine, on sera over-prêts. Dès le mois de janvier, on prépare le costume !

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ça sent le printemps !

7 Mars 2011, 22:28pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

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me dit Nicole, notre voisine au petit chien blanc du bout de la rue. Celle qui récupère les colis pour nous éviter d'aller à La Poste le samedi matin en centre-ville et laisse ensuite des mots doux dans la boîte aux lettres : "un colis est arrivé pour vous". Chaque fois que Nicole nous croise dans le jardin (soit un samedi après-midi ou un dimanche où il ne pleut pas), qu'il fait grand beau, elle a cette remarque ensoleillée. Sauf que cette fois-ci, on y est presque.

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Les crocus de la jardinière de l'entrée sont maintenant tous en fleur. Le Capitaine était très septique, en novembre. A ramené en râlant de la toile pour tapisser le fond de ladite jardinière. M'a aidé tout de même à porter le tombereau de terre, reliquat de la plantation du figuier offert pour nos 30 ans par les parents de la Petite fille, précieusement gardé pour de futures plantations. Et secouru quand il a fallu soulever le sac de terreau pour combler le tout. Il a également confectionné une grille anti-chat avec les bambous de la propriété, quand il s'est avéré que Tihi et tous ses potes trouvait cette litière extérieure fort pratique... tout en me déterrant quelques oignons au passage !
J'ai finalement taillé court le vieux rosier qui pousse devant la maison, à gauche du perron. J'avais attendu l'aval du petit Grand-Père, qui avait asséné : "Coupe tout ! Plus tu coupes, plus ça pousse !" Tout en me répétant "plus tu coupes, plus ça pousse" comme un mantra protecteur, j'ai rasé de près le rosier, enlevant moult bois morts. Au point que mon sécateur a rendu l'âme. C'est là que je me suis rendu compte que celui que Mané m'avait offert pour Noël avait dû prendre la poudre d'escampette... Et que j'ai dû stopper ma taille. Le rosier grimpant a gagné une semaine de rab...


DSC02953Le Capitaine, qui n'aime pas jardiner – il était tacitement entendu que le jardin, y compris le passage de la tondeuse, ce serait moi – a commencé samedi, alors que nous attendions Mané pour le goûter, à faire le fameux potager en carrés dont je rêvais. L'a rempli de terre le lendemain avec l'aide de Petit Brun et de Petit Châtain, trop contents de sauter à pieds joints dans la terre, en piaillant : "on t'a fait un potazer ! on t'a fait un potazer !"... Je n'ai même pas eu le temps de désherber autour...
Je me suis ensuite demandé si l'emplacement était si bon que ça... Certes, il y a du soleil le matin, c'est à l'abri du vent... les tulipes et les jonquilles ont réussi à pousser non loin... et le jasmin se plaît sur le mur... Mais qu'en sera-t-il des laitues, de la coriandre, des radis et du persil apportés par le Père Noël ? J'avais déjà prévu de mettre les tomates cerises en plein soleil... Pour l'instant, il n'y a que de la terre retournée. Il faudra attendre une expédition chez un grainetier, les plantations (dimanche prochain si tout va bien), et attendre... que les petites graines s'y sentent bien, à l'abri d'un dispositif anti-chats. Sinon mon "potazer" ne sera qu'une litière géante pour les chats du quartier...

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A ta place...

4 Mars 2011, 22:56pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

Petit florilège des conseils en tout genre reçus depuis l'apparition de l'eczéma à la maison.

« Tu as essayé de changer de lessive ? Et les boules lavantes/noix de lavage ? Il paraît que ça marche vachement bien »

«Est-ce que tu leur met des vêtements en coton ?» (Comment dire ? Ma mère hurlait dès qu'on achetait une fringue en synthétique, et j'ai passé suffisamment de temps sous les tropiques pour savoir que le coton, c'est le meilleur ami de la peau quand il fait chaud...)

« Pas de pulls en laine, il faut mettre de l'acrylique »

« Et si c'était le chat ? Je suis sûre que c'est le chat, tu devrais t'en débarrasser » (le gang des AGP, les arrières-grands-parents, qui poursuivent leur propagande en m'envoyant des coupures de journaux pour me convaincre d'abandonner Tihi)

« Bien sûr, il faut prendre des bains d'avoine » (On le fait depuis un an...)

« Et le savon au lait d'ânesse ? Ils en font dans l'Ariège, tatie Renée est prête à t'en envoyer »

Docteur Lumière : «Il faut les laver au savon de Marseille ». Pédiatre 1 : « Pas de savon de Marseille, ça décape ». (Du coup, on les lave un jour sur deux. Et la planète nous dit merci).

« C'est très bien d'aller voir une homéopathe... Mais une vraie dermato c'est mieux » (Pédiatre n°1, se contredisant totalement, alors qu'elle venait de dire d'arrêter de changer de médecin)

« Soyez patiente, ça disparaît à 4 ans. Ou à 7 » (ou pas du tout !!!)

« Ce qu'il faudrait, c'est habiter au soleil toute l'année » (Dermato n°5, qui nous prescrira les crèmes et sirops les plus surdosés, sans aucun résultat. Dans une prochaine vie, oui, là, présentement, c'est au Nord de la Loire que l'on doit vivre)


« Le seul truc qui me soulageait, c'était les cures à La Roche Posay » (Pourquoi pas ? Après, il nous reste Lourdes)

«Je vais vous prescrire une crème au calendula »(Homéo n°2. On utilise déjà deux crèmes au calendula)

Et je viens de découvrir un site d'une maman et d'un papa, consacré à l'eczéma. Je sens que ça va être ma nouvelle bible ! Cela fait du bien de ne pas se sentir perdue malgré les bons conseils de mes coach ès-eczéma, Emilie (que je ne remercierai jamais assez de m'avoir donné l'adresse du docteur Lumière) et Olivier !

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Nuit blanche dans la banlieue

3 Mars 2011, 22:42pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

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Pour commencer, je suis rentrée tard d'un dîner de filles tellement sympa qu'à force de refaire le monde autour de moules-frites qui n'avaient plus vraiment la frite (mais les restos autour d'Opéra sont plein de touristes japonais, c'est central et exotique). Et même raccompagnée en voiture, j'ai fermé l'oeil à minuit cinq. Pour le rouvrir à minuit six. Petit Brun étant frappé d'une sorte de gastro-entérite fulgurante, avec fièvre (l'animal refusait qu'on lui prenne la température, on a depuis investi dans un thermomètre frontal). Et diarrhée et vomissements. Nécessitant de refaire NOTRE lit (pas de bol), de le changer trois fois de pyjama et de lessiver le sol de leur chambre (et de la salle de bain). Avec des réveils toutes les heures environ, et un Petit Brun d'une humeur de dogue.
Problème numéro 1, à régler avec le Capitaine : qui s'occupe de Petit Brun ? Sachant que le jeudi/vendredi, c'est le pire créneau pour moi, que Grand-maman a une seule heure de cours, de 13 à 14 heures le vendredi... Et qu'on allait quand même pas appeler notre joker sur les coups de 1 heure, pour savoir si une fois encore, tante Anne pouvait nous sauver la vie (reconnaissance éternelle, etc).
Quand malheureusement il s'est avéré qu'il était bien 7h 30 et qu'il faudrait aller au turbin (le Capitaine pouvant rester au moins le matin), je me suis aperçue que j'avais perdu l'élan de la jeunesse après une nuit blanche. J'ai déposé un Petit Châtain particulièrement collant, en prévenant Fatiha que son frère avait été malade toute la nuit, mais que lui, a priori, a priori, ça avait l'air d'aller... Et ai été avertie sur le quai de la gare par le Capitaine que le sort s'acharnait contre nous :

1/ pas de joker disponible jeudi et vendredi. Le Capitaine, de toute façon rétamé par cette charmante nuit, garderait Petit Brun aujourd'hui.
2/ pas de médecin (homéopathe, on a bien retiendu la leçon, et comme il y a du mieux avec l'eczéma de Petit Brun, hors de question de tuer dans l'oeuf cette légère amélioration avec des antibiotiques) disponible avant vendredi 18 heures. Mais Petit Brun peut prendre du Doliprane et du Smecta, quelle chance, sachant qu'il ne veut ingurgiter ni l'un, ni l'autre. Et quelques granules en attendant.
3/ Pour vendredi, Grand-maman ne pouvant arriver sur zone qu'à 15 heures, l'option qui se dessinait était la suivante : poser un jour "enfant malade". Et comme je n'avais pas encore entamé mon stock de 2011 - six par an -, c'était l'occasion ou jamais.
Mes chefs ont vaguement compris que je ne travaillerai pas demain, malgré quelques incursions : "tu prends vraiment un jour ? Tu ne peux pas travailler de chez toi ?" (euh, comment te dire... avec un enfant diarrhéique, va relire des papiers et envoyer des newsletters...)

Donc, oui, demain, je garde le Petit Brun (presque plus) malade. Et je travaillerai. Un peu. Pendant la sieste. Je n'ai pas le choix : un jour off, c'est deux fois plus de boulot derrière...

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