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La petite maison dans la banlieue

Viens chez moi, j'habite chez la voisine

1 Février 2016, 21:24pm

Publié par lapetitemaison

Viens chez moi, j'habite chez la voisine

Elle a déjà découché plusieurs fois, normal pour un chat. Mais pas aussi longtemps. Début janvier, à chaque fois que j'envisageais d'aller apposer des pancartes dans le quartier pour promettre une forte récompense à qui nous la rendrait, hop ! Elle se pointait.

Evidemment, le jour de sa consultation annuelle chez le vétérinaire, le premier samedi de janvier, elle avait disparu la veille... Pour ne réapparaître que vers 17 heures. Nous avions été obligés de passer un des coups de fil les plus ridicules de notre vie : "nous ne trouvons pas le chat, donc on va reporter le rendez-vous d'une semaine". Eclats de rire de la secrétaire du vétérinaire.

Le samedi suivant, rebelote. Pas de chat. Et puis, une lumière bêtement laissée allumée sur le perron a permis de percer le mystère : tout le voisinage (sauf ses maîtres), savait que Tihi s'était installée chez Yvette, 80 printemps, notre voisine.

Chez Yvette, on rentre et on sort à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, on a le droit de dormir sur son lit et de manger n'importe quoi, regarder les Feux de l'Amour, Questions pour un champion et le film de 20 heures. Champagne ! Autant vous dire que quand le Capitaine a sonné chez Yvette pour récupérer Tihi, étalée comme une odalisque sur le plaid, celle-ci a passé un très mauvais quart d'heure.

D'autant que son bilan gériatrique n'était pas top : hypertyrroïdie qui menaçait de diviser son espérance de vie par deux, avec deux traitements contraignants au choix, m'appris un Capitaine semi-effondré de retour de chez le vétérinaire (alors bien sûr, officiellement, il n'éprouve aucun sentiment pour cette bête).

Soit un médicament A VIE DEUX FOIS PAR JOUR (avec deux personnes pour attraper le chat, lui maintenir la gueule ouverte pendant que l'autre enfourne le médoc, puis maintient la gueule fermée et que le cou de l'animal est massé pour que le comprimé soit bien ingurgité). Hors de question : on a déjà du mal à donner un traitement en plusieurs prises à nos enfants.

Ou bien, changement de croquettes, une alimentation UNIQUEMENT à base de croquettes (fini le chapardage de crevettes et/ou de saumon/morue/saucisson, etc) et des prises de sang (100 euros l'une).

On parle d'une chatte qui a 15 ans (âge déjà canonique chez le chat), et qui risque donc... de vivre "seulement" jusqu'à 17 ans et demi au lieu de 19. Tihi n'a pas encore indiqué quelles étaient ses préférences en matière thérapeutiques, et je partais plutôt sur une ligne de non-acharnement.

Quelle ne fut pas ma surprise le week-end dernier d'entendre le Capitaine faire le compte-rendu à Yvette, et qu'ils se mettent d'accord tous les deux sur le second protocole (changement de croquettes/bilan sanguin). Tout ça pour une bête à laquelle son maître n'est pas du tout attaché. Mais pas du tout !

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