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La petite maison dans la banlieue

Articles avec #cabanon et jardin

Silence, ça pousse....

31 Mars 2014, 20:38pm

Publié par lapetitemaison

Silence, ça pousse....

C'était la dernière phase des travaux. Le jardin, et plus particulièrement la pelouse, avait bien souffert du matériel – et des gravats – entassé là au gré des travaux. Quand nous sommes revenus en septembre, on ne pouvait pas ouvrir le portillon, coincé par une montagne de déchets. La cheminée s'était cassée sur la lavande, des tuyaux avaient creusé des sillons dans le gazon... La décision fut prise d'attendre le printemps pour remettre la pelouse en état, et carrément la resemer, car la nôtre était plus moussue qu'autre chose, parsemée de pissenlits et pas vraiment très plane...

Démonté le bac à sable, arrachés les deux althéas qui poussaient trop près du mur (et contrariaient mes projets de treille), aplani le potager (les jardiniers nous ont donné un pot de petites pommes de terre qui dormaient encore bien au chaud), recréée une allée qui mène à la descente vers le sous-sol, emprunté tous les jours pour sortir et rentrer le carosse de Colombine : l'herbe nouvelle n'aurait pas résisté longtemps. Il a fallu également remettre à niveau les vieux pavés de l'allée, qui s'étaient enfoncé sous le poids des matériaux - créant une mare les jours de pluie – reboucher les trous que le maçon n'avait plus envie de revenir combler, et changer enfin la barrière qui nous sépare d'Yvette, la voisine. En concertation avec elle, nous avons choisi un grillage aéré pour qu'elle puisse continuer à profiter des fleurs du pommier du Japon et du rosier. Elle est ravie du résultat.

Silence, ça pousse....

Le jardin n'est plus qu'une étendue brune. J'ai peine à croire que, malgré les 15 minutes d'arrosage quotidiennes (sauf en cas de pluie, mais il ne pleut pas beaucoup ces jours-ci), bientôt il verdira, enfin si les merles n'ont pas mangé toutes les graines d'ici là (Tihi se révélant tout à fait inefficace comme chat de garde) et si Tihi, donc, cesse de prendre le jardin pour une litière géante...

Cela nous oblige à emprunter des chemins compliqués pour rentrer, notamment avec les vélos (rentrer ceux-ci par le grand portail, le fermer à clé, puis emprunter le portillon). Petit Brun et Petit Châtain jouent dans la rue. Où ils ont passé quasiment tout le week-end à jouer avec les petites filles qui se sont installées en juin dernier.

Pendant l'hiver, ils ne se sont pas croisés. Mais là, c'est parti : cris, courses, cache-cache pour eux, paix royale pour nous (occasion de ranger pour moi, sieste au calme pour leur sœur, terminer les bricolages pour leur père). Une vraie bénédiction !

En attendant d'avoir une pelouse presque anglaise, une haie (je compulse le Truffaut des jardins trouvé dans mon soulier à Noël, même s'il faut bien avouer qu'il est lourd à tenir à bout de bras comme lecture du soir, c'est aussi un excellent somnifère), je me console avec les prémices de notre glycine, qui, pour sa troisième année, a fait énormément de fleurs.

Je ne l'ai pas taillée comme il l'aurait fallu cet hiver, ni montée sur un arceau au-dessus de la grille (elle s'enroule au milieu, tant pis)... Ce sera pour cet automne. Quand nous avons cherché notre maison, il y a presque quatre ans, nous avons visité quantité de maisons avec des glycines, ce qui me semblait être un excellent argument de vente. Hélas, nous avons acheté la seule maison sans glycine du quartier. C'est la première grimpante que j'ai planté, et elle a l'air de se plaire chez nous. J'attends son feu d'artifice...

Silence, ça pousse....

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Magnolia forever

19 Mars 2014, 21:46pm

Publié par lapetitemaison

Magnolia foreverMagnolia forever
Magnolia foreverMagnolia forever

Au bout de la petite rue, pile en face de chez Fatiha, tous les printemps, je guette l'éclosion. L'arbre est assez grand et large pour que ses branches dépassent du mur et viennent même s'aventurer dans le jardin suivant.



Cela dure si peu de temps : quinze jours de floraison à peine, et la brièveté participe certainement à mon émerveillement, chaque fois le même devant la beauté de ces fleurs cireuses, à la couleur changeante selon le moment de la journée et la luminosité, que même la lumière crue du lampadaire ne parvient pas à enlaidir une fois la nuit tombée.



C'est le plus beau magnolia du quartier, le plus grand, mais pas le seul. En ce moment, prendre le tramway est presque un plaisir des yeux : dans le décor minéral, les tous jeunes et encore frêles magnolias offrent une alternance de fleurs roses et blanches, ces dernières se déployant en étoiles...



On ne peut pas encore parler de « grands champs de magnolias » (tu ne vas pas y couper, lecteur, lectrice ! Et ne me remercie pas, c'est cadeau) jamais vu, tout comme des magnolias par centaines (cela dit, je n'ai pas encore compté ceux du tramway, en voilà une bonne idée pour supporter la promiscuité !)



Moi qui ne connaissait que le magnolia "lambda" du bout de la rue, mon cœur balance désormais entre deux variétés... Il va bien falloir remplacer le laurier rose mort du froid il y a deux ans... Magnolia ? Cerisier ? Haie de camélias touffus pour se cacher un peu des badauds du week-end ?



Pour le moment, difficile de se décider. La floraison est presque terminée, les pétales commencent à tomber. C'est le feu d'artifice qui annonce l'arrivée du printemps. L'air devient plus doux. Cette année, on a à peine senti l'hiver passer.



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Dimanche au soleil

26 Mars 2012, 20:51pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

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Après deux semaines de jours radieux enfermée au bureau et de week-ends nuageux ou bien carrément pluvieux (c'est mon intro Météo France), nous avons passé le week-end dehors. J'en avais rêvé toute la semaine : sortir les chaises longues, se poser et ne rien faire. Dej2403Avec le premier déjeuner en terrasse de l'année chez Grand-maman et le grand Grand-père samedi (celui-ci, bien que subclaquant le vendredi soir, a poussé le vice jusqu'à petit déjeuner dehors samedi matin), puis tri des trésors pour la brocante de samedi prochain. Mais le Capitaine avait rendez-vous avec sa commère, celle de son futur filleul, prévu pour fin mai. Une réunion au sommet avait été organisée par les futurs parents, et l'après-midi au soleil fut un délice. Alors que la route avait été étonnament dégagée à l'aller, nous n'avons pas échappé aux bouchons du premier après-midi printanier de l'année. Le soir, invités à un anniversaire du côté de Bastille, nous avons bien failli faire demi-tour tellement il devenait évident que nous n'arriverions jamais à garer le minibus. Même le parking indiqué par la tante Nicole était blindé. Après avoir fait du lèche-vitrine (bien involontairement) du côté de la place des Vosges, on alla engraisser Vinci (10 euros de parking la soirée, mmmh), car 1) la maréchaussée était de sortie 2) toutes les voitures mal garées avaient des sabots. On a joué la sécurité...

gateau2503Du coup, le lendemain, nous avons grasse matiné, Petit Brun et Petit Châtain ayant choisi de ne se manifester qu'à 9 heures. Le petit déjeuner traîna en longueur, on décida d'aller à la messe le soir. Il fallait remettre de l'ordre dans la maison, faire tourner la machine à laver (ma prérogative. Et deux soirs sans être à la maison, c'est autant d'accumulation de linge...). La lumière qui entrait à larges flots rendait encore plus insupportable le bazar de notre chambre : il était temps de ranger un peu, de trier les magazines, en attendant que les accumulations ne se reforment. Nous avions choisi de ne pas courir : les garçons firent donc un gâteau ("avec des fraises, des raisins, des abricots, de la farine, des œufs, du lait de riz" détaillaient-ils). J'ai étrenné mon premier T shirt sans manches de l'année, acheté à Londres, il n'y a pas si longtemps que cela, et pourtant, que cela semble bien loin déjà.
Linge2503J'eu juste le temps avant que l'on ne passe à table (à l'intérieur, il ne fait pas encore si bon pour déjeuner à l'ombre, nous n'avons toujours pas de parasol...) de passer un chiffon sur les fils à linge, pour mon premier plaisir de la ménagère du printemps : étendre la lessive dehors. Une opération qui prend du temps, peut-être, mais le linge sèche mieux, est plus facile à repasser car moins froissé qu'au sèche-linge (mon sauveur de l'hiver, il faut le reconnaître). J'avais même vu un peu grand et ne put tout mettre dehors cette fois-ci. Il me faut reprendre mes marques. Normalement, dans quelques semaines, il ne faudra qu'une heure et demie pour qu'une grosse lessive ne soit sèche, et pouvoir en aligner plusieurs dans la journée. Fin de la minute écolo-bobo.
Mieux que les chaises longues, chiliennes et autres transats, j'avais envie que l'on installe le hamac, ramené il y a quelques années par le parrain de Petit Brun d'un voyage en Amérique du Sud. Difficile à ce moment là de suspendre ce hamac dans notre appartement, et à La Rinissé, le chêne était encore trop jeune. Le hamac resta donc presque six ans dans un carton. Mais cette année, j'avais glissé dans la hotte du Père Noël une structure de hamac. Certes, j'avais omis de mesurer ledit hamac. Celui-ci est donc beaucoup trop grand pour la structure... Mais, après quelques ajustements, s'avère parfait pour Petit Brun. Si le Capitaine y monte, il touche presque terre, moi un peu moins et Petit Brun se balance parfaitement. Bref, c'est un peu Boucle (dort) et le hamac. Le hamac est en outre un parfait contenant de Petit Brun, qui y passa l'après-midi dedans, se balançant, changeant 10 000 fois de position, enlevant ses bottes, les remettant pour aller chercher Nounours, réclamant une couverture, jetant tout par-dessus bord… Et réclamant, au final, qu'on l'emmène cet été à La Rinissé.
Hamac2

Hamac32503Je m'étais un peu activée : désherbage au pied des rosiers, envahis de mauvaises herbes. Découverte d'un rejet de lilas qui a l'air de prendre racine. Visiblement, un rameau coupé à la fin du printemps dernier a bourgeonné. Nous l'avons déplacé derrière le laurier rose (qui a vraiment très mauvaise mine), en espérant qu'il s'y sente bien, et finisse par nous masquer de la rue. Les myosotis ne sont pas revenus... Ce n'était peut-être pas l'affaire du siècle de les acheter chez un fleuriste parisien. Mais peut-être que dimanche prochain, je pourrais en prendre quelques pieds dans le jardin du petit Grand-Père, ainsi que du muguet, nous n'en avons pas. Et je rêve de pois de senteur, « attention, c'est très invasif », me disait-on ces jours-ci. Mais je voudrais bien qu'il recouvre le grillage mochard qui nous sépare du voisin, et nous masque de la rue ! On décida de reprendre le potager en main après Pâques, une fois que nous aurions accompli une razzia dans notre serre tourangelle préférée : ce serait toujours meilleur marché qu'en région parisienne. Le Capitaine remit le goutte à goutte en marche : le programmateur était visiblement mort de froid cet hiver dans l'atelier. On programma un traitement anti-puces pour les rosiers, histoire d'éviter de l'invasion de l'année dernière. 

goûterPetit Châtain, qui ne voulait pas faire la sieste, ne se réveillait jamais. Je finis par aller le chercher pour le goûter, le premier dehors. Premiers sirops d'orgeat. Il faut quand même une bonne dose de soleil pour l'apprécier…
Je commençais à me dire que nous avions enfin tourné la page de l'hiver et de ses maladies diverses… Las, Petit Châtain nous rappela, entre 5 heures et 8 heures du matin, que les virus étaient encore là : trois housses de couette, trois draps housses, trois taies d'oreiller et autant de pyjamas y passèrent. Il termina sa nuit dans notre lit... Et il faisait jour depuis longtemps déjà. On va encore attendre un peu pour le changement de vêtements...

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Come as you are

16 Octobre 2011, 21:31pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

DSC05087.JPGNon, je me spécialise pas dans les billets à titres de chansons. Non, il n'y a pas de grunge ni d'hommage aux 20 ans de Nirvana dans ce billet. Du tout.

En revanche, il y a une après-midi au soleil, des copains (dont on doute un moment qu'ils viendront, étant donné que le gros de la troupe est arrivé vers 15 h 30. Avec un débarquement de poussettes, sieste terminée, vers 17 heures).

Ce week-end, une bonne année après notre déménagement, on a enfin pendu la crémaillère. Cela faisait un an que le Capitaine m'en parlait. J'avais dit au printemps, qu'on ait le temps de s'installer un peu. Mais au printemps mariages, travaux et communions en tous genres ont vite rempli le calendrier. L'été est passé. On avait toujours pas trouvé de date. Septembre, c'était vite bouclé, entre un mariage, une brocante. Ce qui nous menait à Octobre. "En octobre, on est pas sûrs de profiter du jardin", grommelait mon cher et tendre. Mais Dieu merci, on a l'automne le plus chaud depuis 1921 en Île-de-France. Le week-end dernier, quand nous avons passé notre dimanche enfermés alors qu'une fine bruine tombait sans discontinuer, j'ai commencé à douter. "Tu vois, je t'avais dit qu'il fallait le faire le week-end dernier", disait le Capitaine en regardant la pluie. En cas de mauvais temps, où faire tenir la quarantaine d'amis, progéniture comprise, qui avait dit passer ?

Pour satisfaire tous les agendas, nous avions convenu d'une formule "maison ouverte", de midi à 18 heures, étant dit que certains viendraient déjeuner, juste prendre un café, relayés par d'autres pour le goûter. Mais la chance était avec nous : nous avons choisi le dernier dimanche de l'été indien.

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La veille, après avoir déposé Petit Brun et Petit Châtain chez leurs grands-parents pour pouvoir avoir le temps de faire les courses et la cuisine tranquilles, nous avions été au pays où la vie est plus grande, avec un logo jaune et bleu, mais beaucoup plus pro, qui nécessite une carte magique pour entrer. Là, on a fait le plein de bonbons (2 kilos de crocrodiles, des mini carambars, des chamallows), de fromages, d'œufs,  etc. avant de se mettre six heures en cuisine (j'ai capitulé à 23 heures, le Capitaine a continué jusqu'à 1 heure du matin). Mais nous avions de quoi décemment recevoir nos invités, dont finalement très peu sont passés déjeuner, beaucoup prendre un café et des desserts, et certains uniquement pour goûter. Le soleil nous a tous fait profiter des chaises longues et les enfants de la tente (décédée depuis sous les coups des monstres). Il y avait des femmes très enceintes qui n'en pouvaient plus, des femmes dans le premier trimestre de leur grossesse dont on espérait qu'elles passeraient les prochains caps avec succès et dont la présence, en dépit des difficultés, nous était une grande preuve d'amitié. Il y avait des copains célibataires et célibattants qui ont supporté le comportement tout à fait odieux de Petit Brun tant que les autres enfants de son âge n'étaient pas arrivés (ensuite, on l'a beaucoup entendu mais peu vu), des bouquets de fleurs, des macarons prestement planqués, et des chocolats ramenés de Suisse, après une commande pour le fun sur Face de bouc - mille mercis Sébouille ! - trois, quatre conversations commencées en même temps et jamais finies, des visites de la maison du sol au plafond. Cette maison que certains n'avaient jamais vu de jour, qui la trouvaient très grande, des enfants jamais aperçus qu'endormis dans leurs lits qui paraissaient tellement grands déjà, un tout petit bébé qu'on a à peine entendu, un chat qui devient de plus en plus sociable, sauf quand des garnements la poursuivent en hurlant. Mais déjà, le soleil se couchait, l'ombre devenait rasante. Le cercle des chaises longues, déjà déplacé une fois, ne pouvait plus être reculé plus loin. Le clan des poussettes repartait déjà, avec la promesse de dîners et de goûters pour réchauffer l'hiver. Un hiver qui promet d'être rude. La maladie rôde et les nouvelles de mes grands-parents du Nord ne sont pas bonnes. Cela a beau être dans l'ordre des choses, quand l'horizon s'obscurcit, il est toujours trop tôt.

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Le syndrome jaune et bleu

3 Octobre 2011, 21:18pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

DSC04228.JPGGénéralement, le mal me prend en septembre. Des catalogues aux maisons impeccables débarquent dans ma boîte aux lettres, avec mille idées pour avoir la maison de la famille Ricoré. Si je suis sûre que les membres de ma maison feraient des mannequins tout à fait plausibles (le papa bricoleur, les anges descendus du ciel et la chatte angora tricolore alanguie telle une diva sur le canapé), je suis beaucoup moins sûre du décor.

En revenant de Colombie, les yeux éblouis de couleurs, mon décor quotidien me sortait par les yeux. Et après avoir parcouru de long en large les catalogues reçus, j'ai été reprise du syndrome jaune et bleu. Dont la victime collatérale a été ma coloc de l'été, Sophie, obligée de m'assister sans broncher lors de studieuses soirées. Le syndrome jaune et bleu se manifeste par une soudaine poussée de rangement et d'envie de vide. Alors que j'entasse pendant 11 mois des magazines, découpe des pages de journaux (mais sans aller jusqu'à me faire un aussi beau carnet de tendances que celui de ma copine Vio que l'on peut admirer ci-dessus - le carnet, pas ma copine), sous l'effet du syndrome jaune et bleu, je balance tout. Notre chambre, celle des enfants ont bénéficié chacune d'une soirée de soins constants, destinées à enrayer le bazar ambiant. Dégager notre commode, trier le bazar de la petite table de nuit, trier les livres qui sont venus s'accumuler par strates. Découvrir des piles de courrier (jetées là avant un dîner, pour faire style on a une maison presque parfaite, le rangement de fortune) datant de Mathusalem. Faire un sac de vêtements à donner. Faire un sac pour la pharmacie en culpabilisant de tous ces médicaments pas consommés et périmés.
Point culminant du syndrome : aller se ressourcer dans le temple jaune et bleu. Comme 500 autres personnes à la même époque. Le circuit du magasin en lui-même impose de passer par tous les rayons. Mais comme fin août, on avance comme à 18 heures dans les couloirs du métro dans le magasin, pas moyen d'y couper. Pour ma part, voir si en vrai, les objets et astuces de rangement sont aussi classes que dans les magazines. Généralement, c'est la déception, au niveau des matières (cheap), du toucher des matières (trop rêches). Et puis, quelle idée de se meubler uniquement en jaune et bleu ; c'est bien mieux de procéder par petites touches, pour créer son style, dissertions-nous avec Sophie en tentant de trouver un lit pour Petit Brun. Quelle bande de cruches. Un léger détail m'avait échappé : la chambre de Petit Brun et de Petit Châtain est quasiment intégralement meublée en mobilier suédois. Les lits. Les petits casiers carrés, dédoublés, un pour chacun. Le panier à peluches. La table et les deux chaises. La table à langer, vintage certes (© 1992), jaune et bleue quand même, c'est mon ancien bureau, super table à langer positionnée dans la longueur, pas homologuée niveau sécurité mais les petits ont survécu. Le tapis. Et je ne parle pas des draps, housses de couette, jeux... Tu parles d'une déco originale !
Il n'empêche. Début octobre, le syndrome n'est pas tout à fait circonscrit. J'ai encore des boîtes à monter pour ranger les affaires d'été, mais avec cette canicule, je suis bridée dans ma rangeoïte aigüe. J'attends que le Capitaine ait presque terminé le placard commencé ce week-end pour que les cartons-d'informatique-à-ne-trier-sous-aucun-prétexte-on-ne-sait-jamais-ça-peut-servir (et dont curieusement, en sept ans de mariage, on ne s'est jamais servi...) quittent les combles et que cette pièce ait moins l'air d'un dépotoir. Puis il y a tous ces bricolages jamais mis en place : des sacs pour trier le linge avant les machines, recouvrir les coussins du convertible, faire des housses de couette avec des batiks indonésiens et le tissu polynésien... qui commencent à remplir un placard entier. J'ai des envies de stores pour ne plus être hypnotisée par les lumières de l'écran des voisins d'en face (qui eux aussi n'ont pas de rideaux). De couvrir tout le jaune mexicain de la maison d'une couleur douce et moins agressive, mais je n'ai pas encore déterminé laquelle. Mais je sais que l'hiver, les aléas du quotidien calmeront petit à petit le syndrome. Jusqu'à la rentrée prochaine.

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De l'art du rangement

7 Juin 2011, 21:21pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

DSC04012.JPGTous les ans, vers la Pentecôte, on procrastine. Il fait beau, on oublie des vestes avec le portefeuille un dimanche soir qu'il va bien falloir récupérer le soir même. D'autant plus qu'avec Internet, maintenant, on a le temps. Comment expliquer alors, qu'hier soir, on était en panique aux alentours de minuit parce qu'il manquait plein de fgfhgjgglg papiers pour la déclaration d'impôts ? (Inutile de laisser courir la plaisanterie jusqu'au 23 juin, avais-je argué). Où mes bulletins de salaire (de septembre à février, les trois derniers dormant sagement, à leur place, dans mon sac à main) s'étaient-ils volatilisés ? Et les papiers de la banque pour déclarer les intérêts du crédit, les avait-on bien reçus ?

"Je ne sais pas où TU les as rangés, mes bulletins sont dans la boîte en fer", dénonçait le Capitaine, qui se battait avec l'interface et les codes obscurs du site des impôts. Me laissant la quête desdites pièces manquantes au dossier.
Ce qui est parfaitement injuste, le Capitaine étant aussi bordélique que moi. Enfin, disons que nous sommes des bordéliques organisés en surface : les boîtes en fer pour archiver les bulletins de salaire, papiers de banque, de crèche, de cantine, de sécu, de mutuelle, d'assurances diverses et variées existent. Quand elles explosent, on les vide même et on respecte scrupuleusement la durée d'archivage des papiers. Le déménagement nous a donné l'occasion d'un grand bazardement : hop ! les factures lilloises des gaz et d'électricité, les premiers relevés bancaires, factures de téléphones portables. Pas hop, mais précieusement gardés, les bulletins de salaire, les points retraite dont on ne verra sûrement pas la couleur, mais sait-on jamais...
 Le fond du problème, nous le savions aussi bien l'un que l'autre, c'est que depuis notre emménagement, le circuit du courrier administratif jusqu'aux boîtes en fer est poussif. Les papiers mettent bien trois mois à rejoindre leurs pochettes, entre l'instant où l'on sort le courrier de la boîte aux lettres, où on l'ouvre dans la salle à manger,où il monte un étage pour atterir dans notre chambre (où parfois on l'oublie sous une pile de bouquins, pire, dans un tiroir où on l'avait vite planqué pour cause de dîner officiel où l'on voudrait donner l'illusion que cette maison est bien rangée), puis un deuxième...

Jusque tard dans la nuit, nous avons donc chassé le courrier délaissé. Découvrant avec soulagement les bulletins de salaire manquants, et rangeant du coup le bureau qui en avait bien besoin... En se promettant d'être mieux organisé l'an prochain ?

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Chez le roi Merlin

2 Juin 2011, 21:53pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

5711468515_883c9dc53c.jpgRien de bucolique, mes amis. En ce jour d'Ascension, une fois les lunettes de Marianne récupérées par l'étourdie (qui cherchait encore une excuse pour repasser, mais non, tu es toujours la bienvenue), et les croissants qu'elle avait apportés pour le Capitaine et moi promptement engloutis par des piranhas, euh Petit Brun et Petit Châtain... Nous nous sommes tous entassés dans le minibus direction la cour du roi Merlin, le royaume du bricoleur.
Certes, les travaux d'aménagement du garage sont quasiment achevés. Reste le sol à ragréer, les murs à peindre et le plancher à poser. Bon OK, il reste pas mal de taf au Capitaine. Qui avait besoin, quoi de plus normal, d'une foultitude de matériel (tous les ans, on rachète un seau à peinture, des pinceaux, des bâches... et l'année d'après, tous ont disparu).

La dernière fois que nous sommes allés chez le roi Merlin, j'ai cru qu'on allait y laisser Petit Brun et Petit Châtain. Tellement ils étaient odieux. D'ailleurs, bizarrement, nous avons mis un an à revenir là-bas... Les seuls magasins où l'on emmène les monstres étant le marchand de chaussures (pour établir leurs pointures deux fois l'an, ensuite, je me débrouille seule), le petit Franprix (où les mini caddies les occupent bien mais dézinguent les rayonnages, et parfois, c'est le drame : il n'y a PLUS de mini caddies...). Les magasins de vêtements ? Entre midi et deux, je m'en charge, et ce n'est qu'en cas de force majeure que Petit Brun et Petit Châtain passent le seuil d'une boutique.
Là, il s'agissait de choisir le parquet à installer en bas. Le Capitaine voulait mon avis et j'avais bien envie de lui donner. Mais cette fois-ci, nous avions prévu l'arme fatale : la poussette. Une fois saucissonné dedans, Petit Châtain s'est tenu à carreau pendant deux heures (surtout tant que l'on se baladait). Petit Brun ayant grandi, il supporte mieux ce genre d'expédition... Accepte de "visiter" les salles de bains en expo, de trouver le plus beau lavabo, d'aller faire un tour au rayon jardinage pour trouver une table... (on s'amuse comme on peut). Ils ont vaillamment supporté les emmerdes à la caisse (une fois de plus, on avait misé sur la caisse maudite, trois personnes, assez peu d'articles, mais un article sans prix à chaque fois...), puis au service après-vente, lorsqu'il a fallu récupérer le fameux plancher. Les paquets ne ressemblaient pas du tout à ce que nous avions repéré en rayon et pour cause : les paquets étaient posés A L'ENVERS. On a poirauté 25 minutes (le temps qu'ils fabriquent le parquet sans doute) dans la voiture, chanté 3 fois "C'est un veau", "dans mon pays d'Espagne", "as-tu vu la vache" (oui, notre répertoire est très bovin). Pas moyen d'écouter la radio, ni de téléphoner au Capitaine.

Le pire, c'est qu'il va falloir y retourner, à la cour du roi Merlin. Le pot du magnifique balai de chiotte pour nos tous nouveaux toilettes installées dans la salle de bain est dézingué... et j'ai malencontreusement pris trois tapis de WC ("Maman, les tapis ont des trous !" ai-je entendu dans un demi-sommeil, alors que Petit Brun entreprenait d'aider son père à vider le minibus pendant que nous faisions la sieste avec son frère) pour des tapis de salles de bains... Sans compter qu'il manque encore du matériel au Capitaine. Un seau, notamment, pour le ragréage...

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