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La petite maison dans la banlieue

Sète me free

20 Mars 2017, 08:13am

Publié par lapetitemaison

Sète me free

Pire que l'accouchement et la fête d'anniversaire avec les amis, il y a également les départs en classe verte. Surtout quand le rendez-vous est fixé à 7 heures du matin devant le Train bleu gare de Lyon.

Je ne suis définitivement pas du matin, ni de la team #jemeleveuneheureplustot (souvenez-vous le TRUC hype du printemps dernier. En se levant une heure plus tôt, vous pouvez méditez - sur votre triste sort -, faire du yoga, courir - avant de prendre votre douche -, écrire un roman (?!? à part Mary Higgins Clarck qui avait effectivement adopté cette technique parce que c'était la seule heure où elle était tranquille, rappelez-vous elle était veuve et élevait seule ses enfants), suivre un Mooc… N'en jetez plus.

Donc le départ de Nimbus pour Sète ce lundi matin était déjà en soi une épreuve. D'autant que, à mon bureau, le lundi commence trèèèèèèèèèèèès doucement (= ça s'agite vraiment en début d'après-midi). Ce lundi allait être de facto très, très long.

Je ne me suis vraiment attaquée à la valise que ce week-end, traquant les affaires déjà marquées (première sélection), mais j'avais tout de même une trentaine de vêtements à marquer (façon old school, au fil et à la marque en tissu, c'est plus long - surtout quand tu as un nom de famille à rallonge - mais plus écolo, surtout pour ceux qui récupèrent les affaires ensuite). Le tout en gérant les trois toute seule, le Capitaine étant en mer.

Grand-maman a retrouvé des échantillons de gel douche dans son armoire (bah oui, on utilise du savon en morceau…), j'ai miraculeusement retrouvé une paire de chaussures en plastique qui allait visiblement à Nimbus (finalement, ça sert de garder des trucs au cas où) et je suis venue à bout de ma couture ("Nimbus, je ne marque pas les chaussettes [la flemme]. Tu feras attention, hein"), ai marqué au stylo effaçable les bottes, les chaussures en plastique pour l'activité pêche, étiquetté les lunettes de soleil, la crème solaire, rajouté le dentifrice dans la trousse de toilette et l'enveloppe timbrée à notre adresse. Nimbus a choisi un autre doudou que son Baveux chéri ("on va se moquer de moi, je vais prendre le petit mouton"), ce qui me permettra de laver enfin ledit Baveux.

"Maman, je n'arrive pas à fermer ma valise." Ben tu m'étonnes. Déjà, nous avions récupéré celle d'Asparagus, plus grande et généreusement prêtée. J'ai dû m'asseoir dessus en râlant pour la fermer, et je ne sais pas si les moniteurs arriveront à remettre toute la liste d'affaires exigées dedans... Nimbus risque de revenir avec un sac de linge sale en plus, mais le Capitaine gérera gare de Lyon, vendredi à 17 h 30.

 

Sète me free
Sète me free

Comme toutes les veilles de départ, j'ai très mal dormi. J'avais réservé un taxi (merci Uber), mais je n'étais pas certaine d'en avoir un ("vous serez prévenue avant"). A 6 heures, c'était bon, d'après l'application. Nimbus, qui avait eu beaucoup de mal à s'endormir (= personne ne dormait avant le retour du Capitaine à 21 h 30), était debout d'un coup, contrairement à tous les autres matins d'école. Il grelottait au petit-déjeuner, je n'ai pas insisté sur le chocolat chaud, il a pris une banane et un jus de pomme. Le Capitaine a rajouté des petits gâteaux dans son pique-nique, et en mettant ses chaussures, Nimbus s'est aperçu que nous avions oublié les pantoufles ("tu les mets dans ton sac à dos, je ne rouvre pas la valise !)

Le taxi était pile à l'heure. Il faisait encore nuit quand nous l'avons rejoint au bout de la petite rue (il n'osait pas entrer à cause des panneaux sens interdit et je n'avais pas moyen de le signaler dans l'appli). Nous sommes entrés dans Paris par la porte de Champerret, arrivés à l'Arc de Triomphe, descendu les Champs-Elysées, pris le tunnel sous la Concorde, le Louvre, l'Hôtel de Ville, l'île St Louis, la Conciergerie, le bout des tours de Notre-Dame, puis Jussieu est apparu et nous avons piqué vers la gare de Lyon. Je me suis félicité d'avoir pris l'option taxi : c'était déjà bien chargé à la dépose.

Il est parti presque en courant avec sa valise, rejoindre sa classe sous le Train bleu, où l'attendaient ses deux meilleurs amis (bourrades, cris de joie, comparaisons de valise, etc). Le quatrième larron est arrivé à la bourre. Je suis allée acheter un petit appareil photo jetable (en précisant bien qu'il ne faudrait l'utiliser qu'une fois arrivé, et ne pas essayer de photographier le Massif central depuis le TGV). Le papa d'Adrien a donné une petite leçon de photo : bien tourner la molette, bien cadrer en posant l'œil dans le viseur, appuyer sur le bouton... Et être vraiment sûr de soi : on ne peut pas effacer les photos si on se loupe !! A 7 h 30, la petite troupe s'est ébranlée quai 19 (dans l'autre hall), où ont eu lieu les derniers adieux. Nimbus est parti en bavardant, sans se retourner.

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Opération Carnaval

6 Mars 2017, 08:53am

Publié par lapetitemaison

Opération Carnaval

"Vous lirez bien le cahier, il y a un papier concernant le Carnaval. En plus, vous avez trois enfants, c'est ça ? Vous allez avoir du travail !" m'avait dit la maîtresse de Colombine en me tendant le cahier de liaison fin janvier (elle croit toujours que nous ne le lisons pas, mais généralement, j'ai déjà eu - avec une semaine d'avance - les informations par les grands frères, super au taquet pour ce qui est de la signature des documents toujours "hyper importants" à rendre à l'école).

J'ai ri jaune. Le thème du Carnaval cette année, en lien avec le thème de l'année ("les régions de France"), c'était donc les costumes des régions de France. Asparagus prétendait se déguiser en Napoléon (j'ai refusé, il faut savoir bien lire un document, c'est un costume HISTORIQUE, pas régional), j'ai donc proposé/fortement milité pour des costumes des bergers des Pyrénées. D'abord parce que, pour les grands, ce n'était pas très compliqué (sur le papier). Et puis que c'est quand même la région la plus identifiée de l'arbre généalogique de ces enfants.

Ils avaient déjà des bérets rouges (merci les mariages au Pays basque), des pantalons sombres et mettraient pour une fois les "chemises chics" blanches qui servent - en gros - pour les fêtes de famille et Noël. Restait "juste" à faire des gilets en simili peau de mouton, de larges ceintures rouges. Je me suis enflammée plus tard : j'ai rajouté des foulards rouges.

C'était le costume de Colombine qui allait me demander le plus de travail. Car le costume traditionnel bigourdan, c'est ça : une jupe longue, grise rayée de noir, un châle (j'ai zappé), et surtout, surtout, le capulet, une longue capuche de laine, qui te donne un air de Bernadette Soubirous direct.

Bien évidemment, le Carnaval tombait juste après le week-end d'anniversaire de Nimbus, et en février, nous n'avons été là quasiment aucun week-end, entre la semaine de vacances au ski et le week-end de fin de vacances où nous avons été chercher les enfants à La Rinissé. En clair : j'étais grave, grave à la bourre. Mais, en bon Lion qui se respecte, je ne marche qu'à la pression : ça devait donc le faire.

J'ai donc filé jeudi midi au marché Saint-Pierre (cette chance de bosser dans le nord-ouest de Paris) entre midi et deux (pause-déjeuner la plus rapide ever), pour trouver : de la simili peau de mouton, de la feutrine rouge pour le capulet, du tissu rouge pour les ceintures et les foulards et du tissu rayé noir et gris pour la jupe de Colombine. Ainsi que de l'élastique pour la jupe et du scratch pour les ceintures et du croquet pour égayer un peu le capulet.

J'en suis sortie avec beaucoup trop de simili peau de mouton, la bonne dose de feutrine, tout juste de quoi faire la jupe (surtout quand on coupe la jupe dans le mauvais sens des rayures. Note pour plus tard : couper du tissu à 23 h, c'est pas un bon plan) et pas assez de tissu rouge.

 

Opération Carnaval
Opération Carnaval

J'ai découpé les gilets de berger en me basant sur un pull de chacun des garçons pour la largeur des manches et en adaptant la longueur à chacun (en gros le gilet fait au départ pour Asparagus a échu à Nimbus et j'ai rallongé ledit gilet pour le premier). Et le gilet déjà découpé et surfilé qui était prévu pour Nimbus allait comme un gant à Colombine, qui était ravie d'avoir un gilet tout doux. Ouf !

Je me suis basée sur un de mes foulards pour découper ceux des garçons, je voulais les surfiler et le Capitaine, qui me remplaçait une canette (sa modeste mais bien utile contribution à ce défi couture) m'a dit : "mais laisse tomber, tu te compliques déjà suffisamment la vie comme ça". Dont acte. Les foulards n'ont jamais été surfilés.

Pour la jupe de Colombine (une première pour moi), j'ai suivi un tutoriel en ligne et m'en suis pas trop mal sortie. J'ai bien envie de récidiver au printemps pour d'autres jupes-qui-tournent pour la miss. Colombine porte une chemise rescapée d'une tenue d'enfant d'honneur de ses frères. J'ai rajouté in extremis un tablier sur les conseils de Grand-Maman : la feutrine, c'est rapide à découper et ça fait son effet (de loin). Pour le capulet, j'avais lu qu'il fallait coudre le croquet noir à la main, mais je n'avais pas le courage sur 2 m de feutrine - et pour un déguisement qui ne risque pas vraiment de passer à la machine… Un coup de point droit et zou (A 22 h 30 le dimanche soir, tu taylorises très vite la réalisation…)

Restait les ceintures des bergers : et là, c'est le drame. J'avais vraiment acheté trop peu de tissu. J'ai donc bricolé une sorte de plastron-ceinture (qui faisait bonne figure vu de devant), et récupéré dans mes chutes de tissu de quoi faire deux nouettes pour les attacher dans le dos. De l'utilisation intensive du tissu !

Au final, ils étaient très beaux, et les autres costumes (en tout cas pour la classe de Colombine où les parents étaient autorisés à entrer) très chouettes, même si on comptait un nombre certain Bretons-parisiens, en bottes et cirés jaunes...

Bilan : 10 heures de boulot quand même, des ratés… Et même si la pression fait avancer, un peu plus d'anticipation ne fera pas de mal la prochaine fois ! Mais la gloire c'est quand même quand Asparagus m'a demandé où j'avais acheté ces gilets de berger (qu'ils portent maintenant le soir sur leurs pyjamas) et que j'ai pu répondre (épuisée mais fière) : "c'est moi qui les ai faits !"

 

 

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