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La petite maison dans la banlieue

Au péi des merveilles/Episode 2

31 Mai 2012, 20:56pm

Publié par lapetitemaison

Hell-Bourg, au fond du cirque de Salazie mérite vraiment le détour. Ceux qui n'ont pas poussé la route plus loin que Salazie même sont passés à côté d'un adorable village créole, que nous avons découvert sous un fin crachin breton. Mais comme le soulignait notre guide, sans pluie, pas de cascades, pas de pisse-en-l'air, pas de végétation luxuriante. Et en la matière, nous avons vraiment été servis !
Après une nuit « Chez Alice », maison d'hôtes et très bon restaurant où nous avons dégusté notre premier carri et boucanier rougaï, servi comme il se doit avec les graines et le riz traditionnel dans plusieurs marmites, nous avons fait un stop matinal à la pharmacie (puisque j'avais oublié mon médoc contre la tension et ma brosse à dents chez Jérémie, très malin, ainsi que le schampoing en métropole, très très malin). Par chance, celle-ci acceptait notre caisse de Sécu métropolitaine (j'ai omis de demander lesquelles étaient mauvaises payeuses), et j'ai poliment refusé un schampoing pour lisser les cheveux ondulés, parce que, comment dire, je pleure de joie quand mes baguettes de tambour daignent onduler un peu... Puis nous sommes allés visiter la maison Folio, une case créole traditionnelle, toujours habitée à l'année par ses propriétaires nonagénaires. Isabelle, la guide, nous a permis de découvrir à la fois l'histoire de l'île, sa flore, en découvrant les trésors du jardin, sa faune aux noms... imagés ainsi que ses traditions culinaires, et l'histoire du village lui-même, ancienne station thermale portée par la vogue du « changement d'air ». Quand l'air devenait irrespirable à Saint-Denis, les bourgeois montaient se refaire une santé dans les maisons de changement d'air et faire une cure aux eaux de Hell-Bourg. Celles-ci déclinèrent avec l'essor des thermes de Cilaos et le cyclone tropical de 1948 met un terme définitif à l'aventure thermale. Aujourd'hui, le site des anciens thermes est accessible par un sentier, au milieu de bambous gigantesques. Encore sous le charme, nous sommes partis en prenant la rue principale en sens interdit... Avant de repartir dans le bon sens... rejoindre la côte et la distillerie de Bois Rouge (Savanna) !
Petit Hellbourama :
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Il faut aller plus loin que le village de Salazie pour découvrir Hell-Bourg et ses maisons colorées, restaurées et conservées avec soin (et le soutien de la Région, de l'Etat et de l'Europe).
DSC08442Notre coup de cœur : la maison Folio. Petit aperçu du jardin et de la maison...
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Oui, c'était un matin pluvieux et humide...

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Le salon de la maison Folio (dont je n'ai donc aucune vue extérieure... J'ai un peu lutté pour n'avoir aucun visiteur dessus...)

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Petite balade dans les rues du village, jusqu'au cimetière. En admirant la palette de couleurs des murs, portees et fenêtres, volets, toits...
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Une maison protégée du mauvais œil grâce à l'étoile et à la roue au centre.
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En passant...
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Le bleu électrique des liserons (et j'ai oublié de prendre en photo les capucines qui poussaient comme du chiendent...). La Réunion, c'est à la fois le bonheur du jardinier (tout pousse, tout est luxuriant, coloré) et la frustation TOTALE (ici les orchidées poussent sur les arbres le long de la route, tu m'étonnes qu'elles y trouvent toute l'humidité et la poussière nécessaire...). On revient avec des rêves de capucines, de bananiers (que le Capitaine envisageait très sérieusement de planter dans notre jardin), les poinsettias à Noël me paraîtront à tout jamais chétifs et rabougris en métropole, puisqu'ici, ce sont des ARBRES. Et non de fragiles plantes en pot (spéciale dédicace à une lectrice qui se reconnaîtra).
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Le cimetière de Hell-Bourg, si fleuri qu'il a contribué à l'obtention du label de "Plus beau village de France" n'est qu'une marée de fleurs. A vous réconcilier avec l'idée d'une réincarnation jardinière.
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Je veux bien être un gros bégonia !
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Le charme de l'ex-hôtel de la station thermale, à l'abandon et muré...
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Un très joli guetali, petit kiosque où l'on s'installait pour regarder les gens passer, et faire des ladilafés (cancans, commérages), un mot aussitôt adopté avec Ségo...
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Cette statue m'a fait penser à une danseuse de flamenco. En fait, c'est « l'Ame de la France », rien de moins. Oups. Cible de la dynamite du curé qui la trouvait trop dénudée, puis arrachée à son socle par un cyclone tropical, elle retrouvée par hasard et remise en place avec tous les honneurs en 1968, avant d'être classée, histoire de conjurer le sort... Et toujours le poing levé.
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On a profité d'une pause biberon pour tenter d'apercevoir entre les nuages le panorama du cirque... Voilà le meilleur résultat auquel nous ayons abouti !
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Et quand même, LA star du cirque de Salazie : le Voile de la Mariée, une très très longue cascade...

NB : on peut faire de nombreuses balades dans le cirque, notamment au départ de Hell-Bourg. Etant donné notre programme serré et la présence d'une mini-baroudeuse de 5 mois et demi, la portion randonnée a été abrégée...

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Au péi des merveilles/Episode 1

22 Mai 2012, 20:49pm

Publié par lapetitemaison

DSC08400Demain, cela fera quinze jours déjà que nous avons atterri à Roissy, de retour de dix jours sur l'île Bourbon, parcourue grâce à un parcours optimal concocté par Ségo, compte tenu des impératifs suivants : 1, aller voter le 6 mai, 2, rendre la voiture de location puisque le Scénic avait lâché la veille de notre départ de métropole... Tout en ayant un rythme soutenable pour une petite fille de 5 mois et demi, car Marie-Vanille était de la partie. Nous ne sommes pas allés à Mafate, voilà une excuse en or pour revenir, cette fois avec Petit Brun et Petit Châtain, trop déçus de ne pas faire partie du voyage. Mais budget serré et flemme totale devant la perspective de 22 heures d'avion aller-retour avec eux nous ont fait renoncer, en auraient-ils d'ailleurs vraiment profité ? Pour être allée une première fois à La Réunion à 7 ans et ne me souvenir que d'une route qui tournait beaucoup et de l'odeur de vanille qui embaumait la voiture et nous donnait mal au cœur… J'avais quelques doutes.

Au risque de faire un billet beaucoup (beaucoup) trop long, j'ai décidé de le feuilletonner, histoire de le rendre plus digeste.
Le premier jour, légèrement décalqués par notre voyage interminable, nous nous sommes reposés. On était partis la veille à 15 h de Lorient, pour rejoindre Orly en avion, y poireauter quatre heures (nous avons visité l'aéroport de fond en comble, on est même montés sur les terrasses, mais il faisait très très très froid, on ne s'est pas attardés) et finalement, on a embarqué. Pour une fois, lors des réservations, nous avons eu de la chance : comme nous n'arrivions pas à réserver un plateau sans sel pour mes repas, le Capitaine finit par appeler la compagnie directement. On nous trouva des places à l'étage du boeing (donc beaucoup moins bruyant) et DEVANT les issues de secours. Le meilleur plan pour voyager en classe éco !

Après que Ségo a récupéré la Polo de location (et nous la voiture prêtée gracieusement par Jérémie, un marin, qui nous prêtait aussi son logis, mille mercis !), direction La Possession pour déjeuner, aller à la plage (qui nous a paru au bout du monde, alors qu'en fait, non) à La Saline, regarder le coucher de soleil en attendant Ségo partie faire un plein au supermarché et prendre un pot de nuit (servi par un Marseillais qui paraissait très exotique d'un coup), avant de rentrer enfin se coucher.
DSC08309Du coup, le lendemain, par un effet de mauvaise synchronisation du téléphone du Capitaine, le réveil ne sonna pas... D'où un lever en catastrophe et un bouclage de notre petit sac en cinq minutes (ce qui fait que, bien évidemment, je me suis aperçue le soir que j'avais oublié ma brosse à dent, mes médicaments... chez Jérémie).
En ce 1er mai, jour férié, jour fêté, "je vous appelle pour vous souhaiter une bonne fête à tous", a-t-on entendu toute la journée sur Radio Freedom, nous avons pris la route du Sud sauvage. Avec un biberon à Port Langevin, puis le pique-nique à Cap Méchant (où nous avions bien failli ne pas nous garer). Car le sport national de jour férié, à La Réunion, c'est le pique-nique. Pas le pique-nique de pauvre comme nous, avec trois trucs sortis du sac. Non, le vrai, sous un kiosque, avec glacières, barbecues, et feu pour préparer un carri.
DSC08358Cap Méchant a des airs de côte bretonne, sauf que ce n'est pas du granit, mais de la lave. Normal, sur une île volcanique, avec un Piton de la Fournaise toujours en activité, même s'il ne s'est pas manifesté depuis décembre 2010. Sur la route du Sud, nous allons croiser les différentes coulées de lave au Grand brûlé, une zone carrément inhabitée, dans laquelle les coulées de lave coulent jusqu'à la mer lors de chaque éruption.DSC08355DSC08353

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La dernière vraiment impressionnante date de 2007... Juste au bord de la nationale 2, des fumerolles attestent de la chaleur qui se dégage encore de la pierre. Evidemment, il s'est mis à pleuvoir, plus on se rapprochait du volcan. C'est assez dérangeant de sentir la chaleur de la terre aussi longtemps après. Comme si de rien n'était, des plantes poussent ça et là... Vert et noir, bleu de la mer, les couleurs de l'île. Nous avons évidemment fait un stop à Notre-Dame des laves, église miraculeusement épargnée lors de l'éruption de 1977. Aujourd'hui, l'église est en contrebas de la route, son entrée dégagée du basalte. C'est aujourd'hui un lieu de pèlerinage, depuis que la Vierge au parasol, qui elle aussi, a survécu maintes fois aux coulées de lave, a été installée non loin (mais nous sommes passés trop vite devant, une raison de plus pour revenir !)
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Après ce premier contact avec le Piton, dernier arrêt sur la côte pour le biberon-goûter de Marie-Alice, à l'anse des Cascades. DSC08380

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Nous avons failli repartir avec ce petit chien, baptisé Opié. Sur l'île, les chiens et chats sans maître sont très nombreux, et celui-là ne nous lâchait plus... L'Anse des Cascades est un lieu parfait pour pique-niquer, et mon choix iconographique est totalement mensonger, car l'endroit est loin d'être désert et abrite des barques de pêcheurs. Il était temps de reprendre la vaillante Polo, pour grimper jusqu'à Salazie, et Hell-Bourg !

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Les mystères de Google

17 Mai 2012, 21:34pm

Publié par lapetitemaison

bureau.jpgJ'avais dans l'idée de faire un billet sur notre voyage à La Réunion (j'ai déjà le titre, j'ai déjà les notes, "y a plus qu'à" trier les 260 photos – parfois je regrette VRAIMENT l'argentique, j'aurais jamais acheté et utilisé 10 pellicules de 24 ou 8 de 36 photos, Jean-Claude Trichet, alias le Capitaine, aurait déjà avalé la carte bleue pour sauver les finances familiales...)

Et puis, en regardant dans l'administration de ce blog (egotrip), je me suis dit qu'au vu des requêtes Google (soit les mots clés tapés dans le moteur de recherche le plus célèbre du web qui aboutissent sur ce modeste blog), il fallait vraiment que je vous offre une bonne tranche de rire. Gratis, qui plus est. Histoire de mettre dans votre cœur le soleil qui manque à notre ciel (j'ai oublié de vous prévenir que nous avions AUSSI rapporté l'hiver austral dans nos valises).

Alors, désolée, mais je n'ai aucune solution au problème "otite et Eurostar" (5 personnes concernées) : bailler très fort, mâcher un chewing-gum, aller voir un oto-rhino ? Quand aux "russete de ma grand-mère", euh, hé bien...

Mes aventures dentaires (toujours pas terminées, une couronne, c'est vraiment un chemin de croix. Je suis revenue au bon vieux rythme d'un rendez-vous par semaine, d'où la baisse d'activité par ici...) ont évidemment fait atterrir bon nombre de requêtes : "fausse dent cassé", fausse dent photo" (faut pas pousser, d'ailleurs, je compte relancer la mode de l'éventail, histoire de planquer ma dent couronnée et ses sœurs, jaunies parce qu'à l'émail fragile, mais qui a des dents aussi pourries dans la famille ?), "j'ai perdu ma fausse dent" (mais quel cauchemar ! J'en suis bien désolée, mais j'attends toujours que la mienne, de fausse et de définitive, enfin jusqu'à l'implant, soit fixée…), "elongation coronaire, combien de points de suture ?" (si vous croyez que j'ai compté, j'essayais déjà d'occulter le ballet de fil dentaire qui me caressait la joue), "dentiste miracles" (ça dépend 1, de ta mutuelle ou pas, 2, de ton porte-feuille, 3, de l'honnêteté du praticien), "fausse dent que du feu" (c'est ce que me répètent mes collègues depuis mi-janvier mais c'est parce qu'elles sont beaucoup trop gentilles... Cela dit, la dernière est beaucoup plus discrètes que les précédentes)...

La virée chez Louboutin attire toujours les foules : "christian louboutin grenelle vendeuse" (en fait, c'est un gentil vendeur tatoué qui s'était occupé de nous), "louboutin pieds larges" (euh... allez voir en boutique !) et, plus classiquement, "pigalle louboutin revue".

Trois requêtes concernent le prix de la Ricoré (l'ami du petit-déjeuner), une expression que j'avais utilisé ici. Hé bien, sachez qu'il oscille entre 3,68 euros et 5,45 euros... D'autres cherchent les "horaires centre aere la petite sirene" (la seule petite sirène que l'on peut croiser sur ce blog, c'est Marie-Vanille) et je ne comprends toujours pas comment, en tapant "cabanon à poussettes pour crèche", quelqu'un est arrivé là... Tout comme la personne "chargée de préparer les bagages années 70 liliane", ou celle dont "le minuteur ne s'est pas eteint et les plantes n'ont pas dormis" (???).

Quant à celles qui cherchent un "lieu ou feter un evjf sur dunkerque", désolée, mon humble expérience est strictement francilienne (mais je suis sûre que vous trouverez quelque chose de chouette !). Et "imprimer carte invitation vintage garden party pique nique", ça me donne des idées, mais pour cela, il faudrait déjà qu'il fasse beau (et chaud !)

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Un quinquennat

10 Mai 2012, 22:13pm

Publié par lapetitemaison

Titou0507 Titou0908-copie-1Titou0409.jpgTitou0910Titouan0412.jpgDemain Petit Brun a cinq ans. Evidemment, ce soir, je peux dire que je n'ai pas vu passer ces 1 825 jours. Enfin, disons certains plus que d'autres tout de même, notamment les nuits de maladie et les moments d'angoisse et d'impuissance devant tes crises d'eczema aigues l'hiver dernier. Et au final, cela fait peu.
D'année en année, le bébé est devenu un petit garçon. De plus en plus bavard, avec des réflexions de plus en plus fines, du "je suis beau" en se regardant dans le miroir avant d'aller à la crèche, à ton constat désabusé le 8 mai de cette année, que l'anniversaire de la fin de la Seconde guerre mondiale auquel tu avais accompagné ta grand-mère n'en était pas vraiment un puisqu'il n'y avait pas de bonbons... De plus en plus autonome, même si parfois, tu prétends être trop fatigué pour te débrouiller tout seul. De plus en plus raisonnable, même si tu ne peux t'empêcher de discuter et de négocier chaque demande/interdiction/ordre, en lâchant à la fin un "d'accord" pas forcément très enthousiaste. Mais parfois tu parviens à tes fins, à force de persuasion (et de matraquage).
Toujours joyeux et prompt à entraîner ton petit frère dans tes aventures, qu'il s'agisse de courses de voitures, de chevaliers faisant cuire Peter Rabbit au milieu de la cour du château, selon l'endroit où ton imagination vous emmène... Maintenant, vous êtes Pouf et Noiraud quand nous lisons les albums de Caroline, et Noiraud te va bien.  Mais il faut que ce soit toi devant et lui derrière, même si tu sais aussi le consoler et que tu as hâte qu'il te rejoigne à l'école et au centre de loisirs.
Il a été difficile de trouver des photos où vous ne figuriez pas tous les deux... Car même si Petit Châtain t'empêche de t'endormir, prends LA cuillère Barbapapa, déchire les livres, la seule fois où vous n'avez pas dormi ensemble à la maison cette année, tu ne pouvais plus dormir seul. Tu voulais dormir avec nous, sans Petit Châtain, le silence était trop lourd. J'espère que votre complicité durera encore longtemps.

Cela fait une semaine que tu répètes à Grand-maman que demain, c'est ton anniversaire. Ce soir, tu as demandé à ton père un paquet cadeau énorme. Nous avons préparé un gâteau à la fraise, puisque tu prétends ne plus aimer ceux au chocolat (quelle tristesse !) Bon nouveau quinquennat !

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