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La petite maison dans la banlieue

Reine d'un jour

30 Mai 2011, 19:43pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

DSC04001Cela faisait une semaine que Petit Brun ne pouvait pas dire ce qu'il faisait à l'école : "j'ai pas le droit de te dire, c'est une furprise pour la fête des mères. Dimanche, on vient te faire un gros bisou et te dire bonne fête maman !"

Jeudi soir, le Capitaine m'a prévenu : "Petit Brun a joué avec ton cadeau et l'a cassé. Je ne sais pas si j'aurais le temps de le réparer pour dimanche, alors quand il te le donnera, extasie-toi quand même !"

Cela devenait de plus en plus mystérieux... Petit Châtain était aussi rentré des Canaillous avec une surprise (malencontreusement oubliée par le Capitaine dimanche matin, mais qui fut offerte dans l'après-midi. Un sublime porte-clé en bois peint, avec un autocollant "Love").

Dimanche matin, j'ai eu un plateau de petit-déjeuner porté au lit, avec une rose du jardin. Deux petits garçons sont venus terminer leurs bols de corn-flackes, trop contents de leur privilège. Un poème récité d'une traite par un Petit Brun qui n'avait même pas répété, et dans ce magnifique sachet... Un bracelet multicolore. Prestement reconstitué et qui orne mon poignet. "Tu as le droit de le mettre au bureau et quand on partira en vacances, tu le rangeras dans le sasset", m'a expliqué Petit Brun.

En juin, c'est au tour du Capitaine, qui sait déjà ce qu'il aura comme surprise : un porte-clé. Petit Brun a cafté sans faire exprès...
Le bonhomme ? C'est moi (on notera une coupe de cheveux très punk (?!) et des jambes bien plus longues que dans la réalité)...

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Le niversaire de Petit Brun

29 Mai 2011, 22:49pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

DSC03978.JPGDepuis des mois, Petit Brun énumérait les noms des invités à son "niversaire". Quand il y a quinze jours, il a été invité chez Antoine B, il a bien fallu se rendre à l'évidence : nous n'échapperions pas à l'anniversaire avec les petits amis de l'école. Pour fêter ses 4 ans, Petit Brun aurait le droit d'inviter 4 amis, auquel nous avons rajouté Léo, le fils d'amis du quartier. Et Petit Châtain, bien sûr. Les invitations ont été lancées avec la complicité de Nathalie, qui les glisse dans les cahiers de liaison. Ce serait un samedi après-midi, pendant deux heures. Ce qui, sur le papier, me paraissait un peu court. C'est que mes dernières animations d'enfants remontaient à l'an 2000. Deux heures, à 4 ans, c'est amplement suffisant. Je trouvais notre buffet un peu court : un seul gâteau, trois bols de bonbons, et des brochettes, amoureusement composées jusque tard dans la nuit : rien de pire que d'enfiler des chamallows qui collent et des schtroumphs bleus ! C'était amplement suffisant, on allait même pouvoir rapporter les bonbons restants lundi, car lundi, c'était le jour des anniversaires du mois de mai dans la classe.
Petit Brun, surexcité ce jour-là, picora au déjeuner, refusa de faire la sieste et partit à Fanprix avec son père compléter les dernières courses : la veille, à minuit, il n'y avait plus de chocolat pour napper le gâteau. A leur retour, on installa les jeux dans le jardin et la table du goûter, ainsi que des ballons sur le portail et sur les grillages. Je passais un coup de tondeuse histoire de rendre notre steppe un peu plus présentable... Et à 15 h 30 précises, Léo, Sacha, Elliott et Antoine arrivèrent (j'avais pas dit boys only, c'est Petit Brun qui a choisi !)

DSC03980.JPGEt brusquement, j'ai été téléportée dans un épisode du Petit Nicolas, quand celui-ci est invitée à l'anniversaire d'Edwige. Il y avait celui qui refuse de participer aux activités et joue seul dans le bac à sable, celui qui n'a pas faim pour le goûter, pas même pour les bonbons (énorme succès des schtroumphs, quand je pense que le Capitaine a tenté de trouver des bonbon biobios mais y a renoncé 1 parce qu'il y en avait une poignée dans le paquet, 2 que ça avait pas l'air bon, 3 que c'était hors de prix rapporté au kilo), ceux qui se battent au lieu de jouer (est-il vraiment besoin de préciser qu'il s'agissait de Petit Brun, le plus insupportable de tous ?), celui qui n'a pas quitté la main du Capitaine quand il leur a organisé un chat, celui qui passe quand même dans la maison pendant le cache-cache alors que j'avais bien précisé qu'on entrait pas dans la maison puisque le petit frère faisait la sieste...

DSC03974.JPGTous sont repartis avec un sac de surprises (qu'ils avaient tous mélangé alors que j'avais équitablement réparti les dinosaures en plastique, crécelles, siffets et autres petites merdouilles). Il a fallu ôter les bouts de chamallows collés sur leurs joues, débarbouiller les visages chocolatés et morveux afin de les rendre un peu présentables à leurs parents. Petit Châtain, qui avait fait la sieste la plus longue du monde, s'est précipité sur les bols de bonbons restants qu'il a dévalisé très discrètement, stupéfait d'un tel goûter... Petit Brun, épuisé mais ravi de son après-midi, se coucha pour une fois sans demander son reste. Epuisés et soulagés que l'épreuve soit terminée, nous nous sommes réjouis de ne pas avoir invité plus d'enfants... et d'avoir eu le jardin où les faire courir...

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Le coup du loup

26 Mai 2011, 22:26pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

"loup_contour.jpgJe veux maaaaaanger de la puréééééééeee", entendait-on depuis un quart d'heure derrière la barrière en haut des escaliers. Non seulement les oreilles du Capitaine et les miennes étaient bercées de cette douce mélopée, mais celles des voisins également les fenêtres étant hélas entrebaillées (le double vitrage, c'est quand même bien pratique).

Alors que la cérémonie du coucher s'était jusque là déroulée sans encombres (lecture de trois livres, lavage des dents, récupérage de Nounours, abandonné dans la cuisine, mise en place des chaussettes de nuit, du pot et du verre d'eau sur le haut de l'étagère qui servait de table de nuit), l'idée fixe de la purée germa.

Je tiens à préciser que Petit Brun avait déjà englouti deux assiettes de purée, dont une à moitié finie. On était donc face à un énorme foutage de gueule. Du chantage à la purée. Petit Brun est têtu, ce qui lui servira sans donc dans la vie, mais qui se révèle, pour le moment, extrêmement usant pour ses pauvres parents. Souvent dépourvus de patience à 20h 45, parce que eux aussi ont faim et que c'est pas bientôt fini ce bazar.

J'ai interrompu la mélopée par une première tentative (le déménagement de la salle de bain, parce que Monsieur Hubert et son associé commencent l'installation des toilettes au premier demain. La maison est en travaux, d'où le rythme irrégulier de ce mois-ci. Promis, les photos pour bientôt). Mais arrivés devant son lit, la mélopée recommença : "Je veux maaaaaanger de la puréééééééeee"
Abandonnant Petit Brun derrière la barrière, pour me concentrer sur autre chose, je m'attaquai à la pile de repassage dans le salon. Sans cesser de négocier avec le soliste. Peine perdue, jusqu'à l'idée de génie (comment ai-je fait pour m'en passer pendant trois ans ?). Le coup de fil à un ami. Le loup. Jackpot !

- Allô, monsieur le Loup ? Oui, c'est la maman de Petit Brun, qui brame depuis un quart d'heure qu'il veut manger de la purée alors qu'il n'a pas fini son assiette... Oui, c'est cela, si vous pouviez passer le chercher pour l'emporter, ce serait super, nous n'avons plus d'oreille tellement il hurle... Parfait, on vous attend, au revoir.

(la mélopée cesse brusquement).

- T' as appelé qui ?

- Le loup.

- Nooooooooooon, paaaaaaas le louououououououp !

- Tu ne me laisse pas le choix... Tu ne veux pas aller te couche bien que tu sois très fatigué.

- Je veuuuuuux alller faire un caaalin à Tihi (avec de faux sanglots dans la voix et zéro larme qui coule sur la joue).

- Tu viens faire un câlin à Tihi et je rappelle le loup pour dire que ce n'est pas la peine qu'il vienne, d'autant qu'il a beaucoup d'enfants à emporter ce soir ?

- Ouuuuuuui

Ainsi fut fait. Sauf que Tihi, qui a une peur bleue de Petit Brun depuis que celui-ci est revenu de la maternité, ne s'est absolument pas laissée faire, se planquant prestement sous le canapé. De toute façon, il fallait regagner la chambre au plus vite : Petit Châtain, en tentant un double salto hors du lit à barreau, s'était mangé le rebord et saignait du nez en hurlant (pour une vraie raison, lui). Petit Brun se glissa dans son lit sans demander son reste, tout en s'interrogeant : les loups avaient-ils des marmites ? ("absolument, des tas, de toutes les tailles, pour tous les enfants"), et les renards ? ("oui, mais seulement pour mettre les poules").

C'est pas glorieux, mais diablement efficace, le coup du loup ! En cas d'inefficacité, j'étais prête à envoyer le Capitaine sonner à la porte de la maison pour plus de véracité...

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Les 24 heures normandes

23 Mai 2011, 20:03pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

DSC03963.JPGC'est décidé, je milite pour le week-end de trois jours obligatoire. Avec huit heures de trajet  à caser,le temps réel passé au commencement (géographique) du monde a été circonscrit à 24 heures. Ce qui nous a permis de vérifier que le Capitaine était capable de transporter femme, enfants et beaux-parents sans débarquer tout le monde à la première aire du Héron cendré venue.

Non seulement on a eu droit au texto de 10 h 10 parce qu'on avait un brin de retard sur l'horaire pour passer prendre les aïeux, les passagers se sont montrés pointilleux (mais avec raison) sur l'aire où s'arrêter pour pique-niquer. Et effectivement, la petite table ombragée que nous avons annexé promptement (les gens préféraient déjeuner sur le cofffre de leur voiture) était plus agréable que la pelouse jaunie de l'aire du Coquillage. Sauf que, cinq kilomètres plus loin, Petit Brun a eu une envie pressante, et que nous avons dû faire un deuxième arrêt (et se ravitailler en eau). Etait-ce la présence de passagers inhabituels ? Les chers petits ne se sont JAMAIS endormis (sauf Petit Châtain, cinq minutes avant l'arrivée).

Les quatres heures de route nous ont permis de remarquer que ses chaussures étaient déjà explosées en deux mois... et donc de se ruer dans les magasins à peine débarqués (je n'avais moi-même aucune chaussure potable). L'après-midi a filé en un éclair, et hop, à 18h 30, nous prenions la direction de la chapelle du lycée de mon filleul, pour sa confirmation.

Grâce à Grand-maman et au Capitaine, j'ai eu juste le temps de le voir se faire confirmer (par chance, il était le 3e). Une fois de plus, j'ai passé la célébration à l'extérieur de l'église. Petit Châtain avait jeté son dévolu sur une petite blonde devant laquelle il roulait des mécaniques (gros rires gras, glissades sur le ventre sur les marches d'un autel au risque de se fracasser le crâne sur le radiateur en fonte voisin...) Petit Brun avait décidé d'asticoter son arrière-grand-mère et ne semblait pas du tout troublé par mes regards noirs. Grand-maman a une fois de plus perfectionné sa technique du pliage de feuille de messe en bateau, et à la communion (après laquelle nous avons exfiltré les affreux), nous étions accompagné de deux anges (même si Petit Châtain aurait bien pris un petit gâteau lui aussi). Nous sommes sortis à 20 heures... Pas étonnant que des enfants qui n'avaient pas fait la sieste n'en puissent plus. Mais tout de même : les neuf enfants assis sur le banc devant avaient-ils été drogués par leurs parents ? Il faut se rendre à l'évidence : le Saint Esprit n'a pas eu notre nouvelle adresse...

Nous avons repris la route après un barbecue sous un soleil de plomb (et pourtant le commencement du monde est réputé mondialement pour ses parapluies). Beaucoup hésité à rester. Mais il fallait éviter les troupeaux de Parisiens de retour de Deauville. On s'est promis qu'un jour, on s'arrêterait à Sainte-Mère Eglise montrer le mannequin du parachutiste accroché au clocher. Et qu'on irait sur les plages du Débarquement. Voire même en week-end à Jersey... La tête pleine de voyages à venir. Deux jours, c'est vraiment trop court !

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Le mois le plus bon

15 Mai 2011, 21:51pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

3014777358_05cfd7959a.jpgMai n'est qu'une longue série de bougies à souffler. Si bien que quand nous avions annoncé, il y a presque cinq ans qu'un énième anniversaire viendrait encore s'ajouter à la kyrielle de mai, des protestations ont fusé : mai, non, vraiment, pire que Noël niveau budget des cadeaux, sans compter les fêtes des mères qui viennent se greffer. Et force est de constater que c'est un marathon; qu'on en oublie certains à force de se concentrer sur les autres.

 A midi, nous avons soufflé 145 bougies. Les 4 de Petit Brun, les 27 de Batiss (qui les soufflait vraiment le jour J), les 31 du Capitaine (un peu en avance) et les 83 de l'AGM. Seulement 145 bougies sur les 293 que comptait Mai cette année.

La veille, Petit Brun avait été invité à son premier anniversaire (l'invitation avait été transmise via le cahier de liaison. Où l'on appris nuitamment qu'il passait en moyenne section, ouf !). Chez Antoine B, où il voulait aller ("tu as appelé la maman d'Antoine B ?), puis finalement non, puis si ("c'est dans longtemps que je vais au niversaire d'Antoine B ?"). J'ai finalement saucissonné sur mon vélo un Petit Brun récalcitrant, avec Nounours qui se tapait l'incruste pour aller dans la jolie maison d'Antoine B, une maison de magazine toute bien rangée, avec les patines en gris qu'il faut et le tapis aux poils longs ad hoc et des jolis stickers bobos. Il y avait Elliott, Antoine R et sa maman, le roi de la fête et Petit Brun. Je suis restée jusqu'à la fin de la pêche à la ligne (soit une heure sur les deux prévue), juste à temps pour accueillir Rania qui venait goûter (et fêter aussi les anniversaires de ses fils et des nôtres. D'habitude, on fait ça en février, mais un méchant cambriolage a décalé le calendrier). Le Capitaine est venu récupérer Petit Brun à 17h 30 et nous avons profité du jardin (où les garçons jouaient chacun avec un ballon....), avant de partir déposer les enfants à Paris chez Mané, pour cause de baby sitters en goguette, donc indisponibles. Car nous avions l'anniversaire surprise-qui-ne-l'était-plus de Batiss, le soir (quand on vous dit que mai, c'est piégeux !)

Le lendemain, grand déjeuner chez Grand maman et le grand Grand-Père pour solder tous les anniversaires de la région parisienne. Il y avait tellement de paquets pour Petit Brun (déjà gâté mardi soir et mercredi soir...) qu'il ne savait plus où donner de la tête. Les livres des Pourquoi ? ont eu un grand succès et l'appareil à faire de la pâte à modeler également. Il n'a d'ailleurs pas eu le temps de découvrir tous ses cadeaux...

Avec son frère, ils se sont endormis à peine la "colline" descendue et l'A86 rejointe. Arrivés à destination, nous n'avons pas eu le coeur de les réveiller (ils dormaient si bien !) et les avons laissé faire la sieste dans le minibus, dans notre nouvelle cour de la maison (où, finalement, le minibus rentre. Et on peut fermer le portail derrière. Mais il faut encore et toujours se battre contre le rosier et le pommier du Japon qui ont tendance à prospérer sur la place de parking).
La fin de l'après-midi a été consacrée aux plantations des graines apportées par le Père Noël, dans le froid qui nous a vite fait regagner la maison. On aurait presque pu faire du feu, on a opté pour des confitures de fraise.
Cette semaine : anniversaire le jour J du Capitaine, et confirmation normande le week-end prochain.

En juin, on jeûne !

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PAI (6) Validation sans application

13 Mai 2011, 14:17pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

3619400051_03ffb3f509.jpgPendant que Petit Brun et Petit Châtain étaient encore en vacances en Touraine, nous attendait dans la boîte aux lettres un courrier. Du service de la vie scolaire. Nous indiquant que le PAI serait validé dès que le présent courrier serait retourné signé de nos blanches mains. Ce qu'on s'est empressé de faire, histoire de clore au plus cette petite plaisanterie, qui a débuté en janvier dernier.

C'est là que nous avons découvert qu'un jeu de boîtes en plastiques nous serait adressé. Qu'il faudrait veiller à la bonne conservation des aliments jusqu'à l'école, ne pas les laisser au soleil dans une voiture, par exemple (où vont-ils chercher tout ça ?), les laver tous les soirs (ce que l'on fait déjà...), les marquer au nom de l'enfant, etc.

Aucune mention d'une quelconque rétroactivité du tarif allégé de la cantine. Le Capitaine se fendit donc d'un coup de fil, histoire de vérifier que les boîtes en plastique ne contenait pas de bisphénol (mais c'est ça qui est bien dans une banlieue à tendance bobo, les boîtes de la mairie ne contenait aucune trace de bisphénol, le monsieur de la mairie l'affirmait solennellement). En revanche, pour l'application du tarif doux, ça ne commencerait à qu'à la signature du fucking PAI. Soit maintenant, et pas depuis janvier. Ce qui est assez injuste, le circuit pour que la validation du PAI soit effective ayant pris cinq mois (à ce jour, la compta de la mairie ne sait toujours pas que nous bénéficions d'un PAI. Donc d'un tarif adouci. Donc pendant ce temps, nous payons des repas que Petit Brun ne touche pas et préparons des pique-nique maison).
Inutile de dire que nous n'avons toujours pas reçu l'ombre d'une boîte en plastique made in mairie. Et que nous courons toujours après les Tupperware, qui manquent régulièrement à l'appel, obligeant le Capitaine à des coups de gueule réguliers pour que leur réapparition soit effective le lendemain soir.

« Ah bah faites un courrier ». Je crois qu'on est mûrs, là.

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En équilibre

12 Mai 2011, 19:40pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

DSC03802Depuis lundi, il nous avait bien fallu réunir le peu de matière grise qui nous restait pour résoudre la question de la garde de Petit Châtain. Et finalement, de baby-sitter trouvée en propositions de nounous, je me suis retrouvée à accomplir un véritable marathon ce matin.

8h 30 : départ de la maison, en masse. Le Capitaine est resté me prêter main-forte pour que les troupes soient tartinées (de crème pour le corps), habillées, dentslavées, chaussées. Bien lui en a pris, Petit Brun étant d'humeur chafouine (depuis le milieu de la nuit, ce qui fait qu'en plus le sommeil n'était pas très serein. "Petit Jésus, ok, il est chonchon depuis hier, il a rien mangé, il voulait pas se coucher et jouer avec ses cadeaux, mais quand même, tu crois pas qu'une tuile organisationnelle par semaine ça suffit, hein ?" Faut croire que j'ai été entenue).

Nous nous sommes rendus chez nos voisins, pour que Petit Châtain fasse la connaissance de Valentine, leur nounou, qui le gardera demain. J'ai béni le ciel que Petit Châtain soit déjà venu goûter dans cette maison et se dirige très sûrement vers les étagères des jeux. Car Valentine est une super nounou, pas le genre à qui on dépose son paquet et puis au revoir. Nous avons déposé Petit Châtain pour une mini-adaptation, et je pensais déposer (comme un paquet, pour le coup) Petit Brun à l'école.

8 h 45 : Bien m'a pris d'avoir décliné l'offre de la nounou des cousins, sise deux pâtés de maison plus loin. J'ai eu droit au scénario Seccotine : "je ne veux pas aller à l'école", "Violette se moque de mes boutons", "je veux un câlin/un bisou/ un 2e câlin/lire Tchoupi". Bref dix câlins plus tard et un Tchoupi, Petit Brun a consenti à laisser Nounours sur le porte-manteau dans le couloir. Me permettant de m'eclipser sans larmes ni hurlement, l'ingrat ayant commencé un puzzle et ne m'accordant plus le moindre regard.

9 h 10 : me voici de retour chez nos voisins, à l'heure où je suis déjà dans le train. Et c'est là que j'ai mesuré tout le professionnalisme de Valentine, avec qui Petit Châtain aurait bien passé la journée. Le temps de présenter le jeune homme (comme il ne parle pas, il ne peux pas le faire seul), de souligner son caractère casse-cou, de repartir en notant dans un coin de prendre le drap du lit demain matin ("pour qu'il ait une odeur qui lui rappelle sa maison", euh c'est que le drap ne doit pas être très propre... Passons), le doudou qui pue (celui qui est interdit de séjour chez Fatiha tellement il est pas présentable et qui n'a pas été lavé depuis qu'on est rentrés de week-end, zut de zut), et deux bouquins, histoire de sécuriser Petit Châtain.

9 h 20 : à l'heure où je dévale les escaliers du métro, nous arrivons comme des fleurs chez Fatiha. Qui avait déjà appelé la police le Capitaine, inquiète de ne pas nous voir arriver. Là, j'ai raconté notre plan de remplacement (vendredi, Valentine, lundi, Jeanne, mardi, tante Anne, mercredi, Grand-maman, jeudi, tante Anne, vendredi, Jeanne), ouf, beaucoup de têtes (mais connues), certes, mais une unité de lieux si on peut dire. Le temps de l'embrasser (oui, parce que tout de même, demain Fatiha part pour un drôle de voyage)...

9h 40 : arrivée dare-dare à la gare, où le haut-parleur parle de train reparti dans l'autre sens, donc de dix minutes de retard. Finalement, je n'attendrai que deux minutes, un peu de chance ce matin !

10h 15 : à la sortie du métro... les contrôleurs. Il ne manquait plus qu'eux !

Merci à toutes celles qui ont proposé l'aide de leur nounou, et à Virginie, prête à accueillir Petit Châtain à Paris...  ainsi qu'à tante Anne et Grand-maman, éternelles sauveuses de notre organisation quotidienne. J'échappe au télétravail sur fond de Petit Brun (et donc à une nouvelle semaine de cinq jours en quatre !)

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Lendemain de fête

10 Mai 2011, 22:16pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

67670923_fbc3fc9857.jpgLundi, je me suis bien dit que j'aurais bien fait de prendre ma journée. La semaine passée (et celle d'avant aussi) avait été tellement remplie (beaucoup de boulot, des semaines de quatre jours où il faut faire le travail de cinq, sans compter le job de témouine, avec son lot de films à monter - et encore, je n'ai fait qu'assister en buvant des bières - et de magazines à mettre en pages, donc des soirées pliées à 00h 30, merci le train de 00h04).

Après un excellent week-end nordiste, un mariage avec la messe la plus jazzy et la plus chantante ever seen et le cocktail le meilleur (vive les traiteurs belges), des nuits hâchées parce que partagées en co-dodo avec Petit Brun et Petit Châtain (chacun dans son lit mais tous dans la même chambre). Ce qui équivaut à dormir avec des poules, les chérubins ne s'endormant que dans le noir complet. Et encore, dimanche, on a eu une nuit de 6 h 30, les chers petits ne réclamant le petit-déjeuner qu'à 8 h 30. Petit déjeuner qu'il a bien fallu prendre, puisqu'au Cercle militaire de Lille où nous dormions (merci la Marine), c'est 10 heures maxi le petit dej. En plus du prix modique de la nuitée, les militaires étaient aux petits soins (malgré un ascenseur en panne pour cause de RGPP, pas assez de crédits pour le remettre aux normes... cool quand ta chambre est au 2e étage !) : petits-déjeuners des enfants offert, parking, drap prêté pour le lit pliant de Petit Châtain, des tonnes de serviettes...
Est-ce le fait que la joyeuse bande de mes années étudiantes à Lille était réunie au grand complet, la frustation de parcourir ces rues au pas de course sans pouvoir jouer à "je me souviens" ni aller acheter un paquet de gaufres chez Meert, ni même boire un thé à la menthe au marché de Wazemmes, et devoir se contenter du marché de la place du Concert à la place, plus proche du Cercle militaire ? J'ai été un peu nordstalgique lundi. Surtout que, pour une fois, les gens du Nord avaient dans leur ciel le soleil, si bien que Petit Brun n'a même pas utilisé le gilet prévu dans la tenue d'enfant d'horreur.
Sans compter que tuile de chez tuile (tuile connue dès le jeudi, mais soigneusement occultée pendant trois jours), Fatiha doit se rendre de toute urgence en Algérie. Et Petit Châtain se trouve sans solution de garde dès vendredi, lundi (bien que j'ai prévenu les autorités que je télétravaillerai ce jour-là - avec un DVD de Petit Ours Brun en fond sonore, hélas, on a pas intérêt à m'appeler et converser uniquement par Skype), et le vendredi suivant,.Tante Anne et Grand-maman volant une fois de plus à notre secours du mardi au jeudi (oui, car le Capitaine n'a pas le droit de télétravailler. Et après on s'étonne que la France soit à la traîne en matière de télétravail par rapport aux autres pays européens....)

La PMI ne propose pas de nounou de remplacement (grand moment de solitude en essayant de joindre des nounous à qui il restait soi-disant des places, alors qu'elles sont bookées depuis des mois). Reste les baby sitters, ou la nounou de Batiste, le petit cousin. Pendant ce temps, Fatiha, les larmes aux yeux (parce que sa maman est en train de mourir et parce qu'elle a l'impression de déserter et de nous laisser dans l'embarras) ne cesse de s'excuser. Alors qu'il n'y a rien à dire et que je cherche mes mots pour l'assurer que ce n'est pas grave, que j'aimerai qu'on en a fasse autant le jour où, et qu'on trouvera bien une solution.

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La 25e heure

2 Mai 2011, 22:59pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

lapin.jpg

En fait, ce serait plutôt 28 heures, ou même 30 qu'il me faudrait pour faire tout ce que je n'ai pas le temps de faire en ce moment : rattraper mon retard de billets (la suite du bretorama, le PAI enfin validé, grand moment, nos Pâques tourangelles, notre week-end au jardin et en anniversaires divers), rattraper mon retard au boulot (cela expliquant ceci ici, si je ramène du boulot à la maison, je n'ai plus le temps d'écrire le soir), avoir le temps de faire des courses (Par exemple, pour trouver les fameuses tennis blanches pour le mariage de ce week-end où Petit Brun est enfant d'horreur – promis Laeti, il aura des petites tennis, ne me fait pas une syncope en lisant ces lignes, son pied (enfin, la forme de son pied) est dans mon sac. Et des collants sans démarcation pour moi, et appeler à Lille pour trouver une manucure ouverte samedi matin et un coiffeur qui me rendra présentable afin de ne pas déparer les photos officielles).

On pourrait croire que nous sortons comme des fous : même pas, on reçoit certes, mais on se déplace pas. Des copains avant qu'ils ne partent en province, un Indonésien de passage à Paris qui nous couvre d'olés-olés, une coutume locale qu'il a parfaitement assimilée (la coutume veut que quand on se déplace à Java, on rapporte des petits présents pour les collègues. Il y a des stands d'olés-olés dans toutes les gares...) Un Noël au printemps, rapport aux présents qui ont fait deux fois le tour de la Terre, dans une valise "égarée" et heureusement retrouvée... Nous avons de véritables noix de muscade dans leurs coques, de quoi tenir un siège.

C'est le fameux coup d'accélérateur de début mai : tout arrive en même temps, et bien que les jours rallongent (permettant de jardiner et d'arroser ses plantations en rentrant du bureau), ils sont encore trop courts. Et je suis aussi stressée que le lapin d'Alice.

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