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La petite maison dans la banlieue

Les travaux m'ont tuer*

26 Septembre 2013, 10:42am

Publié par lapetitemaison

Profitons du jardin dimanche...

Profitons du jardin dimanche...

Hier, j'ai craqué. Jusque là, nous arrivions à rire des retards du chantier, de nos demandes qui n'étaient pas prises en compte correctement, de ce semi-camping (ah non, pas de vase, ils sont dans les cartons, ah non, pas de tasse à café, elles sont dans les cartons). Je me disais même qu'on avait accumulé beaucoup trop de choses et qu'il faudrait faire du vide après les travaux, puisque l'on (sur)vivait très bien sans tout cela... Tout le monde nous avait prévenu "on sait quand ça commence,etc" (c'est aussi une très mauvaise comédie avec Carole Bouquet), "il faut être tout le temps sur leur dos", "ne pas partir en vacances pendant le chantier", "l'architecte ne sert à rien" (ad lib).
Bon c'est vrai qu'en août, une fois le Capitaine parti, c'est allé moins vite. Qu'on a pris en tout quatre semaines de retard sur nos premiers échéanciers (on devait commencer le lendemain du baptême de Colombine). Mais je ne regrette pas l'architecte, qui est à peu près la seule autorité reconnue sur le chantier (avec le Capitaine, bien sûr).
Dimanche, alors que Petit Brun et Petit Châtain passaient la journée à la capitale chez leur grand-mère, nous avions profité de la sieste de Colombine pour avancer un maximum : courses chez Le Roi Malin, découpage du plan de travail de la buanderie (nous avons ruiné la tranquillité du voisinage), vernissage (en deux passes) dudit plan de travail, installation du plan de travail et de l'évier (en émail tant qu'à faire, plus lourd mais plus facile à nettoyer), installation de la robinetterie (mais le vieux robinet récupéré était nase, du coup, le Capitaine est allé en acheter un neuf le lendemain), j'ai repeint l'étagère de la salle de bain (tant qu'à faire, hein), et au passage l'abattant des toilettes du premier a été changé (cela ne gênait personne sauf moi qu'il soit cassé). J'ai aussi lessivé les murs de la cave en vue de les peindre, et rejointoyé quelques briques (oui, j'ai bossé en presse déco fut un temps). Lundi matin, il était entendu que le sol de la cave devait ENFIN être peint. Ce qui me permettrait de remettre les étagères en place et de libérer (et de nettoyer) la pièce où Colombine dormait avant l'été (et de ranger toutes les fringues de bébé en 6 mois et de rendre les prêts à qui de droit, d'accéder au 12 mois et à la caisse de cadeaux de naissance (où se trouve le petit sac à dos pour aller à la crèche par exemple).

Lundi matin, rien ne bouge. En rentrant de chez la sage-femme (ben oui, faut bien finir la rééducation), je croise l'architecte et le chef des Croates. Qui font tout : peinture, plomberie, plâtres, etc. En se faisant prier, Simon le chef vérifie l'humidité du sol (l'excuse pour ne pas bouger jusque-là étant que la chape n'était pas sèche). Et miracle, l'architecte valide le taux d'humidité. Le temps d'acheter la peinture, c'est prévu pour le lendemain matin à l'aube. De joie, je lance une machine (histoire de laver tout mon linge avant l'intervention, puisqu'il faut passer une couche, laisser sécher 24 h, une deuxième couche, laisser sécher 24 h... Ce qui devrait nous permettre samedi prochain de tout remettre en place). Las. La machine à laver était mal raccordée. Nouvelle inondation. La peinture est reportée à mercredi. Du coup, de dépit, on renonce à repeindre les murs de la cave (profitons-en puisqu'il n'y a rien dedans), pour s'affaler devant des épisodes de Game of Thrones. Le Capitaine est tellement captivé qu'il ne renâcle même pas à les regarder en VOST.

Mardi matin, réunion de chantier. Il y a des choses à revoir sur le toit, donc l'échafaudage ne sera pas enlevé en fin de semaine. Ni les jardinières de nos fenêtres, pleines de gravats, encore nettoyées. C'est pas grave, cela fait deux semaines que ça doit être fait... Mais je m'en fiche puisque demain le sol de la cave doit être peint. Et que donc la buanderie et les étagères à provision seront rangées et que donc je pourrais refaire des stocks en vue de ma reprise du travail. Tant qu'à être à la maison, hein, autant en profiter pour faire les rangements que l'on ne fait jamais, etc, etc.


Mercredi matin, bien que nous ayons distribué des jeux de clés en masse, personne n'a ses clés pour rentrer. Je dois donc sauter dans un peignoir pour ouvrir la porte (le Capitaine, lui, sort de sa douche). A 10 h 30, tout le monde s'agite au second (alors que lundi, avec l'architecte, on avait bien spécifié que ce n'était pas la priorité) et le sol de la cave n'a toujours pas été effleuré par un pinceau. Le coup de fil à l'architecte m'expliquant - très posément, très pédagogiquement - qu'en raison du dégât des eaux de lundi, ce n'était pas possible de peindre est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Littéralement, d'ailleurs, puisque je rappelle le Capitaine - qui essuie la tempête. A quoi sert d'avoir pris tout septembre en congé parental puisque je ne peux rien ranger chez moi et que je devrais tout faire le soir, une fois le travail repris (c'est-à-dire à deux à l'heure, et sûrement jusqu'à Noël) ? Après, mes nouveaux amis croates me parlent avec précaution, comme si j'étais malade (ils n'ont pas perdu une miette de la soufflante).

la buanderie en cours d'installation...

la buanderie en cours d'installation...

N'empêche que quand nous sommes rentrés le soir avec les enfants, le sol de la cave était peint aux trois quarts (sauf sous les machines). Le Capitaine s'était tapé la honte de sa vie à la pharmacie où il était allé faire provision de granules homéopathiques. Dans un texto-liste (un listo, pourrait-on dire), j'avais glissé, pour faire une pointe d'humour, du Prozac au milieu du Gelsenium (en 15 CH) et de l'Apis mellifica. Ce qui a été pris au premier degré et a valu au Capitaine un sermon de la pharmacienne sur les médecins qui prescrivent à la va-vite des anti-dépresseurs. Au point où l'on en est...



* Clin d’œil à une fameuse affaire criminelle des années 1990. Oui, je suis née au siècle dernier.

et le salon.

et le salon.

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Terre, ciel, vie, terre

20 Septembre 2013, 11:48am

Publié par lapetitemaison

Terre, ciel, vie, terre

C'est, depuis deux semaines, le nouveau mantra de Petit Brun. Qui découvre, tous les mercredis après-midis, un nouvel univers, la salle d'armes.
Alors que j'avais lamentablement foiré toutes les inscriptions aux autres activités (le conservatoire doit ainsi me rappeler depuis le 22 juin, je dois être toujours une liste d'attente pour un rendez-vous d'inscription, liste sans doute perdue dans les couloirs du temps), et que je n'étais pas assurée jusqu'à la veille du premier cours que l'inscription à l'escrime ait marché, j'étais trop contente d'accompagner Petit Brun à ses premiers cours. D'abord, parce que c'est l'occasion de le découvrir en groupe (les parents et grands-parents, enfin surtout les grand-mères, peuvent assister au cours), bien différent de la maison. Le voir concentré, attentif, presque sérieux. Ensuite, parce que la salle d'armes, c'est tout un univers : les fleurets alignés sous les fenêtres, puis après la rangée des masques, les vestes d'armes blanches sur le mur d'en face. Les pistes métalliques sur lesquelles ont lieu les combats. Les fils auxquels les escrimeurs plus âgés s'accrochent. Le mur où sont exposées tous les trophées. Et que c'est trop mignon à voir, 10 petits garçons - et une fille ! -concentrés sur leurs fleurets en plastique, tentant de faire les bons pas -"marche" en avant, "retraite" en arrière et la fameuse fente, s'élancer tout feu tout flamme dans les combats avant de mouliner du fleuret mollement parce qu'ils ont tout donné les trente premières secondes... Transformés par le port du masque (on ne dit pas casque !), du gant et de la veste (où figurent 4 cibles de couleur), on les reconnaît plus qu'à leurs chaussures (car ils ont tous le même bas de jogging bleu marine de chez D...).
Ce qui me plaît dans l'escrime, c'est l'insistance mise sur les règles de politesse (que l'on s'escrime toute l'année à la maison à mettre en place) et de vie de groupe : on salue le maître d'armes en arrivant, on ne s'exclut pas du groupe (les deux anciens qui jouent les cadors ont été remis en place), on se salue en début de combat (le fameux "Terre, ciel, vie, terre") et on se serre la main. La séance dure 55 minutes et c'est largement suffisant pour Petit Brun, qui en ressort assoiffé (prévoir une petite bouteille d'eau mercredi prochain), affamé (deux bols de corn-flakes pour le goûter) et... épuisé (faire les devoirs le mercredi matin, c'est bien !)

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Folle semaine

14 Septembre 2013, 21:07pm

Publié par lapetitemaison

Folle semaine

Incroyable de ne réussir à se poser pour écrire ici que ce soir. Depuis que nous avons réintégré Poussièreland, notre home pas encore vraiment sweet, les jours passent à vitesse grand V. Attention, billet long (et illustré par une pauvre photo, parce que je suis en train de migrer de téléphone - et de succomber au pouvoir de la pomme).

Il y a eu ce week-end dernier (heureusement ensoleillé, sinon cela aurait été encore plus déprimant !) où nous avons repris pied chez nous, commencé à laver, dépoussiéré, mettre à peu près la cuisine hors d'eau (mais comme les étagères de la cave ont été déplacées dans la pièce dite de la télé où Colombine dormait avant l'été, nous fonctionnons avec un tout petit stock de nourriture...) Nous occupons dont la cuisine, nos deux chambres, le salon partiellement (quand les cheministes ne remontent pas la cheminée - un mercredi, quand tout le monde est là, c'est plus drôle ! -), la salle de bain du premier... Et la buanderie pas finie, où les machines ont recommencé à tourner (c'est que les enfants se salissent toujours autant, sinon plus...) Il a fallu enfin défaire nos valises, installer le lit pliant de Colombine avec ses frères (et leur cohabitation se passe à merveille la nuit, le jour, il est parfois plus difficile de maîtriser le son "c'est pas moi qui crie, c'est le pirate") Mille mercis à nos roues de secours : JB, Marie et Gayelle pour Petit Châtain samedi, et Sophie qui a passé son dimanche aprem à regarder des dessins animés et à faire la police au square (après nous avoir restaurés en prime !)

Lundi, reprise de l'école, bien sûr. Mais aussi début de l'adaptation à la crèche pour Colombine. A raison d'une heure par jour avec moi, pour commencer. Il s'agissait d'observer Colombine sur un tapis d'éveil, à attraper les hochets qui passaient enfin émettant le moins de bruit possible. Et à répondre aux questions des puéricultrices : "où dormait Colombine ?" "euh avec ses frères pour le moment, parce-que-nous-sommes-en-travaux" (sourcils levés d'étonnement). "Dans un couffin ou dans un lit à barreaux ?" "euh dans le lit pliant pour le moment, parce-que-nous-sommes-en-travaux, mais dès que l'on peut installer sa chambre, dans un lit à barreaux" (sourcils levés d'étonnement, et encore, je n'ai pas précisé que dans un premier temps, Colombine réintégrerait sa chambres au sous-sol, le temps que les nouvelles chambres de ses frères soient prêtes). "Et qui viendra la chercher ?" "euh, pour le moment, moi ou son père, notre organisation n'est pas encore très rodée" (gros gros euphémisme pour dire qu'on vient de se rendre compte que si le Capitaine ne travaille plus à La Défonce - ou alors travaille à La Défonce mais dans une équipe beaucoup moins détendue sur les horaires - notre organisation habituelle - à moi les matins, à lui les soirs - s'effondre. Gros gros chantier pour la semaine prochaine). Ajoutez à cela un rendez-vous chez l’ostéopathe pour Colombine le matin (et une traversée de Paris sous la pluie à l'heure du dej), et hop, il est 16 h 30.

Mardi, pour l'accession de Grand-Maman au club Vermeil, la fonction publique était en grève. Donc le centre de loisirs (qui est de toutes les grèves, sans parfois en connaître le mot d'ordre, comme s'était amusé à le vérifier un jour le Capitaine). Donc pas de cantine pour Petit Châtain. Pour le primaire, je ne savais pas, donc dans le doute j'ai récupéré les deux. Et couru toute la journée entre les deux écoles et la crèche... Coup de grâce à 12 h 30 quand le four s'est retrouvé au milieu de la cuisine (pour que nous ayons une arrivée de gaz aux normes) : "ça vous dérange pas, madame ?" Non, non, si je peux utiliser les plaques pour mon chef d’œuvre gastronomique : des quenelles. J'étais donc bien contente le soir de me mettre les pieds sous la table. Et de boire un délicieux Jurançon pour oublier les deux tendons abîmés de Grand-Maman (un usé, l'autre troué), qui donc ne peut plus rien porter.

Mercredi, folle journée. Le sommet je crois de cette semaine en matière de n'importe quoi. Avec l'arrivée des cheministes à 8 h pour bâcher le salon (on m'avait parlé de la moitié du salon, ils nous avaient laissé un trou de souris pour accéder à l'escalier). A 9 h, alors que je prenais mon café, les garçons sont venus me chercher : Colombine pleurait et il y avait de quoi : les murs de leur chambre, située sur le trajet du conduit originel de cheminée, tremblaient. On s'est réfugiés sur mon lit en attendant Grand-Maman (car nous avions crèche Colombine et moi). De retour de la crèche, départ de notre troupe direction le pédiatre (pour aller récupérer le certificat médical de Petit Brun, que j'avais oublié de demander lors du rendez-vous de la semaine passée - pris exprès pour cela -, tellement j'étais déprimée par les multiples rendez-vous à prendre pour traiter l'asthme de Petit Brun...). On s'arrête pour déjeuner en "ville" (aka dans la rue principale), d'abord parce que c'est irrespirable de poussière à la maison, et ensuite parce que nous devons être à 14 h à la salle d'armes. Car Petit Brun commence l'escrime ce mercredi (enfin, le matin même, le cher ange ne voulait pas se lever et passer la journée en pyjama, ça promet pour le changement de rythme scolaire l'année prochaine). Sauf qu'au resto, le service prenait des plombes et que j'ai fini par partir en courant avec Petit Brun et Colombine (vraiment en courant avec la poussette, je vais finir à la gym poussette), laissant un Petit Châtain hurlant à Grand-Maman. Finalement, ils nous ont rejoint au tout début du cours. On coupe la longue route du retour (la salle d'armes est vraiment à l'autre bout de la ville) en prenant un bout de bus, le temps de récupérer quelques affaires oubliées dans la voiture de Grand-Maman, il nous faut maintenant aller en procession accompagner Petit Brun à sa radio des poumons. Le centre de radiologie est tout près, mais à 4 et après notre course folle de midi, on part en minibus. J'avais oublié que le centre est au sous-sol et très mal indiqué. Après avoir visité tous les étages de la clinique, nous parvenons enfin à destination... Sauf que c'est l'heure du biberon et que Petit Brun va devoir aller faire sa radio tout seul. Les dames du centre sont gagas de Colombine, qui a même le droit d'être changée sur le bureau des secrétaires. Mais notre poussette gêne le passage des lits des malades et trouver un ascenseur vide pour enfin quitter l'endroit va prendre du temps. Si Petit Brun m'a aidée avec succès à monter (et à descendre) les marches de la clinique (pas d'accès handicapés, ou alors c'est un secret qu'on se passe sous le manteau), la volée de marches qui remonte du sous-sol, c'est quand même trop pour lui. Autant dire que nous sommes contents de retrouver notre nid à poussière. Le soir, première cuillerée de carotte pour Colombine, qui a l'air de bien apprécier ce changement.

Jeudi, re-crèche, avec un repas pris sur place. Je suis censée m'absenter une demi-heure et venir donner le biberon. Quand je reviens, Colombine est dans les bras de "sa" puéricultrice, rouge de colère et hurlante. Elle refuse de prendre le biberon.... On prend un jour de crèche supplémentaire. Et bim. Elle s'endormira en sortant de la crèche et boira son biberon comme si de rien n'était 3/4 d'heure plus tard. Pour me consoler, je repasse à la maison mettre mon portable à charger - il est en train de mourir à petit feu - et je vais déjeuner dans un salon de thé que j'adore et où dont je profite trop rarement. En sortant de chez le dentiste, je fais un tour chez Monop trouver des chaussures fermées (les sandales et les tennis en tissu, on oublie) et tiens, une adorable cape. En rentrant, c'est l'heure du biberon de Colombine, puis je rallume mon portable, et là, kyrielle de messages : Petit Châtain s'est ouvert la tête à 13 h (un camarade l'a fait chuter en arrière sur un banc), le Samu a été appelé et il faudrait qu'il voie un médecin pour être recousu. Pas le temps de prendre la poussette, je pars dare-dare avec Colombine dans le porte bébé (et mon portable mourant qui se décharge déjà), récupère Petit Brun avant tous ses camarades (carte "son frère s'est ouvert la tête, faut qu'on file aux urgences"), court jusqu'à l'école maternelle, arrive comme une bombe pour apprendre que Petit Châtain est dans sa classe (et tout le monde est hyper relax) et que non, comme le Capitaine avait dit qu'il allait me joindre, personne n'a pris la peine de le rappeler pour lui dire de venir chercher son nain et de l'emmener se faire recoudre... Comme Petit Châtain, contrairement à son frère, est endurant, il a fini par sécher ses larmes "ze suis tombé et z'ai pleuré très fort", faire le temps calme sans s'endormir ni tomber dans les pommes et suivre tout le reste de la journée. Le temps de consulter la mafia de 16 h 30 - où emmener l'enfant ? - de balancer, même jeter au vol Petit Brun, Colombine et le porte-bébé à un voisin et ami qui venait chercher ses enfants au même moment, nous partions en quatrième vitesse avec Petit Châtain récupérer des gâteaux, des doudous, des livres pour camper aux urgences de N. (idéalement situées sur le raccourci pour revenir de chez Grand-Maman et Grand-Père, je connais le chemin par cœur). Cela m'a laissé le temps de jeter le sac à langer de Colombine par-dessus le portail de nos amis - pas le temps d'aller au bout de la venelle, et d'appeler le pédiatre ("mais enfin pourquoi tu veux aller aux urgences, appelle le pédiatre", avait dit le Père de l'enfant). Ok. La pédiatre : "hummmmmm, une plaie à la tête, hummmmmm, et ça saigne plus ? Oh ça doit être superficiel, et puis j'ai des rendez-vous jusqu'à 21 heures, vous appelez tous maintenant... Naaaaaaaan, allez aux urgences". Heureusement que j'ai un forfait illimité...
Arrivés à l'hôpital de N., une fois le long couloir jusqu'aux urgences remonté "oh maman, on dirait un sateau, c'est beau", pépiait Petit Châtain qui n'avait pas remarqué qu'on passait devant le service psychiatrique de jour, nous avons été vite enregistré... Le panneau à l'accueil indiquait deux heures d'attente. On avait à peine commencé à goûter et notre premier livre que c'était déjà notre tour (merci, la mafia de 16 h 30),que l'infirmier trouvait complètement dingue qu'on arrive si tard après l'accident (c'est qu'on avoisinait les 18 heures), et oui, il fallait bien faire quelque chose de plus que désinfecter : Petit Châtain m'attrapa très fort par le cou quand on lui posa l'agrafe, et repartit avec un autocollant et un certificat de bravoure. J'ai écopé de la pince ôte-agrafe et de dix jours de bétadine à appliquer avant l'enlèvement (par une infirmière ou le pédiatre, faut pas exagérer) de ladite agrafe.

Vendredi matin, j'étais un peu trop sonnée pour penser à 7 h 30 à réveiller Colombine pour lui donner son biberon, histoire qu'elle ait un biberon à 11 h 30 à la crèche. Ce qui m'a valu une mise au point à la fin de l'adaptation du jour (où la coquine a joué le jeu), en mode : "et soyez à l'heure la semaine prochaine, parce que de 10 minutes en 10 minutes ça décale tout". Sur le principe, bien sûr, je suis d'accord. Mais dans les conditions actuelles, c'est déjà un miracle qu'il ne nous soit pas arrivé rien de plus grave cette semaine. Ah, et on a récupéré notre salon. Et notre cheminée. Mais la jolie plaque ancienne trouvée cet été ne pourra pas y prendre place... Et pour la glace, on est pas certains... Et il va falloir rapidos avoir les fenêtres et les vasistas en place au deuxième nouvel étage : la bâche faisait tellement de bruit cette nuit que je m'étonne encore de n'avoir eu aucun visiteur cette nuit...

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Le retour des devoirs

6 Septembre 2013, 12:37pm

Publié par lapetitemaison

Le retour des devoirs

Je n'y avais pas fait vraiment attention. Mais l'entrée en CP de Petit Brun, c'est la mise en place d'un nouveau cérémonial : les fameux devoirs. Et une nouvelle tâche à ne surtout pas oublier : comme il n'y a pas de cahier de texte, il faut vérifier le contenu du cartable du nain (même si dans le cas de Petit Brun, il annonce dès la sortie de l'école la couleur de la soirée...). Et SIGNER les devoirs (pour bien montrer que tu as fait bosser le nain). Du coup, j'ai l'impression que c'est moi qui suis revenue sur les bancs de l'école. Ce n'est pas si cauchemardesque : les devoirs, donnés le lundi et le jeudi, doivent être fait pour le lundi et le jeudi suivant. De quoi nous occuper le mercredi (mais quelle bonne idée d'avoir pris ce 4/5e) et le samedi, au cas où on s'ennuierait. Sans compter qu'il faut s'entraîner à lire tous les soirs (oh wait, mais je sais lire depuis fin 1986, c'est au nain de lire...)... Notre première séance de travail, sur le coin de la table de la salle à manger de Grand-maman, vers 19 h 30 parce que Petit Brun avait attendu ce moment pour me donner toutes les fiches de renseignements, règlement d'école et autres autorisations diverses et me montrer ses tous nouveaux cahiers. J'ai très vite vu ce qui allait pêcher, ce qui pêchait déjà cet été quand nous faisions le cahier de vacances (acheté en prévision d'un été pluvieux, vaguement fait en juillet, complètement abandonné en août...) : les lignes d'écriture. Petit Brun déteste, et moi, l'agacement me gagne vite, surtout quand il n'y a aucune ligne Seyès pour l'aider à former ses lettres. Mais au moyen d'un caramel-carotte, il a fini par lire, les lignes, ce sera pour ce week-end. A peine avions-nous fini que Petit Châtain prenait la place de son frère pour lui aussi faire les devoirs. Car, bien qu'il soit ravi de se précipiter sur les chevaliers mis à disposition dans sa classe, Petit Châtain veut aller au CP...
Je vois arriver ce vendredi avec soulagement, en espérant que nous puissions être bien lundi chez nous. D'abord, parce que des travaux de peinture vont commencer chez Grand-maman... Ensuite, parce que le kibboutz familial c'est confortable, mais c'est bien aussi d'avoir toutes ses affaires (et surtout ses papiers) au même endroit. Et surtout, surtout, ne plus faire les conduites. Quoique nous ayons eu énormément de chance cette semaine : les enfants ont été plus qu'à l'heure, nous n'avons pas eu de bouchon, à peine un début de ralentissement sur l'autoroute (malgré des départs de plus en plus tardifs), et nous avons toujours trouvé une place pour le minibus sans tourner des heures, ce qui relève quand même du miracle dans notre quartier. Malgré la compagnie de Colombine, toujours aussi mignonne et facile (elle au moins est ravie de me voir arriver à 7 heures du mat pour son biberon, contrairement à ses frères qui refusent de se lever), ces tours d'A86 ont été fatigants... Je laisse ma place volontiers !

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Le fail de la rentrée

2 Septembre 2013, 20:00pm

Publié par lapetitemaison

Le fail de la rentrée

On était prêts, archi-prêts. Malgré des conditions de rentrée un peu moisies - on squatte depuis une semaine chez Grand-père et Grand-maman, mais c'est pas ça le moisi de l'histoire. C'est que les travaux sont à la bourre. Du coup, pour ma plus grande joie, je vais être de conduites au moins cette semaine pour déposer et aller chercher Petit Brun et Petit Châtain... Soit une heure de voiture en période de pointe pour rallier notre banlieue. Avec Colombine comme petit paquet, parce que qui dit rentrée des petits dit aussi rentrée de Grand-maman. Grand-maman qui en plus a peut-être une tendinite ou une capsulite, c'est pas clair. Ce qui est clair, c'est qu'elle ne doit rien porter de lourd. Donc elle ne peut potentiellement pas garder Colombine. Qui a bien prospéré cet été, merci.
On disait donc conditions de rentrée moisies. J'avais noté depuis bien avant les vacances que la rentrée de Petit Châtain serait lundi de 14 h à 16 h. Et celle de Petit Brun le lendemain à 9 h 30. Dimanche, quand nous sommes allés vérifier horaires et dates - et voir aussi la composition des classes - tout m'a semblé normal. Le soir, nous avons préparé les sacs - enfin, le sac à dos Samsam pour Petit Châtain, le cartable rouge flambant neuf de Petit Brun - et tout l'exercice a consisté à expliquer à Petit Châtain, que non, il n'avait pas de fournitures, parce qu'en moyenne section, contrairement au CP, il n'avait besoin que de deux protège-cahiers transparents, deux photos d'identité et une boîte de mouchoirs, basta. Cela s'est fini en crise de larmes avec un petit garçon bramant qu'il voulait aller au CP.
Cet après-midi, le sac Samsam était complet, avec en plus le Lapin bleu et un dessin pour Anne, la nouvelle maîtresse. Les chaussures avaient été cirées par mes soins (et les méduses portées toute la fin du mois d'août reléguées au placard), le polo changé et les traces de feutre enlevées des bras, mains et visage. Samedi, le coiffeur était passé. J'avais préparé le biberon de 16 h de Colombine. Archi-prêts.
A 13 h 30, on avait trouvé une place à l'ombre et pas très loin de l'école (ce qui tient du miracle, le quartier étant généralement blindé à 9 h). A 13 h 45, on était devant l'école... Et tiens, c'est bizarre, pas un chat... Pourtant, la rentrée des moyennes sections, c'est bien à 14 heures... Demain. Tout s'explique. Sauf à Petit Châtain, qui ne comprenait pas pourquoi sa mère ne savait pas relier "3 septembre" et "mardi" après deux mois à vivre sans calendrier ou presque.

Du coup, pour demain, vous savez quoi ? On est archi-prêts...

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