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La petite maison dans la banlieue

Les chevaliers de Mauvais poil

19 Avril 2012, 21:28pm

Publié par lapetitemaison

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Ce soir, c'est moi qui récupérait Petit Brun (au centre de loisirs, Grand-maman et le grand Grand-Père étant en Réunion avec la petite sirène et sa mère) et Petit Châtain chez Fatiha. Depuis que les vacances ont commencé, les matins sont chafouins. Petit Brun, qui met 10 minutes à nous quitter le matin, ne voulait plus partir du centre et continuait à enfiler des perles (au sens propre comme au sens figuré : quand est-ce que Grand-maman allait avoir un nouveau chien ?) Devant les panneaux électoraux (son école fera office de bureau de vote dimanche), il étalait sa science politique toute neuve : Pourquoi allait-on élire un président alors que le président (sic), c'était ce monsieur-là ? Mes explications ("alors au premier tour, on peut choisir entre pleins de gens différents, les deux qui ont le plus de voix ont gagné et la semaine d'après, on choisit entre les deux) ont dû se perdre dans le vent (nous étions à vélo).

On écourta les tours de vélo dans la petite rue (il pleuvait à ce moment-là) pour vite rentrer. C'est là que le drame des chevaliers a éclaté. Le matin même, de l'aveu du Capitaine (j'étais partie à l'aube - 7 h 45 - pour récupérer les chers petits à 18 heures), tels deux anges descendus du ciel, les deux avaient joué très gentiment. Ce soir, j'ai eu droit à la version spoliation/protestations/rétorsions (Petit Brun ayant annexé tous les chevaliers et refusant d'en céder un). J'ai dû intervenir, malgré les larmes de crocodile des deux, diviser EN PARTS EGALES les chevaliers ("noooooon, pas le bleu, il perd tout le temps, je ne veux pas partager", bramait Petit Brun). Et finalement, on est arrivés à ce cliché de fraternité : tous les chevaliers dans le château fort et un semblant d'entente cordiale autour.
Force est de le constater : une semaine de vacances au centre de loisirs donne un Petit Brun de mauvais poil le soir. Jusqu'ici, les vacances scolaires se sont toujours partagées entre les grand-parents et les parents, ce qui donne des journées plus cool (pas de lever militaire comme pendant le reste de l'année, sauf aux sports d'hiver), moins bruyantes, où ils sont chouchoutés, et pas juste "occupés"… Même si le centre de loisirs déploie des trésors d'imagination pour rendre la semaine moins longue : pique-nique à la ferme (une maison partagée à plusieurs communes avec centre équestre et ferme à proximité), à l'intérieur vu les hallebardes qui tombaient mardi, activités manuelles autour du thème des Incas, "camping" (nuit dans la salle de danse) la semaine prochaine... Mais, mauvais temps oblige, les activités en plein air sont restreintes. Et la bonne humeur des troupes s'en ressent.

Fatigués comme nous étions tous les trois, le dîner fut un peu agité. Avec une crise de larmes de Petit Châtain, qui voulait aller à l'école (pas compris pourquoi au moment du kiwi), et son frère qui lui expliquait d'une voix onctueuse : "tu ne peux pas aller à l'école, c'est Nicolas Sarkozy qui décide". Je séchais les larmes en lui disant qu'en mai, on irait visiter l'école tous les deux et qu'après l'anniversaire de Petit Brun/l'anniversaire du Capitaine/l'anniversaire de son parrain/l'anniversaire de Mamie/le mariage de FlowentetLaure/mon anniversaire/les grandes vacances, il pourrait enfin aller à l'école. Et en prendre pour 15 ans.

Deux livres plus tard, un verre d'eau et un certain nombre de bisous et câlins, les deux chevaliers chafouins s'endormirent si rapidement que je pus même – incroyable mais vrai – REGARDER UN FILM A LA TELE. Devant le coucher de soleil, je me demandais si ce week-end, on pourrait quand même aller au Japon. Via le jardin d'acclimation...

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Recherche printemps désespérément

17 Avril 2012, 21:00pm

Publié par lapetitemaison

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A première vue, tout y est. L'herbe est verte, le ciel bleu. C'est un mariage, le mariage où nous étions ce week-end. Mais un détail cloche : les plaids bleu ciel qui couvrent les épaules des dames. Car s'il n'a pas plu, contrairement aux prévisions catastrophiques des diverses météos consultées compulsivement par la mariée (et néanmoins amie), il a fait FROID. Pourtant, mi-avril, on aurait pu penser avoir plus de 10 degrés... même dans l'Oise. A 18 h 30, par peur de finir congelée, je finissais par demander au Capitaine d'aller chercher le fameux manteau en mouton doré, qui m'avait déjà sauvé la vie le mois dernier. Je l'avais pris au cas où le matin, pour ne pas mourir de froid en rentrant de la soirée vers les 3 heures du matin. Pour une photo avé les collègues (et néanmoins amies de la mariée), nous avons retiré manteaux et gilets, histoire que les jolies robes (dont les quêtes avaient occupé pas mal de pauses déjeuner) figurent au moins sur les photos, à défaut d'avoir pu parader avec tout le long du cocktail. La star du jour, elle, ne souffrait pas du froid (la grâce du mariage sans doute !)

Cela fait donc trois semaines que j'ai descendu ma caisse de vêtements d'été pour rien. Que j'en suis à me demander si je vais ressortir mes gants, parce que le matin, à vélo, nous avons bien froid aux mains, avec Petit Brun. Qui n'a toujours pas quitté sa cagoule, tout comme son frère. Je désespère un peu de leur faire enfiler des blousons de printemps. Et me demande si on ne va pas rallumer la cheminée...
Du coup, je n'ai qu'une envie : faire ma valise pour La Réunion pour enfin pouvoir mettre des robes, jupes, T-shirts (bon, glisser quand même un jean et un pull pour la plaine des Cafres). Et des maillots de bain. Car dimanche en huit, on s'envole enfin pour l'île Bourbon, de Lorient via Orly...

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Paquorama

12 Avril 2012, 21:55pm

Publié par lapetitemaison

Attention, billet placé sous le signe de la panique devant le retard pris. La faute au week-end de Pâques lui-même, où j'aurais pu faire un billet, mais j'ai préféré lire au soleil (car oui, il fait beau par intermittence, contre toute attente), faire des balades, passer à table, manger, sortir de table pour ranger la cuisine et remettre la table, régler deux ou trois courses essentielles telles que : trouver des chaussures neuves pour le printemps pour Petit Brun et Petit Châtain (expédition à Tours), faire le plein de plantes vertes à la serre, idéalement située à côté de la centrale nucléaire (et non, la vendeuse n'avait pas trois narines et non, les plantes n'ont pas encore crevé, une fois éloignées des colonnes de vapeurs d'eau), et last not least, faire un plein au Carrefour, de couches notamment pour Petit Châtain qui en utilise encore deux par jour (sieste et nuit).
Du coup, kaléidoscope, pot pourri, méli mélo, comme vous voulez :

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Les cerisiers étaient en fleurs, on en aurait bien pris un à la serre, calculé avec précision son emplacement pour qu'il ne se cogne pas dans le figuier et puis nous cache un peu de notre petite rue aussi. Manque de bol, il n'y en avait pas à la serre, il n'y avait que des pommiers en promo. La glycine était magnifique. Un jour, la nôtre sera aussi comme ça. Un jour.

Samedi après-midi, opération chaussures pour Petit Brun et Petit Châtain. Non, aucun monstre n'a déchiqueté la Rue Nationale par le milieu : ce sont les travaux du tramway. Autant dire que le shopping perd de son charme, à avancer sur les trottoirs serrés comme dans le métro. Mais ces messieurs ont trouvé chaussures à leur pieds... Il était temps !!

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La nuit de samedi à dimanche, la gastro que nous avions crue derrière nous (un épisode dans la nuit de mercredi à jeudi) a repointé le bout de son nez. Heureusement, Petit Brun a eu le réflexe de courir dans la salle de bain : on a évité le massacre du jonc de mer qui couvre le sol de leur chambre à La Rinissé... Mais quand il est venu nous demander, à 7 h 30, s'il pouvait aller voir si les cloches étaient passées, on l'a prestement envoyé se recoucher, pendant que j'allais vite réveiller Grand-maman afin qu'elle aille installer les œufs dans le jardin... Les cloches ont été généreuses !
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Pour le repas de Pâques, on a ressorti la nappe syrienne rouge que Grand-maman aime tant qu'elle est décolorée et un peu usée – mais qui sait quand on pourra retrouver une nouvelle nappe brodée pour Pâques dans le souk Hamiddiyeh ? Disposé les sardines en chocolat, si belles que c'était presque dommage de les manger et de déchirer leurs robes argentées, installé dans le compotier les œufs peints trouvés chez le fromager, comestibles, ce dont nous doutions, la plus scientifique d'entre nous, Vic, arguant que la coquille étant poreuse, la peinture avait toutes les chances de passer... Mais le soir même, on finit par les manger, et, miracle, personne ne fut malade !
DSC08158DSC08157Pour le dessert, Vic avait réalisé un cheesecake délicieux, raté, selon elle, bien que nous ayons astucieusement camouflé le rift qui s'était créé au centre avec de la friture...
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Après le déjeuner, vers 15 h 30, soit disant pour occuper Petit Brun (qui refusait d'aller faire la sieste malgré une nuit agitée), il fut décidé de sortir les bateaux télécommandés et de les faire voguer sur les eaux particulièrement troubles de la piscine – un beau vert épinard, il a fait très chaud fin mars et, comme tous les ans, la piscine a tourné. Et les chocs chloriques du week-end n'ont pas réussi à la ressusciter...
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Une fois Petit Châtain réveillé de sa sieste (ou disons du long moment où il est resté dans sa chambre, devant le désordre ambiant, je n'étais plus très sûre qu'il ait vraiment dormi), les garchons ont enfourché vélo et draisienne pour une promenade jusqu'à la rivière. En se demandant s'il y avait des crocodiles, des requins, voire même, rêvons un peu, des poissons dans le fossé qui bordait le chemin. Nous avons agrandi notre circuit de balades, et cet été, si Petit Châtain arrive à bien pédaler, celle-ci pourrait bien être une de nos préférées (hormis la traditionnelle inspection des poules de la voisine).
Le soir, on sortit le Trivial Pursuit pour une partie endiablée, pendant que le Capitaine et le grand Grand-Père riaient aux éclats devant les épisodes de Kaamelott – soirée spéciale sur une chaîne de la TNT.
DSC08200Lundi matin, le week-end tirait déjà à sa fin. On avait promis à Vic de la déposer à la gare le soir, et devant le mauvais temps, un départ tardif semblait être une bonne option. Un petit tour à la serre donc s'imposait, notamment pour reconstituer notre potager. Hélas, la serre avait été dévalisée pendant le week-end, nous nous étions réveillés trop tard, et en même temps, nous étions venus trop tôt : il y avait peu de choix dans les légumes. Sur les conseils de Vic, on évita les pots "F1" (Monsanto, mal, pas bien) pour choisir des pieds de tomates anciens. On rafla aussi un pied d'aneth – qui monte haut et fait de jolies fleurs jaunes –, et finalement, beaucoup de fleurs : des pieds d'œillets roses et blancs, des myosotis (2e essai), des hortensias bleu et blancs, des plantes pour la jardinière de l'entrée dont j'ai déjà oublié le nom, mais qui ont besoin de peu d'eau et font des fleurs roses du plus bel effet...

On partit vers 19 heures, la voiture chargée à mort. Après avoir cherché partout mon smartphone-doudou, qui avait bêtement glissé entre deux sièges et qui miraculeusement n'était pas sur vibreur ni éteint et fut donc repéré grâce à la sonnerie. En embarquant par mégarde le sac du grand Grand-Père (qui chargeait sa voiture en même temps). On déposa Vic bien à l'heure et celle-ci eut juste le temps de nous appeler au secours avant qu'on ne rejoigne l'autoroute : son train était supprimé, pour cause de grève régionale. Qu'importe, un petit crochet par St Pierre-des-Corps, et hop, elle attrapait son TGV.
Le retour fut long, malgré la tangente avant le péage. D'où une semaine dans le cirage et ce billet pascal tardif. Surtout que s'est ajouté un dîner avec un invité lointain hier soir, un dépôt de Petit Châtain chez ses arrière-grands-parents ce soir (Fatiha part en week-end surprise d'anniversaire organisé par ses amies. Un vendredi. Hum. Pile le mois où nos jokers sitters sont en vacances). Vivement le week-end !

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De bric et de broc

2 Avril 2012, 21:38pm

Publié par lapetitemaison

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C'était notre troisième brocante, et nous pensions être aguerris. Celle-ci aurait lieu au pied de l'immeuble de JB et Marie, je dormirai chez eux la veille pour monter le stand dès l'aube, puisqu'à 7 h 30, tout emplacement non occupé n'était plus réservé. Le Capitaine me relaierait sur le stand vers 14 heures, et j'irais emmener Petit Brun et Petit Châtain chez leurs arrière-grands-parents, qu'ils n'avaient pas vu depuis le mois de janvier. Le soir, nous repartirions avec un bébé en plus : Gaby viendrait passer la nuit chez ses cousins, ses parents étant invités à un anniversaire dans un bar.
Une fois installée sur mon matelas gonflable, je tâchai de m'endormir. Un peu inquiète de me lever à l'aube, moi qui ne suis pas du matin, puis d'enchaîner avec les enfants l'après-midi, alors qu'un temps maussade était prévu. Enfants qui passeraient de 2 à 3 le soir, ne m'étais-je pas un peu enflammée sur ce coup-là.

4 h 30 : la dépanneuse et des passants qui devaient faire partie de l'organisation, chargés d'enlever les véhicules qui seraient encore restés malencontreusement garés. Puis le calme, à nouveau.
5 h 30 : nouveau réveil, avec du bruit, des camions que l'on gare et qu'on décharge. Je commence à me demander si on ferait pas mieux d'y aller.
5 h 45 : JB vient me réveiller. Je vais prendre une douche histoire de me réveiller. Et me laver les cheveux. Problème : il n'y a que du shampoing spécial boucles "effet salon" (ma belle-sœur a une chevelure de rêve TRES bouclée). Et je ne sais pas trop avec quoi mon frère se lave les cheveux. J'ai pique donc un peu de shampoing spécial boucles, en me disant que cela aura peut-être un effet curly sur mes baguette de tambour.
6 heures : une perfusion de café, vite.
6 h 15 : on descend chercher les tréteaux et les planches. JB s'aperçoit que le casque de Marie, qu'il a emprunté hier pour déplacer leurs bécanes et qu'il a posé sur les cartons que les voisins avaient entreposé dans la rue, avait disparu.
6 h 30 : à peine a-t-on posé les tréteaux et les planches sur nos deux mètres linéaires que des professionnels s'approchent, le tutoiement facile : "qu'est-ce que tu as ? de l'argenterie, des tableaux ? des statues ? Tu as des instruments de musique ?" Ben oui, une batterie, justement, mais il semblerait que les violons soient plus recherchés. Le deuxième type de chaland, qui achète pour lui ou pour revendre, se précipite lui aussi. JB m'avait certifié qu'il y avait de la monnaie dans la caisse, mais trois pièces de 5 centimes se battent en duel, alors que des paires de chaussures ont déjà trouvé preneurs.
7 heures : non, mes sacs ne sont pas en cuir, je n'ai pas de vieilles pièces de monnaie à vendre et visiblement, les trésors récupérés chez Belle-maman lors de son déménagement ne sont que du métal argenté.
7 h 30 : l'éclairage public s'éteint, une lumière bleue tombe sur le stand. Des dames distinguées, cabas sur l'épaule, éclairent notre stand furtivement de la lueur de leur lampe de poche. Je commence à avoir froid et à ne plus supporter mon frère qui pleure la perte du casque conjugal depuis 1 heure et demie "je vais me faire tuer, je vais me faire tuer". On a déjà amorti la location des mètres linéaires.

8 heures : je monte faire une pause pipi (c'est bien pratique, la base de repli) et je récupère une paire de chaussettes : la veille, il faisait 20 degrés à Paris, je suis en petites tennis en toile.
10 h : alors que les affaires battent leur plein, mon frère monte préparer le terrain (et demander du café). Il redescend, la mine sombre : visiblement, sa moitié n'est pas enchantée à l'idée de devoir courir dans un magasin de cycles retrouver un casque, alors qu'elle avait prévu avec le même montant de refaire sa garde-robe ce mois-ci.
13 heures : le rythme des ventes s'est bien ralenti, et on en profite pour déjeuner de pizzas. On a déjà vendu un immonde Bouddha, des gravures, un vélo d'appartement et surtout, surtout, le stepper réclamé par Marie pour un de ses anniversaires et qu'on a jamais réussi à vendre aux deux brocantes précédentes. Si on avait fait payer tous les gens qui ont voulu l'essayer, on aurait pu se faire trois fois son prix de vente. La batterie est toujours là, tout comme les deux éléphants, bien qu'on ait baissé leur prix.
14 h 30 : le Capitaine me relaie. Je suis exténuée. Les enfants sont en pleine forme.
15 heures : On est enfin arrivés chez Grand-Père et Mamie. Comme par hasard, des cannelés (plein de lait) tiédissent à la cuisine. Petit Brun, bien que sous antibiotiques à cause de son otite, en gobe deux illico. De toute façon, ils se sont rués vers le salon chiper des chocolats dans la boîte de la table basse, qui en contient toujours. J'ai droit à un café pour me réchauffer, les petits s'installent, vont chercher les voitures à la cave.
jardin15 h 15 : pendant qu'avec le petit Grand-Père on récupère les graines de pois de senteur et de marguerites qu'il avait mise de côté pour moi à l'automne, Petit Brun et Petit Châtain sortent brouettes et ballons sur la pelouse. Et parviennent à se disputer à deux les trois brouettes existantes.
15 h 20 : certaines graines de pois de senteurs sont pleines d'araignées. Enfin d'insectes, quoi.
15 h 25 : on décide de noyer les bêtes dans de l'eau et de planter les graines quand même, on verra bien. Il paraît que c'est même mieux de les faire tremper 24 heures avant. J'ai assez de graines de marguerites pour ensemencer tout mon jardin. "C'est facile, tu grattes la terre, tu creuses un petit sillon, tu sèmes à la volée, comme du blé [ Grand-Père oublie que je n'ai jamais semé de blé], tu recouvres et tu arroses". Tellement facile que le lendemain, en oubliant de bien refermer le pot de graines de marguerites (que j'ai essayé de répartir en plusieurs endroits du jardin), j'en ferais tomber un bon paquet sur la pelouse. Hum.
voiturerugby

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pendant ce temps, Petit Brun fait n'importe quoi avec les brouettes. Mamie leur montre comment faire des bagues avec les pâquerettes.
15 h 40 : une quarantaine de pâquerettes ont été décimées, offertes en bouquets, glissées dans mes cheveux ou derrière mes oreilles. Pour les bagues, c'est pas encore ça.
16 heures : On finit par les emmener faire un tour : escaliers roulants du Monoprix, tour dans les voitures-manèges installées devant le magasin (ils n'ont pas encore compris que c'était encore mieux si on mettait une pièce dedans), et hop, un chocolat de gagné chez le traiteur, et retour au point de départ, pile pour l'heure du goûter. Ils ne veulent pas donner la main et sont moyennement obéissants.
16 h 30 : En fait, ils se sont tellement gavés de chocolat qu'ils n'ont absolument plus faim. Petit Châtain se siffle un excellent jus de pomme, mais mange à peine. Son frère, pendant ce temps, regarde le rugby avec son arrière-grand-père. "Qui joue contre les Français ?" Ben en fait, c'est le Stade français contre Toulouse.
17 heures : On a fini par coller Petit Brun et Petit Châtain devant les vieilles cassettes VHS. Une heure de paix, à bavarder tranquillement, mis à part deux interventions pour aller aux toilettes, et un accident à déplorer. Mais par miracle, il reste des couches, de quoi faire le trajet retour tranquille.
18 heures : Le Capitaine appelle pour dire qu'ils sont en train de remballer. Nous partons, lestés du cadeau d'anniversaire de Petit Châtain, d'un pot de confiture de fraises, de graines de pois de senteur, de marguerites et de roses trémières. Pile au moment où Grand-maman et le grand Grand-Père arrivent. M'obligeant, comme aux pires heures de la conduite accompagnée, à faire une manœuvre, avec toute la sainte famille qui prodigue des encouragements sur le trottoir : sortir le minibus, garé derrière la voiture du petit Grand-Père, avec le grand Grand-Père en embuscade, prêt à récupérer ma place. Tout ça le jour où je suis debout depuis douze heures, déjà.
18 h 30 : la brocante est encore loin d'être terminée et c'est l'embouteillage vers la rue de JB et Marie. Je me poste un peu plus loin. Devant la statue de Santos Dumont, dont je trouve – merci le smartphone – l'histoire sur le net. Histoire de faire patienter Petit Brun et Petit Châtain, qui commencent à chouiner.
18 h 45 : à peine est-on tous installés dans la voiture, que Gaby émet un drôle de bruit. Le Capitaine assure que ce n'est rien, je découvrirai après qu'elle a régurgité un peu de lait.
19 h 15 : enfin à la maison, glaciale, puisqu'on avait arrêté le chauffage la semaine dernière, tellement il faisait chaud. Gaby dort, on la laisse dans la coque, le temps de mettre les garçons au bain et d'installer leur chambre pour la nuit.
19 h 30 : lit parapluie ok, affaires de la demoiselle ok, je descend la boîte de lait et le biberon. Ce matin, le Capitaine a acheté de l'eau en bouteille. Nous sommes parés.
19 h 45 : en attendant le dîner, Gaby est installée sur une couverture dans le salon. Ses cousins lui lisent un livre. Le tableau idyllique dure trois minutes : c'est l'heure d'aller manger.
20 heures : je commence le biberon. Petit Brun et Petit Châtain voudraient bien le donner eux aussi.
20 h 15 : j'emmène les garçons se coucher, le Capitaine prend le relais avec sa filleule. Ne pas avoir fait de sieste les a crevés.
20 h 30 : Ils sont tous les trois dans leur lit.
20 h 35 : Plus un bruit, miracle. Et ne se réveilleront qu'à 9 heures le lendemain...

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