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La petite maison dans la banlieue

L'été indien

29 Septembre 2011, 21:24pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

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Profiter de ces journées incroyables, chaudes et ensoleillées. Qui font gagner 15 jours avant de remettre le chauffage en route, avant d'aller faire le plein d'affaires d'hiver pour Petit Brun. Petit Châtain, en bon cadet, profitera des affaires de son aîné, mais on lui trouvera bien quelque chose de neuf, histoire de ne pas trop le traumatiser. De toute façon, en ce moment la seule chose qui fasse plaisir à Petit Châtain est de faire des puzzles. Dès le lever. Chez la nounou (qui le laisse seul dans une pièce pour que les plus jeunes ne le dérangent pas). En rentrant, en écoutant l'histoire et de s'endormir avec ladite boîte du puzzle. Qui comprend 45 pièces, ma fierté maternelle est au top (refusant d'entendre qu'à force de le faire avec son frère, il doit tout simplement le connaître par cœur, le bougre).
Laver le linge et pouvoir le faire sécher en clin d'œil sur le fil, évitant la case pressing pour les housses de couette, un peu pénibles en hiver. Ne plus faire tourner le sèche-linge, petite entorse écologique. J'ai dans la tête la chanson de Joe Dassin, sauf que présentement, au lieu de marcher au bord d'une plage dans une robe blanche qui me ferait ressembler à une aquarelle de Marie Laurencin, je suis coincée au bureau la plupart du temps, profitant certes de la pause déjeuner pour pique-niquer (fin du mois=plus de tickets restau=boîtes maison) avé les collègues sur les quais de Seine, à zieuter les apparts de la rive d'en face, surtout ceux des derniers étages en jouant au juste prix de l'immobilier... Un exemplaire du Monde sous les fesses (les pelouses sont manifestement copieusement arrosées peu de temps avant notre arrivée) et l'on fait le plein de soleil, en sachant que ça ne durera pas.
Ephémère aussi, notre première récolte de figues. L'an dernier, Edouard et Anne-DoDominique nous avaient offert pour nos 60 ans un figuier. Dûment planté, arrosé, chouchouté (grosse angoisse en avril, pendant la sécheresse quand les premiers bébés figues ont grillé sur place par manque d'eau). Au final, notre première cueillette (à la lampe de poche, le problème de l'été indien, c'est que la nuit tombe plus tôt) a rassemblé 400 g de figues (celle à gauche, c'est une Turque, depuis transformée en confiture. A droite, notre production maison, goûteuse, et parfois pleine de vers, les joies de la culture sans pesticides sans doute !). Pas assez pour faire un pot de confiture, mais suffisant pour que chacun puisse y goûter ! En escomptant déjà que la récolte de l'an prochain soit plus fructueuse.
Nous avons prévu de camper ce week-end dans notre jardin, peut-être d'y lézarder un peu. Il faut que je taille les rosiers, que je fasse la guerre aux mauvaises herbes. Des amis passeront peut-être prendre un café. Si je suis très courageuse (mais je doute de l'être), j'irais faire un tour à la médiathèque prendre de quoi m'évader en prenant le train et courir les magasins pour rhabiller Petit Brun. Qui, bien que ne prenant plus de produits laitiers depuis le mois de janvier, ne cesse de pousser. Peut-être même qu'on arrivera à terminer les travaux du sous-sol – en stand by – et que je me mettrai enfin à faire les albums photos en souffrance. J'arriverai peut-être à écrire ce billet post-colombien pour lequel je ne trouve pas le temps et à commander des tirages des photos. Ou alors, j'attends les soirées pluvieuses et froides d'octobre (le vrai) et je profite de ces derniers cadeaux de l'été. Allez expliquer ensuite à Petit Brun que c'est l'automne depuis le 23 septembre "super, les feuilles vont tomber et on va courir dedans"…

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La roue tourne

19 Septembre 2011, 21:38pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

DSC04770.JPGLundi, alors que nous revenions du mariage du parrain de Petit Brun au Basque pays (temps de rêve pour le décollage, enfants a-do-ra-bles faisant des coloriages ou écoutant pour la millième fois les sempiternelles histoire du Père Castor, noter d'investir dans les tomes 2 et 3 pour notre santé mentale), le ciel nous est tombé une première fois sur la tête. Jusque-là, tout roulait : avion à l'heure, bagages pas perdus, RER pris et arrivée au bureau comme prévenu à 12 heures (avec déjeuner devant l'ordi comme acte de contrition). Sur la route du retour, le Capitaine apprenait que Fatiha devait partir en urgence en Algérie où sa maman venait de décéder. N'arrivant pas à me joindre, le Capitaine finit par tenter de me joindre sur mon poste : mardi, c'était bon, sa marraine venait, mercredi, Grand-maman prenait le relais, restait jeudi et vendredi. Finalement Ma'ie, bien qu'enceinte jusqu'aux yeux se porta volontaire pour jeudi. Et on trouva une baby sitter pour vendredi, moyennnant finances. On avait bien pensé à réitérer l'intégration chez une nounou voisine, comme en mai… Las, pas de miracle : la nounou des amis était partie… au Gabon, enterrer sa maman elle aussi. Du coup, c'était une cousine, pas très dégourdie, qui avait pris le relais auprès de trois enfants, un 4e ne serait vraiment pas une bonne idée. En rentrant de cette journée sans fin (commencée à 6 h 30 du matin), je passe présenter mes condoléances à Fatiha, qui se met à pleurer dans mes bras et moi avec.
Mardi : jamais je n'ai autant couru pour aller à l'école. Tante Anne s'est trouvée prise dans les embouteillages, et comble de malchance, la chaîne de mon vélo a sauté. Toute seule, pendant le week-end, puisque jeudi après-midi, tout allait bien. M'obligeant à faire courir (à 8 h 55, l'école fermant ses portes aux parents à 9 h 00, call me Wonder woman) Petit Brun au bout de mon bras ("j'ai mal aux jaaaaaammmmbes !" "moi aussi, moi aussi !"), à passer outre les vociférations du dragon "je ferme les portes, vous n'avez pas le droit d'entrer madame" "j'ai un PAI et PLEIN de papiers à déposer à la maîtresse, gerbe de là cafard", ai-je éructé (en vrai, j'ai pas dit "gerbe de là cafard"). Là, Elliott est arrivé à temps pour embarquer Petit Brun (qui ne voulait pas aller à l'école, qu'il avait déjà séché lundi après-midi, pour cause de vol pris aux horreurs).
Mercredi : mon vélo est réparé, Grand-maman à l'heure. Et les petits, sages comme des images, me font coucou de l'escalier. Paaaaarfait. Sauf que. Au bureau, depuis lundi, je suis ensevelie sous un tombereau de boulot (j'ai même travaillé dimanche soir depuis la réception de l'hôtel, le seul endroit où l'on captait bien le wifi). Partant à 20 heures en culpabilisant de louper le coucher des petits. En fait, ceux-ci, après avoir attendu avec Grand-maman le monsieur du gaz (lequel avait "oublié" son sac, donc pas de ramonage de la chaudière avant mars prochain. En revanche, la buanderie a été réoganisée de manière à laisser un accès à la chaudière et c'est bien mieux comme ça), sont partis goûter à St Cloud, profiter du jardin et de leurs arrière-grands-parents qui partent en cure trois semaines dimanche. Du coup, ils sont encore à table quand j'arrive et je peux les coucher.
Jeudi : Ma'ie et Batiss sont presque en retard, j'ai laissé la porte d'entrée ouverte pour les laisser venir. Aujourd'hui, on est déposé à l'école et à la gare en VOITURE, le luxe. Ce qui est très pratique, puisque Petit Brun a décidé d'emmener à l'école les nids trouvés dans le chèvrefeuille cet été par son grand-père. Attention, fragile. Rebaptisée "mariejeanbaptiste", Ma'ie passe la matinée à dessiner des chats sur l'ardoise magique puis à faire des gros câlins baveux. Petit Châtain ne sera réveillé qu'à 17 heures ("excuse-moi de te déranger, mais il est 16h 30 et il dort toujours. Je le réveille ?")
Vendredi : Pour plus de précautions, on avait demandé la veille à la baby sitter d'arriver à 8 h 30. On a garé le minibus dans la rue pour qu'elle puisse se garer tout de suite dans le jardin et ne pas perdre de temps à trouver une place.
8 h 30 : on est over-prêts. J'ai même commencé à sortir les crayons de couleur et les albums de coloriage.
8 h 35 : j'ai vérifié le sac de Petit Brun, il a pris ses granules, j'ai noté sur un papier le menu du déjeuner, mais qu'est-ce qu'elle fout ??

8 h 40 : la revue de presse de France Inter vient de se terminer. On entre en zone rouge.

8 h 45 : un appel d'un numéro inconnu sur mon portable. Ah non c'est le Capitaine, qui appelle du bureau. "N. est coincée dans les embouteillages, elle arrive dès qu'elle peut. Au pire, pars avec Petit Brun et Petit Châtain".

8 h 50 : N. arrive et se gare en 30 secondes. Heureusement qu'elle ne conduit pas un minibus. 2e miracle, Petit Châtain, absorbé par son coloriage, nous laisse partir sans (presque) rien dire. 3e miracle, nous arrivons presqu'à l'heure (en tout cas pas les derniers) à l'école, et n'avons à affronter aucun dragon. Je suis déjà épuisée en arrivant au bureau par ce sprint matinal. Le soir, pendant que le Capitaine se rend à un dîner d'anciens combattants collègues, Noph vient regarder un DVD en buvant de la manzana, dans la droite ligne de nos soirées pâtes au thon manzana lilloises. Un moment de réconfort bienvenu.

Samedi : j'ai rendez-vous à Boulogne pour un brunch. Finalement, la réunion de parents de Petit Brun est repoussée à la semaine prochaine, l'inspectrice d'académie voulant y assister. Visiblement, certains ont été plus tenaces que moi (la directrice ne m'a toujours pas rappelée). Je m'y rends en minibus (c'est très mal desservi depuis chez nous) et dois me rendre à l'évidence : je ne pourrais pas me garer en surface, même avec une demi-Smart. Direction donc le parking souterrain, un exercice que je déteste. Tellement j'ai pas la voiture dans l'œil, que le "bip" de recul ne m'aide pas et ne m'a d'ailleurs pas empêchée de me manger le poteau du début de la rue la seule fois où j'ai voulu rentrer la voiture toute seule. Mais finalement, je m'en sors très bien. Ouf.
Alors que nous devisons de choses et d'autres, celle qui nous réunit nous apprend la maladie de son père depuis plus de dix ans. Un voile tombe.
Dimanche : Alors que nous rentrons d'une balade de la Journée du Patrimoine dans le quartier (où l'on apprend pourquoi notre rue est si peu large et pourquoi certains terrains ici sont si étroits. C'est que sur cette terre de cerisiers, on vendait les parcelles par rangées de cerisiers, donc plus ou moins larges selon le nombre de rangs vendus), nous réalisons, sans faire de psychatnalyse, que Tihi a visiblement mal supporté la présence (réduite au jardin) du chien jaune. A midi, elle avait une première fois souillé notre lit. Rebelote en rentrant de balade. Nos deux couettes sont inutilisables. Nous voilà réduits à dormir dans des sacs de couchage (moi emmitouflée dans mon sarcophage, tellement j'ai froid). Le même après-midi, on apprend le décès du petit frère d'un ami de Batiss et du Marin. Dehors, il pleut et mon linge est trempé. On a beau regarder un DVD avec le Capitaine, la fête est finie. Pourtant on fêtait nos noces de laine aujourd'hui.

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Soixante bougies en 24 heures

5 Septembre 2011, 20:30pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

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C'était un week-end d'anniversaire, ceux des trentenaires de la rentrée. Du côté du Capitaine, nous avions manqué la salve de mai (mois fécond s'il en est). L'une avait prévu un barbecue qui a bien failli passer à l'eau, mais entre un orage et une nuit de pluie, on a pu profiter du jardin. Certains étaient présents depuis longtemps et faisaient remarquer que le jardin n'avait pas tellement changé depuis le goûter des 6 ans. Certains cherchaient à reconstituer les écheveaux qui faisaient que nous nous retrouvions tous ici, et, sans le vouloir, le Capitaine et moi avons dû raconter plusieurs fois le pourquoi du comment nous nous étions rencontrés. Le fameux café narguilé a d'ailleurs été remplacé par une épicerie corse, tout se perd. Les neveux et nièces que nous avions connu bébés puis ribambelle de petites filles et petits garçons étaient maintenant des préados, les seuls d'ailleurs à se lancer sur la piste de danse. Nous n'avons pas pu vérifier si les trentenaires chenus présents les avaient rejoint, notre cure d'austérité personnelle post-colombienne nous imposait de rentrer pas trop tard. Pour nous entendre dire par la baby-sitter que désormais, ce serait 8 euros de l'heure. Au lieu de 7. Un énième effet de l'inflation (après le petit pain de la boulangerie chic qui prend 5 centimes par pièce, le bo bun qui passe de 7,80 euros à 8 euros... Il n'y a plus que ma fiche de paye qui n'augmente pas par miracle en septembre...)

Le lendemain, on faisait minibus commun avec Marianne et Ségo pour fêter - sous le sceau du secret – les 30 ans de celle qui était devenue amiénoise depuis un an. La route, maintenant connue, m'a semblée plus courte qu'en mars. Son mari attentionné avait tout organisé depuis la mi-août, préparé un buffet royal pour dix personnes (dont deux enfants qui se sont essentiellement gavés de chips, de salade tomates-mais et de forêt-noire "Pourquoi ça s'appelle forêt-noire, c'est un gâteau fabriqué dans la forêt ?" demandait M. 1000 questions alias Petit Brun) et acceptait notre invasion avec philosohie (mille excuses pour le sol que les chers petits ont laissé collant, et les miettes dispersées aux 4 coins du salon, sans compter le squat dans la chambre devant le dinateur...)

Certes, nous avons pris un coup de vieux, nous aussi. Quelques cheveux blancs, encore très discrets, pas trop de rides ni de kilos en trop (on a vainement cherché), des conjoints et des enfants en plus. Mais à les regarder, j'ai peine à croire que dix ans (et plus encore) ont passé depuis qu'on se connaît. Certes, cela fait longtemps que nous avons abandonné la danse classique, longtemps que nous avons eu enfin obtenu notre bac notre permis, terminé nos études supérieures. Et si parfois on s'était éloignées, retrouver le goût profond de notre amitié prend encore plus de saveur, peu importe la fréquence de nos rencontres. Sans compter que, cette fois-ci, on ne se quitte que pour 15 jours, autant dire qu'on se voit demain !

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Drame de la rentrée

1 Septembre 2011, 20:46pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

4205367075_80a15ed6da.jpgCe soir, alors que je rentrais sur mon petit vélo de la gare, je me suis arrêtée à l'école pour me renseigner sur la rentrée, qui dans mes souvenirs, avait lieu l'après-midi pour Petit Brun. Mes souvenirs étaient bon : ce serait bien de 14 h 30 à 16 h 30, merdique pour qui travaille ce jour-là.

Les listes des classes avaient fleuri : quelle ne fut pas ma surprise de voir que Petit Brun, contrairement à ce qu'il nous avait seriné cet été (et comme je le prévoyais, ne jamais vendre la peau de la maîtresse avant de voir la composition des classes), n'était pas dans la classe de Barbara. Mais dans celle d'Amélie, une classe à deux niveaux... composée essentiellement de petites sections. Devant le panneau, il y avait la maman d'Elliott, un des amis de Petit Brun. Furieuse elle aussi de cette découverte et bien déterminée à appeler l'école demain pour tenter de comprendre.

Bien que je conçoive tout à fait les difficultés de constituer des classes et de jongler avec celles existantes alors même que l'école déborde d'enfants (trop de grandes sections dans ce cas précis), je n'apprécie guère le fait d'être mise devant le fait accompli. Sans compter que les petites sections sont particulièrement... jeunes et les moyens... âgés. Ne risqueront-ils pas de s'ennuyer ? Que leur feront-ils faire pendant la sieste, que ni Petit Brun ni son camarade ne font plus, ou alors exceptionnellement ? Les histoires que l'on raconte aux plus petits (même s'ils aiment les écouter, je le vois bien avec les histoires du soir, les livres les plus bébés ont autant de succès que ceux plus compliqués) ne seront-elles pas.... trop "simples" ? Et si nos enfants avaient été mis dans cette classe, était-ce parce qu'ils étaient plus… neuneus que les autres ? Pourtant, en se remémorant l'entrevue avec Nathalie, ni l'une ni l'autre n'avions eu cette impression.

Rentrée à la maison, je ne pipais mot de ma dramatique découverte à Petit Brun. Le Capitaine lui aussi savait et n'avait rien dit, attendant que l'on statue. Mais il avait, lui, croisé la directrice, en rentrant du bureau. Et s'était lui aussi étonné de cette composition de classe. On lui avait répondu que c'était les meilleurs élèves, les plus autonomes (sic) que l'on avait mis dans cette classe. Flattez, flattez, cela aide toujours à passer la pilule. Mais pourquoi donc n'ont-ils pas été dirigés vers l'autre classe double niveau, moyens-grands, dans ce cas ???

Je déteste les parents d'élèves qui râlent, s'offusquent que leurs enfants aient tel ou tel enseignant, jouent le jeu des options pour que Petit Chéri soit dans la meilleure classe. On n'en est pas encore là, certes. Mais je trouve tout aussi cavalier de ne pas avoir d'explications sur la constitution de ces classes bi-niveau qui n'existaient pas l'année dernière. J'appellerai donc demain matin. Pour en avoir le cœur net.

 

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