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La petite maison dans la banlieue

Les tribulations d'un lutin de Noël

23 Décembre 2011, 22:37pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

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Pendant une semaine, je suis loin du bureau. Ce week-end, nous fêtons Noël chez Grand-Père et Grand-maman, à 15 kilomètres de là. Et je pense que j'y serais souvent la semaine prochaine, pour profiter au maximum des zoreilles. Ce soir, à 17 heures, ma hotte était pleine. Je crois n'avoir oublié personne. Utilisé le joli scotch acheté à une pause déjeuner chez Habitat (et encore, je n'avais craqué sur AUCUNE déco de Noël, et ce fut très dur) pour faire des paquets, des paquets, des paquets... Trois rouleaux de papier y sont déjà passés. Je n'ai pas encore atteint le niveau artistique des Japonais, pour qui l'emballage des cadeaux compte autant que ce qu'il y a dedans...Certains sont mêmes un peu loupés, faire des paquets sur du coco, ce n'est pas la panacée... Et j'ai même des vélleités à faire des frisettes de bolduc cette année.

Quelques jours avant, pour la première fois, nous avions rempli notre hotte en surfant. Notamment pour les cadeaux de Petit Brun et Petit Châtain (près du bureau du Capitaine, les magasins de jouets sont moches, il n'y en a pas près du mien. Ou alors ils n'avaient que des livres, idée soufflée sur la liste préalablement envoyée fin novembre). Pour l'un, ça a marché nickel, le monsieur m'appelant même pour me dire qu'il n'y avait plus d'écuyer bleu, mais qu'il restait un écuyer rouge (normal, c'était le plus laid des deux, et c'est bien pour ça que nous l'avions éliminé d'office. Mais le taux de mortalité des figurines de chevaliers étant particulièrement élevé dans le château de Petit Brun et Petit Châtain, va pour l'écuyer rouge). Pour le cadeau du Capitaine et de Marie-Vanille, livraison express en 24 heures (le paquet du Capitaine est le plus gros des deux...). Une partie du cadeau de ma sœur ? 24 heures aussi. Non, ce qui allait poser problème, c'est la livraison du costume de capitaine corsaire (avec bottes et chapeau. On s'est tué les yeux sur l'écran à trouver le costume qui avait l'air le moins cheap, et pour un prix pas encore trop démentiel) pour Petit Brun. Quand ce fut chose faite, pour bénéficier d'une livraison gratuite, nous avons choisi le mode "livraison en relais". Je ne m'étais pas rendue compte que la boutique de Paris était à dix minutes à pied de mon bureau, une pause déjeuner aurait suffit pour régler l'affaire. On passe commande le 10 décembre, en se félicitant de notre organisation, d'autant que tous nos week-ends de décembre étant occupés par des évènements familiaux, nos périodes de shopping se trouvaient réduites à nos heures de repas. Ou en courant si on ne sortait pas trop tard le soir.

Le 17 décembre, toujours rien. Pas de mail, ni de SMS, ni d'avis dans la boîte. Le lundi suivant, pour cause d'urgence dentaire, je n'ai rien tenté. Mardi, je réussis à joindre le service client. Pour apprendre que le colis avait bien été expédié le 14 décembre (jusque-là tout va bien), qu'il avait été reçu au central des colis le 17 et qu'ensuite, il avait été PERDU. L'opératrice m'assura qu'elle faisait le nécessaire pour me donner des nouvelles au plus vite du colis. Le soir, je n'avais eu aucune nouvelle. Le Capitaine prendrait le relais le lendemain. À 11 h 30, coup de fil (sur fond d'enfants qui crient, normal, on est mercredi) :

- Bonjour, Irène de La malle aux trésors. Vous n'êtes pas la seule à avoir eu des problèmes avec ce point relais, comme je n'habite pas très loin, je me propose d'aller chercher un déguisement dans notre boutique de Paris et de vous le déposer.
Je m'étonnais de ce miracle en rappellant le Capitaine aussi sec. Il avait joué les croque-mitaines en menaçant de faire venir le chef des télé-opérateurs expliquer dimanche matin à Petit Brun pourquoi il n'avait pas de déguisement au pied du sapin... D'où un dénouement rapide de l'affaire et un DVD offert en bonus.

Il était plus simple que j'aille au magasin moi-même, et après avoir bien vérifié que ledit déguisement m'attendait bien, j'allais le récupérer hier midi. Gagnant un un chef d'œuvre du 7e Art au passage (L'aile ou la Cuisse, pas immortel, mais qui occupera bien un après-midi pluvieux).

Et aujourd'hui, surprise ! Mail du relais en question : "votre colis vous attend depuis aujourd'hui 17 heures..."

Conclusion : Internet aide bien les lutins de Noël, sauf quand ça marche pas... Mais c'est bien aussi de faire les boutiques en quête du cadeau idéal... Cela fait aussi partie du plaisir de Noël, avec ce sentiment grisant de dépenser (oui mais pas pour soi, pour les autres), en espérant rendre le destinataire heureux au passage. Je me suis réjouie trop vite : il me reste encore deux paquets à faire, le Capitaine m'ayant sournoisement lâchée...

Joyeux Noël à vous tous qui passez par ici...

 

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Le miracle de la vraie fausse dent

20 Décembre 2011, 23:04pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

(Pour ne pas choquer les âmes sensibles, ce billet ne comportera aucune photo. Le poids des mots suffira).
Lundi matin, je partais vers la gare en roulant avec précaution : visiblement, l'hiver était arrivé. Pile le jour où je décidai de faire un effort vestimentaire en mettant une JUPE. Et donc des collants. Dans le jardin, l'herbe était gelée, mais il n'y avait pas de verglas sur la route. Pas encore. 
Mais pile au moment de tourner à droite vers la gare, à dix mètres donc du parking à vélo, la plaque de verglas m'attendait. Juste au moment où la chaussée forme une petite butée, pas très épaisse. Mais j'avais eu le feu rouge et j'allais assez vite (vive les vacances et la circulation moins importante).
Je ne sais plus comment, mais toujours est-il que mon vélo est parti d'un côté, moi de l'autre. Atterrissant sur le côté gauche, et particulièrement sur le côté gauche du visage. Mes lunettes avaient valdingué, j'avais mal, la lèvre explosée. Trois personnes m'ont immédiatement relevée, enlevé ma bicyclette de la chaussée, me demandant si j'avais mal, où, envie de m'évanouir, j'avais perdu une dent.
Là, je me suis mise à pleurer. Peut importait que mon collant rouge soit tout déchiré, visiblement, je ne pourrais pas aller bosser aujourd'hui (et surtout faire mes dernières courses de Noël prévues entre midi et deux). Les gens ont dit : "on va appeler les pompiers". J'ai dit non, j'ai appelé le Capitaine, il m'a demandé s'il fallait qu'il vienne. J'ai dit non, il avait déjà dû revenir en catastrophe pour Petit Brun la semaine d'avant, on allait arrêter avec la famille Bras cassé.
La dame me dit : "Tenez, j'ai retrouvé le bout de votre dent".
Le monsieur me dit : "Il faut la mettre sous votre langue", j'ai pleuré de plus belle en disant que ça n'allait pas la tête, non. Il a insisté un peu, puis on a rangé mon bout de dent dans le mouchoir.
J'avais des difficultés à déglutir, je passerai la matinée à faire "slurp, slurp", comme si j'avais oublié mon dentier. Le monsieur a voulu que je m'installe au chaud dans sa voiture, il me demandait tout le temps si j'avais mal à la tête, envie de m'évanouir. La dame et la troisième personne ont attaché mon vélo avec ses antivols.
J'avais demandé à ce que le monsieur me dépose à la clinique la plus proche de la gare, là où Petit Châtain avait été bien soigné pour son bras cassé. Erreur. Il n'y avait pas de dentiste, et au lieu de m'envoyer directement ailleurs, la dame de l'accueil m'a envoyé faire une radio. Un peu sonnée, je n'ai jamais trouvé le service. Je suis tombée sur celui de gynécologie où un médecin m'a parlé comme à une débile, en me disant : "mmh, vous avez de légères abrasions sur le visage" (Je t'en foutrais. Plus tard, dans le miroir de la voiture, je me rendrais compte que j'ai un peu la tête d'une femme battue. Boxée, même. Pommette qui vire au bleu, éraflures sur le bas de la joue et le menton, lèvres explosées, comme botoxisées).
Re-en larmes, je rappelle le Capitaine. En lui demandant de me conduire aux urgences de l'hôpital de l'autre côté de la ville.
Après une attente qui me parut interminable, le Capitaine arriva enfin (il s'était, lui aussi, pris une gamelle, avait dû dégivrer le minibus...).
A l'accueil des urgences de l'hôpital, on comprit enfin (!) la gravité de mon cas. Une heure et demie après la chute. Une urgentiste me donna du doliprane et nous envoya aux urgences orthodentistes qui prennent les dents cassées en urgence le matin. Une chance. A l'accueil des urgences dentaires, la dame marqua "trauma" sur mon dossier. J'ai eu à peine le temps de lire Paris-Match, que, hop, une interne, Samia, arrivait et m'installait dans un box. Récupérait mon morceau de dent (que j'avais réussi à ne pas perdre) pour le mettre prestement dans un verre de serum physiologique. (Le monsieur qui m'avait dit de mettre le morceau de dent sous la langue avait raison : il faut garder la dent dans un environnement humide, si possible sans microbes). Hélas, je n'avais pas de verre de serum physiologique sur moi à la gare.
Le box était celui d'une autre interne, j'ai frôlé l'expulsion, mais heureusement, la gravité de la fracture de ma dent (la pulpe dentaire prend un peu l'air) fait que je ne quitterai plus le box 16. Au confort très rudimentaire. Et la salle de radio est encore pire, cela me fait regretter le fauteuil high-tech de mon gentil dentiste, qui prend les radios avec un bras téléguidé. Là, le bras de l'appareil pesait sur l'os de mon nez et je devais par moments maintenir avec le pouce une radio contre mon palais.
A midi, ma dent fracassée et moi avions été examinée par sept personnes différentes. Samia, pour plus de sûreté, avait pris des clichés de toutes mes dents. Heureusement, c'était la seule fracturée.
Le recollage fut mené par une très gentille dentiste qui officie en ville. C'est elle qui suivra ma dent recollée en post-op (si j'ose dire). Elle dirigeait un jeune interne, très gentil (et un brin stressé). Qui me fit les piqûres anesthésiantes (six. Le plus douloureux de toute cette affaire) puis le recollement de la dent, qui se remettait bien en place mais nécessitait un replâtrage avec des composites. Effectivement, sous le choc de l'accident, des petits morceaux de dents avaient atterri sur ma main.
Auparavant, un autre dentiste m'avait posé une digue marseillaise (laisse tomber, Google connaît pas. Ce doit être une blague de dentiste. En gros, ils ont isolé la dent à réparer et posé une sorte de champ (avec des clamps, comme dans les séries), un morceau de plastique violet qui tenait très mal dans un espèce de cadre. Je devais ressembler à un Indien d'Amazonie.
Après une heure d'intervention (j'avais pleine vue sur la pendule, bien pratique), j'étais délivrée. Avec une vraie fausse dent toute neuve. Sous surveillance pendant trois semaines, avant de procéder ou non à une dévitalisation si cela restait douloureux.
En rentrant à la maison, j'ai autorisé le Capitaine à prévenir Grand-maman (autant limiter les lamentations parentales). Qui devait passer récupérer les affaires de Princesse Louise. Après sa visite, j'ai fait une grosse sieste. Où j'ai rêvé que je perdais mes dents (en particulier celles du bas), évidemment ! 

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Orly le dimanche

19 Décembre 2011, 21:59pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

DSC05527Quand le réveil a sonné à 5 h 45 ce matin-là, le Capitaine m'a fait jurer de me renseigner sur l'horaire d'arrivée du vol AVANT de dire que oui, on irait réceptionner un colis péi à Orly. Nous complotions depuis fin novembre : pour Noël, à à peine 1 mois, ma filleule Marie-Vanille et sa mère prendraient l'avion pour nous rejoindre 15 jours. Tout cela dans le dos de Grand-Maman, qui aurait été bien capable de prendre un avion pour les empêcher de prendre l'avion... Un si long voyage pour une si petite puce, était-ce bien raisonnable ? Plus le temps passait, plus il devenait difficile de tenir sa langue, de ne pas voir des signes que nous avions été démasqué partout (Grand-Maman ayant évidemment vu le titre du mail annonçant le complot sur la boîte mail de Grand-Père, qui laisse tout le temps sa session ouverte, tss). D'aileurs, insensiblement, nous avions tous espacé nos coups de fil...

Il faisait un froid de bique. On grelottait dans le minibus, mais à l'aube, il fut facile de rallier Orly dans les temps. La veille, nous nous étions couchés aussi tôt que les réjouissances familiales le permettaient – fiançailles du deuxième frère du Capitaine, dépôt de Petit Brun et Petit Châtain chez Grand-maman et Grand-Père, apparition à la soirée de fiançailles avec retraite à 23 h 30 "Vous partez déjà ? Ben on doit être à 7 heures à Orly demain matin. Ah bon, vous partez où ? Nulle part..." Il a fallu retrouver la combinaison que Petit Châtain avait porté à la sortie de la maternité (je n'avais que les pieds, le Capitaine soutenait que je l'avais déjà prêté à la cousine de Marie-Vanille) et remettre la main sur les fixations qui permettaient d'accrocher la coque sur la structure de la poussette (que nous avions dû retirer il y a un an et demi...).

Nous avions failli faire capoter l'opération en nous rendant aux fiançailles. N'ayant eu que des bébés d'été, nous avions emprunté les affaires 3 mois de Princesse Louise. Sauf que nous ne pouvions pas les récupérer samedi soir, nos amis étant sortis. Alors que nous nous demandions comment faire pour récupérer les affaires de Marie-Vanille avant d'aller à Orly, une voix fluette s'éleva du fond de la voiture : "Mais pourquoi vous allez chercher Marie-Vanille et Ségo à l'aréoport demain ?" Damned. On bascula automatiquement dans la langue de Shakespeare, en priant le Ciel, que Petit Brun, la plus grande pipelette de l'Ouest, ne balance pas tout le soir même, ou le lendemain matin, juste avant notre arrivée. Mais celui-ci réussit à garder le secret...

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Batiss, Ma'ie et Gaby voulaient absolument nous accompagner. On décida de se retrouver à l'aube chez Grand-Père et Grand-Maman, on les préviendrait quand on quitterait Orly. Une fois récupéré notre colis péi, avec des valises impressionnantes, emmitouflé Marie-Vanille dans la combinaison où elle nageait un peu, nous avons visité LES parkings d'Orly, avant qu'une équipe de ménage nous remette dans le droit chemin (voilà pourquoi le Capiaine n'arrivait pas à payer le parking...)

Evidemment, quand nous avions rallié la place du marché, Batiss & Co venaient juste de partir de chez eux... Heureusement, Ségo avait emporté les clefs à La Réunion, ce qui nous fut bien pratique pour entrer et nous cacher dans le salon. Puis Batiss partit réveiller la maisonnée, et la surprise de Grand-Maman fut énorme : les expressions "bouche bée", "sans voix" ont pris tout leur sens. Les petites cousines sont passées de bras en bras, le petit-déjeuner fut joyeux et les fruits exotiques, un peu abîmés par le voyage, ne sont pas restés longtemps sur la table : fruits de la passion, mangues, papayes, ananas...

DSC05605Ensuite, départ pour la messe et la paroisse du grand-oncle de Marie-Vanille, qui était lui aussi dans le secret, et fut donc pas étonné de les voir débarquer dans la sacristie. Il nous a rejoint pour un apéritif au champagne, suivi du déjeuner (dont nous ne sommes sortis qu'à... 15 h). Le téléphone sonnant occupé chez Grand-Père et Mamie, nous sommes arrivés sans nous annoncer. Ils étaient sur le point de partir récupérer deux cousines à la gare, nous avons donc passé l'après-midi à attendre le retour de Mamie. Cela dit, entre les biberons des deux demoiselles (et l'impression étrange qu'elles mangeaient tout le temps et qu'on avait toujours un biberon et un bébé dans les bras), des accidents de couche et de selle pour Petit Châtain (son frère avait jugé inopportun d'interrompre le DVD pour nous prévenir que Petit Châtain voulait aller sur le pot...), une sieste vers 17 h pour le Capitaine et moi, debouts depuis 12 heures déjà... Nous n'avons pas vu le temps passer ! 

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Pauses culture, déco et sanitaires

13 Décembre 2011, 20:58pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

fraAngelico

Billet un poil foutraque que je vais tenter d'organiser un peu. Si les publications se sont taries ici, c'est la faute aux virus qui ne nous ménagent pas (et ce depuis le 11 novembre). Un mois passé de hauts, de bas, d'inquiétudes à pouvoir tout mener de front. Avec des pauses parfois.

Pause culture
C'est ainsi que samedi, en compagnie de ma grand-mère et d'une cousine de passage, je me suis incrustée à l'expo Fra Angelico. Et bien m'en a pris : grâce à leurs billets coupe-file, hop, je suis entrée avec elles et je n'avais plus qu'à faire établir ma contre-marque avec mon petit sésame professionnel. Evidemment, il manquait l'essentiel : l'Annonciation, restée sur les murs du couvent San Marco à Florence (jamais visité : première fois à Florence, fermé pour grève, seconde fois, fermé pour travaux). Rien que pour l'hôtel particulier des Jacquemard-André, cela vaut le coup. Mais que les pièces sont petites et encombrées par les visiteurs... Début de la perspective, travail de l'or et de la lumière, un voyage express et magique au 15e siècle.
Jacquemard-copie-1russe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais le must des expositions au musée Jacquemard-André, c'est le salon de thé. Je me demande même si Mamie ne va pas y voir exprès des expos uniquement pour le plaisir d'y prendre un thé, assise sous un plafond de Tieppolo, déplacé d'un musée italien (on croirait qu'il a été peint sur place). Comme d'habitude, on a voulu prendre un russe, en espérant qu'il ait le même goût que les russe que l'on dégustait l'été dans les Pyrénées. Bernique. "Notre" russe figure bien au paradis perdu des gourmandises. (Mais qu'est-ce qu'un russe, te demandes-tu toi qui passe ici. Et quel est le rapport entre un russe et les Pyrénées. Ben c'est un gâteau recouvert de sucre glace (évocation des neiges russes), pas très épais, avec une crème à la praline et des mini-étages feuilletés pour tenir le tout. Le nôtre était barré de deux diagonales de pâte d'amande (verte ou rose). Il n'était jamais assez gros pour satisfaire tous les gourmands lors des repas dominicaux, l'été. Certains disent que c'est une recette qui aurait été créée lors de la venue d'un tsar en France). Depuis la fermeture de la pâtisserie, on le cherche en vain. Par gourmandise, j'en ai pris un. Mamie m'a suivi. Dès la première bouchée, on s'est regardées, prises du même fou rire : ce n'était vraiment pas ça. Encore raté !

Pause déco

Je pourrais dire que j'aime procéder par étapes pour préparer Noël. Que faire le sapin dès le premier dimanche, non merci, c'est un peu trop tôt. En fait, c'est juste que c'est plus pratique d'échelonner, d'essayer de faire durer le sapin le plus longtemps et qu'il ne soit pas tout déplumé le jour J (le sapin en plastique, non, vraiment, je ne suis pas prête). Le premier dimanche de l'Avent, on avait donc sorti la couronne. Et allumé les bougies, une à une. Le deuxième dimanche ayant été une fête de famille, pas de crèche. Mais promis, le troisième dimanche serait le bon.

Petit Brun et Petit Châtain se sont précipités sur les boîtes (extrêmement mal rangées, les santons étaient tout au fond sous les boules du sapin, on a frôlé la catastrophe, mais ils ont déballé avec soin de leurs emballages de papier de soie tous les santons (Jésus a immédiatement été mis dans le tiroir du buffet en attendant le 24, j'étais assez bluffée que Petit Brun ait enregistré la tradition). Les petits personnages ramenés de Colombie sont... lilliputiens, on a vraiment pas eu l'œil cet été, c'est dommage parce que la danseuse et la vendeuse de fruits sont vraiment très belles. 

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Les rois mages ont pris place sur l'étagère, loin des petites mains maladroites, suivis par le chameau ramené de Tunisie par Grand-Maman et Grand-Père. Le Capitaine, profitant que les enfants dormaient dans la voiture (on avait pas eu le cœur de les réveiller alors qu'ils faisaient une SIESTE), a bricolé une petite maison, et au final, on a pas manqué de papier rocher. Tout ça pour ça :

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Ou, version Petit Brun et Petit Châtain (et peut-être plus conforme à la réalité) :

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Pause médicale
Ce dimanche avait pourtant mal commencé. Notamment sur le plan sanitaire. Alors que nous combattions férocement une gastro-entérite tenace (j'ai moi-même été touchée, d'où la chute de billets et des couchers à 20 h 30 avec bouillotte début décembre), et que la bataille semblait remportée, Petit Châtain a eu de nouveau des selles liquides au restaurant. Alors que j'avais oublié le sac à langer (cet enfant est propre en journée depuis cet été). Et que les couches étaient restées dans la voiture. Premier incident, on repeint les uniques toilettes du resto (!) (qui ne contenaient même pas de bombe senteur lavande ou brise de hawaï), mais on ressort dignement, avec un Petit Châtain sans culotte mais avec pantalon. Le deuxième incident sera fatal, et malgré l'aide de Mané, on finira par quitter le restaurant avec un Petit Châtain cul nul (vive les manteaux longs d'hiver), mais bien luné pour marcher seul, ouf, passant inaperçu au milieu des clients du bar, et prestement muni d'une couche dans la voiture que le Capitaine avait été chercher.

S'en suit une nuit de crise d'asthme pour Petit Brun (qui refusait de prendre son flixotide). Lundi, à 13 heures, comme c'était à prévoir, coup de fil paniqué du centre de loisirs : l'enfançon avait 38, 5°. Que je renvoie sur le Capitaine, qui récupère un Petit Brun hurlant (en tout cas à chaque fois que j'ai appelé au cours de l'après-midi), à emmener chez le médecin. Où il a été adorable (grâce à la carotte des chouquettes), et a même pris quelques bouffées de flixotide. Comme de nous deux, je suis la seule à pouvoir télétravailler, je m'étais arrangée pour m'organiser une journée de télétravail. Sauf que je n'avais pas prévu de passer la soirée à tenter de calmer Petit Brun (en mode : "j'ai maaaaaaaaaaaaaaaal au ventre"/'j'arrive paaaaaaaas à resspiiiiiiiiiirer'), de coucher Petit Châtain, jaloux de passer au second plan (et pétant la forme). Et la nuit pour moitié à tenter de dormir dans le lit de Petit Brun, à essayer de savoir qui faisait le plus de bruit, la tempête ou lui, d'où venaient ces craquements sinistres : le figuier de l'amitié qu'on allait retrouver fracassé ? Le rosier du coin de la maison, complètement plié ? Avant de me faire expulser : "Maman, tu prends toute la place", à 5 heures du matin et de réintégrer le lit conjugal (autant que le travailleur extérieur dorme, lui).

crisesanitaire

Finalement, cette journée de garde-malade actif s'est plutôt bien passée. Petit Brun était HS, mais ravi de passer la journée en pyjama. J'ai déplié le canapé lit qui se trouve derrière le bureau, sorti un sac à dodo. Il a d'abord scotché devant le DVD de Noody (Oui-Oui, en anglais. Beaucoup plus facile à supporter dans une langue étrangère pour le garde-malade travailleur). Alors que la musique du générique tournait en boucle (on était revenu au menu depuis 5 minutes), j'ai éteint l'écran malgré les protestations molles de Petit Brun. Qui a joué un peu avec les cubes en demandant mon approbation toutes les cinq secondes. Heureusement, midi approchait, et Princesse Louise et sa mère sont venues partager notre déjeuner.

Après leur départ à 14 h, nous avons écouté Radio classique en ligne. Effet berceuse garanti, c'était parti pour trois heures de sieste, donc de boulot convenable, et j'ai bien mieux avancé qu'une après-midi ordinaire (en laissant Radio classique tourner pour ne pas réveiller la bête). À 17 h 40, je suis partie récupérer Petit Châtain, en pleine forme, sans selles depuis 36 heures (un exploit !), pendant que Petit Brun, laissé seul cinq minutes, prenait un goûter. Et cassait le petit cheval de la crèche.
J'ai tenté de faire jouer aux cubes les deux frères en attendant le retour de leur père (et tout en préparant mon entretien d'évaluation). Echec. J'ai donc eu recours à la DVD-sitter, Père Castor. Demain, pas d'arbre de Noël comme prévu. Pour éviter la poursuite des épisodes sanitaires, Petit Brun et Petit Châtain resteront au chaud.

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Pause shopping

1 Décembre 2011, 21:40pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

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Tout le mois de Novembre, petits chèques à envoyer au Trésor (public) oblige, c'était restrictions budgétaires, sauf le temps d'une escapade londonienne (et encore). Mais en décembre, pour des fiançailles, il me fallait une robe. Chic. Et pas noire, si possible. Pourquoi serait-on obligé de faire la fête obligatoirement en noir tout l'hiver et de ne réserver les couleurs vives que pour l'été ? Surtout pour des fiançailles, qui plus est ! Ma copine Sixt, qui travaille à quatre ordis de du mien, m'avait dit, quand je lui ai proposé de m'accompagner : "t'as raison, c'est la meilleure vente privée de Paris". Mon plan machiavélique était le suivant : si je trouve je prends, et après, éventuellement, je fais le tour des boutiques du quartier du bureau (facile, une boutique de mode y éclot tous les mois).

Autant dire que ce matin, quand Petit Brun m'a dit d'une voix mourante : "j'ai mal au ventre, je veux rester à la maison", je me suis dit intérieurement : "ah non, pas le jour de la vente privée !" Et j'ai réussi à lui faire admettre qu'aujourd'hui, il irait à l'école, mais que pour demain, je négocierai avec Grand-maman (sauf que celle-ci, déjà réquisitionnée la semaine dernière pour Petit Châtain, qui va beaucoup mieux, merci, aurait sans doute d'autres chats à fouetter). Et d'un coup, Petit Brun s'est réveillé, a englouti son petit-déjeuner. Ouf, pause shopping sauvée.

A 13 heures, j'ai rejoint Sixt sur place, en ayant imprimé l'invitation (qui, pour une fois, était effectivement demandée à l'entrée). L'endroit était immense, surchauffé, et peuplé de fashionistas en taille 34. En mode rouleau compresseur, j'ai fourré dans mon sac en plastique transparent (au cas où je veuille prendre des trucs en loucedé), une robe rouge, une façon ikat, une bleue, et une autre bleu pétrole, que je cherche désespérément depuis deux ans que le bleu Klein est à la mode, sans la trouver. Elle était toute chiffonnée). Je vous passe les sauts à pieds joints, la démarche légèrement entravée par le jean qui me tombait sur les pieds pour attraper un bout de glace. Oui, parce qu'on essaye entre les portants, façon défilés de mode, tout le monde se déshabille sur place. Les vigiles sont aussi stoïques que des moines bouddhistes et les vendeuses haranguent la foule pour refourguer leurs pulls en cachemire comme si elles avaient un stand au marché. Finalement, c'est la robe bleue, bien que chiffonnée, qui serait parfaite. La robe en ikat, que l'on trouvait bien jolie mais qui n'était disponible qu'en taille L, fut finalement laissée sur le portant. Je me trouvais EXTREMEMENT raisonnable.

"On va voir là-haut ?" Bien nous en a pris. J'ai retrouvé tout un bataillon de robes en ikat en S et M. Et j'en ai pris une pour ce printemps, effectivement, la taille L était bien trop grande. Elle a une longueur parfaite pour faire du vélo et donc la mettre au bureau (pour changer du jean uniforme...) Avoir deux robes pour le prix d'une en magasin, la bonne affaire ! J'ai laissé un chèque (avec mon numéro de portable au dos, au cas où j'aurais laissé un chèque en bois, j'ai failli tenter une blague : "c'est le début du mois, vous savez, le compte est encore plein", mais la dame n'avait pas l'air de rigoler).
Mission accomplie... en attendant le début des soldes, le 4 janvier, hin hin hin. Encore un mois pour préparer psychologiquement Jean-Claude Trichet... D'autant plus, qu'à la caisse, on m'a refourgué un bon de réduction de 50 % valable 10 jours en décembre sur la collection en boutique actuellement... J'ai noblement répondu à Jean-Claude Trichet (aka le Capitaine) que je ne l'utiliserai pas, que j'avais tout ce qu'il faut. Et de toute façon, je vais avoir tellement peu de temps pour des pauses shopping à midi que je ne voyais pas quand l'utiliser. Reste à ne pas craquer...

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