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La petite maison dans la banlieue

Semaine blanche

27 Février 2012, 22:42pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

 

 

DSC07828DSC07862DSC07867Un mois qu'ils en rêvaient. De la neige, des skis. Pomme d'Api avait sacrément bien préparé le terrain avec un numéro spécial sports d'hiver et un SamSam qui allait à l'école de ski. Mais avant de dévaler les pistes, il fallait rejoindre la frontière. Le premier "samedi noir" de l'année 2012, rien que ça. Du coup, nous avions fait les bagages en avance, chargé le coffre dès le jeudi soir. Et nous nous sommes couchés tôt le vendredi. Le départ était fixé à  4 h 30. Bizarrement, nous n'étions pas les seuls... J'ai trouvé la conduite de nuit très pénible et ai relayé le Capitaine aux lueurs de l'aube, pour la traversée du Jura jusqu'à la frontière. Alors que l'année dernière, il n'y avait pas une plaque de neige, nous avons pu admirer cette année les paysages recouverts d'un manteau neigeux, les sapins comme poudré de sucre glace, le tout sous un ciel éclatant. Le miracle s'est reproduit côté suisse, tout cela augurait de conditions idéales pour les jours à venir. Petit Brun et Petit Châtain s'étaient laissé habiller et installés dans la voiture, avant de se rendormir plutôt gentiment. Les petites briques de jus de pomme et les bonbons avaient maintenu la bonne humeur des troupes, dans un minibus bourré à craquer. Après 8 heures de route (presque sans pauses et sans bouchon, si l'on excepte un camion accidenté à la sortie de Pontarlier), nous avons pu déjeuner au chalet, défaire les bagages avant de tous faire une sieste réparatrice. C'était la première fois que je voyais le chalet sous une telle neige et le jardin était si enneigé qu'il était même difficile d'y faire de la luge.
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DSC07882DSC07880Le lendemain, il a neigé toute la journée. Il fallait aller récupérer nos skis et nos chaussures chez le loueur (pour les enfants et moi, le Capitaine ayant investi l'année dernière. Comme tous les ans, j'ai reculé devant la dépense. Pour me dire ensuite que, depuis le temps, je les aurais tout à fait rentabilisés, ces skis et ces chaussures...). Pour cela, il fallait attendre l'arrivée de Manée, en fin d'après-midi. On s'est donc occupés : "bain" des doudous, bricolages en chips de mais, élaboration d'un bonhomme de neige et d'un igloo (ai-je déjà signalé qu'il y avait de la neige en abondance ?) Puis vers 17 heures, on est allés récupérer skis, chaussures, casques (pour les enfants). Et les bâtons (mais on oublia bêtement ceux de Petit Châtain, qui, cela dit, n'en avait pas besoin pour l'école de ski). Nous étions parés.
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Lundi matin, après un départ en fanfare à 9 h 45, quelle ne fut pas notre déconvenue en arrivant à l'école de ski de réaliser que les cours du matin étaient déjà... complets. C'est que nous aurions dû réserver depuis Paris. Petit Châtain n'avait pas envie de faire de "ki", c'est là que nous nous sommes félicités d'avoir emmené une baby sitter, qui revint au chalet avec lui et le surveilla l'après-midi pendant que Petit Brun allait - enfin ! - au jardin des neiges.
Et à la fin de la semaine, finalement, nous n'étions pas mécontents de notre organisation : ski le matin pour les adultes pendant que les enfants restaient au chalet sous surveillance (de 9 h 30 à midi avec Manée, plutôt 10 h 30-midi après son départ), déjeuner au chalet, dépôt des minis-skieurs à 13 heures (avec trois Sugus - un orange, un jaune, un vert - dans la poche de la combinaison, dont un donné au moment des adieux) et course vers le téléski. L'après-midi, on skiait de 13 h à 15 heures, puis pendant une heure, selon l'humeur des uns et des autres, quelques pistes ou plus souvent du tapis roulant et des mini descentes entre des portes improvisées avec des bâtons. Puis à 16 heures, on regagnait le chalet, l'heure des bains et du dîner arrivant très vite, les petits skieurs n'ayant pas fait de sieste.
DSC07902DSC07941Ce fut des jours ensoleillés (je ne suis jamais revenue aussi bronzée en plein hiver), où comme tous les ans, j'ai regretté amèrement de ne pas avoir suivi un minimum de préparation sportive avant de remonter sur des skis (ah la redécouverte de muscles totalement oubliés, les crampes dans les chaussures de ski trop serrées, la neige qui rentre dans les chaussures de ski pas assez serrées, le collant de chez Damart qui s'arrête pas à la bonne hauteur par rapport à la chaussure de ski, et la chaussure, qui, au 5e jour seulement, consent à devenir un poil confortable). Comme tous les ans aussi, j'ai bien regretté de prendre une piste noire verglacée et de paniquer en n'arrivant pas à refaire un virage. Pile le jour où le Capitaine était en monoski (on aime skier vintage), donc très peu secourable. Il s'en est fallu de peu qu'on finisse tous les deux à l'hôpital, ce qui aurait été très malin. Bref, la prochaine fois, je suivrai mon instinct et prendrai la piste bleue. Donc l'année prochaine, aquagym tout l'hiver (ce qui comblera mes médecins, qui trouvent qu'avoir deux enfants n'est pas un sport suffisant en soi), chaussures de ski personnelles que je ferais enfin à mon pied. Comme tous les ans enfin, j'ai pu constater que la combinaison intégrale (vintage de chez Décathlon, ai-je déjà dit qu'on aime skier rétro ?), c'est complètement has been : en Suisse, on skie en blouson et pantalon. C'est bien simple, on était la seule famille Décathlon sur les pistes (la belle-mère, la mère, les fils), même le Capitaine nous snobait (mais en pull polaire et pantalon).
DSC08014DSC07973Le contrepoint de la semaine ensoleillée, c'est que je n'ai jamais aussi peu bu de vin chaud que cette année. Mais qu'il était agréable de déjeuner sur la terrasse du chalet, ou d'un restaurant, voire même de terminer les GLACES des enfants (mais on a pas eu le temps de monter les vaisseaux spatiaux offerts gracieusement par Pingolino, mais heureusement, Petit Brun et Petit Châtain ont complètement oublié leur existence). Avec tout ce soleil, d'excellente en début de semaine, la neige s'est transformée en soupe (glacée le matin, bien collante l'après-midi). On ne peut pas tout avoir non plus...
En une semaine, nous avons donc :

- pris des couleurs (le Capitaine et Petit Brun ressemblent à des pirates, Petit Châtain est tout rose comme un Anglais, j'ai la marque de mes lunettes, champagne !)

- récolté un Snowli ("flocon" suisse) pour Petit Brun et le carnet officiel de l'école de ski, à représenter tous les ans, et un Snowli sans carnet pour Petit Châtain, qui a déjà le mérite d'avoir suivi quatre après-midi sur cinq l'école de ski
- été à la piscine en famille. Avec Petit Châtain le chat pour qui avoir de l'eau jusqu'aux chevilles c'est déjà complètement fou et Petit Brun la grenouille, qui s'ébat jusqu'au milieu du moyen bain et aurait bien aimé pouvoir aller dans le grand bain, mais bon, faut pas exagérer non plus. Le Capitaine a été pris en flagrant délit de tricherie en fanfaronnant à la caisse de la piscine parce qu'il n'avait pas pris un ticket pour le parking (qui était gratuit pour les usagers) et s'est fait taper sur les doigts pour s'être changé dans le vestiaire du gardien (apprendre d'urgence le suisse allemand)
- fêté les 3 ans de Petit Châtain, trop content de son déguisement de "bandit masqué" lui permettant enfin de dire : "Zorro, c'est moi" (penser à en prévoir un autre en mai pour Petit Brun, qui n'a même plus un regard pour son déguisement de corsaire), appris par cœur le Carnaval des animaux, de Camille St Saens, l'autre conte musical de Radio Classique (qu'il faudra vite graver avant que le CD ne soit abîmé, on déplore déjà trois CD de contes n'ayant pas résisté aux manipulations hasardeuses de Petit Brun), écouté trois fois sur la route du retour, mais c'était la seule chose qui les calmait
- expliqué qui avait détruit le bonhomme de neige (qui avait fondu et perdu son nez, ses yeux et ses boutons) et l'igloo... Pas sûr que nos explications aient satisfait Petit Châtain, notamment sur le pourquoi du comment la neige fond...
- profité du chalet et de la station, en ne pouvant croire à la fin de ce petit paradis.
D'ailleurs, dimanche, personne n'avait envie de repartir...
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Soirée sur canapé

15 Février 2012, 20:13pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

395922556_181c89f717.jpgTout ça, c'est un peu la faute de Petit Châtain, si ce soir, comme depuis un mois, le monde peut s'écrouler à partir de 21 heures. Au grand dam de ma jeune belle-soeur – la femme de mon frère, car j'ai tout plein de belles-soeurs, happy me, j'en connais qui pleurent de n'en avoir pas même une —, je vais regarder EN DIRECT mon feuilleton (oui, je suis née au siècle dernier, ça laisse des traces).
Je m'explique. Il y a presque trois ans, alors que j'entamais mes vacances congé maternité avec les félicitations du jury chef pour ne pas avoir pris de congé pathologique (mais il n'y avait aucune raison, j'étais en pleine forme), je suis allée passer une journée à Lille chez ma copine Vio, qui travaillait alors aux 4/5e et passait le mercredi avec son fiston. Bien évidemment, je me suis fait griller dès le départ du train par ma mère : "mais où es-tu ?" alors que les portes du train se fermaient "biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip" et que la Voix chantait : "ce train est direct jusqu'à Lille Europe". Et j'ai passé une excellente journée de Magic maman, à faire la-gare-l'appartement-une-balade-dans-le-quartier-l'appartement-la-gare. Sauf que deux jours après, Gynéco chéri m'annonçait que 1, le col était ouvert (il restait 4 semaines à tirer) et 2, qu'il se barrait en vacances, un week-end de quatre jours, autour du 20 février... "mais rassurez-vous, en cas de problèmes, le docteur H prendra le relais". C'était un problème. En soi, ces vacances. Comment pouvait-il m'abandonner ? Au docteur H, en plus ? Celui qui avait fait naître ma sœur, mon frère, ma cousine ??? Même pas en rêve il s'approcherait de moi, celui-là.
En cours de préparation à l'accouchement, une sage-femme avait suggéré que l'on pouvait dealer des trucs avec le bébé. Dans le doute, j'entamais une négociation avec Petit Châtain : interdiction de pointer le bout de son nez pendant les congés du gynéco, mais à partir du 24 février, c'était quand il voulait. En attendant, je terminais en 4e vitesse la valise de naissance et ma propre valise, et je m'installais sur mon lit, telle une baleine échouée, avec le formidable prêt, cadeau, de Vio : les DVD des six premières saisons de Grey's Anatomy, une série que j'avais découvert bien après le reste du monde. Parce que moi, les trucs qui se passent à l'hôpital, les opérations qui pissent le sang... bof, bof. Urgences m'avait toujours fait bailler d'ennui. Sauf que là, je suis devenue accro : les opérations, les intrigues entre les chirurgiens, même la ville de Seattle, j'y aurais bien fait un tour (même s'il y pleut beaucoup). A tel point que je me demandais si les premiers mots de Petit Châtain pourraient être "clamp" et "crap" (les deux mots qui me semblent les plus utilisés en VO...)

Je ne sais si c'est ce visionnage de six saisons en trois semaines ou Petit Châtain qui avait été très coopératif sur ce coup-là, mais il est bien arrivé 48 heures après le retour de vacances de mon gynéco. Et le Seattle Grace Hospital reste mon havre du mercredi soir, quand la Free box veut bien marcher (la semaine passée, elle avait froid. J'ai fini par regarder les épisodes en DIRECT sur internet, vive la technologie). Accro, je vous dis. En plus, ce soir, c'est les derniers...

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Medley du week-end

13 Février 2012, 21:59pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

pirateUn soir, Petit Brun est rentré surexcité et muni d'une invitation à un anniversaire. Mieux : un anniversaire déguisé, qui, au vu des autocollants qui parsemaient le bristol, avait tout lieu d'être une pirate party. Etant donné l'état lamentable dans lequel était revenu le déguisement de pompier (gagné par le grand Grand-Père grâce aux nombreuses petites voitures qu'il collectionne) du carnaval de l'école l'année dernière, et que le Capitaine ne voulait pas que le joli déguisement de corsaire amené par le Père Noël finisse en lambeaux... Nous avons commandé (en même temps que le cadeau d'anniversaire de Petit Châtain) un deuxième déguisement de pirate.

Cela faisait dix jours que Petit Brun piaffait d'impatience de se rendre à la pirate party. Qui tombait très bien, puisque, ce jour-là, j'abandonnais mes hommes pour accompagner mes parents dans le Nord. Car après le décès de ma grand-mère, il fallait bien se résoudre à vider ses placards. Trier les vêtements. Ceux d'hiver, ceux d'été. Les manteaux, la lingerie, les chaussures, les chemises de nuit, les peignoirs. Ceux qui étaient encore en bon état, ceux qui étaient tachés, mais pouvaient être donnés à une association qui les remettrait en état et les revendrait, ceux qui étaient trop abîmés... Inspecter, plier, trancher, remplir tellement de sacs qu'on ne sait plus très bien finalement où l'on en est. Avoir le vertige en pensant à sa propre armoire et à tous les vêtements inutilisés mais gardés « au cas où ». Ne pas retrouver la fameuse mouche, une broche, qui ornait invariablement sa tenue du jour. Sans doute a-t-elle été donnée. Mais retrouver dans son secrétaire deux très belles broches jamais vues. Trouver cette opération difficile, même un mois et demi après son départ.
Pendant ce temps, Petit Brun était bien embêté. Son père parlait de rendre les livres empruntés il y a quinze jours à la bibliothèque. Mais le Capitaine savait-il aller à la bibliothèque ? Petit Brun en doutait, puisque c'était toujours avec moi qu'il y allait. "Tu ne connais pas le chemin, je vais devoir te montrer", a-t-il dit gravement. Il y avait juste le temps ensuite de se rendre à la pirate party, où, il nous l'apprendrait au retour, ravi, "il avait eu un tatouafe, le papa d'Antoine, déguise en clown, avait fait un pestacle de tours de magie et sur le gâteau, il y avait des bouzies pirates". Inutile de dire que la barre est mise très haut pour le mois de mai et que le Capitaine a intérêt à assurer le show !
livresPendant que Petit Brun remportait haut la main des courses avec un œuf dans une cuillère, Petit Châtain faisait le jeune homme de salon, réclamant la lecture du livre des pirates au grand Grand-Père plusieurs fois de suite, puis à son père, piochant lui aussi dans les gâteaux marocains rapportés de chez Fatiha, profitant ensuite d'être seul avec moi pour lire d'un coup tous les livres ramenés de la bibliothèque. Et demander des dessins sur l'ardoise magique : "dessine-moi Taroline à travers les âges, dessine-moi un pirate" (le son [k] ne passe toujours pas…), alors que je tombais de sommeil (debout depuis 7 h 15). Pour une fois, nous avions une sortie le samedi soir (ouais, c'est là que tu te rends compte que t'es passé du côté obscur de la trentaine. Moins de dîners, plus de goûters, de déjeuners. Je parle même pas des soirées, des vraies, avec des gens qui pogotent dans un salon, voire même qui dansent un slow – spéciale dédicace à Vio), et notre baby sitter attitrée a dû relire une nouvelle fois tout le butin du pirate et de son frère. contelitAvant qu'il ne s'endorment en écoutant un conte, celui de Jack et le haricot magique. (En vrai, cette photo a été prise un mercredi matin. Mais ils écoutaient vraiment un conte, et s'étaient recouchés dans le lit de Petit Brun avec leurs doudous comme oreillers).

Le lendemain a filé comme un éclair : déjeuner chez Grand-maman et le grand Grand-Père, puis visite de naissance. En sortant de chez nos amis, il faisait déjà nuit. Juste le temps de prendre les bains, de faire tourner quelques machines. J-5 avant le départ au "ki".

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White Sunday

6 Février 2012, 20:44pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

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Ils l'avaient attendu début décembre, puis pour Noël. Mais rien n'y faisait. Prise au jeu, je me suis surprise à guetter la chute des flocons. À la question – pertinente, certes – de Petit Brun "Maman, pourquoi il ne neige pas à Noël ?" je n'avais pas beaucoup de réponses à apporter, à part qu'il ne neigeait pas forcément tous les ans à Noël, mais peut-être plus tard dans l'hiver. Vendredi soir, j'avais promis la neige pour le lendemain matin. La déception fut grande devant le ciel bleu, magnifique.

 

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Partie en goguette à Paris avec Belle-maman, – Vio, ensevelie sous 15 cm de neige en Auvergne, avait renoncé à monter à la capitale – nous avons cherché de quoi faire des stores pour habiller les fenêtres (et ne plus vivre avec les voisins). Le froid nous a empêchées de profiter des boutiques so trendy de Montmartre, et nous avons fait à moitié chou blanc : de quoi faire pour la chambre des garçons et les fenêtres de l'escalier. On retentera une expédition au printemps, à moins de trouver ailleurs notre bonheur...

Quand Grand-Maman et Grand-Père sont venus goûter, Petit Brun et Petit Châtain étaient surexcités. Petit Brun avait réussi à faire un très beau sablimage pour son parrain (un dessin avec du sable que l'on souffle sur des zones collantes pour fixer les sables colorés), le Capitaine avait épuisé tout son stock de patience ("on ne rachète plus jamais ce truc, Petit Bun ne voulait pas suivre le mode d'emploi, il en a mis partout, je devenais chèvre..."), mais je n'ai pas retrouvé de chèvre comme époux, ouf. Restés pour le dîner, quand nos visiteurs sont repartis, la nuit était froide mais pas le moindre signe de flocon.

C'est vers 6 heures du matin que je les ai vus, dans la lumière orangée du lampadaire de la rue derrière chez nous, par les fenêtres pas encore habillées de stores. Les flocons, pas épais, mais qui tombaient drus. A 7 heures et demie, Petit Brun est venu nous prévenir : il avait neigé... Pas autant que sur la photo de l'an dernier...( j'ai complètement oublié d'en faire hier), mais ça donnait à peu près pareil. Petit Châtain répétait, émerveillé : "C'est la neige de Noël", mais ils ont été déçus quand il s'est avéré que la couche (moins de 2 cm, à peine de quoi saupoudrer le jardin) ne suffirait pas pour faire un bonhomme de neige.

Nous devions aller déjeuner à Paris et n'ayant jamais encore testé le minibus automatique sur neige, nous sommes sortis avec précaution du jardin (aucun problème) et dans la petite rue. Arrivés sur le croisement, déception et soulagement : la chaussée était tout à fait praticable et la neige bien fondue, cela roulait même mieux qu'à l'ordinaire, le Parisien ayant peur de la conduite sur neige... Sur les trottoirs, les enfants s'appliquaient à ne marcher que dans les rares plaques encore entières, et tout cela avait un avant-goût de vacances, les après-skis, le crissement de la neige sous les pieds...

Ce soir, quand je suis allée chercher Petit Brun au centre de loisirs, il était trop content de me dire que les moyens avaient été les premiers à profiter de la cour enneigée, avant même les grands, ses moufles étaient bien évidemment trempées. Il se demandait si le Père Noël était repassé à la maison... (parce que donc neige=Noël)... Cette première neige a un goût de trop peu par ici... Mais au pire, on se consolera dans 10 jours dans les montagnes suisses !

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Fait d'hiver

3 Février 2012, 22:16pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

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Ce soir, j'ai craqué. Pour fêter mon non-implant dentaire (voir les précédents épisodes, ici, et encore ), puisque le docteur K en avait décidé ainsi (il ne faudrait que gratter un peu la gencive pour récupérer de l'os et pouvoir poser la couronne), je décidai de fêter ça. Cette bonne nouvelle s'ajoutait à la déclaration miraculeuse (car impossible dans un premier temps) de ma chute en tant qu'accident du travail (puisque arrivée sur mon trajet pour aller à mon bureau) la semaine dernière. Et donc à ma prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale (enfin, techniquement, je crois que c'est l'assurance de mon employeur qui règlera mes frais à la Sécu), énorme soulagement alors que je demandais jusque-là comment régler les 1 000 euros nécessaires à l'implant (la mutuelle remboursant seulement 300 euros... et n'ayant pas de tarif spécial implant)...

Hier, alors que je télétravaillais avec un Petit Châtain qui avait bien du mal à saisir le concept (lundi, j'étais toute à lui, là, j'étais vissée devant l'écran et je ne voulais plus faire de puzzles ni jouer aux dominos. Et "faire comme si on était au bureau de maman" ne lui plaisait pas du tout comme jeu...), je suis sortie vers 17 h 30 récupérer Petit Brun au centre de loisirs. Bien contente que les jours rallongent et qu'il ne fasse plus nuit à cette heure-là, mais glacée. Cela fait un mois que l'on dort avec deux couettes (la couette d'été servant d'édredon) et hier soir, j'aurais bien dormi avec une bouillotte, tellement même le Capitaine, pourtant bouillotte ambulante, n'y suffisait plus (d'ailleurs, une fois sous la couette, il refusait de redescendre faire bouillir de l'eau pour remplir ladite bouillotte). Et quand Tihi miaule en pleine nuit pour qu'on lui ouvre la porte d'entrée pour qu'elle puisse courir le guilledou, c'est l'objet d'intenses tractations pour savoir qui va braver les courants d'air (étonnamment, les températures glaciales ne tempèrent pas du tout les ardeurs des matous du quartier, tous en chaleur... Et en concerts languissants dans le jardin à toute heure). Bref, ce matin, je serais bien restée dans mon lit, jusqu'au 21 mars inclus. En hibernation.

La veille déjà, j'avais été faire un tour sur le site de Damart (je n'avais aucune idée du prix d'un débardeur et il fallait à Petit Brun un maillot de corps manches courtes pour le mariage de mars où il est enfant d'honneur). Provoquant l'hilarité de mes collègues devant les robes à fleurs et ce col plastron dont l'utilité nous échappe encore...
Mais puisque le docteur K n'avait fait que enlever et remettre ma fausse dent et m'avait gardé dix minutes (le temps de reprendre rendez-vous pour le raclage de gencive), j'avais tout à fait le temps de passer dans un vrai magasin. Si j'achetais sur Internet, je ne serais pas livrée avant lundi... Et lundi, il ferait... pas chaud, quoi. Mais non loin de ma gare, il y avait un magasin Damart. Je m'attendais à trouver deux mamies et des vendeuses disponibles... Je n'étais pas la seule à avoir eu un mémé trip et une envie irrépressible de thermolactyl (tout en faisant le calcul mesquin que c'était encore les soldes, hin hin hin). Le magasin était blindé. De femmes de tous âges farfouillaient pour trouver le modèle ad hoc, mais également d'hommes, certains envoyés en mission, complètement largués devant les présentoirs : "y a-t-il des modèles pour fille ? pour garçon ? Ah bon, c'est unisexe ? Et la chaleur, ça marche comment ?" Il faut reconnaître que quand on n'est pas Damart-addict, difficile de se décider entre +1 "chaleur légère" +2 "chaleur douce", + 3 "chaleur confort", + 4 "chaleur intense", voire +5 "chaleur extrême" (il ne faut pas exagérer, à - 8, ce n'est pas un froid sibérien). J'optais donc pour un - 3 raisonnable, avec des collants sans pieds et maillots de corps manches courtes pour Petit Brun et Petit Châtain, pareil pour moi (avec un débardeur quand même, à recycler quand on sort sous une petite robe) et même un maillot de corps pour le Capitaine, qui part bosser avec deux pulls tellement il fait froid dans son bureau. J'ai été bluffée par la variété des modèles de débardeur, et j'ai résisté à l'appel des grosses charentaises fourrées (mes mules, outre le fait qu'elles sont glissantes et m'ont valu quelques gamelles dans les escaliers, sont ouvertes. Normal, pour des mules. Mais très frigorifiant en ce moment).
Je suis repartie complètement réchauffée par mon expédition, en me disant que 31 ans, c'était peut-être un peu jeune pour un Damart. Mais qu'au moins, j'avais le mien et que je ne serais plus obligée d'emprunter celui de ma mère... Et dans 15 jours, on dévalera les pentes enneigées d'Helvétie... Nous voilà prêts pour Février !

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