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La petite maison dans la banlieue

Au petit matin

22 Septembre 2016, 21:32pm

Publié par lapetitemaison

Au petit matin
Au petit matin

Le seul avantage de nos départs matinaux pour l'école, il faut bien le dire, c'est de voir depuis une semaine, automne commençant oblige, au détour de la rue qui longe les voies de chemin de fer, le ciel se teinter de rose et nous offrir un lumière et son (avec Fip qui crachote sur la FM, la radio de la twingold n'aimant pas la proximité du train, allez comprendre).

Rien qu'en remontant les volets des chambres des garçons (qui, c'est curieux, ne bondissent jamais hors de leur lit en semaine à 7 h du matin, alors qu'ils ont bien entendu leur père prendre sa douche 15 minutes avant), au second étage, je sais déjà si le spectacle sera splendide ou pas.

Au premier pont, trois quart d'heure après notre lever (oui, le matin, c'est minuté, mais nous n'avons ni le cœur ni la force de nous lever ni de lever les enfants plus tôt), je demande à Asparagus de m'échanger mes lunettes de vue normales contre mes lunettes-de-vue-de-soleil : on file plein Est et je n'y vois vite plus rien.

C'est le double plaisir des derniers beaux jours de septembre, la lumière est encore pleine, encore forte, mais fragile, attention, octobre arrive, profitez bien de ces matins où l'on a pas besoin de gants pour ouvrir le portail dont le métal n'est encore ni froid ni humide, ni de désenbuer le pare-brise tous les matins et conduire pendant cinq minutes dans un semi-brouillard, en scrutant l'horizon dans un micro-bout de vitre, pendant que ça râle à l'arrière parce qu'il fait froid (et le volant sans gants, je ne vous dis pas).

Au deuxième pont, généralement, au-dessus du nœud ferroviaire de B-les-B, l'embouteillage est déjà assez dense pour que l'on soit arrêtés suffisamment longtemps et qu'Asparagus ait le temps de trouver mon téléphone et de me le passer pour un cliché vite cadré, hop, une pression du pouce, et c'est bon.

Sur la banquette arrière, Colombine et Nimbus piaffent de voir le cliché : "Ze veux voir ! Passe-nous le téléphone !". Ensuite, la circulation se fait un peu plus fluide (dans une acceptation parisienne du terme), un dernier pont, où nous guettons les péniches, et nous tournons le dos au soleil levant pour mettre le cap à l'Ouest. Fin du spectacle. Qui est, du reste, presque déjà terminé. On recommence demain ?

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Rentrée(s)

12 Septembre 2016, 21:18pm

Publié par lapetitemaison

Et c'est parti pour 15 ans, voire plus...

Et c'est parti pour 15 ans, voire plus...

La semaine dernière (tu vois comme j'arrive bien à digérer le quotidien, ami lecteur, j'ai plutôt l'impression de commencer un looooooong marathon jusqu'à Noël), la semaine dernière donc, les garçons ont fait leur rentrée lundi. Enfin ! Le vendredi d'avant, nous avions été rencontrer leurs instituteurs. Trois heures passées à l'école pour les trois pour une demi-heure tout compris d'entretien.

J'avoue avoir battu un record de vitesse avec l'institutrice de Colombine (alors que les parents juste avant moi sont restés un bon quart d'heure). Ma troisième petite section, je n'avais pas grand chose à demander, juste à préciser que la demoiselle risquait fort d'avoir un PAI, mais pas alimentaire. Asparagus, pour la première fois de sa scolarité, hérite d'un instituteur, qui ressemble à Potiron. Il est ravi et moi aussi.

Nimbus, lui, a une gentille maîtresse, nouvelle dans l'école (donc pas d'a priori des autres parents en poireautant dans le couloir, c'est agréable aussi, la nouveauté). Mais surtout, il y a ses trois meilleurs amis et à partir du moment où il a vu leurs noms sur la liste de la classe, il affiche un grand sourire en allant (je dois quémander un bisou le matin) et rentrant de l'école.

Avec leur père, nous avons passé le week-end à repointer les listes de fournitures (et à combler les manques de ma razzia du mois d'août), à étiqueter lesdits stylos, feutres, crayons de couleurs, à couvrir les livres (enfin surtout le Capitaine, bien plus doué que moi, je me suis chargée des étiquettes, chacun son talent).

Coupe de rentrée en plein air.

Coupe de rentrée en plein air.

J., notre ami coiffeur, est venu à l'aube la veille du jour J redonner figure humaine à nos tignasses délavées par le soleil et le sel (enfin, surtout celle du Capitaine, de Nimbus et de Colombine). Bien coiffés, mais sans tenues de rentrée. Je n'avais pas eu le temps de m'en occuper et puis, par 30 degrés, si jamais j'avais préparé de jolies tenues d'automne, les enfants auraient eu l'air fin !

Lundi matin, Colombine n'a pas bien compris pourquoi elle accompagnait ses frères pour aller à l'école mais sans y entrer elle-même. La loi de l'alphabet s'est appliquée dès la rentrée : pour la seconde moitié, la première journée, c'était mardi matin seulement. Elle qui s'était réveillée en parlant de trousse, de stylo, de cartable, en disant qu'elle était "très contonte de sa maîtresse", a dû patienter 24 heures de plus...

Lundi, c'était aussi le test de l'arrivée à l'école en mode haute sécurité. A savoir qu'à 8 h 30, les portes se ferment et c'est billet de retard dès 8 h 31. Nous avons donc revu notre trajet et trouvé un raccourci pour arriver assez tôt pour nous garer et ne pas faire courir Colombine sur le trottoir.

Mardi matin, c'était la bonne. Elle a serré ma main un peu plus fort en entendant et en voyant les autres enfants pleurer dans la cour, puis s'est précipitée vers la maîtresse. Je suis restée 5 minutes dans la classe avant de m'éclipser (c'était la seule qui ne pleurait pas). Le lendemain elle est revenue avec une pile de dessins pour "Ilisabeth". Et une semaine après, ce matin, elle m'a réclamé "un bisou avant que j'y aille". Alors que j'ai encore le droit tout septembre de l'accompagner à la porte de sa classe...

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