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La petite maison dans la banlieue

Quitter Novembre

27 Novembre 2011, 22:26pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

IMG_20111127_171956.jpgsur la pointe des pieds. Décembre pointe déjà, avec des réjouissances à venir, l'appartement de la maman du Capitaine à vider, des longues journées de travail et de courtes périodes de lumière. Le week-end a été vite plié : un samedi passé en courses diverses (ravitaillement pour la semaine, plein de livres à la bibliothèque), un rendez-vous avec le docteur Lumière pour Petit Brun. Le temps de constater que des progrès avaient été réalisé sur le front de la guerre contre l'eczéma. Le dispositif de granules et crèmes a été ajusté pour que l'hiver se passe mieux. Petit Brun a été parfaitement odieux – mais le docteur Lumière étant totalement fan de lui, elle était beaucoup plus patiente que moi... En fait, il n'avait qu'une seule idée en tête : avoir les fameuses galettes de riz ou de maïs dont il est gratifié à la fin de la séance... On a peu jardiné – le Capitaine est en train de creuser une fosse pour tenter d'extraire le bambou qui écrasait le laurier rose. Celui-ci a dû être entouré dans une bâche de plastique sur une bonne profondeur, et pour le moment, c'est Bambou 1 - Capitaine 0. Puis direction Paris le soir pour un apéritif chez Mané, avec ciné à la clé pour nous, puisque Petit Brun et Petit Châtain passaient la nuit là-bas. Nous avons emporté plusieurs cartons de vieilleries, dans lesquels on a trouvé des trésors et de quoi tenir dignement un stand à la brocante de mars prochain. Nous avons enfin réussi à avoir des places pour "Intouchables" (on croyait que la séance était à 20 h 30, mais pas du tout !) et vraiment adoré le film. La salle était pleine à craquer et la séance d'avant déjà blindée...
Certes, nous n'allons au cinéma qu'une fois par mois, difficile de passer pour des critiques pointus... Mais nous avons été très touchés par ce film (en plus de rire aux éclats pendant deux heures).
etablicafeDimanche matin, nous avons récupéré Petit Brun et Petit Châtain, pour aller déjeuner chez leurs arrière-grands-parents. L'an dernier, nous avions tenté de le initier au ragoût de coings iranien, le Khoreche Beh. Ce ne fut pas un franc succès. Cette année, Mamie avait prévu un second menu (riz – rapport aux intestins encore fragiles de Petit Châtain – et beefsteak), mais le riz cuit à l'iranienne - sur un lit de pommes de terre, ce qui forme comme des chips avec des petits grains de riz collés dessus – a été très apprécié.

Grand-Maman nous a rejoint pour le café, et une fois Skype réinitialisé sur l'ordinateur, nous avons pu appeler La Réunion et profiter un peu à distance d'Alice, la dernière nièce/cousine/petite-fille/arrière-petite-fille arrivée il y a deux semaines. En s'étonnant encore une fois de ce miracle de la technologie de pouvoir se voir, se parler en étant si loin les uns des autres...
Sur les coups de quatre heures nous sommes rentrés à la maison. Petit Brun et Petit Châtain se sont endormis au bout de dix minutes. Ils dormaient si bien, que nous avons déchargé la voiture sans les réveiller et que nous les avons laissé dormir encore une demi-heure. Nous avons sorti la couronne de l'Avent – Petit Brun parlait déjà de mettre l'étoile au sommet du sapin que nous n'avons pas encore trouvé – et allumé la première bougie. Le compte à rebours a commencé. Jeudi, on sortira les calendriers reçus il y a déjà quinze jours dans Pomme d'Api et Popi (et que j'ai miraculeusement sauvé avant que toutes les fenêtres soient ouvertes d'un coup !). Puis la crèche. Et le sapin à faire. Et attendre que Noël arrive. Vite.

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Quand ça ne tient qu'à un (coup de) fil

24 Novembre 2011, 22:19pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

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Dès le matin, ça commençait mal. Personne n'était bien réveillé, le Capitaine était à la bourre, Petit Châtain de mauvais poil et moi guère mieux lunée. C'est alors que mon Ayaphone – comme dit Petit Brun – commença à sonner.

8 h 41: Appel manqué. Répondeur : « j'ai oublié mes clés à la maison, tu me rappelles ? »

8 h 46 : Cette fois-ci je décroche, aimable comme un dogue. C'est la lutte pour faire manger Petit Châtain, l'habiller, il veut aller sur le pot mais ne le remplit pas et l'heure avance inorexorablement. C'est déjà l'interview de l'invité sur France Inter (Alain Juppé qui devise sur les corridors humanitaires en Syrie, ai-je le temps d'imprimer), autant dire que la zone rouge est largement entamée. « C'est moi, je viens d'arriver au bureau et de m'apercevoir que j'ai oublié mes clefs ». Je passe le salon aux rayons X : « je les vois pas ».
« Je les ai laissées dans mon pantalon  [celui du soir, pas celui du bureau] ». Donc au premier. Et on est déjà grave à la bourre. « Tu peux enlever les tiennes de ton trousseau et me les laisser sous le paillasson ? » (sauf que je ferme le portail et que je claque le portillon depuis que les voisins nous ont dit qu'on était inconscients de partir sans fermer ledit portail. Qui s'ouvre tout seul.) On décide finalement de se donner rendez-vous devant l'école.

8 h 47 : Encore ! « On se donne bien rendez-vous devant l'école ? » « Oui, oui, j'y vais, là ».

9 h 05 : J'ai laissé un Petit Châtain aimable chez Fatiha, content d'être là, déposé un Petit Brun qui convenait que c'était bien, les matins sans crise. Le Capitaine nous attendait devant l'école, récupère mes clefs et repart. En récupérant mon vélo, je farfouille dans mon sac pour y trouver MES clés (indispensables pour laisser ledit vélo devant la gare dûment cadenassé) que le Capitaine doit m'avoir redéposé. Mais en fait non. Le voilà qui arrive (et hop ! j'ai loupé le train de 9 h 08).

10 h 01 : Me voilà enfin au bureau, non sans mal, le réseau étant un peu pertubé ce matin. Le temps de passer à l'administration déposer mon attestation de jour enfant malade, mes collègues m'alpaguent : « On a cherché à te joindre. Ton portable a sonné, puis ton poste aussi ». Merde, merde, merde. Un (en fait deux) appel sur le portable, un message sur le répondeur (« Oui, Fatiha m'a apppelé, Petit Châtain a rempli cinq couches, il a mal au ventre, ça va pas ») et un sur mon poste (à n'utiliser qu'en situation de crise). Alerte rouge. La journée vient à peine de commencer et je suis déjà épuisée.

10 h 05 : On convient avec le Capitaine de faire un point en début d'après-midi si Fatiha n'appelle pas. Cela devient inquiétant, cette diarrhée qui dure depuis dix jours (et si en mauvais parents, on laissait Petit Châtain sans soins ? Si cette diarrhée cachait un truc beaucoup plus grave ?) Je commence à psychoter.
14 heures : En rentrant de déjeuner, je m'aperçois que le Capitaine n'a pas appelé, ce qui me rassure à moitié. Je le rappelle pour faire le point sur le front sanitaire. Pas de nouvelles de Fatiha, mais ce serait bien de rappeller le médecin quand même, et « ta mère, si elle peut venir garder Petit Châtain ».
15 heures : « Bonjour vous êtes au bien au secrétariat du docteur B. Le secrétariat est exceptionnellement fermé cet après-midi, mais les docteurs B, V et T assurent leurs consultations. Nous sommes désolés de ce désagrément. Biiiip. »

« Bonjour, c'est la maman de Petit Châtain (avec la voix qui frise sur les aigus sans que je puisse le contrôler). Le docteur B l'a vu mardi, mais depuis, il a toujours des selles liquides, il en a fait six aujourd'hui (soyons précis). Vous pouvez me rappeler au 06 06... » (J'attends toujours du reste).
15 h 10 : « Mamaaaaaaaaaaaaaan (au secours !), Petit Châtain ne va pas mieux, Fatiha a appelé ce matin, est-ce que tu pourrais venir le garder demain (Dieu bénisse l'Education nationale, les mi-temps bien foutus qui libèrent le vendredi en entier ?) »

15 h 30 : Second point d'étape avec le Capitaine. « J'ai pas réussi à joindre le docteur, j'ai laissé un message, j'ai laissé un message sur le portable de Maman, c'est bizarre, c'est pas le même message que d'habitude, tu trouves ça normal ? »
16 h 43 : « C'est Maman, c'est ok pour garder Petit Châtain, mais pas trop tôt... » (merci, merci, merci, reconnaissance éternelle, etc.)
18 heures : heure à laquelle le Capitaine récupère Petit Châtain. Pas de coups de fil.
20 heures : Je rentre à la maison. Petit Châtain a passé la journée à dormir (matin et après-midi), « du coup, il pète la forme », me dit le Capitaine. Effectivement, il babille dans son lit alors son frère dort déjà à poings fermés. Il ne mange toujours rien... Son bol de riz est prêt pour demain... Ce n'est peut-être pas encore la peine d'appeler les urgences pédiatriques. Autant je déteste quand les enfants ont de la fièvre, autant l'absence de fièvre commence à me faire peur. Jusqu'ici on maîtrisait plutôt bien les maladies enfantines type bronchiolite, otite, rhino, angines... Mais on avait pas encore passé notre badge "gastro". Visiblement, on n'est pas prêts de l'avoir...

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Un jour enfant malade

23 Novembre 2011, 21:57pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

dejeunerCela nous pendait au nez. Déjà, lors de notre week-end lorrain, Petit Châtain n'allait pas fort. Malgré un régime alimentaire constitué presque entièrement de riz et de bananes, la diarrhée revenait toujours. Le week-end dernier, il était d'humeur grognonne, alignant les siestes géantes dont on le tirait avec des hurlements. Dimanche soir, il était un peu chaud. La fameuse fièvre du dimanche soir ? pensais-je pleine d'espoir et de de terreur mêlée. Mais après tout, on glissait vers décembre, et je n'avais utilisé qu'un seul jour enfant malade sur les six dont je dispose (ma convention collective, sur ce plan, est très généreuse. D'ailleurs, on devrait faire étudier les conventions collectives aux collégiens pendant qu'ils décident de leur orientation, afin qu'ils sachent bien où ils mettent les pieds).

La nuit de dimanche à lundi a été agitée, Petit Châtain toussait, se réveillait en pleurant, avait égaré le Doudou Baveux (dit le Baveux. Son doudou chéri, interdit de séjour chez la nounou, tellement il ressemble à rien)... Au matin, il affichait un 37,7° de température qui signifiait qu'il pouvait aller chez la nounou. 37,7° ce n'est pas de la fièvre, c'est à 38°degrés que l'on s'énerve, me répétai-je en boucle. Dans le train. Au boulot, toute la journée, en m'attendant à voir mon portable sonner d'une minute à l'autre.

Finalement, il ne sonna qu'à 18 h 30 (le portable). Le Capitaine : « Petit Châtain a eu 39° de fièvre, Fatiha lui a donné du Doliprane. Prends rendez-vous chez le médecin ». Chose faite : le praticien ne consultait que le mardi après-midi, à partir de 14 heures. Je serais donc en jour enfant malade le lendemain.

Petit Châtain n'avait rien mangé au dîner. La nuit fut aussi – si ce n'est plus – apocalyptique que la veille. Je n'ai même pas entendu le Capitaine et Petit Brun partir à l'école, vers 8 h 20. Le réveil sonna à 9 heures. J'eus le temps de prendre ma douche avant d'aller (tout de même) réveiller l'enfant malade. Qui se réveilla de bonne humeur, hyper content de rester à la maison en ayant sa mère pour lui tout seul, mit une heure à croquer une poignée de céréales et but cinq verrres de jus de pomme. Non sans une crise parce qu'il voulait du jus de raisin et finit par descendre à la cave constater par lui-même qu'il n'y avait que du jus de pomme, et remonter SA bouteille. Je laissais faire, il fallait encore se battre pour l'habiller, une grosse source de conflits/colères ces derniers temps.

A 11 heures, j'appelai la mère de Princesse Louise. Qui ont emménagé pas loin de chez nous, à Joli Bois, juste à côté du Docteur. Ayant gratté une invitation à déjeuner, nous voilà partis en vélo, au soleil. Il fait très bon, j'ai sorti mes lunettes de soleil (ah bon, on est en novembre ?). Petit Châtain ne touche pas au déjeuner, sauf pour manger un peu de jambon et du gâteau au chocolat. Ils jouent gentiment avec Princesse Louise (qui persiste à appeler Petit Châtain « Petit Brun ») quand soudain un cri : « Maman, ai fait tata ». (Pour une raison inexpliquée, Petit Châtain n'arrive pas à prononcer les "c". C'est donc "touche" pour "couche", etc...)

Sueurs froides. Il n'a pas de couche, et je suis partie nez en l'air, sans sac à langer ni change. Heureusement (sic), c'est Princesse Louise qui a rempli la sienne. Pendant qu'on prend le café/thé, les petits regardent le début des 101 Dalmatiens (c'est mal, mais bien pratique, il faut l'avouer). Et c'est l'heure d'aller chez le médecin. Dont la salle d'attente, à 14 heures, est blindée (plusieurs médecins se partagent une même maison). De gens qui toussent et se mouchent dans tous les coins. Heureusement, nous ne restons pas trop longtemps dans ce bouillon de culture. Verdict : Petit Châtain a une gastro (mais sans fièvre, ce qui fait que je n'ai pas réagi tout de suite) et là-dessus, a attrapé une rhino. Pas grand chose à faire, quelques granules (c'est un homéopathe), un nez à nettoyer (hahahaha, c'est un combat pour maintenir l'animal sur la table à langer, malgré des explications pédagogiques pré-séance de lavage de nez), du smecta (beurk) et c'est tout.

Nous rentrons (avec un énorme détour because les sens uniques du Bois Joli), passons à la pharmacie et Petit Châtain, malgré ses dénégations, part faire une sieste. Moi aussi, du reste. Et quand je le réveille à 17 h 30 pour récupérer Petit Brun au centre de loisirs, il est de mauvais poil. On part chercher Petit Brun. Et c'est là que je mesure, que malgré ses demandes d'aller à l'école, Petit Châtain est encore petit. Tétanisé devant la foule du centre de loisirs. Petit Brun est en "salle de danse", vissé devant les histoires du Père Castor. Au bout de cinq appels, il daigne nous rejoindre, mains, pantalon et chaussures agrémentées de vert, résidus d'une activité peinture. Joie. Quand il découvre que c'est son frère malade qui ira sur mon vélo (que je pousserai) et qu'il marchera, c'est la désolation et nous rentrons suivi par le cri lancinant de « je veux monter sur le vééééééloooo ».Jusqu'à la maison.

conteLà, Petit Brun décide d'écouter un disque. Sa passion du moment, déclenchée par un cadeau de Grand-Maman, le CD de la belle au bois dormant, tiré de l'émission « Des histoires en musique », diffusées sur Radio Classique. Ce soir, ce sera la musique des gitans, « Le petit cheval d'étoiles ». J'ai déjà fait mettre de côté le deuxième livre CD tiré de l'émission d'Elodie Fondacci, un « Carnaval des animaux » qui viendra se glisser dans la hotte du Père Noël.

Epilogue : la nuit de mardi à mercredi fut aussi terrible que la veille. Sauf que le docteur nous avait jugés aptes, Petit Châtain et moi, à reprendre une vie normale. Nous avons même fini (pas bien, pas bien) par le prendre dans notre lit (moyennant quelques coups de Doudou baveux dans la figure), lassés de nous lever toutes les dix minutes. Au réveil, Petit Châtain était d'une humeur de dogue, au point d'aller bouder au salon pendant que nous prenions le petit-déjeuner, pendant que son frère expliquait d'un ton docte : « Tu sais Maman, Petit Châtain a fait une énorme colère et Papa l'a grondé (sic) ». Finalement, il a consenti à manger un peu en renversant un bol de lait de riz au passage. C'est un paquet rouge et hurlant que nous avons laissé à Fatiha avant de nous enfuir vers le centre de loisirs. J'ai bien cru un instant qu'elle allait me remettre le paquet hurlant dans les bras... Mais finalement, pas d'appels, et une bonne journée pour Petit Châtain. Qui a beaucoup dormi, le chanceux. J'aurais bien fait une sieste pour me remettre de la nuit de la veille.

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Des nouvelles du lutin vert

17 Novembre 2011, 20:56pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

image-copie-1.jpegCela faisait des mois que Petit Brun n'avait pas parlé du lutin vert. Mais ce soir, pluie de nouvelles. Le lutin vert lui s'était manifesté hier soir dans son sommeil, mais Petit Brun était endormi et l'avait loupé (dommage). Mais ce soir, le lutin était bavard, d'après la longue conversation qu'il a eue avec Petit Brun, celui-ci ayant l'oreille collée sur la porte de la cuisine. Le lutin était en vacances, "à la Trinité", me balança Petit Brun limite en levant les yeux au ciel devant la stupidité de ma question. Il était allé s'acheter une épuisette (sic), mais n'avait pas voulu aller voir les bateaux, parce qu'il avait peur de tomber à l'eau (re-sic). Lui aussi était invité samedi à un anniversaire, "mais pas celui d'Elliott". Et il n'était pas prêt de revenir à la maison...

(Ci-contre, la maison du lutin vert en Touraine).

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Parenthèse lorraine

15 Novembre 2011, 22:32pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

DSC05467Je ne sais plus si c'est en Auvergne que nous nous sommes décidées. Le 11 novembre, on mettrait cap sur la Lorraine, avec conjoints et enfants, rendre visite à la demoiselle de l'Est. Qui venait beaucoup plus facilement nous voir à Paris. Mais personne n'avait vu son nouvel appartement et notre dernière visite messine remontait à... janvier 2008, soit la nuit des temps.

Nous partîmes à cinq, le minibus déjà bien plein, un jeudi soir, où, sortis de Paris, personne ne semblait vouloir poursuivre plus loin que Meaux. C'est donc quasiment seuls (et dans un brouillard à couper au couteau), qu'on a rallié Metz (avec, comme en 2008, la même minute de désespoir au panneau Verdun 70 km, Metz 150 km, punaise, on est toujours pas arrivés, c'est loin, la Lorraine), comme la dame du GPS l'avait prédit, 4 heures, avec pause dînette, délestés du reliquat de chamallows de la pendaison de crémaillère. Garer le minibus dans le parking années 1970 de Caline ne fut pas aisé (bas de plafond, des poteaux partout, dont un mini-couloir pour rallier la sortie où les poteaux ont carrément été molletonnés à l'aide de petits tapis), mais le Capitaine a haut la main remporté son permis C (char à bœuf). Une fois les petits installés (non sans m'ouvrir le front sur le coin en acier du bureau, ouille), une petite nuit et c'est parti.

DSC05403Vendredi matin, balade dans Metz (où tout était fermé, y compris les manèges, au grand dam de Petit Brun et Petit Châtain). Repérages au marché pour le repas du lendemain, déjeuner à l'appartement. La matinée avait été occupée par un exercice sanitaire : gérer la diarrhée de Petit Châtain (qui a repeint la moquette du bureau) pendant que son frère était pris de vomissements dans la cuisine... Ce qui fait que lorsque nous sommes partis nous promener à Nancy, c'est comme si une deuxième journée commençait. Après avoir admiré le travail de Jacques Gruber, et notamment ses vitraux Art nouveau, nous avons rallié la place Stanislas alors que le jour tombait. En nous disant que ce serait bien de revenir voir le musée de l'Ecole de Nancy (surtout qu'une expo avec de nombreux allers et retours aux toilettes pour le Capitaine et Petit Châtain, les toilettes étant à l'opposé du vestiaire où le sac à langer était rangé, c'est un peu... décousu).
Et là, émerveillement devant la majesté du lieu, la magnificence des grilles, la légèreté 18e... Nous avons tenté de goûter dans un café, et finalement, une gaufre sur la place nous a comblé (en faisant provision au passage des quelques bergamotes).  Mais il fallait revenir à Metz déjà, puisque d'autres nous rejoignaient pour le soir et la suite du week-end.

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Samedi, après une matinée consacrée aux courses (la surpopulation de l'appartement, passé de 1 à 7 occupants, nécessitait de reconstituer les stocks de vivres) et un déjeuner à 10, la dernière étant débarquée de Paris sur les coups de midi, nous sommes allés faire le plein de légumes à Peltre, qui fonctionne sur le même principe que Gally.
Sauf que, cueillette d'automne et heure d'hiver, il nous fallait faire vite avant que le soleil ne disparaisse à l'horizon. En deux heures, nous avons eu le temps de ramasser carottes (en courant après la bêche, mais Petit Châtain s'est révélé très doué à casser les mottes de terre pour récupérer les précieuses), tomates (en serres, mais le plaisir des sauces tomates fraîches), poireaux (si fragiles à arracher), pommes... Et un énorme potiron et des pommes de terre déjà récoltées.DSC05446

DSC05440DSC05457Le soir, pendant que les enfants étaient baby sittés, nous avons profité d'un restaurant... indonésien et d'un dernier verre, avant de rentrer dans la nuit froide. Nous n'avons pas beaucoup dormi : Petit Brun a fait une crise d'asthme en mode radiateur qui a besoin d'une purge, avec multiples réveils "j'arrive pas à respirer" et refus catégorique de prendre son flixotide. J'ai fini par expédier le Capitaine avec Petit Châtain (qu'au moins l'un des deux dorme et surtout celui qui conduit le lendemain) et à prendre Petit Brun dans mon lit, qui a fini par s'endormir. Et de petits sommes en petits sommes, il était... 10 h 30 quand Ophélie a levé la maisonnée.

DSC05477DSC05481Nous avions rendez-vous au Centre Pompidou à... 11 heures... C'est avec une heure de retard que nous avons parcouru les deux expos de cette année, profitant de la beauté du lieu (mais était-ce vraiment nécessaire de ne pas fermer les parois en verre - déjà froides - du hall d'entrée, mmmh ?), de la vue imprenable sur la cathédrale et la ville au 3e étage, piochant quelques idées à la librairie (Flammarion), géniale. Avant de repartir vers 16 heures, toujours un peu dans le brouillard...

Prochaine virée au pays des mirabelles à l'heure d'été, histoire d'en profiter (un peu) plus !

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From London with love

3 Novembre 2011, 22:07pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

96 heures anglaises, avec quatre changements d'heure à la clé. Un premier week-end  by the River, à Greenwich, répondant enfin à l'invitation de Jérôme et Chrissy, qui ont élu domicile là-bas depuis bientôt deux ans et demi. Puis un deuxième plus à l'ouest, qui s'est terminé du côté d'Holland Park, avant de repartir dare-dare attraper l'Eurostar, qu'on a bien failli louper (les portes se sont fermées juste derrière nous, le Capitaine pensait que c'était juste comme prendre un TGV et me croyait à moitié quand je flippais de voir indiqué "closed" en face de l'horaire de notre train...) On a eu de la chance : pas une minute de retard à l'aller, ni au retour. Muni de notre carte huître, aucun problème pour se balader à travers la ville, même si, on ne peut que le déplorer, les transports londoniens sont hors de prix. Surtout quand on est mal habitué, avec un pass généreusement remboursé à moitié par son employeur.

Au final, beaucoup de bière, de musées – gratuits –, dont celui de la Marine, à Greenwich, que l'on vous recommande chaudement, il est flambant neuf et la muséographie particulièrement soignée et inventive. Comme cette année, nous avons aussi testé le musée de la Marine de Paris et celui de Carthagène, sans conteste, c'est la version anglaise qui remporte la palme.  Mais également, la Tate modern, en bord de Tamise. Tamise qui a été le fil conducteur de la première partie de ce week-end. Partis déjeuner à Borough market, nous l'avons suivie pour rejoindre la Tate modern, en admirant la vue sur la City et St Paul's, que l'on visitera pas, pour cause d'Indignés campant devant (le London Stock Exchange, la Bourse, est à deux pas). Mais on admirera le dôme de la cathédrale de tous les points de vue. Après une soirée sushi/pub/bière (et un premier stop chez Cath Kidston), dimanche fut un Greenwich day. Avec arrêt dans un super pub, le Cutty sark, pour un real English meal et la découverte de la mint sauce, qui peut être délicieuse, oui, oui. Nous avons donc visité le musée de la ville, celui de la Marine, puisque Greenwich fut le siège de l'Ecole navale britannique jusqu'en 1998. Et poussé jusqu'à l'Observatoire, là où passe le fameux méridien, pour profiter de la vue. Changement d'heure oblige, la nuit tombant tôt, nous avons passé une soirée cosy chez Jérôme et Chrissy, prenant au passage une leçon de football américain.
Le lendemain, on a remonté la Tamise jusqu'à la tour de Londres. Qu'une fois de plus, je n'ai pas visité : 20 livres l'entrée, euh, comment dire... Mais la croisière valait le coup, pleine vue sur les anciens warfs transformés en appartements et sur le Tower bridge. On a laissé Sebouille, qui reprenait un avion à 14 h, à Bank, pour pousser à l'ouest, vers Oxford Circus.
C'est que j'avais été mandatée pour une liste de courses longue comme le bras. Sauf que le Capitaine a une sainte horreur du shopping. À moins d'aller chez Bricorama, ou le Roi Merlin. Là, pas de problèmes pour sortir la planche à billets. Notamment pour acheter des vis (il n'y a jamais celles qu'il faut). Lundi après-midi, j'avais l'impression d'être le gouvernement grec en goguette avec Jean-Claude Trichet. Chaque entrée dans un magasin déclenchait une série de froncements de sourcils, de soupirs, d'airs accablés. Note pour plus tard : ne pas prévoir de shopping "juste pour le plaisir des yeux" avec l'Homme en week-end. Ce n'est décidément pas une activité commune. Même Hamleys, le paradis des enfants, avait du mal à trouver grâce à ses yeux. Je n'ai même pas pu rapporter une mug commémorative du royal wedding. A tel point que j'ai renoncé à le faire entrer chez Primark, dont pourtant les collègues m'avaient dit du bien. Mais je n'ai pas renoncé à l'inspection des rouleaux de liberty, ni à l'exploration, rayon par rayon, d'Antropologie, dont je rêvais depuis deux ans. Mention spéciale pour leur cabine d'essayage, 10 m2, une vendeuse aux petits soins qui personnalise votre cabine en notant votre prénom sur une glace... Pour un peu, on se croirait dans les coulisses d'un défilé... So chic !
Lundi soir, nous avons récupéré notre barda à Greenwich, retraversé la ville pour aller chez le frère du Capitaine, qui nous offrait couvert et gîte ce soir-là. L'occasion de faire découvrir au Capitaine la rue où j'ai habité il y a quasi vingt ans et le parc, en face, toujours aussi beau.

Si vous avez survécu jusque là, pêle-mêle de photos... Enjoy !

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