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La petite maison dans la banlieue

Le challenge de mars

30 Mars 2015, 19:51pm

Publié par lapetitemaison

Le challenge de mars

Pour son deuxième anniversaire, ma délicieuse nièce et filleule a eu une cuisinière home made, faite avec amour par ses parents, qui avaient piqué l'idée ici. Une cuisinière faite main, avec des matériels de récup ? Qui ne coûte pas un bras (et un rein) ? Qui a les dimensions que tu veux, puisque c'est toi qui choisis ? L'idée était alléchante.

Un an et demi de réflexion n'a pas été de trop. D'abord parce que l'atelier du Capitaine est encombré d'une armoire métallique qu'il décape centimètre par centimètre depuis des mois. Forcément, à raison d'une heure et demie max par week-end, c'est long. Il fallait donc qu'il ne pleuve pas (trop) pour bricoler DEVANT l'atelier (et embêter tout le voisinage, en sciant, cloutant, etc). Puis janvier (trop froid), février (trop court) sont passés. Restait mars, et, en raison d'un calendrier chargé, plus que le 7-8 mars, le 14 étant consacré à l'anniversaire de Petit Châtain avec ses amis et le 15 à nous en remettre. Le 20-21, on est partis prendre l'air... Fêter l'anniversaire de Colombine en famille mais avec huit jours de retard nous offrait un tout petit peu de rab.

La cuisine d'Alice

La cuisine d'Alice

Le challenge de mars
Le challenge de mars

Que faut-il pour cette cuisine home made ?
- 4 ou 5 caisses de vin en bois (donc boire du vin/connaître un caviste/attendre la prochaine foire aux vins/faire les encombrants dans votre ville), pas trop abîmées et cloutées
- du bois pour le plan de travail (une des innombrables chutes de bois que le Capitaine conserve "au cas où")
- un récipient pour faire l'évier (un vieux moule à charlotte, au Tefal rayé, a fait l'affaire, un bol à croquettes pour animaux, ça marche aussi) et un petit robinet à acheter chez Castomerlin (le Capitaine prétend en faire un en bois, et n'en a pas eu le temps avant l'inauguration)
- un cache plaque électrique (récupérée sur l'ancienne plaque électrique de la cuisine que nous avons changé en emménageant il y a... cinq ans). On peut en mettre deux, comme sur la cuisinière de ma nièce, mais le Capitaine a préféré mettre une étagère moins large et plus haute (une caisse de vin qui devait contenir seulement trois bouteilles à l'origine)
- des petits rideaux, que les bonnes mères auront confectionné le soir à la bougie. J'ai prévu le cm de distance pour éventuellement refaire une couture et un ourlet, voire passer un fil pour les faire coulisser, si j'ai du temps devant moi. En attendant, en mauvaise mère, je les ai punaisés. Néanmoins, ce sont des torchons design ET vintage, de l'atelier LZC.

Le plan de travail, son étagère et sa plaque/Tiens, un mouton dans le four !
Le plan de travail, son étagère et sa plaque/Tiens, un mouton dans le four !

Le plan de travail, son étagère et sa plaque/Tiens, un mouton dans le four !

Évidemment, ce week-end, nous avions un programme d'enfer samedi après-midi. Et pas du tout envie de se mettre à peindre/visser/découper/coller à partir de 21 heures. Les garçons étant partis dormir chez Mané, nous pensions avoir plein de temps avant le goûter (fixé au lever de la sieste de la reine du jour).

C'était sans compter sans le changement d'heure... Il nous restait à peine 1 h 30 pour fixer l'étagère (super glue au pistolet + clous), réaliser le four (soit découper l'abattant, visser les charnières et mettre un aimant pour que ça ferme bien), aspirer la poussière des découpes, poncer les aspérités, coller de l'antidérapant en dessous pour ne pas rayer le parquet (devinez quoi ? Il restait justement une chute de l'isolant du parquet flottant de la cave, gardée... "au cas où"), découper et fixer les rideaux, et installer le petit cadeau en plus : des mini bouteilles de Ramseier, le jus de pomme pétillant que l'on boit en Suisse.

En pleurs au moment de l'arrivée du gâteau (ou catastrophée par notre interprétation légèrement dissonante de "Joyeux anniversaire"), refusant de soulever le drap qui dissimulait notre "création", Colombine a ensuite bien profité de sa cuisinière, qui a d'ailleurs occupé tous les enfants de plus d'un an. Ses frères ont généreusement ressorti des paniers où ils prenaient la poussière ustensiles de cuisine, moules, fruits et légumes en tissu, reste de dînette Air France que nous avions rapporté de notre voyage en Colombie...

Il nous reste quelques retouches (vernir le bois, poser le robinet, peindre la façade du four et installer des étagères derrière les rideaux pour optimiser les rangements et terminer ces fameux rideaux), mais Colombine joue tranquille dans sa chambre. Un investissement durable et rentable !

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Bol d'air frais dans le Boulonnais

25 Mars 2015, 17:40pm

Publié par lapetitemaison

Bol d'air frais dans le Boulonnais

Après avoir loupé l'éclipse du siècle, les enfants étant restés confinés vendredi à l'école (ce qui est d'une stupidité sans nom, le couvercle de pollution étant suffisamment épais en Ile-de-France pour que l'on se rende à peine compte du changement de luminosité), nous nous sommes rattrapés ce week-end.
Nous avions été invités dans le Pas-de-Calais, dans le Boulonnais plus précisément, par un ami du Capitaine et sa fiancée, pas effrayés à l'idée de passer deux jours avec trois nains de presque 8 à 2 ans. Nous avions le choix entre le week-end du 8 mars (mais nous digérions à peine notre retour homérique des vacances d'hiver), et celui-ci, qui était aussi celui des deux ans de Colombine. Bien nous en a pris : par un heureux hasard, nous avons pu assister à la marée du siècle.

Si j'ai passé quelques vingt semaines l'été chez mes grands-parents paternels au Touquet et profité de Wissant quand j'étais une étudiante lilloise, je n'avais jamais mis les pieds à Wimereux, très chouette découverte de ce week-end, ni à Boulogne-sur-Mer, en ce qui concerne la vieille ville et sa monumentale cathédrale, ni à Ambleteuse (j'avais pris pleins de photos dans les dunes et les ai malencontreusement écrasées, fausse manip, première fois que cela m'arrive... Rhââââââ).

Grâce à l'A16 (et un petit détour dans les bois entre St Leu la Forêt et L'Isle-Adam, merci le GPS, le Capitaine a même cru que je traçais la route vers le Nord en ayant coché l'option "sans péage"), nous sommes arrivés vendredi soir tard. Le lendemain, après avoir admiré les poules et dindons de la ferme, cap sur Wimereux, vers 11 h 30 (la marée étant à son point le plus haut à 12 h 30).

Bol d'air frais dans le BoulonnaisBol d'air frais dans le BoulonnaisBol d'air frais dans le Boulonnais
Bol d'air frais dans le BoulonnaisBol d'air frais dans le Boulonnais
Bol d'air frais dans le BoulonnaisBol d'air frais dans le BoulonnaisBol d'air frais dans le Boulonnais

Wimereux en mars a le charme des stations balnéaires à l'heure d'hiver. Elle allonge entre deux falaises ses villas anglo-normandes 1900 (sa petitesse lui a évité un bétonnage en règle comme ce fut le cas au Touquet dans les années 1970), aux noms désuets et au caractère bien affirmé. Les naïades, les bambinot et autres marmousets n'ont pas encore réapparu au pavillon des dunes pour faire du trimaran et essayer de voir le fameux rayon vert après un énième trou normand... Certaines ont connu des jours meilleurs, d'autres portent beau et sont entretenues avec soin : elles donnent des envies de châteaux de sable, de soirs d'été qui s'allongent et de repas que l'on termine vers 15 h (au mieux).

Bol d'air frais dans le Boulonnais
Bol d'air frais dans le Boulonnais
Bol d'air frais dans le Boulonnais

Nous avons vite rallié la digue, comme des centaines d'autres badauds, pour voir la mer monter.
Plus de plage, mais des vagues, hautes, qui léchaient le bord du parapet et s'engouffraient dans les escaliers. Petit Brun et Petit Châtain n'ont pas voulu nous écouter : après une vague magistrale, ils étaient hilares mais trempés et vite frigorifiés, le vent soufflant de plus en plus fort et de plus en plus frais. Vive les bottes qui gardent (un peu) les pieds au sec ! Un passage par la boulangerie pour trouver un gâteau pour l'anniversaire de Colombine, et inaugurait une paire de bottes avec des cris de joie et il était temps de rentrer déjeuner. L'après-midi fut studieuse : il pleuvait à verse et Petit Châtain avait un exposé (le premier d'une longue série) à préparer. Il avait choisi... Solar impulse, bien sûr. Finies les feuilles Canson et les multiples photocopies à découper et coller : j'ai collecté l'information et le Capitaine a concocté un Powerpoint que j'enverrai mardi soir à la maman déléguée pour que la maîtresse puisse le projeter sur le tableau numérique... A 17 heures, après le goûter et entre deux ondées, nous sommes allés voir les vaches et leur traite mécanique à la ferme d'à-côté et le fermier a répondu avec une gentillesse et une patience infinie à toutes nos questions. Les enfants ont pu voir en vrai le lait aller du pis de la vache à la citerne, pour partir ensuite dans des yaourts Donane.

Bol d'air frais dans le Boulonnais
Bol d'air frais dans le Boulonnais
Bol d'air frais dans le Boulonnais

Le soir, Colombine a soufflé une grosse bougie (malgré un détour dans l'immense zone commerciale de Boulogne-sur-Mer, cachée derrière la colline, et une incursion dans un ChanAu gigantesque, nous avons réussi à oublier les bougies) et très bien compris le principe de l'anniversaire. La grande fête a lieu le week-end prochain !
Dimanche, nous sommes partis à Boulogne-sur-Mer, profitant de la messe (quand tu es catho, tu as le moyen facilement d'allier foi et culture le dimanche matin) pour découvrir sa cathédrale immense aux airs de St Paul de Londres (elle date du début du 19e). Immensément grande (elle contient à mon avis facilement 4 à 5 fois notre maison, et dominant de vieux remparts (le minibus est passé par une porte étroite) et de petites maisons en brique tout à fait ch'tis. C'est tout ce qui reste d'ancien de la ville après les bombardements de la deuxième guerre mondiale.
Nous avons déjeuné dans la partie "neuve" (de la reconstruction en béton vite fait bien fait des années 1950), à l'excellente "Fleur de Sel" : nuggets et frites pour les enfants, fish and ships revisité pour moi (avec une friture comme de la dentelle), welsh avec des frites en plus pour le Capitaine, qui, depuis qu'il a découvert cette spécialité en juin 2003 par 30 degrés (le début de la Canicule) ne manque pas d'y goûter dès qu'il passe le panneau de la région Nord-Pas-de-Calais. Une petite gaufre en dessert et un café, direction Nausicaa pour poursuivre notre tour de France des aquariums, après Cherbourg, Brest et Pointe-à-Pitre.

Bol d'air frais dans le Boulonnais

Mais c'était avant de découvrir ce tag, réalisé sur le tissu de la voiture au crayon gras (ouf, il ne suffira "que" de gommer ou frotter avec de l'eau), signé et daté par le coupable. Du coup, pas d'aquarium (en plus on avait pas vraiment le temps), direction les dunes d'Ambleteuse pour une vivifiante marche dans les dunes et sur la plage de galets. Je n'ai qu'une photo de mon téléphone, alors que j'avais mitraillé les garçons courant joyeusement dans les dunes et Colombine au bord de l'eau... Le temps de repasser à la ferme pour charger la voiture, à 17 heures, il était temps de reprendre la route... L'opération séduction de la Côte d'Opale a bien fonctionné, et si nos hôtes n'ont pas été trop effrayés par le rythme des enfants, on espère bien y retourner. Parce que du coup, je n'ai toujours pas visité Nausicaa...

Bol d'air frais dans le Boulonnais

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En suivant l'impulsion solaire

9 Mars 2015, 21:02pm

Publié par lapetitemaison

En suivant l'impulsion solaire

C'est sur le minuscule écran de mon smartphone que nous suivrons l'aventure de Solar Impulse 2. C'est M., la maman d'A., un ami de Petit Châtain à l'escrime avec qui je partage les conduites du mercredi après-midi, qui nous a parlé du projet : son employeur participe au financement.

Aussitôt, les yeux des garçons se sont mis à briller : eux qui regardent souvent la Lune en me demandant si une expédition lunaire y a atterri récemment (ce que c'est d'avoir trop regardé en DVD puis "lu" Objectif Lune et On a marché sur la Lune), ils étaient enthousiasmés par ce projet de tour de monde en avion solaire, capable de voler de jour comme de nuit. Et me demandaient depuis mercredi dernier quand l'avion décollerait : "lundi, on regardera, si je trouve une vidéo".

Nous avons visionné les 7 minutes de l'atterrissage de la première étape d'aujourd'hui, où l'on voit une soucoupe étoilée arriver lentement, majestueusement, sans un bruit (ou presque, comparé à un Boeing), se mettre dans l'alignement de la piste et se poser sans effort. Là, on aperçoit le minuscule habitacle sous la grande aile et la petite hélice au bout de l'avion. Celui-ci était parti d'Abu Dhabi le matin et a atterri 13 heures plus tard à Mascate, dans le sultanat d'Oman, une journée entière de voyage qui a impressionné les garçons. Mais on vole beaucoup plus lentement à la lumière du soleil...

Je ne sais pas si je prendrai un jour un avion de ligne à énergie solaire. Ni même si ce sera le cas pour Petit Brun et Petit Châtain. Assister à l'atterrissage, même en différé, de Solar impulse, avait quelque chose de magique et d'émouvant. Même si des questions restent en suspens : comment font-ils pour faire pipi ? En tout cas, nous on suit la trace de Solar tout autour du monde, ça vaut bien toutes les histoires du soir...

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