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La petite maison dans la banlieue

Prendre de la hauteur

24 Juin 2011, 19:53pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

babar-original-ballonDemain soir, à 19 heures 30, nous décollerons d'un petit aéroport près de Vannes. L'année dernière, début mai, quand ma frangine m'a demandé ce que nous voulions, avec le Capitaine, pour nos 60 ans, je me suis souvenue de ce reportage vu à la télé de promenades en montgolfière au-dessus du golfe du Morbihan. Nous avons une tendresse particulière pour le golfe, que nous parcourons plutôt à raz d'eau  ou depuis la terre, îlienne ou continentale. Je savais que le Capitaine adorerait le concept, mais les prix m'avaient souvent arrêtée. Là, pour nos soixante bougies, si tous nos frères et soeurs (et beaux-frères et belles-soeurs) s'y mettaient, ça pouvait le faire.

Il aura fallu un an pour trouver une date et que le rêve devienne réalité. L'année dernière, quand nous avons appelé en juillet, tout était complet. Cet hiver, il a fallu proposer trois dates. A l'Ascension, on a pas été appelés, et ça tombait plutôt bien. Terrassée par une angine, j'avais passé le week-end au fond de mon lit. Il y avait aussi ce week-end si et le suivant que nous avions bloqué.

Sauf que. Les gens de la montgolfière n'avaient jamais reçu notre e-mail. Mais, tiens, ça tombait bien, il restait de la place demain. Soit à 7 heures du matin (innocemment, j'avais dit banco !) ou à 19 h 30 (nettement plus jouable en terme de largage de nains. Pas par dessus bord pour alléger le ballon, non, mais chez tante Anne samedi).

Ce sera donc 19 heures 30 demain. Je vais de ce pas charger mon appareil photo, ne pas penser aux voyages en ballon de Babar qui finissent toujours mal et surtout éviter d'imaginer l'atterissage du ballon. C'est comme en avion : décoller, ça va, atterrir me fait toujours un peu plus flipper...

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La quête de la robe

23 Juin 2011, 19:53pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

On était fin prêts pour la Colombie. Passeports à jour, vaccins aussi (enfin presque,reste la fièvre jaune à inoculer au Capitaine). Restait un détail : LA robe pour le mariage. Longue, la robe, c'était le dress code indiqué sur le faire-part.  Un saut chez BCBG, la Mecque des robes longues, m'a suffit pour savoir que la quête, en une heure de pause dej, allait être rude. Et comme j'avais procrastiné (et joué la montre sur l'étiquette aussi, il faut bien l'avouer), que les soldes avaient commencé, si je ne voulais pas trouver que des robes en 46 ou en 34, il n'y avait plus une minute à perdre. Car cette année, les stylistes, en matière de robes longues, ont réduit leur palette à trois couleurs : noir, blanc ou nude (prononcez nioude, en gros c'est entre rose et beige et c'est hideux sur un teint d'endive comme le mien). So. Blanc, c'est pas possible pour un mariage. Noir non plus, dans la mesure du possible. Et nude... j'étais pas vraiment convaincue par le concept. Sans compter que la plupart des robes longues étaient en COTON, ce qui est chouette pour se la jouer hippie les soirs d'été, mais dans les salons climatisés du plus bel hôtel de Carthagène, d'un coup, ça passerait beaucoup moins bien...
Après mon échec à Madeleine (quelle chance de bosser au centre de Paris !), j'effectuais une analyse méthodique des portants, avant de trouver une robe, enfin deux, chez Gérard D. (ne pas tomber dans les pommes en regardant l'étiquette, ah tiens, finalement, c'est hyper bon marché comparé à tout ce que je viens de voir). Une nude, mais décidément, ça n'ira pas... Et une bleue, en soie. Très fière de cette opération rondement menée, j'alertais AnneDo que l'opération Robe longue était terminée. Et lui envoyais la photo.

Sauf que. Après un échange de textos hier où elle avait réalisé n'avoir rhabillé que Princesse Louise pour l'été, AnneDo elle aussi avait fait du shopping. Et acheté... la même robe, mais en rose. Acheter la même robe, pour le même mariage, le même jour... Au moins, nous n'étions pas amies pour rien... C'est d'habitude le genre de quiproquo qui m'arrive avec ma sœur. Cocher les mêmes fringues dans les catalogues, craquer sur les mêmes chaussures, arriver à un déjeuner habillées pareil, alors que nous n'habitions plus ensemble... Sauf qu'AnneDo avait déjà sa robe pour le mariage, elle. Oserions-nous l'effet double robe, voire même tricolore, puisque les hommes seront en blanc ? Affaire à suivre...

La robe, c'est celle-ci. J'ai les chaussures et la pochette grise du mariage lillois, reste plus que des boucles d'oreille et un collier... (et je compte avoir l'air bien plus réjouie que les mannequins sur les photos du mariage, hein !)

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Guignol fais-moi peur

20 Juin 2011, 19:07pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

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Dimanche, nous sommes allés récupérer Petit Brun et Petit Châtain qui avaient passé leur samedi chez Mané. Pendant qu'elle déposait Bonne-Maman gare de Lyon, nous avons fait un tour au musée de la Marine :

-c'est à un jet de pierre
-si on ne fait que les expos temporaires, c'est gratuit pour les enfants jusqu'à 26 ans
-on a été tellement morveux lors du dernier dîner en ville de s'apercevoir que nos enfants n'avaient pas encore participé à un atelier du Centre Pompidou ni mis les pieds à La Villette qu'on a décidé de combler ce manque fissa.

« Le musée de la Marine, c'est génial, il n'y a personne, les enfants peuvent courir et crier sans gêner ». Sans compter qu'on a eu droit à un audioguide, Petit Brun était aux anges. Bilan : c'est effectivement sympa de voir des bateaux surtout quand on lit des histoires de pirates, fait des puzzles de pirates, se déguise en pirate. Les vitrines sont un peu hautes pour la poussette de Petit Châtain qui a fini dans les bras de son père et les vidéos sur les Rafale du Charles-de-Gaulle ont eu beaucoup de succès. L'énorme globe terrestre où nous avons pu montrer La Réunion et à l'autre bout du monde la France a déclenché une salve de questions. Visiblement, on était pas les seuls à avoir la bonne idée de lâcher nos mômes dans le musée, à en juger l'encombrement des poussettes dans les dernières salles, plus étroites, mais les messieurs seuls qui examinaient minutieusement les maquettes n'ont pas paru gênés (soit ils sont extrêmement bien élevés, soit ils sont sourds).
Après le déjeuner, pour effacer l'échec de la précédente séance de Guignol (fermé en hiver), Mané nous a emmené au Ranelagh, d'abord aux manèges des petits chevaux (en plastique délavé), où les enfants doivent attraper des anneaux sur un bâton. Petit Brun, qui n'avait pas voulu faire la sieste, levait mollement le sien, en attrapant deux ou trois alors que des petites filles en raflaient à la douzaine. Il ne risquait pas de donner un coup à la dame, à qui cela arrive souvent quand les gamins loupent les anneaux. Le risque professionnel, en quelque sorte. Ce manège complètement écolo avant l'heure fonctionne à l'huile de coude grâce au monsieur qui ramasse les tickets.

Après trois tours, il était temps de rallier le théâtre. Le monsieur était-il toujours le même ? Aurait-il lui aussi pris trente ans dans la figure, depuis le temps où le Capitaine et ses frères venaient assister au spectacle ? Mané était sans doute la plus impatiente de tous. « On va voir si Petit Brun et Petit Châtain sont plus courageux que leur père, qui tremblait de peur dès Mirliton disparaissait », glissa-t-elle au début de la représentation. Petit Brun était assis au premier rang. A peine Mirliton avait-il disparu qu'il se jetait dans mes bras, le visage décomposé : « Maaaaaman, je veux rentrer à la maison » (précisons qu'une mère était déjà sortie, trente secondes après le début du spectacle, nécessitant l'envoi de Mané pour ouvrir la porte à la malheureuse, le monsieur du Guignol ayant expliqué dès le début qu'il fermait la porte à clé pour que les enfants qui étaient déposé là pour la séance ne puissent pas sortir tous seuls avant la fin...) Hors de question d'interrompre le spectacle une deuxième fois. Petit Brun accroché à mon cou tel une moule sur son rocher, nous avons reculé de plusieurs rangs. Pour finir au dernier, à l'apparition du Diable (qui faisait effectivement un poil peur, le spectacle est très bien fait, même si, d'après le Capitaine et Mané, pas une ligne du texte n'a changé en 30 ans).
Joie du Ranelagh, quand Madame Biscotine, un des personnages de l'histoire, demande aux enfants où elle pourrait partir pour échapper au Diable, des "à Arcachon", "en Suisse", "à New York", "aux Seychelles" ont fusé...
Petit Châtain, confortablement installé sur les genoux de sa grand-mère, n'a pas bronché, ni supplié de voir Tihi ou de rentrer. Par chance, nous n'avons pas été reveillé par des cauchemars la nuit qui suivit. Mais je ne suis pas sûre que Petit Brun reprenne de sitôt le chemin du Guignol...

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On fait le bilan ?

19 Juin 2011, 19:18pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

Mercredi, on avait rendez-vous chez le docteur Lumière, pas revue depuis fin février. Si elle a reconnu les énormes reculs de l'eczéma, quasiment disparu, la guerre n'est pas pourtant gagnée. Loin de là. « Il ne faut pas relâcher la pression sur l'alimentation, lâcha-t-elle, alors que je venais d'avouer avoir cessé de mettre germes de blé et levure de bière dans le porridge matinal, puisque Petit Brun avait cessé d'en prendre aux vacances de Pâques. Celui-ci, qui attendait du rendez-vous l'autorisation de reprendre une alimentation lactée normale (on réintroduit un peu, tout en surveillant la peau de très près, ralentissant la cadence au moindre gratouillis), s'est vu prescrire du lait de riz. Et le report à l'entrée à la grande école (putain, deux ans) du retour du lait dans son assiette. C'était pas gagné, et le Capitaine était franchement découragé le soir. Il faut dire que la préparation des repas le soir est une contrainte, que nous attendons toujours les fameux tupperware de la mairie. Et que le lait de riz... ça coûte un bras (2 euros le litre). Et Petit Brun allait-il le trouver bon, lui qui, en ce moment, n'aime plus les tomates un matin, les poires le lendemain et réclame les courgettes qu'il détestait la semaine passée ? Comme l'avait dit le docteur Lumière, on ne pouvait pas non plus lui administrer des granules homéopathiques à jets continus. Il fallait le guérir. Et préparer l'hiver prochain et le retour possible - mais gérable - des crises. Un bilan de l'été serait fait à la rentrée, fin septembre. D'ici là, on ne lâche rien... Et on se met au lait de riz, c'est exquis !

Jeudi, favorisée par les rendez-vous octroyés au hasard par Nathalie, j'arrivai à 8 h 30 à l'école (chance, ça aurait pu être 12 h ou 16 h 40, beaucoup moins évident !). Pour le bilan de l'année de Titouan, basé sur le commentaire de son livret scolaire (c'est pas de la rigolade, l'école, même maternelle). Nous étions donc ridiculement assises sur les chaises de la classe, ambiance Boucle d'or à l'école des ours et nous ne savions pas très bien comment commencer toutes les deux. Heureusement, l'Education nationale veille, et avait un canevas tout prêt pour faire le bilan de l'année de Petit Brun. « Les résultats de ces évaluations ne doivent pas être considérées comme une photographie figée de ses compétences », était-il inscrit sur le fameux livret. Il s'agit de sonder l'appropriation du langage, la découverte de l'écrit, l'apprentissage de la vie en classe (« devenir élève »), l'expression corporelle (le sport, quoi), la découverte du monde et l'imagination, la création. Pas de note (première année de maternelle, quand même), non, mais un codage (ben école quand même, hein) : ECA ou CA signifiant en cours d'acquisition, NA non acquis et ? pas de réponse de l'élève (à mon avis, ça doit puer et signifier le passage par la case psy direct).

Petit Brun n'a aucun problème pour s'exprimer, ni pour comprendre. En revanche, dans les activités en groupe, selon Nathalie, il a du mal à comprendre une histoire racontée sans images et n'a pas compris la portée d'un apprentissage en groupe (traduction : Petit Brun préfère bavarder avec ses copains, le bougre). C'est qu'il a, à la lecture de son livret, des petites difficultés à devenir élève (pour respecter les autres, les règles de la vie commune et accepter la frustation. J'imagine les mêmes notions appliquées à un entretien annuel dans une entreprise, ce serait cocasse...), mais « rien de grave », m'assure Nathalie (ben oui, il a que 4 ans depuis un mois. Et qu'a-t-elle dit à ceux qui pleuraient au premier trimestre dès que l'heure de la cantine approchait et que les parents ont dû reprendre à la maison tellement la journée était difficile pour les enfants ???)

En revanche, aucun problème pour les activités physiques (sauter, courir de différentes façons – « ça, je m'en étais rendu compte » a soupiré le Capitaine) ou artistiques (ouf !). Non, le problème se situe plutôt du côté de « l'approche des nombres et des quantités ». « Ce n'est pas qu'il n'a pas de mémoire, tente de me rassurer Nathalie, mais il a du mal avec les suites de nombres. Il faudra lui faire compter les réverbères, les voitures, jouer aux petits chevaux, au jeu de l'oie cet été ».

Dans les devoirs de vacances : surveiller la prise en main du crayon (« pour ne pas avoir de blocage plus tard pour apprendre à écrire en cursive ») et forcer l'air de rien, le dilettante à compter à plus de 2 (comme il est aujourd'hui inscrit dans son livret scolaire. Bon, quand il postulera à des classes prépas, on sera pas obligés de leur dire...) Du coup, on chante "1,2,3 nous irons au bois" en boucle dès que possible.

J'aurais presque préféré qu'on me dise, comme dans une autre école, « Petit Brun sait se déshabiller et se rhabiller pour aller aux toilettes. C'est le principal », au lieu d'être déjà en devoirs de vacances cet été...

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Pentecôte en pente douce

14 Juin 2011, 21:01pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

DSC04004.JPGDSC04015DSC04002DSC04021.JPGDSC04025.JPGTrois jours à la maison, j'aurais dû trouver le temps d'écrire. Et puis non. J'ai profité de ce pont pour faire principalement des lessives et du repassage (ben oui, je ne suis pas Mary Poppins, les habits ne se rangent pas tous seuls), perdant même le bénéfice d'une lessive quasi sèche lundi soir, quand des trombes sont tombées du ciel. Un dîner entre voisins vendredi, l'occasion de découvrir les potins du coin et de réaliser qu'on ne fait que passer dans le quartier pendant la semaine, toujours entre deux trains, à zapper le créneau de 16 h 30... Un petit tour au marché samedi voir s'il y avait des abricots pour refaire des confitures et trouver de la rhubarbe (las celle de Montesson, les 3 kilos restants, avaient déjà été razzié par une lève-tôt), un écossage de petits pois pour occuper les garçons pendant que le Capitaine lançait le barbecue. Des siestes (tout le monde le samedi, Petit Châtain en décalé), histoire de recharger les batteries, juste Petit Châtain et moi dimanche pendant que l'on repeignait la pièce du sous-sol. Trois bougies à souffler le samedi après-midi au pré Catelan (pas le restaurant gastronomique de Lenôtre hein, les pelouses du jardin autour) , et un Petit Brun qui se demandait s'il y avait encore des loups et des renards dans le bois de Boulogne. Des invités au dîner, au café. Une messe de la Pentecôte avec des premières communions et un Petit Brun qui bêlait à intervalles réguliers, spécialement pendant les temps de silence et d'une voix trop claire "je veux aller à la garderie", alors qu'il avait promis avant d'entrer d'être sage, nous avons été sauvés par les parents des petites filles modèles qui elles avaient des coloriages et ont accepté Petit Brun pour la fin de la messe. Lequel fut bien embêté de voir la petite voisine autorisée à grimper sur le manège installé devant l'église, parce que elle, elle avait été sage. Et promis aussitôt de l'être la semaine suivante...

Un dimanche soir où l'on est soulagé de savoir qu'il y a un lundi blanc derrière, donc une "grasse" matinée de plus, de quoi ranger un peu la chambre, faire le tri notamment des médicaments et installer la nouvelle étagère de la salle de bains, maintenant qu'on a plus qu'un demi-meuble MAIS des toilettes au premier. Le confort moderne, quoi. Un orage qui donne un coup de fouet à la pelouse, désormais presque verte. Et la perspective d'une semaine de quatre jours, bien trop courte.

A entendre les histoires apocalyptiques de retour de week-end de la Pentecôte samedi au goûter, on était bien contents de ne pas avoir bougé, s'autorisant même une virée sur le périph, direction le Val-de-Marne, pour fêter le retour de l'irlandaise lumbagotée et y trouver un magnifique plaid irlandais. Qui ne sera pas annexé par Petit Brun et Petit Châtain, prompts au rapt de tout ce qui doux, carré, pouvant faire office de couette, traîne, cape de super héros ou même bavoir géant quand on joue au restaurant...

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De l'art du rangement

7 Juin 2011, 21:21pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

DSC04012.JPGTous les ans, vers la Pentecôte, on procrastine. Il fait beau, on oublie des vestes avec le portefeuille un dimanche soir qu'il va bien falloir récupérer le soir même. D'autant plus qu'avec Internet, maintenant, on a le temps. Comment expliquer alors, qu'hier soir, on était en panique aux alentours de minuit parce qu'il manquait plein de fgfhgjgglg papiers pour la déclaration d'impôts ? (Inutile de laisser courir la plaisanterie jusqu'au 23 juin, avais-je argué). Où mes bulletins de salaire (de septembre à février, les trois derniers dormant sagement, à leur place, dans mon sac à main) s'étaient-ils volatilisés ? Et les papiers de la banque pour déclarer les intérêts du crédit, les avait-on bien reçus ?

"Je ne sais pas où TU les as rangés, mes bulletins sont dans la boîte en fer", dénonçait le Capitaine, qui se battait avec l'interface et les codes obscurs du site des impôts. Me laissant la quête desdites pièces manquantes au dossier.
Ce qui est parfaitement injuste, le Capitaine étant aussi bordélique que moi. Enfin, disons que nous sommes des bordéliques organisés en surface : les boîtes en fer pour archiver les bulletins de salaire, papiers de banque, de crèche, de cantine, de sécu, de mutuelle, d'assurances diverses et variées existent. Quand elles explosent, on les vide même et on respecte scrupuleusement la durée d'archivage des papiers. Le déménagement nous a donné l'occasion d'un grand bazardement : hop ! les factures lilloises des gaz et d'électricité, les premiers relevés bancaires, factures de téléphones portables. Pas hop, mais précieusement gardés, les bulletins de salaire, les points retraite dont on ne verra sûrement pas la couleur, mais sait-on jamais...
 Le fond du problème, nous le savions aussi bien l'un que l'autre, c'est que depuis notre emménagement, le circuit du courrier administratif jusqu'aux boîtes en fer est poussif. Les papiers mettent bien trois mois à rejoindre leurs pochettes, entre l'instant où l'on sort le courrier de la boîte aux lettres, où on l'ouvre dans la salle à manger,où il monte un étage pour atterir dans notre chambre (où parfois on l'oublie sous une pile de bouquins, pire, dans un tiroir où on l'avait vite planqué pour cause de dîner officiel où l'on voudrait donner l'illusion que cette maison est bien rangée), puis un deuxième...

Jusque tard dans la nuit, nous avons donc chassé le courrier délaissé. Découvrant avec soulagement les bulletins de salaire manquants, et rangeant du coup le bureau qui en avait bien besoin... En se promettant d'être mieux organisé l'an prochain ?

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Chez le roi Merlin

2 Juin 2011, 21:53pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

5711468515_883c9dc53c.jpgRien de bucolique, mes amis. En ce jour d'Ascension, une fois les lunettes de Marianne récupérées par l'étourdie (qui cherchait encore une excuse pour repasser, mais non, tu es toujours la bienvenue), et les croissants qu'elle avait apportés pour le Capitaine et moi promptement engloutis par des piranhas, euh Petit Brun et Petit Châtain... Nous nous sommes tous entassés dans le minibus direction la cour du roi Merlin, le royaume du bricoleur.
Certes, les travaux d'aménagement du garage sont quasiment achevés. Reste le sol à ragréer, les murs à peindre et le plancher à poser. Bon OK, il reste pas mal de taf au Capitaine. Qui avait besoin, quoi de plus normal, d'une foultitude de matériel (tous les ans, on rachète un seau à peinture, des pinceaux, des bâches... et l'année d'après, tous ont disparu).

La dernière fois que nous sommes allés chez le roi Merlin, j'ai cru qu'on allait y laisser Petit Brun et Petit Châtain. Tellement ils étaient odieux. D'ailleurs, bizarrement, nous avons mis un an à revenir là-bas... Les seuls magasins où l'on emmène les monstres étant le marchand de chaussures (pour établir leurs pointures deux fois l'an, ensuite, je me débrouille seule), le petit Franprix (où les mini caddies les occupent bien mais dézinguent les rayonnages, et parfois, c'est le drame : il n'y a PLUS de mini caddies...). Les magasins de vêtements ? Entre midi et deux, je m'en charge, et ce n'est qu'en cas de force majeure que Petit Brun et Petit Châtain passent le seuil d'une boutique.
Là, il s'agissait de choisir le parquet à installer en bas. Le Capitaine voulait mon avis et j'avais bien envie de lui donner. Mais cette fois-ci, nous avions prévu l'arme fatale : la poussette. Une fois saucissonné dedans, Petit Châtain s'est tenu à carreau pendant deux heures (surtout tant que l'on se baladait). Petit Brun ayant grandi, il supporte mieux ce genre d'expédition... Accepte de "visiter" les salles de bains en expo, de trouver le plus beau lavabo, d'aller faire un tour au rayon jardinage pour trouver une table... (on s'amuse comme on peut). Ils ont vaillamment supporté les emmerdes à la caisse (une fois de plus, on avait misé sur la caisse maudite, trois personnes, assez peu d'articles, mais un article sans prix à chaque fois...), puis au service après-vente, lorsqu'il a fallu récupérer le fameux plancher. Les paquets ne ressemblaient pas du tout à ce que nous avions repéré en rayon et pour cause : les paquets étaient posés A L'ENVERS. On a poirauté 25 minutes (le temps qu'ils fabriquent le parquet sans doute) dans la voiture, chanté 3 fois "C'est un veau", "dans mon pays d'Espagne", "as-tu vu la vache" (oui, notre répertoire est très bovin). Pas moyen d'écouter la radio, ni de téléphoner au Capitaine.

Le pire, c'est qu'il va falloir y retourner, à la cour du roi Merlin. Le pot du magnifique balai de chiotte pour nos tous nouveaux toilettes installées dans la salle de bain est dézingué... et j'ai malencontreusement pris trois tapis de WC ("Maman, les tapis ont des trous !" ai-je entendu dans un demi-sommeil, alors que Petit Brun entreprenait d'aider son père à vider le minibus pendant que nous faisions la sieste avec son frère) pour des tapis de salles de bains... Sans compter qu'il manque encore du matériel au Capitaine. Un seau, notamment, pour le ragréage...

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