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La petite maison dans la banlieue

Articles avec #la vie a 5

Fille unique

2 Octobre 2017, 20:59pm

Publié par lapetitemaison

Fille unique

Ce week-end, nous avons eu Colombine pour nous tous seuls samedi et dimanche, ses frères étant partis camper avec joie et bonheur, une fois leurs devoirs à peu près expédiés.

Cela n'arrive pas si souvent. Au lever de notre sieste (après une semaine chargée au bureau, entre masse de boulots, cartons à faire et déménagement, même pro, qui n'est pas sans émotions), samedi, elle est venue me tirer de mon lit pour aller prendre le thé. "Viens maman, c'est le goûter".

Fille unique
Fille unique

Il y avait elle, sur sa chaise haute plus si haute – ah, la chaise Stokke qui grandit avec les enfants, meilleur investissement de puériculture, discrète à tel point que les gens la cherchent dans notre pourtant minuscule cuisine –, entre nous deux. Son verre de grenadine, nos mugs de thé et des financiers sans gluten, dont elle n'a pas voulu, préférant des biscuits industriels à ceux fait maison par son père.

Ensuite, nous sommes parties faire des courses toutes les deux – deux semaines que Colombine va à l'école avec des collants dans ses sandalettes, il était temps de trouver des chaussures d'hiver pour tous les jours... "Des boots à paillettes", des boots très discrètement pailletées nous avons trouvé, bleu marine – ça va avec tout – ainsi que des pantoufles à strass ET violettes – le comble du bonheur.

Puis nous sommes parties garnir son armoire — pas beaucoup d'affaires à récupérer de ses frangins. La demoiselle a voulu une doudoune, et je me suis rappelée que ce serait beaucoup plus facile à nettoyer comme manteau, que le joli manteau de princesse de l'hiver dernier, à envoyer au pressing à chaque tâche. Un enfer. Alors que la doudoune lavable en machine, ce sera quand même beaucoup plus simple.

On pourrait avoir l'impression que Colombine a tout choisi, mais nous sommes tombées d'accord sur tout et elle n'a rien réclamé : elle avait juste une idée très précise de ce qu'elle voulait. Pas grand choix dans le magasin de chaussures, ni pour les vêtements d'enfant. On a rajouté dans le panier une robe, une jupe et un petit bonnet rose avant de rentrer.

Elle était ravie de raconter ses histoires sans être interrompue, sans devoir se battre pour prendre la parole — même si j'essaie au maximum de faire en sorte que ses frères se taisent pour lui laisser de l'espace, qu'on soit attentif à ses histoires, toutes petites soient-elles, mêmes répétées pour la millième fois. Que l'on assiste à son dîner comme à celui d'une reine, de m'avoir pour elle seule pour son coucher et l'histoire du soir. Nous déclarant, entre deux figues : "je vous aime tous les deux".

Fille unique

Dimanche matin, notre coiffeur adoré est venu à l'aube me (nous) couper les cheveux. Avant son arrivée, Colombine était venue se glisser dans notre lit, avec un livre, ravie d'être là. Contre la promesse d'une tresse, elle s'est montrée coopérative et s'est laissée couper les pointes, juste de quoi renforcer les cheveux avant l'hiver.

Comme nous avions beaucoup de temps devant nous, nous avons lambiné en petit-déjeunant, en profitant enfin de la platine que nous avions récupérée lors du déménagement d'amis et pour laquelle j'ai enfin récupéré une courroie et un diamant qui nous permettent d'écouter les vieux vinyles de Mané, couverts de poussière mais comme neufs.

Colombine a voulu faire une partie d'"Attrape-chaussettes", ni plus ni moins qu'un memory où il faut reconstituer des paires de chaussettes. Au bout de 5, on gagne une pince à linge. C'est le Capitaine qui a gagné, ce que Colombine a semi-accepté, avant de faire équipe avec son père. Trois parties plus tard, il était temps d'aller retrouver ses frères pour le pique-nique de fin de week-end. Ce qu'elle n'a pas regretté : dès qu'elle les a aperçus, elle s'est précipitée vers eux, trop contente de les retrouver. Fille unique, oui, mais surtout après ses deux frères.

 

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120 mois

28 Mai 2017, 21:02pm

Publié par lapetitemaison

120 mois

120 mois de maternité - et de paternité. Bam. Déjà ?? Oui, si l'on en croit le compteur officiel d'Asparagus (qui, un mois avant le jour J, a tenu le décompte des jours restants avant son anniversaire tous les matins, entre deux bouchées de tartine, ce qui n'était pas toujours très intelligible) ?

Dix ans, putain, punaise. "Tu vas voir, ta vie va complètement changer après", m'avait dit à un dîner une belle-cousine. A l'époque, j'avais trouvé cela assez sot comme réflexion. Puis il y avait eu cette femme croisée chez le pédiatre, pour la visite des un mois d'Asparagus, alors que je venais de triompher d'un parcours du combattant, à savoir, entre deux biberons, harnacher l'être, le sac à langer, slalomer entre les poubelles avec la poussette jusque chez le pédiatre, défaire la coque, replier les pieds de la poussette, porter l'œuf jusque dans le cabinet, le désincarcérer de ladite coque et m'entendre dire : "profitez-en, ça passe tellement vite" (alors, que, personnellement, je trouvais que ce mois de mai 2007 n'en finissait pas).

Alors, oui, ma vie a complètement changé après. J'ai appris à démultiplier mon temps de cerveau disponible (et à laisser tomber la télé, on a même plus de poste), à dormir en mode veille (ce dont je me rends compte quand ils ne sont pas là), à trouver que un, ce n'est pas tellement de travail (parce que j'ai eu un bébé en or, qui mangeait bien, dormait bien, hormis quand il faisait ses dents la première année, ce qui fait qu'il a été très facile de repartir dans la folle aventure de la parentalité avec Nimbus 22 mois après son arrivée), à voir surgir des batailles, dont celles de l'eczema qui a bien pourri sa troisième année (nos nuits, nos jours, nos nerfs à tel point que l'on se demande encore comment nous y avons survécu) et s'est poursuivie jusqu'à ses 6 ans environ, conjointement avec celle de l'asthme (pas encore gagné, mais il a appris à le gérer comme un grand).

Alors oui, ça a passé tellement vite que les années parfois se mélangent dans ma tête, alors que je sais bien qu'Asparagus a dix ans et presque juste encore 20 cm de moins que moi, qu'il n'est qu'à une pointure de me piquer mes chaussures, que dans un an c'est le collège (et que je suis plus angoissée que lui à l'idée de batailler avec les profs et sa dysorthographie, qui passe jusqu'à présent pour une lubie de mère stressée – alors que le diagnostic est confirmé à la fois par son orthophoniste et une neuro-psy que nous sommes allés voir en janvier. Asparagus avait plié les tests à 13 h, et, au lieu de revenir chez la dame l'après-midi, nous allés déjeuner de l'autre côté de la Seine avec son père - il était aux anges.

120 mois

Pour son dixième anniversaire, nous avons offert un billet d'avion à Asparagus, direction Londres, chez son parrain. Très prosaïquement parce que Eurostar n'autorise pas les enfants non-accompagnés à bord avant leurs 12 ans. On a pris la voie aérienne (autorisée à partir de 7 ans). Asparagus, qui avait fait le fanfaron jusque-là (alors que son frère avait fondu en larmes à l'annonce de ce vol en UM : "mais comment va-t-il faire ? Il va se perdre et on ne le retrouvera jamais !"), n'en menait pas large à l'enregistrement ("mais pourquoi tu viens pas avec moi ?"), pour, au final, partir sans se retourner quand l'hôtesse est venue le chercher. Au retour, seul UM du vol, il a eu le droit d'aider le stewart à faire le service (et à gratter une cannette de coca supplémentaire), ainsi que, surprise, de venir dans le cockpit alors l'avion commençait sa descente sur Charles-de-Gaulle : voir Paris de nuit du ciel, le rêve !

Le jour J, j'avais été commandé un très bon framboisier à côté du bureau (les fraisiers avaient été pris d'assaut), que j'ai récupéré sous la pluie et porté comme un trésor à travers la foule de Saint-Lazare.

J'avais aussi, sur une excellente idée de sa marraine, édité dix droits pour ses dix ans (une idée recyclée à un ami qui avait eu les mêmes droits - en plus vintage - pour ses dix ans) :

- le droit d'avoir dix ans (ok, c'est un peu une arnaque, c'est pas vraiment un droit, mais il n'y en a plus que 9 à trouver. Pas mal, non ?)

- choisir ses vêtements : énorme challenge, Asparagus n'ayant pas exactement le sens des couleurs et des motifs. Mais il faut bien se lancer (oui je préparais leurs vêtements le soir, gain de temps le matin)

- lire jusqu'à 20 h 30 les vendredis et samedis soirs (easy. Mais le fait de gérer l'extinction de la lumière lui plaît beaucoup. En revanche, il réclame toujours bisou et câlin, on ne va pas s'en priver)

- prendre le bus seul : pas évident. Mais il l'a fait pour revenir d'un anniversaire un samedi matin, nous avions eu un SMS de la maman au départ d'Asparagus du Kids Palace, qui a pris le bus du soir, et descendu à son arrêt depuis trois ans. Opération réussie. En revanche, pour localiser le bus pour rentrer de l'escrime, ce n'est pas encore ça...

- 1 euro d'argent de poche tous les mois. Le Capitaine était contre, moi pour. Après tout, au même âge, nous avions , avec sa marraine, 1 livre d'argent de poche par semaine à Londres, nous ne pouvions rien acheter avec, économisions jusqu'à tout claquer dans le cadeau de la fête des mères - un vase que nous avions réussi à casser sur le trajet du retour à la maison. Succès total. Pour le moment, le versement de l'argent de poche est conditionné au comportement du week-end, et ça fonctionne pas trop mal... Asparagus n'a encore rien acheté avec mais prévoit malheureusement d'investir dans un horrible galion de pirates en plastique vu dans la boutique de souvenirs en Bretagne. Heureusement, il y a mon anniversaire avant, hin, hin, hin.

- choisir un menu par semaine : pas toujours appliqué, mais ça lui plaît. Et ça ne mange pas de pain.

- faire une activité une fois par trimestre avec ses chers parents : au départ, je m'étais enflammée sur une fois par mois. Une fois par trimestre c'est pas mal (et on a la pression d'ici à fin juin). Cela peut aller d'un ciné à un apéro, ou un DVD vu ensemble. Ou un truc vraiment trop cool (aka aller voir un match de foot ou de rugby).

- aller à la plage seul : dans les faits, c'est déjà le cas, enfin surtout pour rentrer seul de la plage. Mais cela veut dire aussi : cet aprem, tu fais ce que tu veux. Pas sûr que ce droit soit utilisé immédiatement...

- faire du vélo seul (et aller chercher le pain à la boîte à pain à La Rinissé) : parce que Asparagus aime faire du vélo. Mais seul, pas envie, pas là. Utilisera-t-il ce droit cet été ? Les paris sont lancés...

 

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Pendant qu'ils ne sont pas là

2 Avril 2017, 19:55pm

Publié par lapetitemaison

Pendant qu'ils ne sont pas là

Samedi matin, les enfants sont partis en vacances avec Mané, direction la Bretagne. C'était notre premier week-end seuls depuis… les vacances de la Toussaint, et, qui plus est, un week-end où nous restons à la maison. En octobre, nous avions choisi de partir en week-end (en mode improvisé = tous les hôtels en Normandie ou dans la Somme complets, il nous restait le choix entre… Versailles – paye ton exotisme quand tu as grandi à 5 km de là – ou Fontainebleau, que nous ne connaissions ni l'un ni l'autre. Va pour Fontainebleau).

Autant dire que le programme a été chargé. Avant de partir, Nimbus et Asparagus avaient rangé leurs chambres et défait les draps de leurs lits, descendu leurs peluches pour qu'elles soient lavées - un mini-ménage de printemps. La machine à laver ronronnait dans le sous-sol depuis 9 heures.

Pendant que j'allais rejoindre des amies de lycée pour le déjeuner - l'année dernière j'avais loupé la venue annuelle de la Lyonnaise pour cause de virée express à Toulon pour aider ma sœur enceinte à finir de défaire ses cartons de déménagement, le Capitaine en a profité pour solder un dossier en souffrance depuis un an : coudre les petits anneaux et fixer le store de la chambre de Colombine. Difficile à faire quand la demoiselle fait la sieste...

Vers 13 h, SMS : "vous avez l'air d'être seuls ce soir, vous êtes libres pour dîner ?" Je n'arrivais même plus à me rappeler de la dernière fois que nous avions eu une soirée vraiment impromptue (notez que "les enfants ne sont pas là, venez dîner" est le nouveau "mes parents se sont barrés pour le week-end, je fais une soirée improvisée").

Dîner improvisé sans baby sitter = pas de stress sur l'horaire ni de compteur qui tourne. Et une grasse matinée, le lendemain, fort bienvenue pour amortir le choc du changement d'heure de la semaine dernière, ainsi que la fatigue de la dernière semaine de mars.

Au vu du temps splendide et de l'absence totale de programme pour ce dimanche, direction le jardin, pour tondre, désherber (et retrouver une pivoine sur deux, des agapanthes). Comme ma réserver de graines était épuisée, nous sommes allés dans une jardinerie (la première avait fermé), celle de la ferme de Gally (puisque nous étions sur la route, autant y aller).

 

Pendant qu'ils ne sont pas là

La serre était pleine comme un œuf de jardiniers du dimanche, qui, comme nous, débordaient de projets pharaoniques. Il s'agissait de trouver des croisillons pour aider le jasmin à s'étaler sur le mur du fond, une clématite (maintenant que nous avions exterminé la passiflore et tous ses rejets qui étouffaient notre haie), et puis en passant, des plants de potiron nous ont fait de l'œil, ainsi que des plants de tomates, puis des dahlias, des renoncules, de la verveine, de l'aneth, de la menthe... Miracle, tout tenait dans la twingold.

Il a fallu planter tout cela avant que le soleil ne se couche, faire des trous gigantesques (40 x 40, c'est énorme à l'échelle de nos plates-bandes), et encore, tout n'est pas mis en terre ! Reste à voir si ces nouvelles venues s'acclimateront bien à notre jardin, à combattre la malédiction de l'arrosage automatique (qui tombe toujours en panne vers le 30 juillet) et à voir si en septembre, tous les plants auront tenu leurs promesses !

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Sète me free

20 Mars 2017, 08:13am

Publié par lapetitemaison

Sète me free

Pire que l'accouchement et la fête d'anniversaire avec les amis, il y a également les départs en classe verte. Surtout quand le rendez-vous est fixé à 7 heures du matin devant le Train bleu gare de Lyon.

Je ne suis définitivement pas du matin, ni de la team #jemeleveuneheureplustot (souvenez-vous le TRUC hype du printemps dernier. En se levant une heure plus tôt, vous pouvez méditez - sur votre triste sort -, faire du yoga, courir - avant de prendre votre douche -, écrire un roman (?!? à part Mary Higgins Clarck qui avait effectivement adopté cette technique parce que c'était la seule heure où elle était tranquille, rappelez-vous elle était veuve et élevait seule ses enfants), suivre un Mooc… N'en jetez plus.

Donc le départ de Nimbus pour Sète ce lundi matin était déjà en soi une épreuve. D'autant que, à mon bureau, le lundi commence trèèèèèèèèèèèès doucement (= ça s'agite vraiment en début d'après-midi). Ce lundi allait être de facto très, très long.

Je ne me suis vraiment attaquée à la valise que ce week-end, traquant les affaires déjà marquées (première sélection), mais j'avais tout de même une trentaine de vêtements à marquer (façon old school, au fil et à la marque en tissu, c'est plus long - surtout quand tu as un nom de famille à rallonge - mais plus écolo, surtout pour ceux qui récupèrent les affaires ensuite). Le tout en gérant les trois toute seule, le Capitaine étant en mer.

Grand-maman a retrouvé des échantillons de gel douche dans son armoire (bah oui, on utilise du savon en morceau…), j'ai miraculeusement retrouvé une paire de chaussures en plastique qui allait visiblement à Nimbus (finalement, ça sert de garder des trucs au cas où) et je suis venue à bout de ma couture ("Nimbus, je ne marque pas les chaussettes [la flemme]. Tu feras attention, hein"), ai marqué au stylo effaçable les bottes, les chaussures en plastique pour l'activité pêche, étiquetté les lunettes de soleil, la crème solaire, rajouté le dentifrice dans la trousse de toilette et l'enveloppe timbrée à notre adresse. Nimbus a choisi un autre doudou que son Baveux chéri ("on va se moquer de moi, je vais prendre le petit mouton"), ce qui me permettra de laver enfin ledit Baveux.

"Maman, je n'arrive pas à fermer ma valise." Ben tu m'étonnes. Déjà, nous avions récupéré celle d'Asparagus, plus grande et généreusement prêtée. J'ai dû m'asseoir dessus en râlant pour la fermer, et je ne sais pas si les moniteurs arriveront à remettre toute la liste d'affaires exigées dedans... Nimbus risque de revenir avec un sac de linge sale en plus, mais le Capitaine gérera gare de Lyon, vendredi à 17 h 30.

 

Sète me free
Sète me free

Comme toutes les veilles de départ, j'ai très mal dormi. J'avais réservé un taxi (merci Uber), mais je n'étais pas certaine d'en avoir un ("vous serez prévenue avant"). A 6 heures, c'était bon, d'après l'application. Nimbus, qui avait eu beaucoup de mal à s'endormir (= personne ne dormait avant le retour du Capitaine à 21 h 30), était debout d'un coup, contrairement à tous les autres matins d'école. Il grelottait au petit-déjeuner, je n'ai pas insisté sur le chocolat chaud, il a pris une banane et un jus de pomme. Le Capitaine a rajouté des petits gâteaux dans son pique-nique, et en mettant ses chaussures, Nimbus s'est aperçu que nous avions oublié les pantoufles ("tu les mets dans ton sac à dos, je ne rouvre pas la valise !)

Le taxi était pile à l'heure. Il faisait encore nuit quand nous l'avons rejoint au bout de la petite rue (il n'osait pas entrer à cause des panneaux sens interdit et je n'avais pas moyen de le signaler dans l'appli). Nous sommes entrés dans Paris par la porte de Champerret, arrivés à l'Arc de Triomphe, descendu les Champs-Elysées, pris le tunnel sous la Concorde, le Louvre, l'Hôtel de Ville, l'île St Louis, la Conciergerie, le bout des tours de Notre-Dame, puis Jussieu est apparu et nous avons piqué vers la gare de Lyon. Je me suis félicité d'avoir pris l'option taxi : c'était déjà bien chargé à la dépose.

Il est parti presque en courant avec sa valise, rejoindre sa classe sous le Train bleu, où l'attendaient ses deux meilleurs amis (bourrades, cris de joie, comparaisons de valise, etc). Le quatrième larron est arrivé à la bourre. Je suis allée acheter un petit appareil photo jetable (en précisant bien qu'il ne faudrait l'utiliser qu'une fois arrivé, et ne pas essayer de photographier le Massif central depuis le TGV). Le papa d'Adrien a donné une petite leçon de photo : bien tourner la molette, bien cadrer en posant l'œil dans le viseur, appuyer sur le bouton... Et être vraiment sûr de soi : on ne peut pas effacer les photos si on se loupe !! A 7 h 30, la petite troupe s'est ébranlée quai 19 (dans l'autre hall), où ont eu lieu les derniers adieux. Nimbus est parti en bavardant, sans se retourner.

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Opération Carnaval

6 Mars 2017, 08:53am

Publié par lapetitemaison

Opération Carnaval

"Vous lirez bien le cahier, il y a un papier concernant le Carnaval. En plus, vous avez trois enfants, c'est ça ? Vous allez avoir du travail !" m'avait dit la maîtresse de Colombine en me tendant le cahier de liaison fin janvier (elle croit toujours que nous ne le lisons pas, mais généralement, j'ai déjà eu - avec une semaine d'avance - les informations par les grands frères, super au taquet pour ce qui est de la signature des documents toujours "hyper importants" à rendre à l'école).

J'ai ri jaune. Le thème du Carnaval cette année, en lien avec le thème de l'année ("les régions de France"), c'était donc les costumes des régions de France. Asparagus prétendait se déguiser en Napoléon (j'ai refusé, il faut savoir bien lire un document, c'est un costume HISTORIQUE, pas régional), j'ai donc proposé/fortement milité pour des costumes des bergers des Pyrénées. D'abord parce que, pour les grands, ce n'était pas très compliqué (sur le papier). Et puis que c'est quand même la région la plus identifiée de l'arbre généalogique de ces enfants.

Ils avaient déjà des bérets rouges (merci les mariages au Pays basque), des pantalons sombres et mettraient pour une fois les "chemises chics" blanches qui servent - en gros - pour les fêtes de famille et Noël. Restait "juste" à faire des gilets en simili peau de mouton, de larges ceintures rouges. Je me suis enflammée plus tard : j'ai rajouté des foulards rouges.

C'était le costume de Colombine qui allait me demander le plus de travail. Car le costume traditionnel bigourdan, c'est ça : une jupe longue, grise rayée de noir, un châle (j'ai zappé), et surtout, surtout, le capulet, une longue capuche de laine, qui te donne un air de Bernadette Soubirous direct.

Bien évidemment, le Carnaval tombait juste après le week-end d'anniversaire de Nimbus, et en février, nous n'avons été là quasiment aucun week-end, entre la semaine de vacances au ski et le week-end de fin de vacances où nous avons été chercher les enfants à La Rinissé. En clair : j'étais grave, grave à la bourre. Mais, en bon Lion qui se respecte, je ne marche qu'à la pression : ça devait donc le faire.

J'ai donc filé jeudi midi au marché Saint-Pierre (cette chance de bosser dans le nord-ouest de Paris) entre midi et deux (pause-déjeuner la plus rapide ever), pour trouver : de la simili peau de mouton, de la feutrine rouge pour le capulet, du tissu rouge pour les ceintures et les foulards et du tissu rayé noir et gris pour la jupe de Colombine. Ainsi que de l'élastique pour la jupe et du scratch pour les ceintures et du croquet pour égayer un peu le capulet.

J'en suis sortie avec beaucoup trop de simili peau de mouton, la bonne dose de feutrine, tout juste de quoi faire la jupe (surtout quand on coupe la jupe dans le mauvais sens des rayures. Note pour plus tard : couper du tissu à 23 h, c'est pas un bon plan) et pas assez de tissu rouge.

 

Opération Carnaval
Opération Carnaval

J'ai découpé les gilets de berger en me basant sur un pull de chacun des garçons pour la largeur des manches et en adaptant la longueur à chacun (en gros le gilet fait au départ pour Asparagus a échu à Nimbus et j'ai rallongé ledit gilet pour le premier). Et le gilet déjà découpé et surfilé qui était prévu pour Nimbus allait comme un gant à Colombine, qui était ravie d'avoir un gilet tout doux. Ouf !

Je me suis basée sur un de mes foulards pour découper ceux des garçons, je voulais les surfiler et le Capitaine, qui me remplaçait une canette (sa modeste mais bien utile contribution à ce défi couture) m'a dit : "mais laisse tomber, tu te compliques déjà suffisamment la vie comme ça". Dont acte. Les foulards n'ont jamais été surfilés.

Pour la jupe de Colombine (une première pour moi), j'ai suivi un tutoriel en ligne et m'en suis pas trop mal sortie. J'ai bien envie de récidiver au printemps pour d'autres jupes-qui-tournent pour la miss. Colombine porte une chemise rescapée d'une tenue d'enfant d'honneur de ses frères. J'ai rajouté in extremis un tablier sur les conseils de Grand-Maman : la feutrine, c'est rapide à découper et ça fait son effet (de loin). Pour le capulet, j'avais lu qu'il fallait coudre le croquet noir à la main, mais je n'avais pas le courage sur 2 m de feutrine - et pour un déguisement qui ne risque pas vraiment de passer à la machine… Un coup de point droit et zou (A 22 h 30 le dimanche soir, tu taylorises très vite la réalisation…)

Restait les ceintures des bergers : et là, c'est le drame. J'avais vraiment acheté trop peu de tissu. J'ai donc bricolé une sorte de plastron-ceinture (qui faisait bonne figure vu de devant), et récupéré dans mes chutes de tissu de quoi faire deux nouettes pour les attacher dans le dos. De l'utilisation intensive du tissu !

Au final, ils étaient très beaux, et les autres costumes (en tout cas pour la classe de Colombine où les parents étaient autorisés à entrer) très chouettes, même si on comptait un nombre certain Bretons-parisiens, en bottes et cirés jaunes...

Bilan : 10 heures de boulot quand même, des ratés… Et même si la pression fait avancer, un peu plus d'anticipation ne fera pas de mal la prochaine fois ! Mais la gloire c'est quand même quand Asparagus m'a demandé où j'avais acheté ces gilets de berger (qu'ils portent maintenant le soir sur leurs pyjamas) et que j'ai pu répondre (épuisée mais fière) : "c'est moi qui les ai faits !"

 

 

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Huit ans et un jour

27 Février 2017, 08:36am

Publié par lapetitemaison

Huit ans et un jour

C'était fin janvier. J'avais été te chercher à un anniversaire, celui de M, et dans la nuit, du fond de la Twingold, je t'ai entendu dire : "demain, c'est le mois de février, dans 26 jours c'est mon anniversaire, et je vais avoir... huit ans !"

Tu sais que ton anniversaire, très précisément, c'est à 00 h 35 qu'il faudrait te le fêter. Ton année de 7 ans a été riche d'expériences : tu as changé d'école à l'entrée du CP, tu as relevé le défi de ton oreille cassée et appris à lire, même mieux qu'Asparagus au même âge.

Tu es parti en classe transplantée (bon, en bord de Loire, ce qui ne t'a pas beaucoup changé), tout seul pour la première fois loin de la maison, sans ton frère chéri. Tu avais tenu ma main jusqu'à apercevoir le reste de ta classe dans le hall de Montparnasse. Là, tu m'avais dit : "c'est bon", m'avait lâchée la main et était parti rejoindre les autres.

Tu en étais revenu grandi, plus autonome : pour t'habiller et préparer tes affaires, prendre ta douche seul… Même si le matin, soyons honnêtes, il faut quand même être à côté pour que tu ne te recouche pas cinq minutes et que l'on tienne les délais pour que l'on ne soit pas en retard (ta grande hantise).

Cette année, rebelote, tu pars le mois prochain, à Sète. Un endroit où tu seras le seul à être allé de tous les habitants de la maison.

Depuis toujours, tu sais t'occuper seul et pourtant, tu as noué des amitiés solides à l'école. Il suffit de t'accompagner le matin pour voir tes amis t'appeler de loin et se précipiter pour te dire bonjour. Sous des airs timides et réservés, tu caches une certaine drôlerie.

Toutes les rentrées risquent d'être compliquées, je l'ai compris. Le temps que tu t'assures que ton environnement soit sûr avant de vraiment te mettre au rythme de la nouvelle année. Soit jusqu'aux vacances de la Toussaint environ.

Tu aimes surtout qu'il n'y ait pas de règles, ou alors juste les tiennes : c'est le grand enseignement du rendez-vous chez une psychologue auquel nous avions été avec ton papa, parce que le début de l'année de CP avait été très très compliqué pour toi.

Tu préférerais transformer les soustractions en additions, parce que les soustractions t'ennuient, allonger les vacances d'une semaine pour les petites et d'un mois pour l'été… Pourtant, lundi dernier, après avoir couiné tout le week-end parce que la fin des vacances approchait, tu étais ravi d'avoir retrouvé l'école, les parties de billes à "la royale" (à la loyale, je pense), vos jeux de récré que seuls les moins de dix ans maîtrisent...

Mais avant de choisir tes règles du jeu, il nous faut t'aider à apprivoiser celles du monde qui t'entoure... Happy huit ans, mon Nimbus !

 

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Rentrée(s)

12 Septembre 2016, 21:18pm

Publié par lapetitemaison

Et c'est parti pour 15 ans, voire plus...

Et c'est parti pour 15 ans, voire plus...

La semaine dernière (tu vois comme j'arrive bien à digérer le quotidien, ami lecteur, j'ai plutôt l'impression de commencer un looooooong marathon jusqu'à Noël), la semaine dernière donc, les garçons ont fait leur rentrée lundi. Enfin ! Le vendredi d'avant, nous avions été rencontrer leurs instituteurs. Trois heures passées à l'école pour les trois pour une demi-heure tout compris d'entretien.

J'avoue avoir battu un record de vitesse avec l'institutrice de Colombine (alors que les parents juste avant moi sont restés un bon quart d'heure). Ma troisième petite section, je n'avais pas grand chose à demander, juste à préciser que la demoiselle risquait fort d'avoir un PAI, mais pas alimentaire. Asparagus, pour la première fois de sa scolarité, hérite d'un instituteur, qui ressemble à Potiron. Il est ravi et moi aussi.

Nimbus, lui, a une gentille maîtresse, nouvelle dans l'école (donc pas d'a priori des autres parents en poireautant dans le couloir, c'est agréable aussi, la nouveauté). Mais surtout, il y a ses trois meilleurs amis et à partir du moment où il a vu leurs noms sur la liste de la classe, il affiche un grand sourire en allant (je dois quémander un bisou le matin) et rentrant de l'école.

Avec leur père, nous avons passé le week-end à repointer les listes de fournitures (et à combler les manques de ma razzia du mois d'août), à étiqueter lesdits stylos, feutres, crayons de couleurs, à couvrir les livres (enfin surtout le Capitaine, bien plus doué que moi, je me suis chargée des étiquettes, chacun son talent).

Coupe de rentrée en plein air.

Coupe de rentrée en plein air.

J., notre ami coiffeur, est venu à l'aube la veille du jour J redonner figure humaine à nos tignasses délavées par le soleil et le sel (enfin, surtout celle du Capitaine, de Nimbus et de Colombine). Bien coiffés, mais sans tenues de rentrée. Je n'avais pas eu le temps de m'en occuper et puis, par 30 degrés, si jamais j'avais préparé de jolies tenues d'automne, les enfants auraient eu l'air fin !

Lundi matin, Colombine n'a pas bien compris pourquoi elle accompagnait ses frères pour aller à l'école mais sans y entrer elle-même. La loi de l'alphabet s'est appliquée dès la rentrée : pour la seconde moitié, la première journée, c'était mardi matin seulement. Elle qui s'était réveillée en parlant de trousse, de stylo, de cartable, en disant qu'elle était "très contonte de sa maîtresse", a dû patienter 24 heures de plus...

Lundi, c'était aussi le test de l'arrivée à l'école en mode haute sécurité. A savoir qu'à 8 h 30, les portes se ferment et c'est billet de retard dès 8 h 31. Nous avons donc revu notre trajet et trouvé un raccourci pour arriver assez tôt pour nous garer et ne pas faire courir Colombine sur le trottoir.

Mardi matin, c'était la bonne. Elle a serré ma main un peu plus fort en entendant et en voyant les autres enfants pleurer dans la cour, puis s'est précipitée vers la maîtresse. Je suis restée 5 minutes dans la classe avant de m'éclipser (c'était la seule qui ne pleurait pas). Le lendemain elle est revenue avec une pile de dessins pour "Ilisabeth". Et une semaine après, ce matin, elle m'a réclamé "un bisou avant que j'y aille". Alors que j'ai encore le droit tout septembre de l'accompagner à la porte de sa classe...

Rentrée(s)

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La croisière s'amuse (journal de bord)

10 Août 2016, 20:28pm

Publié par lapetitemaison

La croisière s'amuse (journal de bord)
"oh, l'A 86 !" "mais non, c'est le pont de Kerisper"/Amarres larguées/"A l'horizon, je ne vois rien !"
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Premier jour

La Trinité-sur-Mer/ Les Béniguets (Houat)

Après avoir fait le plein d’eau, changé la bouteille de gaz et fait un plein de fruits et légumes (ainsi que cherché une table pour déjeuner en extérieur), nous partîmes enfin du quai L (où nous avons bien cru passer deux semaines), à 14 h 30. Asparagus et Nimbus ont géré le départ avec leur père, Colombine ayant cru bon de se réveiller d’humeur chafouine à ce moment-là (= demandait toute mon attention). Asparagus a a barré dans le chenal (au moteur) et son frère un peu. Comme il est à peine plus grand que la barre à roue, il ne voit pas grand-chose et se lasse vite.

Nous avions déjeuné avant le départ, et bizarrement, une fois les voiles mises, les enfants avaient une faim de loup (= trois paquets de gâteaux dévorés au goûter au lieu d’un). Nav tranquille, peu de gîte (déjà trop au goût des enfants). Mouillage aux Béniguets, enfants HS à 20 h, par-fait. Coucher de soleil après un dîner riz-poisson ( acheté la veille au marché avec Nimbus) pour les petits. J'y ai d'ailleurs laissé une épaule en rapportant nos achats du marché au bateau… Mais échapperai à la case kiné/osthéopathe.

Tout propres et tout sages/Sunset sur mer et sur terre/La bannière de l'église de Houat/On a bien évidemment laissé une bougie, pour une croisière sans risque/Le port de Houat/L'or de l'île/C'était beau/La grande plage, sans filtre/Lessive à bord.
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Deuxième jour

Les Béniguets- grande plage – Beg Salus (Houat)

L. nous avait trouvé l’horaire de la messe : 10 h 30 à Houat, après avoir appelé le presbystère. Des Béniguets, nous étions un peu à la bourre, même à la voile puis au moteur (soit arrivée sur site à 10 h). Asparagus et Nimbus ont fait une grasse matinée (pour la première fois de leur vie, se recouchant après le petit-déj). Et c’est là le drame : le moteur électrique de l’annexe n’avait pas suffisamment chargé (ce dont nous nous sommes rendus compte, une fois tous les 5 dans l’annexe et au large du bateau bien sûr). Nous avons donc accosté à la rame… Et dans le choc, mon iPhone non protégé dans un sachet en plastique (ou un dry bag) est décédé. Nous sommes arrivés trempés à l’église, enfants pleurant parce qu'ils avaient les fesses mouillées et les pieds qui pataugaient dans leurs chaussures, au Notre-Père (juste à temps). Pour nous consoler, nous avons déjeuné dans un bar-snack (avec menu enfant à base de nuggets frites et glace vanille chocolat), après un tour rapide du bourg, et fait provision de gâteau breton, sur les bons conseils d'un autre client.

Ensuite, nous avons attendu la réparation du moteur de l’annexe… sous l’ombre étique d’un arbre près de l’aire de jeux qui surplombe la plage, le Capitaine étant reparti seul, à la rame, en annexe jusqu'au bateau pour démêler ce sombre mystère. J'essaie de passer le temps en chantant la totalité du répertoire des enfants (assez limité). Le Capitaine a fini par revenir au bout d’une heure, toujours à la rame avec nos maillots de bains, du goûter et des jeux de plage (et en ayant mis le moteur de l’annexe à charger à bord).

20 % plus tard, nous sommes repartis… pour nous retrouver à sec à trois mètres du bateau. Il a fallu ressortir les rames pour monter à bord… Puis les enfants ont été douchés avec la douche solaire (trop chaude, il fait trop beau), et même schampouinés avant d’aller lire en pyjama dans le carré. Nous sommes repartis pour l’anse de Beg Salus où les enfants ont diné dans le carré extérieur de crêpes et de melon, Colombine s’est tout de suite endormie (pas de sieste), et les garçons ont fait la java jusqu’à 21 h 45…

L'entrée du golfe…/La force du courant à marée haute/L'île mystérieuse/L'entrée du golfe, depuis Gavrinis, cette fois/Hamac and friends/Sunset no filter sur le Petit Veizit/Lendemain de fête/Er Lannic, site ornithologique et archéologique/En route pour la playa
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Troisième jour

Beg Salus / Golfe du Morbihan

Départ pour l’île d'AnneDo, située à l’entrée du golfe du Morbihan. Le bateau a beaucoup gîté et tourné cette nuit, sans compter une nouba d’Hollandais sur l’un des 50 bateaux (à la louche) qui avaient décidé de mouiller également à Beg Salus. Après un accident de nuit chez les garçons et un lavage-séchage de draps express (vive la canicule), nous levons l’ancre. Nous avons voulu hisser les voiles… Mais il y avait un nœud de vent seulement… Et le temps pressait, rapport aux marées pour l’entrée dans le golfe. Nous pique-niquons dans le bateau (il fait beaucoup trop chaud dehors), et la navigation au moteur s’avère efficace mais dure pour ceux qui continuent stoïquement à lire à l’intérieur : Nimbus en sortira tout blanc et le cœur au bord des lèvres ! Nous n’avons plus de chauffeur automatique : celui-ci a été déréglé par des petites mains qui trouvent ça très drôle, tout cet électronique à portée de main…

Arrivée à l’île, nous mouillons à la cale (en évitant les plongeurs, qui n'ont pas le droit d'y être mais y sont quand même) et prenons un bain avec nos amis sur la cale (c'est marée haute, elle est à moitié immergée), avant de rester dîner et de profiter d’un coucher de soleil royal. Les enfants sont allés se coucher et nous les redescendons en pleine nuit au bateau : nous avons oublié les marées et notre annexe est quasi sur le sable… A peine allongés sur nos couchettes, c’est le choc avec l’un des bateaux qui est amarré sur un corps mort : nous n’avons pas la même distance de chaîne… Le Capitaine doit la remonter à la main et nous nous tournerons autour avec l’autre bateau toute la nuit. Dormir dans le golfe, c’est dormir au milieu des courants, avec l’impression que quelqu’un vide ou remplit un lavabo à côté de votre oreille toute la nuit. Sans compter les chouettes, mouettes, bateaux de pêcheur qui sortent à trois heures du matin et les premiers zodiaques à 9 h du matin…

Quatrième jour

Ile Longue/Larmor Baden/Gavrinis/Er Lannig

Nous partons en expédition à Larmor Baden (vider les poubelles de l’île et trouver un cadeau pour AnneDo dont c’est l’anniversaire, nous renseigner pour aller visiter le tumulus de Gavrinis et faire trois courses à l’épicerie). On peut rejoindre la visite du tumulus directement à la cale de Gavrinis (en face de notre mouillage) à 16 h, parce qu’on a déjà loupé toutes les visites du matin. Avec 27 degrés, il fait une chaleur torride à Larmor Baden, où tout le monde attend la pluie (« 10 degrés de moins ce serait quand même bien »).

Retour à l’île, déjeuner d’anniversaire et départ pour Gavrinis. Où nous apprenons qu’en – 5000, le golfe du Morbihan n’existait pas… mais était le point d’estuaire de trois rivières, celles d’Auray, le Bono et l’Arzon, les îles s’étant formées après, avec l’érosion de la mer et des rivières, sous effets contraires des courants. D’où le fait de trouver des monuments funéraires alignés, aujourd’hui sur des îles, tous tournés vers l’océan. Le tumulus, plutôt impressionnant de l’extérieur, dissimule une toute petite salle funéraire à l’intérieur, où je touche le plafond (1,66 m) et que le capitaine visitera courbé en deux. Il a été conçu avec des menhirs de récupération (zéro déchet), ce qui fait que la table du dolmen de Gavrinis est un menhir coupé que l’on retrouve à… Locmariaquer. Ils sont tous ornés de dessins géométriques, qui restent un mystère : des couteaux ont été identifiés, pour le reste… Des fougères ? Du blé ? des rivières ?

En rentrant à l’île, nous prenons une énorme vague en allant voir les alignements de Er Lannig (mon dos, en plus de l'épaule ruinée par le port des courses, n'a vraiment pas aimé du tout), aujourd’hui réserve ornithologique, sorte de mini Stonehenge (pour la disposition), les pieds dans l’eau et envahi par la végétation, ce qui dissimule une partie des dolmens, c’est dommage. Le soir, nous invitons nos hôtes, petits et grands, à venir dîner sur le bateau, pour un apéritif et un plat de nouilles dans le carré extérieur. Le temps s’est couvert d’un coup, comme s’il allait pleuvoir… Et en fait, non.

Cinquième jour

Ile Longue bis

La pluie, l’orage même, ça a été pour six heures du matin. Ensuite, retour au temps breton de base : couvert, avec un soleil qui tente de percer. Nous partons nous promener sur l'île, à la recherche du vieux tumulus. Mais des arbres sont tombés dessus, ce qui rend son accès impossible… Mais la forme du tumulus, aligné sur celui de Gavrinis, tout près de la mer, reste bien caractéristique. Les garçons et Louise décident d’explorer l’île et Colombine part faire la sieste. Le soleil revient, et, finalement, nous restons dîner, puis bavarder tard dans la nuit, il fait étonnement bon.

Escale au Crouesty. Bonnes glaces, bonne librairie.

Escale au Crouesty. Bonnes glaces, bonne librairie.

Sixième jour

Ile Longue/Le Crouesty

Cap sur Le Crouesty, port à 3-4 kilomètres à vol d’oiseau, pour une escale technique et néanmoins nécessaire : faire le plein d’eau, d’électricité, de linge propre et de victuailles. Le Crouesty, c’est une usine à bateaux, on y entre comme sur le périphérique, à la queue leu leu. Il y a une régate organisée, ce qui rajoute à l’encombrement de la circulation.

Finalement, la capitainerie nous trouve une place, libérable le lendemain à 12 h (ça tombe bien, on ne compte pas s’éterniser). On réussit plutôt bien la manœuvre d’arrivée (aidés par un voisin anglais, il y a énormément d’Anglais sur l’eau), et, après le déjeuner, les devoirs et la sieste de Colombine, on appelle le « service de rade », pour traverser en zodiaque le port (tellement c’est grand), avec nos sacs de linge sale, pour aller à la capitainerie nous déclarer (la place est offerte avec le pass Morbihan, plutôt pas mal) et trouver la laverie (squattée par une Anglaise et sa fille qui lavent tout ce qu’il y a de textile sur leur bateau…).

Une machine est lancée, en attendant, on va prendre une glace sur le port, sorte de mini-Disneyland breton, je fais un stop à la librairie (car oui, il y a une librairie-maisons de la presse plutôt très bien achalandée), et hop, 35 min plus tard, retour à la laverie pour mettre en route le sèche-linge. Clairement, au bout de 45 min et non les 30 min réglementaires, le linge n’est pas complètement sec, mais on repart avec, il finira de sécher sur le bateau (heureusement il fait chaud et il y a du vent). Direction les douches (c'est aussi tout l'intérêt de l'escale technique), puis dîner.

Hamburgers maison en pleine mer/ Première plage... trop de houle !/On bouge pour.../Beg en Argol, où l'on est pas mal du tout/ La plage est à nous/ Champs d'immortelles/Vers le port de la Croix/En explo/ La petite Vierge du calvaire/Maisons îliennes... laquelle choisir ?
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Septième jour

Le Crouesty/ Hoedic

Nous n’avions pas eu le temps de refaire un plein de courses la veille (le supermarché fermait à 20 h et nous sommes revenus au bateau à 19 h…), les courses, c’est le matin pour le Capitaine, pendant que nous dormons et commençons à petit-déjeuner à… 10 h. Puis on s’active pour le départ, prévu pour 11 h 45, quand le zodiaque de la capitainerie débarque pour nous dire que, finalement, la place est dispo jusqu’à 14 h. Pas besoin de rallonge, nous partons à 11 h 35, comme prévu, toujours à la queue leu leu, ce qui fait qu’en sortant du port, nous resterons au moteur plus longtemps que les autres, histoire de hisser les voiles tranquillement.

Nous partons vers Hoedic à une allure tout à fait tranquille, et découvrons que quand Boléro est bien réglé, plus besoin de pilote automatique (déréglé par des petites mains innocentes), le bateau avance tout seul et tient le cap. De quoi déjeuner sur le roof de hamburgers maison. Nous arrivons à Hoedic trois heures après, et mouillons à Beg en argol, où nous descendons sur la plage à 17 h.

Il y a pleins de grands-parents avec des petits-enfants, Asparagus et Nimbus font un foot avec un petit Gabriel (en s'attribuant des noms de joueurs de l'équipe de France de foot), puis commencent à creuser un trou profond, aidés par tous les plus de 18 mois de la plage. A 19 h, c’est l’heure de rentrer, pour une douche sur le pont. Mais il y a trop de houle, nous partons mouiller plus loin (comme une cinquantaine d’autres copains), à Beg er Lannegui. C’est mieux, même si, pendant la nuit, la houle et le vent changent de sens, avant de se calmer vers 6 h.

Huitième jour

Hoedic/ Beg er Lannegui

Nous partons explorer l’île, et débarquons, tels des Robinson, sur la plage déserte, et le sentier côtier, non moins désert. Les enfants sont ravis. Nous tombons sur le fort (pas celui de Vauban, détruit en 1795 par les anglais après l’épisode calamiteux du retour des émigrés, mais un reconstruit au 19e quand les rivalités avec l’Angleterre ont repris, avec Suez en toile de fond, qui n’a jamais servi à l’armée et est devenu… une fabrique d’iode, à base de goémon brûlé). Il abrite un gîte, une expo de photos sur l’archéologie de Hoedic (mené par un couple d’industriels nancéens qui sont ensuite allés fouiller en Ariège) et sur les habitants de l’île jusque dans les années 1970.

A midi, nous avons faim (mais nous allons quand même checker les horaires de messe avec Nimbus pour dimanche, coup de chance, la messe est demain à Hoedic, sinon, une semaine sur deux, c’est le samedi…) Petit tour à la supérette et à la boulangerie, et nous nous posons au café du Repos (il y a au moins quatre cafés sur l’île, qui présente l’avantage d’une pelouse ombragée, et le soleil tape fort. Frites saucisses pour les petits, tapas et assiette breizh pour les grands…



On repart à 14 h, en annexe, sur le bateau. Colombine fait une sieste, les grands leurs devoirs … quand des cris nous font sortir du carré : notre annexe s’est détachée et le Capitaine doit plonger en caleçon et nager pour la récupérer. Heureusement, nous avions laissé les rames dessus… Il n’y a plus qu’à pagayer pour l’arrimer plus solidement au taquet.

A 17 h, nous partons gouter sur la plage. En fait, les enfants n’ont pas du tout envie de goûter, et jouent avec Timothée, le nouvel ami de plage, dont la grand-mère aurait bien aimé que l’on passe toute la semaine là, tellement les trois jouent bien ensemble. Eux sont au camping d’Hoedic, (une cinquantaine de tentes à cent mètres du bourg). Nous nous étions demandé en passant où étaient les sanitaires, les douches…

Réponse de la grand mère : « il n’y en avait pas jusqu’à l’année dernière, on allait au port pour les toilettes et les douches « (mais à 3 h du mat, cela m’étonnerait). Et depuis cette année, on doit PAYER alors qu’avant, on n’avait pas d’emplacement ni de prix à payer. » Du coup, l’année prochaine, la grand mère de Timothée ne sait pas si elle reviendra là, ça rale chez les anciens. Tout ça, c’est la faute des groupes de jeunes qui sont venus l’année dernière – « ils se passaient le mot sur Facebook », alors que depuis que c’est payant, ils ne viennent plus… On était bluffé qu’un camping sauvage ait perduré aussi longtemps alors que l’île est classée Natura 2000, tout comme Houat.

Nous avons apprécié, comme à Houat, l’absence de voitures. Les habitants se promènent avec des petites charrettes en métal à bras, comme sur les pontons des ports, pour transporter les choses vraiment lourdes (style bouteille de gaz). Et vu la superficie de l’île, cela n’aurait vraiment aucun intérêt.

A 19 h 30, nous regagnons le bateau. Il va falloir partir, demain, après la messe prévue à 11 heures.

Fin de journée et coucher de soleil à Port Andro
Fin de journée et coucher de soleil à Port Andro

Fin de journée et coucher de soleil à Port Andro

Neuvième jour

Beg er Lannegui (Hoedic)/Port Andro (Belle-Île-en-Mer)

Le départ pour la messe a donné lieu à un réveil presque prévu, une annexe bien préparée, et nous sommes arrivés parfaitement à l’heure (bien qu’un peu déshydratés). Heureusement, l’église est fraîche, plus grande qu’à Houat, et le curé en retard, du coup, on finit par vraiment se demander si l’on va avoir droit à une messe… A 11 h 20, la réponse est oui. La paroisse d’Hoedic compte dix pèlerins l’été et le prêtre (qui n'a plus d'âge) se partage avec Houat. A la fin de la célébration, à midi, on récite l’Angélus et les enfants ont le droit de venir voir sonner la cloche – à la main.

Nous repartons et déjeunons à bord (il est déjà 13 h quand nous revenons), puis levons l’ancre une fois Colombine couchée pour la sieste, direction Belle-Ile et Port Andro. Le vent ne nous est pas favorable, alors nous errons toute l’après-midi entre les deux îles, avant de rallier péniblement la crique. Nous ne sommes pas les seuls et les places sont chères pour ancrer, on finit quand même par y arriver et faisons dîner les enfants dans le carré, pour une fois, il n’y a pas trop de vent.

La plage, what else ?

La plage, what else ?

Dixième jour

Port Andro (Belle-Île-en-Mer)

Nous passons la journée à Port Andro et allons déjeuner dans la maison de nos amis S et R, qui passent l’été là, et qui, bien qu’en plein « ateliers faire-parts de naissance » et ateliers « livrets de messe », ont trouvé le temps de nous ouvrir leurs portes. Nous avons démarré tard le matin, pas aidés par le temps couvert et ne sommes descendus sur la plage qu’à midi, pour être immédiatement pris en voiture, direction la maison pour déjeuner mais aussi faire une machine (ça tombe bien, Colombine a opportunément eu plusieurs accidents la veille) et prendre des douches (donc me laver les cheveux).

A bord, nous n'avons pas de douche de pont (un oubli du constructeur, qui sera réparé cet automne), et nous avons constaté que si l'on utilisait les toilettes comme cabine de douche (ce qui est prévu pour), l’eau ruisselait partout, et notamment à l’intérieur du placard sous le lavabo… Pour bien faire, il faudrait bâcher la partie placard/lavabo et les WC pour limiter l’inondation (et bien mettre la pompe en bas pour ne pas inonder le carré, comme l’a fait le capitaine).

Quel plaisir d’avoir le cheveu souple (et non plus poudré par les embruns) et de récupérer du linge propre et sec ! Et pour les enfants, d’avoir passé une journée à terre : nous essayons de limiter le temps de navigation et de descendre à terre tous les jours mais ce n’est pas évident à respecter comme rythme.

Nous rentrons un peu tard au bateau pour rallier Sauzon, à l’autre bout de l’île, nous passons donc une deuxième nuit à Port Andro, bien que la houle soit beaucoup plus forte que la veille. Nous manquons de perdre une deuxième fois l’annexe… qui n’est que « simplement » tombée du bateau. Une nouvelle fois solidement attachée, elle ne bougera plus de la nuit. Ouf.

Un maquereau d'anniversaire, un !/L'avant-port : sauras-tu retrouver Boléro ?/Le quai inscruté de coquilles/On a retrouvé la plaque de jumelage de Marie-Galante !/Le port à marée basse/Des filets de pêche. Il y avait tellement de queue à l'étal que nous avons renoncé au poisson frais/Un anniversaire avec des voisins très très proches/Et un gros voisin bruyant : on était à côté du ponton du Navix, qui relie Belle-Île à Quiberon.
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Un maquereau d'anniversaire, un !/L'avant-port : sauras-tu retrouver Boléro ?/Le quai inscruté de coquilles/On a retrouvé la plaque de jumelage de Marie-Galante !/Le port à marée basse/Des filets de pêche. Il y avait tellement de queue à l'étal que nous avons renoncé au poisson frais/Un anniversaire avec des voisins très très proches/Et un gros voisin bruyant : on était à côté du ponton du Navix, qui relie Belle-Île à Quiberon.
Un maquereau d'anniversaire, un !/L'avant-port : sauras-tu retrouver Boléro ?/Le quai inscruté de coquilles/On a retrouvé la plaque de jumelage de Marie-Galante !/Le port à marée basse/Des filets de pêche. Il y avait tellement de queue à l'étal que nous avons renoncé au poisson frais/Un anniversaire avec des voisins très très proches/Et un gros voisin bruyant : on était à côté du ponton du Navix, qui relie Belle-Île à Quiberon.
Un maquereau d'anniversaire, un !/L'avant-port : sauras-tu retrouver Boléro ?/Le quai inscruté de coquilles/On a retrouvé la plaque de jumelage de Marie-Galante !/Le port à marée basse/Des filets de pêche. Il y avait tellement de queue à l'étal que nous avons renoncé au poisson frais/Un anniversaire avec des voisins très très proches/Et un gros voisin bruyant : on était à côté du ponton du Navix, qui relie Belle-Île à Quiberon.
Un maquereau d'anniversaire, un !/L'avant-port : sauras-tu retrouver Boléro ?/Le quai inscruté de coquilles/On a retrouvé la plaque de jumelage de Marie-Galante !/Le port à marée basse/Des filets de pêche. Il y avait tellement de queue à l'étal que nous avons renoncé au poisson frais/Un anniversaire avec des voisins très très proches/Et un gros voisin bruyant : on était à côté du ponton du Navix, qui relie Belle-Île à Quiberon.
Un maquereau d'anniversaire, un !/L'avant-port : sauras-tu retrouver Boléro ?/Le quai inscruté de coquilles/On a retrouvé la plaque de jumelage de Marie-Galante !/Le port à marée basse/Des filets de pêche. Il y avait tellement de queue à l'étal que nous avons renoncé au poisson frais/Un anniversaire avec des voisins très très proches/Et un gros voisin bruyant : on était à côté du ponton du Navix, qui relie Belle-Île à Quiberon.

Un maquereau d'anniversaire, un !/L'avant-port : sauras-tu retrouver Boléro ?/Le quai inscruté de coquilles/On a retrouvé la plaque de jumelage de Marie-Galante !/Le port à marée basse/Des filets de pêche. Il y avait tellement de queue à l'étal que nous avons renoncé au poisson frais/Un anniversaire avec des voisins très très proches/Et un gros voisin bruyant : on était à côté du ponton du Navix, qui relie Belle-Île à Quiberon.

Onzième jour

Port Andro/Sauzon (Belle-Île-en-Mer)

Départ pour Sauzon, le temps se couvre, mais pendant la navigation, nous réussissons à pêcher un maquereau, ce sera donc mon maquereau d’anniversaire, et le deuxième après celui pêché au large d’Hoedic dimanche.

Nous prévenons la capitainerie de notre arrivée et nous faisons bien : son petit zodiaque de la joue déjà à Tetris pour trouver une place à chacun sur les corps morts de l’avant-port… A la fin de la journée, nous partagerons nos deux bouées avec cinq bateaux, sur notre ligne et à l’arrière… Nous sommes donc à couple pour la première fois de la croisière, et il faut expliquer aux enfants, que, cernés de voisins, il ne faut pas faire de bruit ! Colombine termine sa sieste et ses frères leurs devoirs et nous partons à terre.

Nous sommes frappés par la circulation des voitures, à laquelle les enfants ne font plus du tout attention, après douze jours sur l’eau ou sur des îles interdites à la circulation, à part l’escale (d'une heure) à Larmor-Baden. Pas de plage à Sauzon (ou bien une de galets à l’ombre), ce sera donc une glace sur le port et quelques courses indispensables (comme des bougies pour l’anniversaire de votre servante).

J’ai déjà récupéré mon cadeau avec un peu d’avance : un nouveau téléphone à pomme, quel luxe ! Nos voisins à couple trouvent les enfants drôlement bien élevés : ils partiront se coucher beaucoup trop tôt pour ne pas voir le chahut du coucher… Nous sommes désormais obligés de séparer Asparagus et Nimbus pour dormir, et d’en mettre un dans notre cabine, que nous rechangeons de couchette au moment de nous coucher. Simplicité, etc.

"Notre" plage, abritée du vent, presque parfaite... et déserte.
"Notre" plage, abritée du vent, presque parfaite... et déserte.
"Notre" plage, abritée du vent, presque parfaite... et déserte.

"Notre" plage, abritée du vent, presque parfaite... et déserte.

Douzième jour

Sauzon/Beg run er vilin (Houat)

Le temps vire au gris, ça sent la fin des vacances : nous avons deux jours pour rallier notre port de départ. Nos voisins de tribord (qui trouvaient les enfants si sages) sont partis vers 8 h, et le port se vide à vitesse grand V. Nos voisins de babord et leur chien partent à 10 heures… Après deux tours d’annexe pour vider les poubelles et racheter du pain (Asparagus et Nimbus sont trop contents de diriger l’embarcation dans le port), c’est notre tour… Nous avons eu l’astuce de commencer à faire cuire le déjeuner (des patates) avant de lever l’ancre, et bien nous a pris, nous sommes vent arrière, cela gîte plus que d’habitude, et on déjeunera sur le pont, sur le pouce, sans trop de chichis. Colombine a déjeuné avant nous et fait déjà la sieste.

Cap sur Houat, again, mais à Beg run er vilin. C’est peuplé de mouettes, la falaise est très découpée, nous sommes trois bateaux à l’ancre : seuls au monde, en clair. Nous avons eu du nez : la crique d’à-côté est squattée par trois bateaux peuplés de djeunes. De nouveau, de la houle, le bateau qui gîte beaucoup, mais cela devrait être temporaire (notez bien le conditionnel : en réalité, cela ne s’est jamais calmé).

Nous descendons à terre et décidons de nous balader en rejoignant le chemin côtier, pour arriver jusqu’à un fort (qui se révèle être privé). Les garçons courent comme des chèvres, on aperçoit une « poule » (un faisan), on croise même deux gendarmes (venus voir ce que faisaient les djeunes, qui, pour le moment, rejoignent innocemment la plage à la nage), on est ravis de notre expédition, mais Colombine fatigue vite et ne fait aucun effort (= perchée en permanence sur les épaules de son père).

Retour au bateau (qui gîte toujours), mais l’endroit est tellement chouette qu’on décide de passer la nuit là et de profiter de la plage demain matin avant de rentrer à la Trinité.

Ciel gris, mer grise, crachin... Temps rêvé pour rentrer.

Ciel gris, mer grise, crachin... Temps rêvé pour rentrer.

Treizième jour

Beg run er vilin (Houat)/La Trinité-sur-Mer

On a clairement passé notre pire nuit au mouillage de toute la croisière. La houle change de sens dans la nuit, contraire au vent, j’ai l’impression que les vagues s’agrippent à la plage arrière pour que le bateau heurte l’eau de plein fouet par l’avant : pas étonnant que les histoires de marins regorgent de monstres sortis des eaux. C’est donc pas très frais (mais finalement pas mal rôdés pour nos accostages) que nous allons à la plage, rejoints par les équipages des autres bateaux qui mouillent dans la même crique.

A midi, il est temps de rentrer. Cette fois, nous déjeunons AVANT de partir, et, dès que le bateau trouve son allure, je m’endors comme un bébé, jusqu’à l’entrée du chenal de la Trinité. Boléro a bien marché, et le temps se gâte sérieusement : le ciel est gris, bas, la pluie crachine, la mer est couleur huître, pour se mettre au diapason de cette fin de croisière et nous dire, que finalement, il n’y avait que cela à faire aujourd’hui : regagner le port.



NB : Aucun enfant n'est tombé à l'eau pendant cette croisière. Une pince à linge (en plastique, argh, il n'y avait que celles-ci de dispo au supermarché du port), si.

NB2 : Nous avons eu une chance folle pour la météo. D'autant que nous avions oublié la veste de quart d'Asparagus à la maison. Oups.

NB3 : Comme on avait le mal de terre dès qu'on était sur un ponton, on était mieux sur l'eau. Mais après dix jours de houle de nuit, on a aussi compris pourquoi les autres bateaux étaient si nombreux à rallier les ports : une nuit stable de temps en temps, ça ne fait pas de mal !

NB4 : Nous ne sommes pas allés aussi loin que prévu, mais avec un équipage aussi jeune, difficile de faire plus...

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Gronde fille

21 Mars 2016, 21:43pm

Publié par lapetitemaison

Gronde fille

Tu viens de souffler ta troisième bougie, et tu attendais ton "versaire" avec beaucoup d'impatience. Nous aussi, cela ne veut-il pas dire que nous sommes enfin sortis (ou presque) des Terrible Two ? Bien sûr, les colères, les coups de poing et les griffures sans sommation ne vont pas s'arrêter pile aujourd'hui, et nous n'avons pas encore vu la psy de la crèche pour en parler. Car non, ton comportement ne peut pas s'expliquer par l'arrivée d'un petit dernier, ni parce que nous sommes des parents laxistes : nous appliquons les mêmes règles qu'à la crèche.

Je crois plutôt, que, comme Nimbus au même âge, tu t'ennuies à la crèche. Que tu veux aller à l'école. Que tu supporte 8 heures par jour les mêmes enfants depuis trois ans, et qu'à force, ça lasse (imaginez la même chose avec vos collègues, que vous n'avez pas choisi, et qu'en plus vous soyez O-BLI-GES de déjeuner et de faire la sieste avec eux TOUS LES JOURS…).

Tu est poussée par les plus grands, c'est indéniable. Tu oscilles entre le désir d'être encore un bébé (pour être portée dans les bras, câlinée, voir que l'on t'aide à finir tes assiettes "Tu peux me t'aider ?") et une grande fille, qui ne cesse de vouloir tout faire "toute seule".

C'est peu de choses de dire que tes frères t'adorent : tu aimes leur faire des câlins, monter partager leurs jeux – ce qui ne marche pas très bien quand ils ont construit des bases interstellaires en kapla que tu détruis d'un balancement de pied innocent "Bon, ok, Colombine, tu as le droit de venir MAIS TU NE TOUCHES A RIEN, tu t'asseois là et tu regardes." Résultat, tu as bien pigé le concept du lego. Ce matin, ils sont venus te réveiller et te chanter un joyeux anniversaire. Pour les cadeaux, il a fallu patienter jusqu'à ce soir.

Tu aimes écouter l'histoire de Mikado en boucle, que l'on chante des comptines, même de travers. Tu demandes plusieurs fois sur un trajet : "est-ce que c'est Fip ?" Tu dois être l'une des plus jeunes auditrices de Radio France. Porter un, deux, trois, quatre colliers à la fois, piquer ceux de Maman. Faire des cafés dans ta cuisine et donner un "petit coup de doliprane" à tes poupées.

Tu as déjà demandé si tu pouvais commander les mêmes bottines que moi, mais je ne crois qu'elles existent en taille 25... Tu a-do-res les chaussures, littéralement. Et avoir des couettes, ou un palmier, avec toi j'ai réappris à peigner des cheveux. Qui sont toujours blond vénitien et très bouclés, un miracle certes génétique, mais qui ne cesse de m'étonner. Tu fuis les ciseaux du coiffeur pour avoir les cheveux aussi longs que ceux de la Reine des Neiges, ta nouvelle passion (bien que tu n'aies encore jamais vu le dessin animé et seulement écouté la chanson !)

Tu aimes ponctuer ton discours de "quand même", "enfin", "au fait", "egzatquement", et maintenant, dans la voiture, c'est un dialogue à trois, à bâtons rompus. Tu as des intonations qui chantent, et je crois entendre la cousine Gabirelle en écho, tu as le même phrasé. Tu dis comme les grands que tu sais lire, mais cela viendra. Chaque chose en son temps, un printemps à la fois !

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La première compet

19 Janvier 2016, 22:08pm

Publié par lapetitemaison

C'est beau un gymnase, le dimanche.

C'est beau un gymnase, le dimanche.

Quand Asparagus est rentré mercredi il y a quinze jours de son cours d'escrime, rouge d'excitation d'avoir été "sélectionné" [soit choisi parmi les trois vétérans de son cours] par le maître d'armes, nous avons compris avec le Capitaine que l'un d'entre nous allait passer son dimanche au gymnase [de la ville d'à-côté, par chance, la première compet se déroulait presque à domicile, à… 500 m de la salle d'armes].

L'année dernière, nous nous étions déplacés en délégation, y compris avec Colombine, quand Asparagus avait, déjà, été "sélectionné" pour sa toute toute première compétition. Grossière erreur : en dessous de 10 ans, une compétition d'escrime n'a aucun intérêt pour les frangins (à moins qu'ils soient tireurs eux-mêmes). Les mini-poussins étaient passés hyper tard, cela traînait en longueur... Un cauchemar. Comme le week-end prochain, il y a les portes ouvertes du club (et que le Capitaine, tireur lui-même, s'y colle et pas moi), j'ai donc accompagné Asparagus.

J'étais plutôt contente d'ailleurs, puisque je ne vais plus à la salle d'armes le mercredi. On est arrivés à 12 h 10 (le rendez-vous était fixé à midi et vu la désorganisation de l'an passé, je ne me suis pas pressée non plus), attendus comme le loup blanc. Il a fallu habiller le tireur qui s'impatientait "mais dépêche-toi !!!" alors que c'est pas évident d'accrocher un fil de corps à la sous-cuirasse du premier coup (le système, en gros, qui permet de comptabiliser les touches au fleuret électrique).

Heureusement que je me baladais avec mes étrennes, parce qu'il a quand même fallu régler les 10 euros d'inscription (je n'ai jamais de liquides sur moi et j'avions pas vraiment prévu). Etrennes qui, du reste, m'ont permis de subsister, grâce à la buvette qui proposait des aliments très équilibrés : barres chocolatées, sodas, croque-monsieurs, etc... Buvette tenue par des papis-mamies bénévoles qui ont turbiné toute la journée, merci à eux !

Entre deux combats.

Entre deux combats.

La compétition des poussins nés en 2007 se déroulait de la façon suivante : 4 matchs de poule puis les éliminatoires. Premier match gagné, puis deuxième perdu, le maître d'armes est pas content : Asparagus visiblement tient mal sa main et y est allé un peu cool. Bizarrement, lui qui est le plus mauvais perdant du monde, n'a pas l'air très touché par sa défaite : il bavarde à la cool sur le banc, ne veut pas du croque-monsieur tiède mais bien du Mars. Tiens donc.

Troisième match façon Blitzkrieg, Asparagus est laminé en 1 m 30. Là aussi, je m'attends à une crise de larmes (cela vient d'arriver à un tireur qui doit avoir 11 ans). Mais non, que dalle, Asparagus est d'une zénitude totale, il ne bronche même pas quand le maître d'armes vient gentiment lui remonter les bretelles.

Quatrième, encore une défaite. Je suis à la fois trop stressée pour regarder et en même temps, je commence à me dire que si ça continue, il sera éliminé rapidos et on ne restera pas peut-être tout l'aprem dans ce gymnase années 1960 pur jus, où chaque fois que quelqu'un ouvre les grandes portes battantes, un vent coulis froid vient rafraîchir l'atmosphère.

Les éliminatoires débutent. Asparagus est le moins bien classé du trio de la salle d'armes à l'issue des matchs de poule qui ont servi à établir un classement. Ce sera sa chance. A la 19e position, il rencontre le 14e, et gagne.

Ensuite, il rencontre le 2e du classement... Et gagne également. Stupeur et fierté maternelle (et désespoir aussi : on est vraiment obligés de rester là jusqu'à 17 heures minimum). Asparagus est alors le seul survivant de son trio, mais, bonnes pattes, ses camarades et leurs parents resteront jusqu'à la fin pour l'encourager (et comme ça, je profite de la science du papa d'Adrien pour savoir qui remporte le point, la gestuelle magique des arbitres n'étant pas si limpide que ça).

Le voilà donc en demi-finale, sur la piste principale. Pas de bol, il fait face à la meilleure pointe de la journée, d'après le maître d'armes, mais parvient à marquer quand même deux points avant de s'incliner.

Le voilà sur le podium, avec la mascotte du club, 3e ex æquo ! Il gagne un protège-lame (mais il n'a pas encore son propre fleuret), une coupe du meilleur goût (où il faudra changer l'étiquette, qui indique 4e...) et est ravi de sa journée, prêt à rempiler dans 15 jours… à l'autre bout du département ! Je n'ai pas fini de passer mes week-ends dans les gymnases...

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