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La petite maison dans la banlieue

Février en vrac

21 Février 2014, 22:08pm

Publié par lapetitemaison

En route pour le ki

En route pour le ki

Petit billet griffonné à la hâte, six heures avant le départ au ki, (oui, nous partons demain dès [bien avant] l'aube. Parce qu'il y aurait de prévu des bouchons dès six heures sur l'A6. Pfiou, vivement que l'on quitte l'autoroute pour prendre la clé des champs à travers le Jura pour rejoindre la Suisse tranquillou).

Comme cette valise l'atteste, février a été un mois riche en préparation de sacs. Petit Brun et Petit Châtain sont partis au chalet avec leur grand-mère, qui a survécu à six heures de train et deux changements. Il paraît que ce sont des as du ski, que leurs joues sont rouges comme des pommes d'api, qu'ils ont bon appétit (à base de röstis, de frites, de saucisses et de chocolat, si Petit Châtain pouvait s'épaissir un peu) et qu'ils dorment 12 heures par nuit.

11 mois

11 mois

Colombine a été enfant unique cette semaine. La maison était particulièrement silencieuse, elle a pu ramper à travers tout le salon, j'ai fini par remonter tout ce qui traînait à la cave de ses affaires dans sa chambre (et découvrir avec effarement que tout le tiroir sous son lit est rempli à ras bord de livres d'enfant...), il ne reste plus qu'à accrocher les cadres sur les murs. Elle a dit ses premiers mots (puisque personne n'occupait le micro à sa place) : "ma ma ma" pour ma pomme et "pa pa pa" pour son père. Et a beaucoup pleuré quand elle s'est aperçue que son père était rentré seul de la gare et que ses frères n'étaient plus là. J'attends de voir les retrouvailles. Pour le reste, elle est toujours aussi facile et tranquille, même quand sa température fait du yoyo.

Février en vrac
Février en vrac

Sinon, j'ai beaucoup travaillé ces temps-ci, rentrant d'autant plus tard que le Capitaine était en télétravail avec Colombine. Que comme aujourd'hui, je n'ai ni vue ce matin (tout le monde dormait quand je suis partie) ni ce soir (elle était déjà couchée). Mais je n'avais pas envie de travailler en vacances (étrange, non ?)



J'ai quand même eu l'occasion d'aller au cinéma voir Ida, film de Pawel Pawlikowski. S'il passe encore près de chez vous, courez-y. Pologne, années 1960. Une jeune nonne sur le point de prononcer ses vœux renoue avec sa famille, enfin ce qu'il en reste. La photographie est magnifique, il y a des forêts, c'est en noir et blanc, un orchestre de jazz avec un saxo alto... On reste encore longtemps sous le charme. En plus, on peut prendre un verre au bar du cinéma (des Cinéastes) avant la séance, et il y a un tarif famille nombreuse, même le soir. Que demande le peuple ? Pas grand chose, si ce n'est plus de sous à la fin du mois (et plus de temps !) pour aller au ciné plus souvent !

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Le TGV de janvier

5 Février 2014, 21:27pm

Publié par lapetitemaison

Quelqu'un a appuyé sur le bouton "avance rapide". Et hop, d'un bond spatio-temporel, nous voilà en février (déjà bien entamé). Je n'ai tellement rien vu venir que je n'ai même pas encore envoyé mes cartes de vœux (ce qui est très très mal). Bref, je suis à la bourre.
La faute à (dans le désordre) :

10 jours sans lave-vaisselle. Non, ça ne rapproche pas le couple, enfin si, disons les trois premiers soirs. Le quatrième, on tire à la courte-paille, on voit arriver le week-end avec horreur. Un matin j'ai même commencé à remplir le lave-vaisselle sans comprendre pourquoi le Capitaine me regardait d'un drôle d'air. Ah mais oui. J'avais oublié. Ou compté sur un miracle.
Des jours "seul(e) à bord" pour chacun de nous. Et si nous avons un partage des tâches bien établi à la maison (à lui la cuisine, à moi le linge), force est de constater que quand le Capitaine n'est pas là, je suis bien OBLIGEE de nous faire à manger. L'inverse n'est pas vrai (et bien long à rattraper).
Des épisodes multiples de vomissements pour Colombine. Des répliques de la grosse frayeur de décembre. Avec coups de fil courroucés de la crèche "vous devez être joignable !" Réflexions au coin du bon sens "On aimerait bien savoir ce qu'elle a !" (ah bon ?) Du coup, on a enclenché la batterie d'examens. Dont une radio avec un produit spécial à faire ingérer à Colombine avant. J'ai hâte d'y être, sachant qu'un simple sirop nécessite une prise de catch pour l'immobiliser.
Une séance de shopping. Profitant d'un créneau de trois heures (Petit Brun et Petit Châtain ayant été invités à Vitry et Grand-maman et Grand-père nous gardant Colombine), nous avons fait des courses quasi impossibles avec trois nains dans les pattes. A savoir trouver enfin des rideaux pour le salon (trois ans à vivre la vie des voisins... Il est temps que cela cesse !), se mettre d'accord sur un nouveau canapé et investir dans une paire de ski et de chaussures de ski pour ma pomme. Décathlon ayant décidé de proposer des chaussures blanches ou gris clair avec plein de rose et de bleu dessus (alors que celles pour les hommes sont sobrement noires et gris foncé), j'ai droit aux skis de Barbie. Qui iront très bien avec le monoski vintage du Capitaine. J'ai choisi les chaussures ayant le moins de rose possible, non sans râler un maximum. Zont jamais lu que le noir c'était chic, les stylistes de Décathlon ? Ou alors du bleu marine, le nouveau noir.

Des skis de Barbie.

Des skis de Barbie.

Des enfants qui dessinent. Tout le temps. Épuisant les stocks de feuilles de papier à recycler que je rapporte du bureau. Petit Châtain a découvert les possibilités infinies créatives de l'usage d'une paire de ciseaux, d'un rouleau de scotch et d'un tube de colle. Laissant des petits bouts de papier dans tout le rez-de-chaussée. Et parfois, ils font des masques. Cela occupe les après-midi pluvieux et me donne presque le temps de faire une pause. Presque, parce qu'il faut quand même couper du scotch, creuser des fenêtres, des portes pour transformer une boîte à chaussures en maison, etc.

Human after all.

Human after all.

Des garçons qui s'occupent de leur sœur. Autant les premiers mois, ils ont donné quelques biberons, mais nous étions moyennement rassurés. Aujourd'hui, Petit Brun aime lui donner son déjeuner le samedi, les jours où il n'y a pas école et où l'on est en mode "cool", le must c'est d'aller avec Colombine dans son parc (jouer avec des bijoux de technologie comme des cubes en plastique ou la vieille chenille musicale). Ces baby sitters relais me permettent de petit-déjeuner en paix, et d'éviter que Colombine n'hurle à la mort seule dans son parc, le temps de lancer une machine ou de m'habiller. Chaque progrès de leur sœur est accueilli comme un exploit : "MAMAAAAAAAAAAAN, elle s'est retournée/elle fait des pompes [se soulève sur les avant-bras], elle rampe !" Ils ont déjà prévu tout un programme d'éveil "A un an, tu apprendras à marcher, hein, Colombine". Au fait, celle-ci a quitté le sous-sol pour sa chambre. Enfin. Maintenant, on peut jouer au grand jeu de "rangeons la maison, euh, les placards"...

"Touche le livre, Colombine"/"Tu as vu, on lui a fait une barrière pour pas qu'elle s'échappe".
"Touche le livre, Colombine"/"Tu as vu, on lui a fait une barrière pour pas qu'elle s'échappe".

"Touche le livre, Colombine"/"Tu as vu, on lui a fait une barrière pour pas qu'elle s'échappe".

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