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La petite maison dans la banlieue

La Bretagne, ça vous gagne

19 Avril 2011, 21:32pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

ça vous bronze, surtout. Pour la première fois de ma vie, je me la pète au bureau avec un teint terracoté tout à fait vérifique (et un très beau bronzage camioneur, inrattrapable, m'ont dit les jalouses). Je peux donc bronzer à l'ombre, et comme les places en terrasse sont très chères dans le 7e, c'est aussi bien !

Après avoir été de mariage civil par un samedi de beau temps à Paris, nous avons chargé dimanche le minibus ras le coffre, (en oubliant de prendre les clés de La Rignyssé, la nouvelle carte grise, toujours pas arrivée, et sans le macaron vert de l'assurance) direction le Morbihan, où nous attendait Belle-maman. Nous avons profité de La Trinité hors saison, et c'est définitivement notre période préférée : des plages désertes, pas ou très peu de circulation, pas de problèmes de stationnement... En revanche, aller à Quiberon, c'est toujours autant la poisse, la faute aux travaux...

Quatre jours en Bretagne sud, quatre jours en Bretagne nord, à Saint Quay-Portrieux. Et une fois n'est pas coutume, c'est au Nord que le soleil brillait le plus fort. Comme Petit Brun refuse de faire la sieste, nous avons bien dû passer l'après-midi entière au soleil. D'où ce bronzage de folie. À lire des histoires, "faire les lettres", écrire des cartes postales aux arrières-grands-parents, fabriquer des drôles d'objets en plastiques avec Hélène, la fille des amis qui nous accueillaient. Car pendant que je faisais femme de marin avec Muriel, la demi-propriétaire du bateau, le Capitaine et Benoît "Lino Ventura" participaient à la régate des IUT de St Brieuc (soit faire St Quay-St Brieuc-St Malo). Hélas pour eux (mais pas pour nous), pas le moindre souffle de vent... Et pendant que nous peaufinions notre bronzage (avec un petit vent coulis cependant, d'où le bronzage camioneur, en pull ou manches trois-quart et jeans. D'ailleurs, je n'avais même pas prévu d'affaires d'été pour des vacances en Bretagne, instruite par des années d'arrivée de Touraine en petite robe à bretelles nécessitant de se changer illico pour mettre un jean, un pull, voire, horreur, des chaussettes le 2 août), ils voguaient au moteur en passant le cap Fréhel.
Une semaine à vivre au rythme des petits, sans lire les journaux, écouter la radio ni regarder la télé. Ni bien sûr se connecter au web (enfin si, en piratant la session web du portable du Capitaine, j'avoue. Juste pour lire les mails et voir les photos du mariage civil). Dépaysant. L'occasion de découvrir que Petit Brun avait embarqué un lutin vert, et qu'il avait aussi un stegosaure de poche. C'est pratique quand on est un super héros de l'espace infini (dans le minibus : "maman, c'est ça, l'espace infini ?"), qui peut voler très haut dans sa chambre pour ne pas se faire attraper par ses parents. En plus de quelques lentes, nous trimballions donc quelques amis imaginaires.
Ci-dessous, un bretorama version polaroid. Enjoy !

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Plus de photos à venir demain : la sélection du Morbihan est sur un autre ordi...

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Pouxpouxpidou

7 Avril 2011, 21:09pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

J'ai cru qu'on allait y échapper. Mais il faut s'y résoudre : Petit Brun, comme ses deux parents, est une tête à poux. Cette année, il n'a hérité de locataires qu'au printemps : six mois de gagné (mais on ne peut pas tout cumuler, la lutte contre l'eczéma nous a grandement occupés !) C'est en attendant que le Capitaine vienne nous ouvrir la porte hier, que j'ai découvert, à la faveur d'un câlin, des petites choses brunes collées dans ses cheveux...
L'affiche épinglée à la porte de la classe, les arrivées honteuses des parents ("je ne comprends pas, je les surveille et même nous, nous en avons attrapé"), les remarques zen de Nathalie, la maîtresse ("Pfou ! Des poux, j'en attrape tous les ans !" Et de citer une marque particulièrement efficace mais également très nocive).

Quand, l'année dernière, lors d'un week-end à Toulouse, Tante Ma'ie découvrit une colonie de poux qui s'ébattaient dans les cheveux de Petit Brun (et dans les nôtres. Petit Châtain y avait échappé), nous avions trouvé un shampoing à base de coco (qui étouffe les poux dans une sorte de colle), qui, conjugué au passage du peigne tous les soirs et aux huiles essentielles de lavande et d'arbre à thé, avait vite éliminé les squatteurs.

Là, Grand-maman et le si sensible Petit Brun (qui ne présente plus aucune plaque d'urticaire, Dieu merci) ont dégoté chez Maturalia un shampoing biobio antipoux. Et surtout hyper gras. Du genre qui nécessite 10 rinçages pour obtenir un cheveu un minimum propre. Ce qui fait que j'ai laissé ce matin deux gars aux cheveux gras gras gras (Fatiha accueilli le pouilleux putatif d'un : "normalement, quand ils ont des poux, je ne les prends pas". Je me suis retenue de dire qu'au prix où on la paye, elle prendrait Ambroise avec ou sans locataire ! J'ai indiqué que lui n'en avait pas, qu'on le traitait quand même, et qu'après les vacances, le danger sanitaire serait normalement circonscrit). A tel point que Nathalie a cru que Petit Brun avait du gel dans les cheveux... ou qu'ils étaient encore mouillés...

 Pourvu que le traitement biobio soit efficace... Pour des raisons mondaines, le Capitaine et moi-même nous graisserons les cheveux samedi soir afin de ne pas flinguer les photos du mariage civil auquel nous sommes conviés le matin. On va finir par espérer qu'il pleuve très fort en Bretagne, qu'on soit obligés de rester au chaud dans la maison avec nos magnifiques cheveux gras, sans avoir à croiser âme qui vive !!

PS : pour ne pas heurter la sensibilité des lecteurs, pas de photos. La vue d'un pou en gros plan donne des démangeaisons immédiates !

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Le bal des casse-pieds

6 Avril 2011, 21:49pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

 

Mercredi, bal-des-casse-pieds-92-02-g.jpgd'habitude, c'est une journée cool. Parce que sans école. Grand-maman arrive sur les coups de 8 h 30, il n'y a qu'à emmener Petit Châtain pour le départ aux Canaillous, la maison des assistantes maternelles à laquelle Fatiha est inscrite le mercredi matin. Mais aujourd'hui, nous avons été invités contre notre gré au bal des casse-pieds, sans doute parce que les vacances de Pâques approchent, et que, depuis le début de l'année, chaque veille de départ en vacances donne lieu à un lâcher de merdes en escadrilles.
Ce que nous pressentions depuis l'achat de la maison - à savoir que cette porte d'entrée qui ne s'ouvre que de l'intérieur, c'était vraiment stupide - est arrivé. Nous allions tous partir chez Fatiha, Grand-maman et Titouan nous accompagnant, quand Grand maman a claqué la porte en me demandant si j'avais mes clés. Qui étaient, comme son sac à main (avec son jeu de clés à elle), le mien... dans la maison.

On est vite allés déposer Ambroise (sans son sac de jour, avec la souris doudou dedans, ce qui n'a posé aucun problème, comme quoi, les doudous...), en embarquant une radio (merci Fatiha !) au passage pour essayer d'ouvrir la porte. Sauf que les radios de maintenant sont beaucoup moins solides, ou alors on a une porte de la mort qui tue. On a juste réussi à l'entrebailler un peu. Le Capitaine, en route vers son bureau, n'avait toujours pas allumé son téléphone à 9 heures... Et a fini par rappliquer, un peu énervé par cette équipe de bras cassés (mais en même temps, je n'avais pas envie de raquer pour un serrurier, même si Grand-maman se proposait de régler la note).
Une fois la porte ouverte, plus le temps de finir mes tartines, ni de boire mon thé, refroidi depuis longtemps. J'ai filé vers la gare, avec miraculeusement clés, portables, pass navigo et téléphone. J'ai presque pas attendu le train. C'est deux stations plus loin que celui-ci n'a jamais voulu redémarrer. "Graves disfonctionnements sur le réseau", énonçait le haut-parleur (ce qui, en langage essenencéfeffe, veut dire : c'est la merde, on sait pas combien de temps ça va durer, mais on ne vous le dit pas pour pas que ce soit l'émeute au comptoir"). Finalement, au bout de dix minutes qui m'ont paru un siècle, on a fini par repartir. Et je n'avais que trois quarts d'heure de retard en arrivant au bureau.
Heureusement qu'aucun chef n'était là ce matin... Parce que c'était précisément le jour où nous devions revoir l'osthéopathe pour l'eczéma de Petit Brun (qui disparaît à vue d'oeil, incroyable). Et où ma pause déjeuner dure 2 h 30. Quand j'ai retrouvé Grand-maman et Petit Brun devant l'immeuble, celui-ci avait développé un urticaire géant. Après avoir été pris d'une quinte de toux telle dans le magasin de chaussures que la vendeuse avait fait vertement remarquer que ce petit avait une bronchite, et qu'elle espérait qu'il n'avait pas la coqueluche parce qu'elle n'était pas vaccinée. L'osthéopathe, qui s'était mélangé les pinceaux dans son agenda, croyait que nous avions rendez-vous à 13 h 15, me causant des sueurs froides, en arrivant comme une fleur de la Fnac des Ternes.

La séance, avec un Petit Brun urticaireux au dernier degré, s'est évidemment mal passée et a été écourtée, j'ai finalement passé plus de temps à discuter avec l'osthéopathe que Petit Brun à être manipulé. Rendez-vous fut pris pour fin juin, avant les vacances (en espérant que cette fois-ci, la période du pollen finie, il n'y aurait plus d'urticaire...)
J'ai profité du délicieux bagel au poulet casher que Grand-maman avait été chercher pour Petit Brun, qui préférait se bourrer de chips. Elle n'avait pas réalisé qu'en demandant avec insistance au serveur si les bagels étaient bien sans lait, sans beurre, sans rien, elle aurait pu passer pour un cliente mystère du Beth Din. Et le serveur, au supplice, de répéter : "je vous assure madame, il n'y a rien à base de produits laitiers, tout est préparé séparément !' (en attendant, on a trouvé un super plan sandwich !!!)

Je laissais Petit Brun et sa grand-mère rallier la banlieue pour aller voir l'homéopathe n°2 en urgence, afin de circonscrire l'urticaire et reprenais mon travail, enfin sereine. Sauf que. Grand-maman, en se perdant pour rallier le cabinet, avait loupé l'heure du rendez-vous et poireautait avec un Petit Brun insupportable dans la salle d'attente. Avec la remarque charitable de la secrétaire médicale au moment de partir : "en tous cas, il est beaucoup plus sage avec ses parents !" Mais l'homéopathe s'est voulu rassurant, parlant d'une réaction au pollen (toux+ urticaire), et donnant une liste de granules longue comme le bras pour conjurer les plaques blanches qui recouvraient le corps de Petit Brun. Petit Châtain, pendant ce temps, enquillait les heures sup chez Fatiha.

Quand je suis rentrée le soir, le Capitaine était à bout de nerfs, les deux frangins étant passablement odieux. Mais les plaques de Petit Brun avaient déjà quasiment disparu, et épuisés par cette journée,  les affreux se sont endormis d'un bloc... J-2 avant les vacances, il est grand temps !

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L'échappée (belle)

5 Avril 2011, 21:41pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

La future mariée me pardonnera cet emprunt grossier... C'est que je suisà peine remise du week- end dernier : passé 30 ans, les EVJF (enterrements de vie de jeune fille, hé oui, il y a encore des gens qui ignorent la signification de ce sigle, incroyable, non ?), c'est comme les bébés (les nourrissons), c'est plus difficile de s'en remettre.

Cela faisait des mois que nous complotions, avec l'aide du futur marié. Que Babeth avait allumé un habile contrefeu en faisant croire à un EVJF programmé pour le 16 avril... Le programme avait été soigneusement élaboré, dans un périmètre restreint (le 20 et le 11e ont été nos terrains de jeux ) une activité originale (un cours d'effeuillage burlesque à l'école des filles de joie), un dîner et un bar-boîte branchouille. Puis un hammam le lendemain.
Les derniers jours ont été trépidants : compter et recompter le bon nombre de participantes à chaque activité, sans cesse fluctuant. Courir après les sous pour réserver le cours de burlesque. Trouver un hammam chic, propre mais pas trop cher non plus ET dans l'Est de Paris, prêt à accueillir une douzaine de filles.
Le Capitaine étant en mer, Belle-maman au chevet de sa maman en Suisse, c'est finalement Grand-maman, noyée sous les bacs blancs et les appréciations de dossiers post-bac qui hérita de Petit Brun et Petit Châtain pour le week-end (reconnaissance éternelle, etc).
Malgré quelques contretemps (une coincée par un démarrage de projet un samedi, une autre réellement coincée dans les toilettes de notre QG à cinq minutes du début du cours et du récupérage de la mariée, qui déjeunait en face avec son fiancé, Babeth et son mari, dans un resto thaï délicieux aux dires des convives, l'Echappée), on a passé une journée fabuleuse.
Le cours d'effeuillage était hyper sportif et finalement assez décomplexant (allez enlever et remettre dix fois de suite une nuisette et un soutif - enfin le deuxième soutif superposé sur le premier, sans se planter dans les agrafe, ah ah ah-, juchée sur des talons, dans une salle qui sent la 33 export froide, et on en reparle). Seul bémol : on aurait dû nous prévenir d'apporter toutes la même tenue, et notamment des gants. Parce que mimer l'enlevage des gants quand on doit enlever chaque doigt avec les dents, c'est légèrement pathétique. Heureusement, heureusement, aucune glace en vue. Mais on a bien rigolé à singer les pin up, et on était toutes vannées en sortant. Le "temps mort" du goûter a permis de reprendre des forces avant de rallier Parmentier et L'Autre Café où nous avons constitué une énorme tablée de 16... Finalement, même la prisonnière de la Maison de la Radio a pu nous rejoindre, et Ségo également : le tableau était parfait.
Restait plus qu'à aller enfin faire les Parisiennes branchouilles en allant à l'Alimentation générale, un peu plus loin dans la rue. C'est le genre d'adresse dont j'entends parler depuis des années mais où je n'ai jamais mis les pieds. Sauf que. Vio, la wonderwoman clermontoise qui s'était levée aux aurores pour rallier la capitale, était morte de fatigue. (Et que moi aussi, finalement, je passerai bien mon tour, vu que je n'avais pas très bien dormi la veille, seule dans la maison pour la première fois, à claquer des dents sans ma bouillotte le Capitaine, en route vers la Bretagne (nord)).
Caroline, notre hôtesse, nous avait confié le trousseau de clés, c'était facile on avait juste à aller au deuxième et à ouvrir la porte. Sauf que. Arrivées sur le palier, impossible de se souvenir de quel côté était l'appartement. On a donc commencé à ouvrir une serrure... quand la porte s'est ouverte toute seule.

" Tiens, ça n'est pas prévu au programme". Pensais-je.

On essayait de crocheter la porte de la voisine depuis cinq minutes. La honte. Rouges de confusion, bafouillant, on s'est excusées platement. La voisine était assez zen : elle attendait que ses enfants rentrent de soirée. Et à l'autre bout du palier, on s'est rendues compte que le nom des propriétaires était marqué dessus, comme le Port Salut...
A peine avions-nous fini de discuter, qu'une cavalcade de talons dans la rue m'avertit que le reste de la troupe rentrait au bercail. L'Alim, c'était pas top (Et lundi, j'appris que le top à l'Ouest, c'était le Madam. La branchitude, c'est un métier).
Six heures plus tard, on petit déjeunait. Avant de rallier, avec armes et bagages, une autre Echappée. Qui a aussitôt pris la première place du top des hammams parisiens, occupé jusque là par les Bains de Saadia.

J'adore les Bains de Saadia, petit hammam intimiste. Mais à 12, il faut carrément le privatiser. Et, victime de son succès, il faut le booker des mois à l'avance. Autant dire que nous avions délibérément abandonné cette piste. C'est Babeth qui a trouvé ce coin de paradis, sis dans une ancienne imprimerie. Sous la verrière, il y a maintenant une piscine et un salon de repos. Au sous-sol, dans les caves, les salles de massage. Et dans le fond, le hammam, avec un espace séparé pour les gommages. Le tout dans des couleurs mastic comme il faut, avec peignoir moelleux et petites tongs fournies. Ils n'étaient pas très chaud pour nous accueillir au départ. Et on a mieux compris pourquoi : dans ce lieu de zénitude, voir débarquer des nanas hystériques déguisées comme pour le carnaval de Dunkerque ("les déguisements sont interdits dans le hammam", avait-on précisé. ça tombait bien, on avait pas l'intention de promener la mariée en gros poussin jaune tout le week-end), ça ne collait pas vraiment avec l'esprit des lieux... Le hammam était juste parfait, vaste, avec une chaleur très chaude juste comme il faut, et une pièce tempérée idéale pour converser par petits groupes. La gommeuse était très délicate mais énergique (sans étriller comme les mamas qui officient d'habitude). Et la masseuse géniale : je me suis endormie à la fin des 30 minutes...
Un vrai Paradis. Mais on attendra pas un autre EVJF pour y aller ou se faire un week-end entre copines...
Surtout que pressée de rallier l'Ouest et l'expo des chapeaux de ma soeur, je n'ai même pas pu jouer avec le fer à friser du vestiaire des filles ni profiter de la piscine...

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