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La petite maison dans la banlieue

Vendeurs de rêve

31 Janvier 2011, 22:28pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

Parque tayrona cabo

Après des dîners à procastiner sur l'opportunité ou non de prendre des billets d'avion pour la Colombie maintenant, d'emmener ou non les enfants... Car nous l'avons envisagé, fous que nous sommes. Puis la perspective de 15 heures de vol avec Petit Brun (qui payerait un billet plein pot, puisqu'il aurait 4 ans, hahaha), Petit Châtain sur nos genoux et La petite fille sur les genoux de ses parents... Gérer les gamins explosés par le décalage horaire, à l'étranger, où seulement l'une d'entre nous parle espagnol... Mauvais plan. Et puis surtout hors de prix !

 

Préférant sauvegarder encore un peu les livrets A des petits, on se rabat sur 4 billets d'avion Paris-Carthagène, avec escale à Bogota. 15 heures de vol, autant que pour aller à Bali (qui devait être le voyage 2011, soupir). Mais la Colombie, c'est très beau aussi. Sauf que, dans l'ivresse de la validation du samedi, la gueule de bois du dimanche a été rude : notre paiement en ligne avait été refusé. Notre carte bleue ayant dépassé son quota hebdomadaire. Heureusement, lundi, tout était résolu.

 

Le compte en banque sérieusement allégé, il nous fallait maintenant trouver un toit. Pour dix jours, dont 4 au moins à Carthagène des Indes, la Saint-Malo de Colombie. Pour notre séjour à Carthagène, Madame Ro et moi bavions devant les photos d'une maison d'hôtes design - où Sophie Marceau et Christophe Lambert seraient descendus, si, si. Tenue par un Français (producteur de films, m'appris Google) marié à une Colombienne. Mais hors de prix (à l'époque, on était pas habitué aux prix colombiens. Maintenant, c'est bon, on claque des smics sans barguiner). Et puis le marié nous faisait rêver avec des cabanes un peu comme celles-là, en plus beau, dans un parc naturel à 4 heures de Saint-Malo Carthagène.

Oublié l'hôtel design et la piscine sur le toit. Même le Capitaine a enlevé l'oursin qui dort en temps normal sur son portefeuille et s'est laissé emporter par la beauté des photos. Au diable l'avarice! Petites cabanes, jacuzzi en plein air avec vue sur la mer, hamacs... Une semaine au paradis... Parce que nous le valons bien !

 

Dans mon métro-citrouille lundi matin, j'essayais de ne pas relever que le prix d'un aller-retour France/Colombie équivalait à une semaine de thalasso all inclusive à Saint-Malo, justement. Comme celle que Monsieur Ro et le Capitaine nous avaient promis après les naissances de Petit Châtain et de La petite fille...

 

Mais la perspective de cet Eden colombien fait oublier l'hiver qui se durçit, les pédiatres débiles qui enjoignent d'aller voir des spécialistes de Petit Châtain parce qu'il ne parle pas à 2 ans (et qu'il a confondu le canard et le poisson au test des 24 mois, en prime !), les larmes de l'institutrice de Petit Brun devant les plaies de son eczéma au lever de sieste. Colombie, nous voilà, on est archi-prêts !!!

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PAI (3) Panier familial

25 Janvier 2011, 22:36pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

5195918356_a428f7f892.jpgD'un côté, bonne nouvelle, j'ai enfin réussi à obtenir un rendez-vous avec le docteur Maurène (je ne mets pas son vrai nom. Et de toute manière, je n'ai toujours pas compris quel était son patronyme). Que j'ai eu un mal de chien à contacter parce que jeudi, j'avais oublié mon portable, que vendredi j'avais d'autres chats à fouetter.

Hier, j'ai tenté ma chance. Le numéro que j'avais griffonné d'après le message laissé par la directrice de l'école de Petit Brun n'était pas attribué. En repassant par le standard de l'école, j'apprends que le docteur n'est à l'école que le mardi et le jeudi.

 

Ça commençait mal. Mais pleine d'optimisme, je décide de pourchasser le docteur aujourd'hui. Je laisse un message sur un répondeur totalement anonyme –  "veuillez laisser un message" puis un vieux biiiip me déchire le tympan – et je réitère toutes les heures. À 16 heures, personne ne m'avait rappelé.

Je sors l'artillerie lourde et rappelle directement le standard de l'école. "Oui, j'essaye de joindre le docteur, mais elle ne me rappelle pas, et comme elle n'est là que le mardi et le jeudi, ça va être difficile de faire valider ce PAI, ça va repousser à la semaine prochaine"... Hop, on note mon numéro de portable pour avertir le doc' entre deux réunions.

16h 45, miracle, on me rappelle. Pour me fixer un rendez-vous mardi prochain à 9 heures (bien). Auquel je dois me rendre avec le dossier médical ("c'est à dire que j'ai remis le document à l'institutrice de Petit Brun et que je ne l'ai plus"/"Récupérez-le") (moins bien). Tout en me disant que de toutes manières, débordées par les régimes alimentaires divers des petits, la cantine municipale a décidé de ne plus gérer les allergies alimentaires et que les parents devront désormais apporter des pique-niques. Mais si vous êtes végétarien, pas de souci, un repas sans viande est prévu. Pour le reste des protéines animales, débrouillez-vous !

 

21 heures : j'annonce au Capitaine accablé que le cinéma des pique-nique se poursuivra au moins jusqu'à la fin juin, le PAI pouvant être renégocié en septembre.

Et sur le front de l'eczéma, Petit Brun se gratte toujours autant. La conséquence de l'otite et de la conjonctivite où on lui aurait donné des antibiotiques, selon l'homéopathe. Qui me dit : "il faudrait peut-être ne pas tout mélanger et que je le suive pour adapter le traitement". Sauf que courir jusqu'à St Lazare au moindre pet de travers, ça ne va pas être simple.
Et ce n'est toujours pas dit que le PAI soit validé... Mais comme en même temps, il ne sert plus à rien... Mieux vaut ne pas repenser à tous les allers-retours avec le cabinet du docteur pour apposer des tampons et des paraphes sur ce bout de papier inutile. Trop énervant. Et tiens, d'un coup, ça me gratouille moi aussi.

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Les petits riens

24 Janvier 2011, 23:11pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

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Arriver à passer un bon moment au cours d'un après-midi pas gai, et retrouver deux bonnes amies pas vues depuis une éternité. Avoir l'impression de refaire le chemin en arrière, en prenant le RER. Passer devant son ancienne fac sans s'arrêter et se retrouver à la station de la ville de notre lycée, 13 ans après. Savoir que si on arrivait à être toutes les trois là cet après-midi là pour entourer celle qui venait de perdre son papa beaucoup trop tôt, elles seraient là pour moi le jour où (et que ce soit le plus tard possible). Et parce que la vie reprend le dessus, monter des projets de week-ends amiénois. Constater le temps d'un café (si, on a réussi à en trouver à côté du cimetière. Entre le Shopi, un restau japonais et une pizzeria),  que c'était comme si on s'était quittées la veille. Et que ça fait du bien.

Partir en week-end avec Petit Brun et Petit Châtain, au meilleur de leur forme. Surtout Petit Brun, qui n'a jamais voulu dormir avec son frère et La Petite Fille. Et qui donc a dormi entre ses deux parents. Les deux nuits. En nous éjectant chacun à un bout du lit, en s'installant dans la largeur. On aurait dû le savoir, il avait déjà le même mode opératoire bébé. Réunissant à nous réveiller en trombe le dimanche matin par un "maman, il faut me changer", qui aurait dû nous mettre la puce à l'oreille : malgré le pot obligeamment fourni par nos hôtes, Petit Brun avait trempé le matelas. Et nos pyjamas à tous les trois. On vous recommande d'ailleurs le matelas double gonfable D... Qui se range dans un petit carton et est fourni avec une couette. Top !

Réchauffer l'hiver en échafaudant des projets de voyages à Carthagène des Indes, se dire qu'on va prendre les billets tout de suite, maintenant. Et puis, à la fin du repas, se dire qu'on appellera l'agence de voyages lundi. Se faire fraîchement recevoir par l'agence de voyage : "ouh, la Colombie, c'est cher et ça craint... Vous êtes obligés d'y aller ?" Se rappeler que c'est un ami, un vrai, qui se marie là-bas en août prochain. Alors, oui, on est obligés d'y aller. Commencer à envoyer des mails à l'autre bout de la Terre, alléchés par les photos de sable blanc et de mer turquoise. Rappeler au Capitaine qu'on a eu un tout petit voyage de noces en Méditerranée, parce qu'on était à peine sortis de nos études, et que depuis, on n'a plus jamais été plus au sud.

 

Garder le sourire même si le début de semaine est merdique au bureau et que Petit Brun s'est réveillé avec une conjonctivite. Ce qui veut dire gouttes pour désinfecter, collyre orange, gouttes dans le nez et lavage d'oreilles pour faire bonne mesure. Compter une demi-heure de cinéma pour s'acquitter de ce nouveau protocole. Penser à mettre le réveil en avance pour demain matin.

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Jeudi, j'oublie tout

20 Janvier 2011, 21:49pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

 

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"Un jour viendra, vous oublierez votre tête !" (une devinette pour toi, lecteur. De quelle scène d'un film de la bande du Splendid cette phrase est-elle tirée ?)

 

 

 

...mon portable dans la cuisine, pour commencer. Ce qui m'a valu de poireauter un quart d'heure devant le bureau en attendant ma petite cousine (qui venait récupérer le calendrier qu'elle avait oublié dimanche chez nous). En me demandant si j'avais le temps de remonter lui écrire un mail sur Face de bouc pour dire que j'avais oublié mon portable. Bon, en fait, elle a pas un iPhone comme j'avais cru, mais un iPad iTouch, sans Internet. Donc ma fine manœuvre n'aurait servi à rien.

 

En attendant, j'ai loupé le coup de fil providentiel à 9 h 07 de la directrice de l'école de Petit Brun. Qui m'informait que je devais sans tarder appeler le docteur Morel pour faire valider le PAI. Je me demande bien ce que je vais lui raconter à ce docteur, pour qu'il valide des mesures aussi basiques que plus de laitages et plus d'oranges et de clémentines. Mais si l'opération réussit avant les vacances de février, ça tiendra du miracle, pas moins.

 

Ce qui a tenu du miracle, c'est de retrouver ma bicyclette ce soir, à la gare. Non parce que j'avais bien mis les antivols sur les roues, pas de problèmes. J'avais juste omis de les passer AUTOUR des poteaux prévu à cet effet. Mais personne n'a voulu de mon vieux clou, ou alors la gare est particulièrement bien sécurisée...

Je n'ai pas oublié de faire valider ma semaine de vacances de février, en revanche. C'est le genre d'opération qui me tétanise, d'aller demander de poser des congés alors que :
1) je me suis arrangée pour ne pas mettre de publications pendant les vacances, donc je peux partir

2) je n'ai pris que deux jours depuis le 22 août, on ne peut pas dire que j'abuse et j'ai capitalisé de quoi prendre une semaine sans anticipation (les patrons ont horreur que l'on prenne des jours par anticipation, alors que cela est maintenant inscrit dans la loi ! on peut même, attention, c'est fou, prendre des jours pas encore capitalisés !)

3) j'ai déjà la baby sitter, Petit Brun ne parle plus de "ki", faudrait voir que je doive faire de la luge aux Invalides au lieu de dévaler le Wispile !

Et chef a dit "voui". Ouf !

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La fausse bonne idée du brunch avec les enfants

16 Janvier 2011, 22:04pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

 

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"Si vous veniez pour un brunch avec A et M ? Ce serait super, ils pourraient jouer avec Petit Brun et Petit Châtain, on pourrait les voir un peu" (et on profiterait aussi de vous les amis !) Car A... et M ont 5 et 2,5 ans, soit à peu près les âges de nos enfants. Quatre garçons ensemble, c'est super, ils vont pouvoir jouer tout seuls, même pas besoin de les occuper.

Tu parles, Charles. Le brunch avec les enfants, c'est le moyen le plus sûr d'avoir des conversations super décousues, entrecoupées de moments d'autorité : "Petit Brun, ne t'essuie pas dans la manche de ton pull" (merci l'école), "A... tu viendras t'asseoir quand tu seras calmé", chacun essayant ses recettes perso pour essayer de bruncher dans le calme et la décontraction, comme c'est normalement l'idée de ces repas moins formels qu'un déjeuner dominical.

Tu parles, Charles. On a bien tenté d'envoyer Petit Brun (les joues rouges d'excitation à l'idée de jouer avec A..., les yeux pétillant de malice à l'idée de toutes bêtises qu'ils pourraient faire ensemble), jouer dehors avec A... Car la porte de la maison n'a pas de poignée extérieure, ce qui est très pratique pour gagner cinq minutes de tranquillité en ne gardant que les deux cadets, qui, en comparaison de leurs aînés, semblent être des anges descendus du ciel. Erreur fatale.

Pendant qu'on avait le dos tourné, Petit Brun et A... n'ont rien trouvé de mieux que de tapisser l'escalier qui descend de la cuisine de cailloux. Et de les balancer, ainsi que les petites pelles en plastique, sur le toit de l'atelier. Si les petites pelles en plastique ont été facilement récupérées, le Capitaine se réjouit à l'avance de devoir ramasser les graviers à la pince à épiler sous peine de boucher la gouttière de l'appentis.

Une fois Petit Châtain exilé pour la sieste (malgré ses protestations véhémentes), on a sorti les transats pour inaugurer le premier café de l'année dans le jardin. Le soleil torride révèle sur la photo la qualité de l'eau de banlieue : quelque peu calcaire... En se disant que, si l'on était dehors, les garçons joueraient tranquillement pendant qu'on savourerait une tasse de café en les surveillant du coin de l'œil.

Tu parles, Charles. Non seulement, les trois monstres ont ratissé la boîte de gaufrettes ou ce qu'il en restait, prélevant au passage un peu de café pour faire des canards (Petit Brun en demande un dès qu'on prononce le mot café dans la conversation, cet enfant est déjà accro). Mais se sont disputés LA moto en plastique vert (apportée à Petit Châtain par le Père Noël, mais on ne peut pas dire qu'il puisse beaucoup en profiter), que l'on aperçoit en arrière-plan sur la photo. Obligeant les pères à distraire les deux plus grands en faisant des tours de charette dans la carriole attachée au vélo du Capitaine. Et ont fini par réclamer de jouer dans la chambre où Petit Châtain faisait la sieste, parce que dans le jardin, on ne peut rien faire (sic). Ou de regarder un DVV "celui avec le chat moir et blanc devant", aka Titi et Grosminet.

La prochaine fois, on brunchera plus tard dans l'année. En mai, par exemple. On mettra les petits directement sur l'herbe, en maillot de bain, comme ça ils pourront se salir. Et comme on aura récupéré trois autres motos en plastique, ils seront chacun sur la leur. Ou sinon, venez prendre l'apéro : on les vissera devant un "DVV", et à 21 heures, hop ! au lit !
Et on pourra enfin parler entre grands. Tranquilles.

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PAI (2) Administration es-tu là ?

14 Janvier 2011, 22:16pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

DSC02714.JPGCe matin, j'ai pressé Petit Brun et Petit Chatain comme jamais.
Hier, nous avons battu des records de retard comme jamais. On a décollé à 8h 55 de la maison... et l'école ferme ses portes à 9 heures. Enfin, elle laisse rentrer Petit Brun, mais pas les parents. J'ai trouvé le moyen d'aggraver ce retard en laissant mes lunettes sur ma table de nuit et en ne m'en apercevant qu'une fois Petit Chatain ficelé sur le siège bébé du vélo.

 

Puis une fois Petit Chatain déposé jeté chez sa nounou "Cécile, vous êtes en retard" (non, sans blague ?), Petit Brun abandonné à l'école, je me suis aperçue arrivée à la gare que je n'avais pas mes clés pour fermer les antivols de ma bécane. Les clés. Qui étaient restées sur la porte. De la maison.

 

Je crois qu'on peut faire rarement plus merdique comme départ. (En fait, si. Le jour où mon vélo s'est renversé et que le coude de Petit Châtain s'est fracturé. Que je l'ai quand même déposé chez la nounou. Qui a appelé deux fois pour dire que ça allait pas. Et que j'ai culpabilisé toute une matinée, parce que, vraiment, ça allait pas et qu'il était à l'hôpital avec le Capitaine en attendant de se faire poser un plâtre).

Ce matin, donc, on a déposé Petit Chatain à l'heure, en ayant même le temps de faire un brin de causette, puis arrivés à l'heure à l'école, j'ai tendu triomphalement le PAI dûment tamponné par docteur Lumière, et l'ordonnance (que celle-ci m'avait de ne pas joindre, mais je veux satisfaire l'administration, et arrêter de se prendre la tête tous les soirs à 22 heures parce qu'on a oublié de préparer le foutu pique-nique du petit).

Et là, je demande, innocemment, combien de temps va prendre la validation. Avec le sourire, même. Nathalie, la maîtresse, hausse les sourcils : « Oh, vous savez, avec l'administration, on ne sait jamais ! La directrice va le signer, le transmettre. Cela peut être très long ou pas. »

 

Alors priez, agitez vos chakras... pour que la validation ne prenne pas des plombes. Je n'ai même pas dit au Capitaine qu'il devrait préparer des pique-niques pour une durée indéterminée.

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Rhum(e) 2011

13 Janvier 2011, 20:53pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

Pas de post hier, ni avant-hier. Je planais quelque part entre deux eaux, assommée 4848866815_3d6692b605.jpg
par un rhume carabiné. Un vrai de vrai, même pas transmis par Petit Brun et Amby, non. Un attrapé toute seule comme une grande. Celui qui transforme ton nez en robinet, te fais tousser comme une phstisique. Qui te fait te lever le matin rouillée, comme si on t'avait rouée de coups toute la nuit (ce qui n'est pas le cas, je vous rassure). Mais à coup de coktail doliprane 1 000 + kiwi + vitamine C + nuits de
12 heures de sommeil, plus cataplasme de vaporub (l'enrhumée est glamour, toujours) et de bouillotte sur les pieds, il semblerait que le plus dur soit derrière moi.

Chaque année, ça recommence. Un en janvier, un en septembre généralement. De ceux où je lutte pendant une semaine avant de me précipiter chez le médecin ("je me marie ce week-end, je ne PEUX pas avoir le nez qui coule !").De repartir avec une ordonnance longue comme le bras, dont je ne me servirai qu'à moitié (pas bien). Ou quand le médecin ne peut pas me recevoir, je me fais avoir à la pharmacie et me fais refiler des trucs comme Fumex, un la nuit, un le jour, alors que je sais TRES BIEN qu'avec moi, ça ne marche pas. Du tout. Mais en auto-médication
– surtout sans fièvre –, je progresse.

Etrangement, je suis spectique de me sentir "mieux", du moins sortie de cet état cotoneux, si rapidement. Je toise d'un œil suspect tous les gens qui toussent dans le métro, dans le train. Gardant mes gants pour éviter leurs miasmes sur les barres en métal.

Depuis le début de ce rhume, je croise François Bayrou tous les matins en allant au bureau. Bizarre, bizarre... Et même Mireille Darc à midi ! (bon, c'est dû à la localisation de mon taf. Le 7e fourmille de people).

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PAI, mon ennemi

10 Janvier 2011, 22:10pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

Après des mois de lutte contre l'eczéma de Petit brun, de nuits hâchées et de pyjamas tâchés de sang tellement les démangeaisons étaient fortes, nous sommes passés du côté obscur de la médecine. Du côté de la médecine douce, option homéopathie.

 

Jusque là, tout va bien. On prend rendez-vous avec Petit Brun, le docteur Lumière, après une auscultation sur fond de musique new age et après avoir passé une sorte de pomme de douche sur le corps de Petit Brun ("ne vous inquiétez pas, c'est de l'ozone") lie l'eczéma à des problèmes de foie, nous donne un protocole à suivre et quelques granules à prendre en dehors des repas (ce qui s'avère pas évident le matin au réveil).

Pendant un mois, dans la mesure du possible, clémentines et oranges, tout produit à base de lait de vache (ou de brebis ou de chèvre) nous éviterons. Jusque-là, tout va bien. Désireux que ça marche, nous devenons adeptes de la Vie Simple et autres Maturalia. Achetant au prix du caviar crèmes au calendula, purée d'amandes fraîches et bio, germes de blé, levure de bière... Réticent au début, Petit Brun finit par accepter ce nouveau régime, habilement dissimulé dans un porridge par le Capitaine.

Arrive la rentrée. Jusque-là, tout va bien. Désireuse que le suivi du régime se poursuive également aux repas de midi - Petit Brun va à la cantine tous les jours - je laisse un mot destiné à la maîtresse. Demandant d'éviter les produits laitiers ainsi que oranges et clémentines.

Et c'est que ça dérape. A la vue du mot, la maîtresse blêmit :" il va falloir déclencher un PAI".

Kes aco ? Une bonne idée, au départ. Un enfer à mettre en place. Parce que Petit Brun n'est pas allergique, mais doit juste éviter certains aliments. Et que s'il mange un yaourt, il fera pas d'oedème de Quincke. Mais j'obtempère et en attendant, le Capitaine se coltine de préparer des déjeuners pour Petit Brun à qui plus aucun repas de la cantine ne peut être servi.
Le remplissage dudit formulaire par le médecin me prend deux jours. Un jour pour le déposer, un jour pour le récupérer. En partant plus tôt du bureau pour arriver avant le départ de la secrétaire, à... 18 heures.

Jeudi, je ramène le PAI, espérant en finir avec la comédie des piques-niques à préparer. Que l'on paye en partie, pour le paiement des salaires des employés de la cantine. Vendredi, retour du maudit formulaire : "il nous faudrait un TAMPON du médecin" (et pourquoi pas les originaux de ses diplômes, pendant qu'on y est ?)

La prise en compte des allergies alimentaires des enfants, c'est bien. Causer autant d'emmerdements pour ne pas servir un yaourt  ou des clémentines (soit à tous les repas en ce moment) c'est cher payé la lutte contre les bobos de Petit Brun.

Mais je te validerai PAI, je te validerai !

 

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