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La petite maison dans la banlieue

Un jour sur l'eau

24 Novembre 2014, 16:39pm

Publié par lapetitemaison

Un jour sur l'eau

Sachez-le : ce n'est pas du tout un exploit de naviguer avec des enfants. Surtout quand on cabote de crique en crique, voire d'île en île et que l'on a même pas fait de nav de nuit. On est des gros nazes, comparés à ceux qui font le tour du monde en famille (sans divorcer ni abandonner de nains à chaque escale), et je ne parle même pas de ceux qui élèvent des enfants sur l'eau.

N'empêche que c'est la question que l'on nous a le plus souvent posée à notre retour : "comment faisiez-vous avec les enfants ?"

Petit-déjeuner/la gestion de l'eau/préparation de déjeuner et ombre improvisée/baignade et snorkeling/Uno/Vernis à ongles/la caravane des mers à la marina/Bonsoir ! (tous les soirs ou presque)
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Petit-déjeuner/la gestion de l'eau/préparation de déjeuner et ombre improvisée/baignade et snorkeling/Uno/Vernis à ongles/la caravane des mers à la marina/Bonsoir ! (tous les soirs ou presque)

6 heures : dans la cabine des enfants, chuchotements et fous rires commencent à se faire entendre. C'est que dormir sur la même couchette change les habitudes ! Comme nous avons calé notre rythme sur celui du soleil, nous commençons les journées très tôt. Entre 6 et 7 heures, l'air est doux, il fait bon. Très vite, le soleil cognera, donc on profite du petit-déjeuner ! Les enfants ont aidé à mettre la table, et mangent de bon appétit (sauf tout ce qui ressemble à une goyave en jus ou en confiture, même à la fin du voyage où il ne restera plus que ça) : grand bol de lait (un litre par jour), tartines ou gâteaux péi. Les bébés sont levés un peu plus tard et se jettent elles aussi goulûment sur leurs biberons. Généralement, les parents buveurs de thé finissent leur bol avant de s'attaquer à la première vaisselle.

7 h 30 : il fait vraiment chaud, les enfants ont déjà mis leur tenue de bord : maillots de bain, T-shirt, lunettes de soleil (bien que l'on passe une bonne partie de la journée à courir après elles, toujours abandonnées dans des endroits incongrus) et se font crémer une première fois (suivies de nombreuses autres, avant et après la baignade. Grâce à un stock généreux légué par un petit cousin à l'épiderme très sensible, nous n'avons pas eu à en acheter et nous n'avons même pas tout terminé ! ). C'est généralement l'heure du premier bain, pour la plus grande joie des plus grands, qui plongent du bateau, le frôlant parfois, alors qu'on a aucune envie de goûter les joies des urgences de Marie-Galante, Rivière-Sens, les Saintes, etc.

8 heures : Départ. Les enfants remettent chaussures et gilets de sauvetage et viennent s'asseoir dans le carré extérieur, fermé par un pare-battage plat. Pendant les manœuvres, personne ne circule, et ils suivent plutôt bien la consigne. Si l'on commence une nav un peu longue, les bébés regagnent leurs cabines respectives (et plus encore si elles manifestent un signe de contrariété). Au bout de quelques jours en mer, Colombine ne tombe presque plus et arrive à s'adapter aux mouvements du bateau. Leur grand jeu : escalader les marches qui mènent au poste de pilotage. C'est presque ça pour Colombine, pour sa comparse qui ne marche pas encore, c'est un peu plus acrobatique... Une fois arrivées en haut, ce sont les reines du monde, il faut juste tempérer leur intérêt pour tous les boutons (spécialement ceux pour démarrer le moteur, oups).

11 heures : La faim commence à gagner l'équipage (qui s'est quand même levé à 6 heures du mat). Pour les courses, nous avons fait appel à une société d'avitaillage qui avait préparé un "fond de provisions", et complété par un plein de frais commandé en ligne et recupéré au drive du supermarché à la descente de l'avion. Internet, ça change tout. Et surtout, surtout, nous avions un frigo qui marchait 24h/24 grâce aux panneaux solaires (qui fournissait aussi l'électricité pour le bateau). Grosse révolution aussi par rapport aux premières croisières, surtout dans une zone chaude et avec des enfants : cela nous a permis une meilleure gestion des provisions, d'avoir de l'eau fraîche en permanence (un litre par jour par personne en moyenne). Nous avons cuisiné local quand on a pu (pour être honnêtes, quasiment jamais, TOUT ou presque est importé), notamment des bananes plantain, des christophines, fait cuire un gâteau au chocolat en nav (ce qui a permis de se rendre compte que le four ne faisait pas la fonction "grill", le charme des bateaux de loc'), et même du pain (à la poêle). Les derniers jours de nav, nous avons été totalement autonomes. Et heureusement : du point de vue des provisions, notre seconde escale aux Saintes a été une catastrophe.

En revanche, malgré un investissement conséquent dans du matériel de pêche, le Capitaine n'a jamais RIEN pris du séjour. Alors qu'une sortie vers Houat suffit généralement à pêcher deux ou trois maquereaux. Il a ramassé quantité d'algues (qui flottent en larges bancs à la surface de l'eau), qui laissaient des traces brunâtres après avoir séché au soleil. Inutile de préciser que la remontée des lignes se faisait toujours au pire moment (sinon c'est pas drôle). Il s'est résolu à acheter du poisson à Rivière-Sens (sur le parking près de la Poste, comme indiqué par le boucher). Par chance, les pêcheurs étaient là. Nous avons pu inaugurer le barbecue (et le charbon de bois acheté pour l'occasion).

13 heures : Les bébés partent faire leur sieste. On les récupérera en sueur dans 3 heures, mais généralement, elles dorment à poings fermés, bercées par le bateau. Les plus grands font un "temps calme", dans les cabines s'ils y arrivent, sinon dans le carré ou sur le trampoline à l'avant. Quand on est en nav, ils jouent au Uno (sauf s'il y a trop de vent, notre jeu n'était pas magnétisé), dessinent (ah le drame de la boîte d'aquarelle de Paulo devant laquelle Petit Brun et Petit Châtain ont bavé tout le séjour), font des gommettes et écoutent des CD.

Le catamaran est suffisamment grand pour que l'on ne souffre pas de la "promiscuité". Paradoxalement, je pense qu'on en souffre beaucoup plus dans certains appartements de location au ski... Le trampoline permettait de quitter l'espace un peu confiné du carré extérieur (où nous passions quand même la plupart du temps), et il y avait quand même les cabines pour faire des siestes (ce qui a été mon cas après la nuit à la marina... où la boîte de nuit située à côté de la capitainerie m'a empêchée de dormir jusqu'à la fermeture de l'établissement. Le Capitaine dormait très bien, merci pour lui). Sans compter que nos nav étaient courtes, à part les deux derniers jours, où il devenait urgent de déposer les enfants sur une plage pour qu'ils puissent bouger un peu. Pensées émues pour les familles qui traversent l'Atlantique, nous n'en sommes vraiment pas encore là !

15 h - 16 h : On s'arrête au mouillage pour la nuit, on profite de la plage s'il y en a une et on prend le goûter. Evidemment, à l'îlet aux Cabris, on tombera dans le panneau du mancelinier, un petit fruit rond qui ressemble à une goyave. JB a revécu les sensations des marins de Christophe Colomb, qui s'étaient jeté sur ces fruits qui poussent en abondance sur l'îlet aux Cabris et en étaient morts dans d'atroces souffrances : une brûlure dans la bouche et les lèvres qui se poursuit tout le long du chemin du fruit jusqu'à l'expulsion... Après consultation de la pharmacie de Grand Bourg, nous avons été rassurés : il n'en avait mangé qu'un, c'est à partir de 4 ou 5 que commencent les dégâts... Les panneaux "attention danger" étaient un peu plus loin que l'endroit où nous nous étions posés sur la plage.

17 h : retour au bateau. Douches pour dessaler et désabler (ce qui n'est pas facile, le sable de Guadeloupe étant très collant, peu importe sa couleur, mention spéciale à celui de l'îlet Gosier) toute la troupe, parfois les parents prennent une douche à l'intérieur. Au stop marina à Rivière Sens, je rêvais d'une vraie douche (et d'un vrai shampoing, mes cheveux s'étant transformés en une touffe d'étoupe). Je prend une clé des douches et une des toilettes contre caution. Une partie des douches est encore en travaux et n'est pas encore en service. Reste les anciennes douches, qui semblent fonctionner. Uniquement sur l'eau bouillante. N'ayant pas vocation à finir comme un homard, je prendrai ma douche à bord...
Les bébés dînent en premier, Daphné bien installée dans sa poussette/chaise haute, et sont les premières à aller se coucher. Je tartine Colombine d'anti moustiques, mais rien à faire : chaque matin, elle arbore de nouveaux boutons qu'elle gratte ensuite toute la journée. Ce qui vaut mieux quand même que la bourbouille des premiers jours... On ferme la porte entre leur cabine et celles de leurs frangins (sinon c'est la foire à 4 h 30).

Les grands dînent pendant le coucher du soleil. Avec la douche du soir et l'arrivée de la nuit, il fait de nouveau très bon.

18 heures : prière commune dans le carré, ce regain de pratique étant attisé par le challenge de qui portera et qui soufflera la bougie (anti-moustique) allumée pour l'occasion.

18 h 30 dernier carat : lavage de dents, pipis, une histoire et au lit, chacun dans "son" aile du catamaran.

19 heures : début de l'apéritif et du dîner des parents. Généralement, une pina colada suffit à m'achever et nous sommes vraiment morts de fatigue quand vient l'heure de la vaisselle et du rangement du carré. Bonne nuit ! (vous voyez, ce n'est pas si sorcier que ça, la navigation avec les enfants).

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Belle île en mer

17 Novembre 2014, 23:12pm

Publié par lapetitemaison

Belle île en mer

Normalement, vous êtes en train de chantonner du Laurent Voulzy, encore plus si vous êtes nés avant 1985 (dans le cas contraire, cliquez ici). Mais c'est vrai qu'en cinglant (mollement) vers Marie-Galante, la ressemblance entre les deux îles est frappante (d'autant plus quand tu as quelques nav dans le golfe du Morbihan au compteur et qu'une grosse galette bleue posée sur l'horizon fait partie de tes paysages maritimes familiers).

Marie-Galante, donc, nous y avons passé trois jours. Une fin d'après-midi de plage à l'Anse Canot, (mer transparente, sable blanc, noix de coco qui tombent du cocotier, la carte postale parfaite), où les enfants ont appris à faire attention aux rouleaux et à ne pas boire la tasse, puis un dimanche à Saint-Louis, où nous avons découvert nos problèmes de moteur... Avant d'aller à la messe à 9 heures, ce qui nous a occupé une partie de la matinée. Car elle dure bien quasiment 2 heures, mais la chorale d'hommes et son orchestre qui a joué la même base rythmique sur tous les chants, les dames endimanchées et enchapeautées, les annonces où les enfants sont priés de venir faire tamponner leur carnet de catéchisme avant le début de la messe entre 8 h 50 et 8 h 55 sinon pas de première communion... Nous ont donné un petit aperçu de culture galantaise.

A la sortie de l'église, petit marché improvisé à l'arrière des pick-ups et camionnettes, où nous avons trouvé gâteaux à la confiture (de goyave, de mangue), accras de lambis (vous non plus, vous ne savez pas ce que c'est ? Un mollusque niché dans un énorme coquillage que l'on retrouve sur toutes les plages) et fruits (dont des mini bananes dont la dernière est particulièrement âcre, ce dont nous nous sommes aperçus après avoir passé un dîner à dire aux enfants d'arrêter de se plaindre et de finir leur banane, merci) et légumes. Une balade dans le bourg – désert – sous un soleil de plomb, avant d'aller déjeuner dans le seul restaurant ouvert : chez Pierrot. Celui-ci avait l'avantage d'être en bordure de plage (et à deux pas de notre zodiaque). Les quatre grands sont allés se baigner (sans surveillance, et c'est là que les cours de natation de ces derniers étés prennent tout leur intérêt) en attendant que le déjeuner soit prêt – poulet coco/riz pour eux, assiettes créoles et salades pour les parents.

Patchwork Saint-Louis : la maison rouge/le DAB version guada/les îles jumelles/un lambis, un vrai !/une voile galantaise/chez Pierrot/maraîcher ambulant/couleurs/phare/plage/en face de l'église
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Nous avions prévu de faire le tour de l'île, le lendemain, tôt le matin, au frais. C'était sans compter sans la panne d'un des deux moteurs. Nous finirons par démarrer par hasard (ou par miracle), non sans avoir appelé Mathieu, le copain loueur en métropole, et laissé un SOS à celui de Pointe-à-Pitre... Et non sans nous être auto-congratulé d'avoir à bord deux ingénieurs ingénieux qui savaient mettre le nez dans un moteur et voir comment amadouer la bête...

En attendant l'arrivée du mécanicien, prévue à 14 h 30 par le ferry qui relie Marie-Galante à Pointe-à-Pitre, évocation lointaine du navix de Quiberon à Belle-Ile, nous avons enterré notre escale à la Dominique : notre pause galantaise était trop longue et nous n'aurions pas le temps d'aller aux Saintes et à la réserve Cousteau. C'est dommage, nous avions une clearance valable trois jours... Tant pis pour la réserve indienne, le kif d'appeler Bounty ou Cobra à la VHF sur le canal 16 pour qu'ils nous promènent en minibus... On va être OBLIGES de revenir (c'est ce qu'on a promis aux enfants !)

Après une heure de palabres dans les rues de Grand Bourg, nous montons enfin dans le minibus – les bébés sur nos genoux, mais personne n'est très à cheval à l'agence de location sur les deux sièges autos et les quatre rehausseurs qu'il nous aurait fallu en métropole, et tant mieux ! Il n'est pas climatisé, mais – truc de dingue – il y a DE L'AIR quand on roule. Après quatre jours de nav, un rien nous ravit.

Grand bourg/pub locale/dégustation à la rhumerie/moulin Bézard/habitation Murat, l'ancienne usine à sucre/Pirates des Caraïbes/Magasin ésotérique/Quel madras choisir ?
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Direction la rhumerie Bielle, en prenant une petite route à travers les champs de canne à sucre, et les mares, qui furent, avec l'eau de pluie, longtemps la seule source d'eau sur l'île. Comme nous sommes hors-saison (de la récolte de canne à sucre), l'usine ne fonctionne pas, la visite est libre et les panneaux très pédagogiques pour que les enfants aient une idée des processus de transformation de la canne à sucre en sucre et rhum. Contrairement à la rhumerie Savanna, visitée à La Réunion, celle-ci est toute petite et... "dans son jus". Cela ne nous empêche pas de participer à un test de liqueurs pour en noter le goût, l'odeur, la couleur et l'avis général de 1 à 9... et d'acheter un peu de rhum !

Comme nous avons prévu de pique-niquer à l'ombre d'un ancien moulin (pour écraser la canne à sucre et en extraire le sucre), nous faisons le plein de "feuilletés" à la morue, au poulet, à la saucisse et au poivron, de chaussons coco et goyave. On trouve également sur le stand des jus (goyave, cerise, maracuya) que les enfants se disputeront férocement, y compris Colombine, qui maîtrise parfaitement la paille et n'est pas la dernière à descendre les bouteilles...

Le moulin de Bézard n'est pas loin. Il a cessé de fonctionner en 1920, et c'est l'un des plus originaux de l'île (dite "aux 100 moulins"). Dans la brise et à l'ombre, nous nous posons pour pique-niquer. Il fait bien meilleur sur les hauteurs de l'île que sur la côte et cela est très agréable. Une petite exploration et ascension du moulin plus tard (celui-ci a été très bien restauré), nous nous arrêtons à l'habitation Murat, qui abrite aujourd'hui l'éco-musée de la Guadeloupe. Nous n'aurons pas le temps d'explorer la côte nord de l'île : nous ne voulons surtout pas louper le mécanicien !

Nous sommes arrivés une heure avant l'ouverture de l'éco-musée (à 14 heures). Le soleil tape, l'herbe gratte, les enfants s'énervent... Mais nous aurons tout le temps de faire le tour de l'ancien moulin à vent, des bâtiments de l'usine sucrière, de la maison de maître et même du jardin médicinal... Nous avons visité le musée en un quart d'heure – en ayant néanmoins lu tous les panneaux et empêché les 12 petites mains de toucher à la maquette de la Maria Galanda, le navire de Christophe Colomb d'où vient le nom de l'île, aux outils, etc.

A 14 h 30, nous sommes de retour à Grand Bourg, pour déposer le Capitaine à l'arrivée du ferry et nous cherchons une plage où nous poser. On s'apercevra chemin faisant que la plage de la veille était en toute bordure de route (effectivement, nous avions remarqué les phares la veille en dînant) et non loin de... la décharge. Les petites s'endorment dans le minibus et nous trouvons une plage quasiment à Saint-Louis. On se change en plein air et nous prenons pour le goûter les goyaves achetées à la rhumerie : les enfants s'en régalent, alors qu'ils bouderont jus et confiture de goyave tout le séjour jusque dans l'avion du retour !

16 heures, bonne nouvelle : le moteur est réparé. Et nous aurons même une petite heure pour chercher du madras. Nous nous désablons comme nous pouvons pour rendre le Tepee aussi propre que nous l'avions loué... Pendant que les pères emmènent les enfants prendre une glace (des Magnums arrivés par cargo, gloups), les mères vont à la recherche de madras, localisé par le Capitaine dans un bazar sur la place de l'église. Une fois les emplettes faites et le choix fait parmi la vingtaine de rouleaux tous plus beaux les uns que les autres, retour au bateau. Ce soir-là, nous avons 40 minutes de retard sur l'horaire habituel, Petit Châtain va se coucher "épuisé de fatigue", les vagues des ferries et des bateaux de pêcheurs nous vont giter à intervalles réguliers, mais la nuit sera bonne (un moteur qui marche !). Nous poursuivrons notre périple vers les Saintes.

A suivre...

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La Guadeloupe vue de la mer

13 Novembre 2014, 17:14pm

Publié par lapetitemaison

La Guadeloupe vue de la mer

C'était il y a presque un an, au Salon nautique. Il pleuvait à verse, il faisait froid. On venait de visiter de supers catamarans, on s'est arrêtés au stand de Mathieu, un copain de ponton du Capitaine. Et on s'est laissé séduire par l'idée de naviguer aux Antilles françaises, le verre de blanc de l'amitié à jeun aidant, à la Guadeloupe plus précisément, un vieux rêve d'après minuit de réveillon, avant que la réalité ne vous rattrape au petit-déjeuner.

Mais là, on avait un prétexte – dix ans de mariage – des enfants assez grands pour en profiter pleinement (et qui savaient nager ou du moins se débrouiller dans le cas de Petit Châtain, un investissement que je n'ai pas regretté), une minette plus vraiment bébé que l'on embarquerait aussi. Suivant l'adage "on ne vit qu'une fois", nous avons signé pour dix jours de catamaran en Guadeloupe. Et proposé à des amis chers mais éloignés géographiquement de partir avec nous.

C'est donc à dix dont 6 enfants, répartis en deux équipes de 2, "les castors juniors" – Petit Brun et Polo, 14 ans à eux deux, la même dentition cauchemardesque, les mêmes blagues et rires gras, puis Petit Châtain et sa conscrite, Agathe, "les grands" (surtout ne PAS les appeler "les moyens"), l'un plus attiré par les "castors juniors", l'autre plus proche des bébés et de sa petite sœur en particulier, cette dernière formant avec Colombine le gang des petites.

Nous nous sommes retrouvés à Orly - nos amis étant arrivés de Barcelone à 8 heures du matin, ils nous ont attendus quasiment jusqu'à la fermeture de l'embarquement, le vol étant malencontreusement surbooké... Nous avions heureusement pré-enregistré nos places, mais avons embarqué in extremis. L'avion était flambant neuf, bien plus confortable que ceux empruntés pour aller à La Réunion il y a deux ans. Et quelle paix avec les écrans individuels : les enfants ont regardé dessins animés et jeux en boucle, et les parents combler leur retard cinématographique sans être dérangés ou presque (plus par les turbulences que par notre progéniture).

"Les Caraïbes, c'est très facile comme nav', c'est un grand lac" Mouais ? Mouais.../Gilets +sandales : tenue de bord/Mystérieuse Dominique
"Les Caraïbes, c'est très facile comme nav', c'est un grand lac" Mouais ? Mouais.../Gilets +sandales : tenue de bord/Mystérieuse Dominique
"Les Caraïbes, c'est très facile comme nav', c'est un grand lac" Mouais ? Mouais.../Gilets +sandales : tenue de bord/Mystérieuse Dominique

"Les Caraïbes, c'est très facile comme nav', c'est un grand lac" Mouais ? Mouais.../Gilets +sandales : tenue de bord/Mystérieuse Dominique

Neuf heures plus tard, direction la marina de Bas-du-Fort pour prendre "Shine a light", notre caravane des mers bateau pour dix jours (huit en fait, si on ne compte pas les jours d'avion). Une partie des troupes était partie au supermarché drive le plus proche récupérer la commande de "frais" faite en ligne... la veille de notre départ, magie d'Internet.

Le soir, après avoir installé les filets sur les filières (pas question d'avoir un nain à la mer, surtout dans le coin de la marina où était amarré le bateau. Selon Nico, de la location, les eaux sales de la cité U située juste au-dessus s'y déversaient depuis que les canalisations avaient explosé... Il y a quatre ans), munis des mille conseils de Nico, nous avons tracé notre feuille de route, au moins les grandes lignes, car nous tombions de sommeil.

Il fut décidé de mettre le cap sur Marie-Galante (en gros, d'aller tout droit en face de Pointe-à-Pitre), puis de mettre le cap sur la Dominique et d'aller ensuite aux Saintes, Terre-de-Bas d'abord, pour snorkeler (nager avec masque, palmes et tubas en admirant les poissons) à l'îlet à Cabrits et au Pain de Sucre, puis d'aller à la réserve dite Cousteau, aux îlets Pigeon, toujours pour snorkeler, en faisant un arrêt "marina" à Rivière-Sens, pour refaire le plein d'eau douce du bateau, des lessives, quelques courses et prendre UNE DOUCHE. Puis, sur le chemin du retour vers Pointe-à-Pitre, repasser aux Saintes, mais à Terre-de-Haut, notre bateau ne nous permettant pas de longer Basse-Terre du nord au sud... C'est à peu près ce que nous avons fait (excepté la Dominique pour de sombres problèmes de moteur et la douche à la marina).

A suivre...

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