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La petite maison dans la banlieue

Le roi du week-end

27 Février 2011, 20:45pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

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c'était Petit Châtain, qui soufflait ses deux bougies. Un week-end de bouffe, gastronomique, des bougies soufflées deux fois, en petit comité samedi midi. L'occasion de vérifier une fois de plus l'importance de la nourriture dans la vie de Petit Châtain. Il n'était absolument pas intéressé par les paquets à ouvrir - sur lesquels Petit Brun louchait-, notamment le gros paquet ramené de chez la nounou, qui s'est avéré être une super pêche à la ligne.  Depuis, on est censé manger du poisson à tous les repas. Et n'avait qu'une peur : qu'on lui ôte sa part du gâteau. E

En mauvais parents, avec le Capitaine, nous n'avions pas prévu de cadeau - à notre décharge, la semaine avait été dense en mauvais rebondissements au bureau. Nous avons profité d'une expédition de longue date pour nous racheter, l'un occupant Petit Châtain pendant que nous choississions les cadeaux avec Petit Brun, qui avait un peu de mal à comprendre pourquoi ce n'était pas AUSSI son anniversaire. Avant cela, grand moment de honte pour l'essayage des tenues d'enfants d'honneur pour le mariage de leur oncle. Les deux n'étaient intéressés que par les Legos du coin jouets et n'avaient absolument pas l'intention de jouer les mannequins... Jusqu'à tenter des échappées en bodies-couches pour Petit Châtain, histoire d'échapper à la corvée. Mais a priori, ils seront beaux comme des cœurs le jour J, ouf. Ce qui amena Petit Brun à cette réflexion profonde : mais pourquoi n'ont-ils pas été invités au mariage de leurs parents ? Oui, pourquoi ?

Dimanche, re-bougies, re-gâtraux, en comité élargi : arrières-grands-parents, grands-parents, grand-tante et grand-oncle oncles et tantes (ceux qui étaient là et pas dans un Eurostar, un TGV ou dans le grand sud)... Le roi de la fête s'était enfin endormi vers 3 h 30 (son frère ayant décidé de boycotter la sieste et faire un maximum de bruit pile devant sa porte, malin), on a patienté jusqu'à son réveil pour déclarer les festivités ouvertes. Mal réveillé, Petit Châtain n'a pas quitté les bras du Capitaine, jusqu'à temps de découvrir un Popi et une girafe sauteuse rouge du plus bel effet. Là, c'était parti, débauche de jus de pomme et de gâteau, avant de suivre Petit Brun et "Rançois" dans le jardin, pendant que les grands profitaient du calme relatif pour prendre le thé. Avant d'être appelés à grands cris par Petit Brun qui avait été décidé de planter sur le champ les sapins nains, transfuges de la crèche de St Cloud, apportés par AGM. Samedi prochain, c'est opération Pouces verts dans le jardin de la petite maison...

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Chez l'osthéopathe

25 Février 2011, 22:37pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

 

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Pour dévier les "Pourquoi" de Petit Brun, on a pas parlé d'osthéopathe. Mais de kiné, c'est plus passe-partout, et puis il en a déjà vu à Paris, pour soigner ses bronchiolites. J'ai donc retrouvé Grand-maman et Petit Brun entre midi et deux, rendez-vous que je pensais avoir habilement placé, sauf qu'entretemps un tsunami a déferlé sur le bureau. C'est donc avec la mine défaite, l'air hagard, que je suis entrée dans le cabinet, avec un Petit Brun plus collant que jamais - mais on ne s'était pas vu depuis dimanche. L'osthéopathe a dû penser que j'étais complètement dépressive.

Il a été très gentil et d'une patience rare avec Petit Brun, qui avait décidé de passer en mode "gros bébé". Je ne sais même pas comment il a pu enchaîner les manipulations sans être distrait par les miaulements de Petit Brun, les "un câlin, maman" et autres serrage de mains comme si on était restéscollés-serrés pendant trois ans. Mais il restait très zen, avec sa blouse blanche col Mao, comme son Bouddha- pied de lampe.

Le cas de Petit Brun a l'air donc d'être pas trop dramatique ni désespéré (mais on se revoit dans trois semaines, hein. Toujours à l'heure du déjeuner, mais un mercredi, histoire que Grand-maman puisse servir de chauffeur à Petit Brun. Drôle tous ces praticiens qui s'occupent d'enfants mais qui ne travaillent pas le samedi matin...).

Entretemps, il faut expliquer à Petit Brun qu'on peut se quitter un peu, et qu'il n'est pas obligé de se gratter furieusement à chaque séparation/contrariété (oui, la prochaine fois, on s'allonge sur le divan du psy. Ce qui me permettra de faire une sieste. Là, être accroupie devant la table, à jeun, j'ai frisé la chute de tension).

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Comme neige au soleil

22 Février 2011, 22:20pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

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Pour éviter de faire fondre mon capital zénitude,patiemment amassé pendant une semaine grâce aux bonnes fées (Fée la cuisine, aka Grand-maman, Fée la lessive, fée le repassage et fée le ménage, aka Marianne, Doris et Helen, les fées du chalet et l'indispensable fée Morgane, qui se faisait obéir de Petit Brun et Petit Châtain comme par magie), je suis revenue au bureau, bien déterminée à ne pas laisser les mauvaises ondes prendre le dessus. La tablette au chocolat Cailler chocmel, cadeau de la fée Morgane, au fond du sac, que je n'ouvrirai qu'en cas de coup dur.

 

Avec Petit Châtain en enfant unique, cette semaine a un goût de vacances prolongées. Sauf qu'on va au bureau tout de même. Pas de pique-nique à préparer la veille, sur les coups de 23 heures, notamment les entrées que l'on zappe toujours, parce que chez nous, c'est généralement  formule plat+dessert. On se lève plus tard le matin, on court moins et le soir, bain, dîner (gérés par le Capitaine) trois histoires et hop ! dans le pyjama en pilou, et au lit (à barreaux). Pas de cérémonie du coucher s'étalant jusqu'à 21h 30. Petit Brun n'a pas été abandonné sur le bord de l'autoroute, non. Il passe la deuxième semaine de vacances chez Grand-Maman et le grand Grand-Père. Un concept qu'il a du mal à comprendre. D'après ses questions lors du coup de fil du matin et du coup de fil du soir (il n'est jamais qu'à 20 kilomètres de la maison), il doit penser que nous sommes partis en loucedé au Club Med avec Petit Châtain.

 

- "Il est où, Petit Châtain ? Je peux lui parler ? [oui, car Petit Brun et Petit Châtain ont maintenant des conversations téléphoniques, aux dialogues primitifs. Ils rient aux éclats, l'un écoute son frère religieusement en se demandant comment il a pu entrer dans un si petit appareil, l'autre se demande pourquoi il n'a pas de réponse à ses nombreuses questions]

- Il est chez Fatiha, Petit Brun.

- Et toi, tu es où ?

-Je suis au bureau, tu le sais.

- Et Papa, il est là ? Je peux lui parler ? [Petit Brun sait très bien où est le bureau du Capitaine. Il l'aperçoit depuis la fenêtre de sa chambre.]

- Mais non, tu sais que le bureau de Papa est à côté de la maison, et celui de Maman, à Paris, près de la Seine.

- Pourquoi ?"

 

C'est pas gagné.

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Parenthèse enneigée

15 Février 2011, 22:17pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

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On l'aura mérité, notre paradis blanc. Un départ avant le jour de la petite maison, à 6h 30. Petit Brun et Petit Châtain ne se sont jamais rendormis et ont très mal petit déjeuné de cookies et de leur biberon déjà préparés. Les ennuis ont commencé dès le péage de l'A6. Ce qui fait qu'avant Beaune, après avoir déjeuné à 11 heures à l'autogrill du Chien Blanc (dont l'hygiène commençait salement à désirer), nous avons pris la tangente. Un bout d'A36, un peu d'A39 et les chemins des écoliers à travers le Jura et arriver en Suisse, à Jougne... 9 heures après notre départ.

Il nous restait encore deux heures de route pour rejoindre le chalet. Les vacances pouvaient commencer. C'est fou comme au bout de 48 heures, on se sent reposés (malgré des nuits merdiques, Petit Brun se grattant comme jamais les deux premières nuits. Depuis qu'il dort par terre, sur la couette des couleurs, la lumière allumée, cela va bizarrement mieux. Et c'est Petit Châtain qui se réveille, parce que la lumière le gêne. Soupir).

Le changement de rythme (lever 8 heures, école de ski 10-12 heures pour Petit Brun, ski pour ses parents, Petit Châtain étant sous la garde de la fée Morgane, notre baby sitter, déjeuner, sieste ou ski, goûter, jeux/bains, dîner) d'objectifs de la journée ("qu'est ce qu'on va manger ?" ; "on skie ce matin ou cet après-midi ?" ; "fondue ou pas fondue ?" ; "Coop ou Pernet ?" ; "neigera, neigera pas ?")... change de la précipitation parisienne. Le rythme suisse aidant considérablement à ralentir le tempo.

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Petit Brun - ou plutôt Bedit Brun, comme on dit ici, en suisse allemand - a commencé les cours de "ki" avec délices. Enfin, le premier jour, on est passé à deux doigts de l'accident en le retrouvant en pleurs au jardin des neiges, avec une envie pressante qu'il n'avait pas osé exprimer aux moniteurs. Mais le soir, il "kiait" dans le jardin de Bonne-Maman, pendant que Petit Châtain faisait de la luge. Le lendemain, "j'ai mes bottes de "ki", mes gants, mon bonnet..." mais pas son masque, comme on s'en est aperçus sur le parking du Wispile. On l'a retrouvé deux heures après avachi sur un pouf. Mais après le déjeuner, point de sieste : il partit avec le Capitaine "kier". Ce dernier pensait rentrer au bout d'une heure. Que nenni. Ils ne sont rentrés qu'à la fermeture des pistes, Petit Brun triomphant, le Capitaine épuisé d'avoir skié courbé en deux - il tenait ses bâtons à hauteur de Petit Brun pour que celui-ci s'y tienne, une technique que nous avions repérée sur les pistes.

Demain, promis, je les accompagne....

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Grains de sable

8 Février 2011, 22:11pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

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En théorie, tout est réglé comme du papier à musique. J'accompagne les petits le matin avant de courir prendre mon train, Petit Châtain chez Fatiha, puis Petit Brun à la maternelle. Le Capitaine est parti rejoindre son bâtiment sur le coup de 8h 15, un quart d'heure plus tard, il est à poste. Le soir, c'est lui qui récupère Petit Brun au centre de loisirs (celui-ci s'autodétruit à 18 h 30), puis Petit Châtain avant 18 heures, histoire de limiter les heures sup'.

Le problème, ce sont les petits aléas de la vie, les merdes "qui volent souvent en escadrille", comme disait un de mes chefs. Tout a commencé samedi. Un coup de fil depuis le fond du lit de Fatiha, où elle était clouée par une vilaine gastro. Qui disait d'une voix caverneuse que le docteur lui avait recommandé de ne pas prendre les enfants lundi, sous peine de ruiner nos vacances (J-8). On avait 48 heures pour réagir, c'était large.

La marraine du Capitaine, notre indispensable joker, était disponible pour passer la journée avec Petit Châtain. Petit Brun, en l'attendant lundi, ne voulait plus aller à l'école... Où nous attendait la seconde tuile de la semaine. Le préavis de grève de toute l'équipe enseignante de l'école. En fait, j'avais entendu une maman en parler au téléphone jeudi "oui, je vais dire à maman de venir jeudi, il y a grève", mais je n'avais pas vu le panneau et tout cela me semblait très irréel. Lundi matin, impossible de savoir comment serait organisé le service minimum de la mairie. L'école serait-elle ouverte ou faudrait-il rejoindre un autre établissement de la ville ? Y aurait-il la garderie du soir ? La réponse était dans le cahier de Petit Brun le soir : il fallait se préinscrire auprès de la mairie "pour les familles qui n'auraient pas d'autres solutions".

Lundi dans l'après-midi, le Capitaine m'annonce qu'il a une réunion à 17 heures le lendemain et qu'il ne pourra pas récupérer les enfants. Je décide donc d'arriver plus tôt au bureau et d'aller les récupérer. Ce qui me vaudra des remarques acidulées de Cheffe (parce qu'en plus, pas de bol, mais la veille j'ai dû partir plus tôt pour aller à un rendez-vous médical) : "ta nounou finit à 17 heures ??"

 

Hum, sweetie, j'ai une heure de trajet jusqu'à la maison (enfin 40 minutes, mais soyons large en cas de pépin). Et il faut que je récupère deux mouflets en deux points. J'ai juste fait remarquer que je ne pouvais pas me permettre de faire faire des heures sup à ma nounou. Ce qui a eu le mérite de clore la discussion.Vivement vendredi !

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Du côté obscur de la lumière

6 Février 2011, 22:12pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

5422310792_3f3c2972d8.jpgSamedi, avec Petit Brun, nous retournions voir le docteur Lumière. Et il y avait urgence. Celui-ci se grattait comme jamais, malgré les granules de phosphorus et la commande de gélules de Dermargan. Malgré la crève qui me terrassait depuis 24 heures (migraine, maux de gorge, oreilles bouchées), j'avais tenu à l'accompagner. Le Capitaine et Petit Châtain étaient aussi du voyage en train jusqu'à Saint-Lazare, ce dernier ayant un besoin urgent de pantoufles et de chaussures à sa taille. On se retrouverait à midi, quai 6, pour aller ensuite au restaurant, comme le Capitaine l'avait malencontreusement promis à Petit Brun la veille. La promesse n'était pas tombée dans l'oreille d'un sourd...

Comme au premier rendez-vous, le docteur Lumière ne fut que voix roucoulante, brossage dans le sens du poil de Petit Brun ("comme tu as grandi !" "tu es le seul Petit Brun de mon cabinet !"  "que tu es mignon !"), dont les yeux brillaient et pétillaient de plaisir. Elle n'eut pas l'air traumatisé par la peau écorchée de Petit Brun : "des comme toi, j'en ai guéri plein", déculpabilisant au passage les parents harassés (les nuits étaient si brèves en ce début de février que j'avais l'impression d'être comme une jeune maman qui aurait repris le boulot avec un bébé qui ne fait pas ses nuits. Sauf que le bébé te réveille une fois une demi-heure pour un bib – les miens étaient sur ce modèle-là – alors que là, c'est dix fois dix levers dans la nuit).

L'ordonnance fut renforcée et interdiction faite de retourner voir un pédiatre lambda, mais de continuer sur l'homéopathie – ce sont les antibiotiques prescrits pour soigner les otites de Petit Brun qui auraient relancé une poussée d'eczéma. "Je renforce pour que ça aille plus vite, ce n'est pas que ça va plus mal". Vraiment ??? Une séance d'osthéopathie fut demandée également – au point où nous sommes ! Le docteur Lumière entraîna ensuite Petit Brun hors du cabinet pour lui donner une surprise (un pistolet en plastique comme chez un autre dermato ?) : une galette de son biobio. La mine déconfite, il croqua quand même dedans, mais ce n'était pas "crès bon", et décida d'en garder un morceau pour Petit Châtain, qui fit moins de manières pour la dévorer dans le train du retour.

Après le déjeuner – où Petit Brun et Petit Châtain charmèrent les tenancières de l'Esperluette, bien qu'ayant un dialogue scatologique très crispant pour leurs pauvres parents tout le repas –, il fallut bien aller à la pharmacie commander les granules supplémentaires et surtout le kit d'urgence en cas de problèmes ORL. J'ai cru que j'allais achever le jeune préparateur, qui a du voir se matérialiser un cauchemar professionnel : l'ordonnance homéo où il te manque tout et où tu dois passer des commandes séance tenante pour que tout soit prêt en début de semaine. J'appris au passage qu'il n'y avait plus que trois ou quatre labos qui faisaient de l'homéopathie – une reconversion pour Servier ? – et que les posologies en 15 CH n'étaient plus très demandées. Livraison complète prévue mercredi. Mais je vais devoir faire un stock de granules sous peine de devenir la meilleure amie du pharmacien, car la consommation de Petit Brun est effrayante.

De retour à la maison, nous nous sommes rendus compte que le Dermargan n'était pas conçu pour les enfants. Vraiment pas. Petit Brun ne sait pas avaler tout rond des comprimés, malgré tous nos efforts. Le Capitaine est donc contraint d'ouvrir les gélules pour les mettre dans le porridge et de percer le contenu de la gélule translucide ("le médicament rigolo" de Petit Brun) et de les incorporer dans le porridge. Mais la nuit d'hier a été délicieuse, merci. 9 heures sans se lever, un bonheur.
Pourvu que ça dure !

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Crêpes à l'eau

2 Février 2011, 20:34pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

DSC02851Vous vous dites que c'est dégueu.

Qu'on en mangeait bien pendant la guerre, comme m'a fait remarquer ma grand-mère.

En fait, c'est pas si mal, les crêpes à l'eau. Oui, parce que quand on dit pas de lait, c'est pas de lait de vache, de chèvre, enfin pas de protéines animales. Et vu les prix dans les rayons de Maturalia, on a pas trop envie avec le Capitaine de tenter le lait d'amandes, de soja (surtout si Petit Brun ne veut même pas le boire et qu'on est bien obligés de terminer lesdits produits...).

En fait, les crêpes à l'eau sont super légères, aussi goûtues que celles au lait (tout dépend de ce que l'on met dessus !). Et elles se conservent bien mieux, on évite le côté carton au bout de 24 heures...

Bref, un bon plan cuisine sans lait validé !

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PAI (4) Tout ça... pour ça

1 Février 2011, 20:28pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

ai-je pensé en sortant du rendez-vous avec le Docteur M qui devait enfin valider le fameux PAI de Petit Brun.

D'abord, j'avais une demi-heure dans la vue pour trois coups de tampon et deux annotations, donc un retour tardif à la maison. Et la validation de ce fameux protocole ne change rien : nous sommes condamnés à nous préoccuper du déjeuner de Petit Brun jusqu'à la fin de l'année (scolaire. Parce que j'espère bien que, le soleil aidant, et le cap des 4 ans "vous verrez, ça change beaucoup de choses, le cap des 4 ans, pour l'eczéma", m'a dit le Doc).

Le doc était à l'heure, mais j'étais en avance, ce qui m'a un peu énervée. Mais elle a été charmante et je n'ai pas eu à justifier de notre choix d'un traitement homéopathique. Elle était d'accord pour dire que les crèmes aux corticoïdes, c'était bien gentil, mais qu'on ne pouvait pas surenchérir tout le temps. A souligné que certes, le terrain génétique était miné des deux côtés, ce qui n'aidait pas, et que le déménagement pouvait avoir joué un rôle (et encore, ai-je, pensé, on est même pas parti loin !!!).

Seul point d'achoppement : les produits laitiers. "Donnez-lui quand même un yaourt de temps en temps". Tu rigoles ou quoi, ai-je pensé très fort. On ne prend pas la tête avec des restrictions depuis un mois si c'est pour tout gâcher avec des produits laitiers donnés en loucedé. Déjà que l'introduction d'antibiotiques aurait contribué à la dernière poussée d'eczéma, selon le docteur Lumière, et qu'il va falloir tout soigner à l'homéopathie (ce qui est plus cohérent, en effet).

 

Mais je me suis tue, pour ce que ce foutu bout de papier soit enfin validé. Enfin, il faudra encore attendre un mois et demi, passer deux commissions à la mairie (on vient évidemment d'en louper) pour que ce soit bon...

 

Je me suis étonnée du fait que l'on pouvait être végétarien à la cantine mais pas allergique (pour Petit Brun, heureusement, ce ne sont que des restrictions). "Ecrivez un courrier, me répond le Doc. On a demandé un poste en plus parce que le cuisinier ne parvenait plus à gérer les demandes de repas particuliers, 200 enfants sur toute la ville, notamment le mercredi, quand ils changent de centres aérés selon leurs envies et que les repas changent de destination tout le temps".

 

En sortant, je me suis étonnée, en effet, qu'une ville qui se targue d'avoir un Agenda 21 bio bio préfère se lancer dans un plan de circulation dantesque au lieu de commencer par passer la cantine au bio ou simplement de renforcer les équipes débordées par les allergies des enfants. Qui n'ont pas demandé à être malades, eux. Et leurs mères n'ont pas demandé à se compliquer la vie en prévoyant des paniers repas tous les jours. Sauf à devoir ne plus travailler, ce qui serait un plan machiavélique pour renvoyer les mamans dans leurs foyers...

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