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La petite maison dans la banlieue

Articles avec #plaisirs minuscules

Lectures d'été, entre USA et Nigeria

27 Août 2017, 14:30pm

Publié par lapetitemaison

Lectures d'été, entre USA et Nigeria

Juste avant de partir, c'est mon rituel, mon petit plaisir. Je glisse dans ma valise quelques livres, des éditions du Livre de poche, Pocket ou Folio, histoire de ne pas trop les pleurer si je les perds, sans compter qu'en bateau, il faut composer avec l'humidité – je n'avais pas imaginé à ce point-là cependant ! Comme j'ai une fabuleuse librairie à côté du bureau, je ne me suis pas fait prier, c'est tellement plus sympa et moins anonyme que la Fnac.

Dans les étalages des livres "petits prix", j'ai retrouvé plusieurs ouvrages de Chimamanda Ngozi Adichie, extraordinaire auteure nigériane, dont j'avais déjà dévoré l'été dernier "Americanah", son meilleur livre à mon sens, sur la trajectoire entre Etats-Unis et Nigeria d'une jeune femme, de la fin de ses études universitaires à l'élection de Barack Obama. Ce printemps, c'est "L'autre moitié du soleil" qui m'a happée et fait (re)découvrir la guerre du Biafra à travers l'histoire de deux sœurs, Olanna et Kainene, dont je ne connaissais à vrai dire pas grand-chose, à part le fait qu'en a découlé la création de l'ONG Médecins sans frontières.

Dans "L'hibiscus pourpre, Kambili et Jaja sont issus d'une famille aisée, sur laquelle règne leur père, pilier de la communauté catholique locale, au sens propre comme au sens figuré. Ils trouvent un répit au cours d'un coup d'Etat en allant vivre chez leur tante, Ifeoma, jeune veuve et prof de fac, et son foyer joyeux et vivant, malgré les difficultés financières. Kambili et Jaja finiront par s'affranchir de la terreur que leur père leur impose, mais à quel prix !

"Autour de ton cou" est un recueil de nouvelles, où l'on retrouve des lieux et des thèmes qui traversent l'œuvre de Chimamanda Ngozi Adichie : le campus de Nsukka (où elle-même a étudié) et les fantômes de la guerre du Biafra, les couples séparés entre Etats-Unis et Nigeria, les émeutes religieuses visant aveuglément chrétiens et musulmans, l'étudiante nigériane baby sitter dans une famille blanche, un colloque d'écrivains, les histoires d'amour entre nigérianes et américains blancs (comme dans "Americanah")… Chacune un petit bijou.

Son écriture, s'adapte au phrasé et au parlé de chacun de ses personnages, décrits très brièvement, mais pleinement vivants par leurs paroles, généralement entrecoupées de mots d'ibo : cela donne envie d'aller au Nigeria. L'autre moitié du soleil" a déjà été adapté au cinéma [edit, merci Aurélie] et "Americanah" ferait aussi un film magnifique.

Pour la part américaine de mes lectures, j'ai enfin lu "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" d'Harper Lee. Alabama, années 1930. Atticus Finch, élève seul ses enfants, Jem et Scout – avec l'aide de Calpurnia, sa gouvernante noire. La vie s'étire lentement, entre espionnage de Boo Radley, le fils du voisin qui vit cloîtré, jeux avec Dill  jusqu'à ce que Atticus soit commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche, et que la tante Alexandra ne vienne vivre chez son frère pour reprendre en main l'éducation de ses enfants, et celle de Scout, notamment. C'est drôle, tendre et à la fois tragique, raconté par Scout qui n'a pas sa langue dans sa poche : un régal.

"Mille femmes blanches", de Jim Fergus, revient sur un épisode méconnu de l'histoire américaine dans la conquête de l'Ouest : le troc de mille femmes blanches contre mille chevaux pour aider à l'intégration du peuple indien, proposition faite par le chef indien Little Wolf au président Grant et acceptée. On suit donc May Dodd, qui a fait le pari de se proposer comme épouse, afin de sortir de l'asile où sa famille l'avait faite interner. C'est très romancé, un peu ampoulé parfois, mais c'est un témoignage incroyable sur la vie des indiens Cheyennes et sur l'extinction de ce peuple à la fois par l'armée américaine et les ravages de l'alcoolisme.

Et vous, qu'avez-vous lu cet été ?

 

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Primée

27 Juin 2017, 21:51pm

Publié par lapetitemaison

Primée

Tout a commencé par un mail de mon père, en mars : "il y a un concours d'écriture organisé par la bibliothèque de ma ville, tu devrais essayer". Chiche. Le thème, intéressant, était : "Eux sur la photo". Inspiré par le livre d'Isabelle Monnin, "Les gens dans l'enveloppe" (on le trouve en Livre de Poche, un très bon livre d'été à glisser dans sa valise). Dans ce livre, Isabelle Monnin imagine d'abord la vie des gens figurant sur des photos trouvées dans une brocante avant de mener une véritable enquête et de reconstituer la vie des gens dans l'enveloppe. Pas moins romanesque que sa première version.

Après quinze jours de procrastination ("j'y vais ? J'y vais pas ? ça n'a rien à voir avec cet espace d'expression, pas forcément lu de tous, où j'ai finalement peu de retour sur mon écriture – ce qui me va très bien. Et puis c'est quand même une vraie histoire à bâtir, 10 à 1 pages, loin de ma production habituelle, que je ne quantifie jamais, d'ailleurs), je me lance, autour d'une photo que j'avais vu passer sur Twitter, où j'effectue ma veille professionnelle : deux funambules, sur un fil, à Toulouse, en 1954.

On est déjà début avril, j'ai 25 000 signes à pondre… Pas simple, simple. Je me documente, je reconstitue l'histoire - officielle - à partir de ce que je trouve sur Internet (merci Google), parce que je ne me vois pas tout inventer, il faut quand même que cela ait l'air crédible, réel. Finalement, à raison de 3000 signes par ci, par là, de soirées, de début de matinée au Neptune, j'ai réussi à envoyer un document, 48 heures avant la fin du concours.

Ensuite, pas de nouvelles. Comme je l'avais envoyé par mail, je me demandais si celui-ci s'était perdu dans les méandres du Web. Si ça se trouve, mon document était mal paramétré, ils ne l'ont même pas lu. Cela ne leur a pas plu du tout. C'était lourd, nianniache, mal emmanché. Bref, j'essayais de ne plus y penser tout en y pensant encore. Au début de la semaine dernière, rangeant son bureau (!), le Capitaine est retombé sur ma fiche d'inscription au concours. "Et alors, tu as eu des nouvelles ?" Non, aucune. Puis, 48 heures après, miracle :

"Suite à votre participation au Concours d’écriture, […] vous faites partie des sept finalistes. Aussi, vous êtes chaleureusement conviés à la remise du Prix, qui aura lieu lors des Fêtes de la Ville le samedi 24 juin 017 à 18 h 30 au Parc de la Grande Terre. Merci de nous confirmer ou non votre présence..."

Cela ne m'arrangeait pas du tout : j'étais toute seule ce week-end-là, le Capitaine étant en mer (comme un week-end sur deux une bonne partie de cette année), Asparagus fêtait ses 10 ans avec Grand-Maman, j'avais réussi à caser Nimbus et Colombine chez JB et tante Ma'ie (grâces leur soient rendues), mais je m'étais engagée de longue date pour la brocante de la paroisse, dimanche 25 juin, et la veille il fallait charger les cartons dans les voitures. De 17 heures à 18  heures.

Je suis donc arrivée complètement à la bourre au dit Parc, en rejoignant le lieu de la remise du prix en me fiant à la provenance du son qui diffusait les discours. Et cinq minutes plus tard, surprise, c'était moi qui était appelée pour le premier prix. Et ses 1 000  euros. Et la publication papier de ma nouvelle à la rentrée, chez un éditeur de Plaisir (Yvelines).

Je suis repartie à  19 heures, un peu sonnée par le verre de rosé, les félicitations du jury. Pour une nouvelle écrite un peu à l'arrache, que vous pouvez lire ici.

 

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Libérée, (presque) délivrée ?

21 Novembre 2016, 21:31pm

Publié par lapetitemaison

Libérée, (presque) délivrée ?

Mardi dernier, je suis revenue voir le docteur V. J'avais enfin réussi à trouver le temps de faire la prise de sang (pas très pratique pendant le week-end de la Toussaint, quand en plus on est à La Rinissé, et que l'actualité médicale était la crise d'asthme de Colombine…), décommandé un premier rendez-vous quand la laborantine m'a dit : "aaaaah mais non, les résultats, ce ne sera pas avant une semaine, on les envoie dans un autre labo…"

Et bam, une semaine (deux, au final), de régime restrictif dans la tronche. D'ailleurs, c'est le docteur V qui elle-même qui a fini par appeler le laboratoire : la candidose était KO.

C'était donc globalement la fête, même si, comme me l'a expliqué le docteur, il fallait y aller doucement : j'avais perdu 7 kilos en deux mois et demi (et retrouvé mon poids… d'avant les enfants toussa) "c'est votre poids de forme", mais le problème des intolérances alimentaires n'était pas encore réglé.

Donc les Quatre Indésirables sont toujours là : gluten, lactose, blanc d'œuf et amandes. De quoi faire l'impasse sur tous les desserts à l'extérieur de la maison, salade de fruits frais mises à part (ou bien, comme chez PH7, excellent restaurant végétarien à côté du bureau, la délicieuse crème de patate douce au citron : oui, moi aussi, en la voyant sur mon assiette, j'ai eu peur, en fait, c'est un délice).

Sont revenus en revanche les fruits et légumes, les fruits secs, tous les types de sucre ("en y allant doucement, vous allez voir, vous avez pris des habitudes, vous n'en aurez pas envie. Et le pire, c'est que c'est vrai) ; viandes autres que poulet et dinde, toutes les oléagineuses (hormis les amandes, donc) : c'est un peu la fête, et un peu plus facile de déjeuner à l'extérieur (hors de mes restaurants végétariens préférés), même si j'oublie quand même de demander comment sont cuisinés les plats (beurre ? crème ? yaourt ?). Et surtout, surtout l'alcool (ou presque) : plus de bière bien évidemment, ni de vins cuits (coucou, le porto) ou liquoreux (bye bye montabazillac, tariquet et sauterne). Mais permission accordée pour le vin rouge, le vin blanc sec et le champagne (le moins calorique de tous) : un verre par jour, mais un verre déjà.

De fait, j'ai changé certaines habitudes : j'ai troqué pain et confiture/miel du matin pour un bol de flackes d'épeautre avec du lait de riz. Je n'ai plus cette faim terrible de 11 h 30 et peut même tenir le coup jusqu'à 13 h sans trop de soucis. Je ne sucre presque plus jamais mon café, ou alors machinalement, en prenant le sachet de sucre en discutant. Je m'en tiens à deux cafés par jour (en arrivant/après le déjeuner), et à une infusion à 17 heures, désaltérant mes autres collègues au passage (ceux munis de tasse ou mugs).

Ce qui est compliqué, c'est la confrontation avec la vie sociale, comme dimanche, à la fête paroissiale : que des tartes, des cakes à base de blé (normal), de la salade d'endives (heureusement !) et des huîtres… Et par chance, le primeur du coin avait fait don au salon de thé de cageots de raisin et de mandarines : un dessert compatible ! Et de devoir prévenir ses hôtes des menus ("c'est pas si compliqué"), qui font gamelle séparée ("parce que ton truc de soja et de pâtes au sarrasin, ça me disait rien")…

J'y vais doucement, parce que j'ai très peur que la candidose revienne, et avec elle ses vilains effets secondaires (même si de l'avis général "je n'avais rien remarqué, tu le cachais bien"). J'ai d'ailleurs eu les félicitations du docteur pour avoir mis KO les squatteurs si vite. En attendant février et une possible réintroduction des Quatre Indésirables, c'est un peu (plus) la fête dans l'assiette !

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Au petit matin

22 Septembre 2016, 21:32pm

Publié par lapetitemaison

Au petit matin
Au petit matin

Le seul avantage de nos départs matinaux pour l'école, il faut bien le dire, c'est de voir depuis une semaine, automne commençant oblige, au détour de la rue qui longe les voies de chemin de fer, le ciel se teinter de rose et nous offrir un lumière et son (avec Fip qui crachote sur la FM, la radio de la twingold n'aimant pas la proximité du train, allez comprendre).

Rien qu'en remontant les volets des chambres des garçons (qui, c'est curieux, ne bondissent jamais hors de leur lit en semaine à 7 h du matin, alors qu'ils ont bien entendu leur père prendre sa douche 15 minutes avant), au second étage, je sais déjà si le spectacle sera splendide ou pas.

Au premier pont, trois quart d'heure après notre lever (oui, le matin, c'est minuté, mais nous n'avons ni le cœur ni la force de nous lever ni de lever les enfants plus tôt), je demande à Asparagus de m'échanger mes lunettes de vue normales contre mes lunettes-de-vue-de-soleil : on file plein Est et je n'y vois vite plus rien.

C'est le double plaisir des derniers beaux jours de septembre, la lumière est encore pleine, encore forte, mais fragile, attention, octobre arrive, profitez bien de ces matins où l'on a pas besoin de gants pour ouvrir le portail dont le métal n'est encore ni froid ni humide, ni de désenbuer le pare-brise tous les matins et conduire pendant cinq minutes dans un semi-brouillard, en scrutant l'horizon dans un micro-bout de vitre, pendant que ça râle à l'arrière parce qu'il fait froid (et le volant sans gants, je ne vous dis pas).

Au deuxième pont, généralement, au-dessus du nœud ferroviaire de B-les-B, l'embouteillage est déjà assez dense pour que l'on soit arrêtés suffisamment longtemps et qu'Asparagus ait le temps de trouver mon téléphone et de me le passer pour un cliché vite cadré, hop, une pression du pouce, et c'est bon.

Sur la banquette arrière, Colombine et Nimbus piaffent de voir le cliché : "Ze veux voir ! Passe-nous le téléphone !". Ensuite, la circulation se fait un peu plus fluide (dans une acceptation parisienne du terme), un dernier pont, où nous guettons les péniches, et nous tournons le dos au soleil levant pour mettre le cap à l'Ouest. Fin du spectacle. Qui est, du reste, presque déjà terminé. On recommence demain ?

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Comptes de Noël

28 Décembre 2015, 21:46pm

Publié par lapetitemaison

Comptes de Noël

[ Dans la voiture, dans la nuit - soit entre 18 h et 20 h - quelque part sur l'A10]

Asparagus : "Finalement, j'ai eu beaucoup de choses à Noël, mon déguisement de shérif [ Tu m'étonnes ! Entre ma soeur et moi qui avons vidé nos placards de mille et un trésors glanés "au cas où", les paquets ont été multiples au pied des sapins]"

Nimbus : "Même si je n'ai pas fini ma liste, le Père Noël a presque tout trouvé. [Note lecteur, que Asparagus et Nimbus ne croient plus au Père Noël, c'est bon quoi, ils ont 8 ans 1/2 et 6 ans 3/4. Ils ont joué le jeu pour les plus jeunes... Et démasqué leur jeune oncle qui s'était déguisé lors du pré-Noël du 19 décembre. Sauf qu'à l'approche de la nuit de Noël, ils y croyaient encore, et Nimbus est même descendu nous prévenir le 24, alors que nous terminions les paquets de lutins un poil débordés - j'avais esclavagisé le Capitaine la veille pour les finir le 23 au soir, et me suis couchée en titubant de sommeil - qu'il avait entendu les clochettes du traîneau du Vieux Barbu...]"

[Silence]

Nimbus : "Heureusement que tu n'as pas eu les 54 boîtes de lego que tu avais mis sur ta liste [Asparagus ayant copié in extenso le catalogue Lego, bel exercice d'écriture, mais à la fin plus personne ne savait vraiment ce qu'il voulait, lui y compris]."

Asparagus : "Ah bah oui, et puis ça aurait fait beaucoup trop de paquets pour moi sous le sapin." [Ah quand même, serait-ce une prise de conscience du fait qu'ils sont archi-gâtés-pourris ? Mais jamais je ne me résoudrais, même en cas de disette intense, à ne pas leur faire un cadeau, même si les grands-parents et oncles et tantes compensent largement.]

Nimbus : "En revanche, il [le Vieux Barbu, nda] n'a pas trouvé le microscope ni le téléscope. Peut-être qu'il n'y en avait plus." [Peut-être aussi qu'il faut en laisser pour les autres Noëls, non ?]

Asparagus : "T'as vu, il a trouvé les cartes Star Wars, qui n'étaient même pas sur la liste." [ Bénis soient ceux qui font leurs courses chez L...., un intense lobbying ayant été mené cet automne à la maison pour avoir les précieuses cartes, sans résultat !]

Nimbus : "Pour l'année prochaine, je voudrais..." [les voix se perdent dans la nuit et dans le bruit du moteur du minibus].

Pour ma part, en 2016 (et sous réserve que j'écrive d'ici la fin de 2015, ce qui me paraît hautement improbable mais sait-on jamais), je vous souhaite de réaliser de vieux rêves, de prendre le temps de cueillir les roses de la vie, de profiter de vos proches avant qu'ils ne vous quittent... Promis, j'essaierai d'être plus régulière, mais qu'il est difficile de trouver un rythme ici !

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Aller en Avent

30 Novembre 2015, 21:35pm

Publié par lapetitemaison

Dernières roses avant le printemps.

Dernières roses avant le printemps.

Difficile de reprendre le cours normal des jours. Difficile d'écrire ici le livre de nos jours. Il y a cette peur, diffuse, relayée à grands bruits par la radio ("on a pas la télé, mais on a le wifi", comme nous le précisons à chaque nouvelle baby sitter), cet état d'urgence qui passe surtout par le règne de la frousse, alimentée par les conversations de machines à café qui feraient passer pour des héros les usagers de la RATP.

Tous les matins, le silence se fait dans la voiture pour ne pas perdre une miette du mini-flash info de Fip, notre radio préférée. Et même en filtrant, les infos circulent, arrivent jusqu'aux enfants, qui finissent par demander à la prière du soir de "passer une bonne semaine", cherchent les drapeaux du match de rugby pour "rendre hommage" (ils n'ont, heureusement, pas mis la main dessus). Je crains un peu l'exercice de confinement à l'école...

Mouche-bébé.

Mouche-bébé.

Comme par hasard, j'ai mis une semaine à récupérer de la fatigue de cette nuit blanche. Comme de bien entendu, j'ai attrapé un rhume carabiné, le premier de l'hiver, au premier coup de froid. Depuis, je traîne une toux de tuberculeuse, qui inquiète fortement mes collègues - on m'a même proposé de la Ventoline ! Je m'étonne encore de n'avoir pas été signalé par mes compagnons de train le matin aux autorités comme ayant un comportement suspect de type bactérien. Rhume qui a été également attrapé par Nimbus et Colombine, concert familial de reniflements, éternuements et autres mouchages de nez depuis...

Le Canard fait très bien rougir les tomates.

Le Canard fait très bien rougir les tomates.

Mais ce week-end, j'ai cultivé mon jardin. Tailler les rosiers, arracher les pieds de tomates secs et mettre les tomates encore vertes à mûrir près d'une pomme. Si on avait su, on aurait moins préparé de chutney ! Nous pouvons ainsi toujours déguster des tomates du jardin. Hiverner les géraniums lierres, planter quelques pensées. Tailler la glycine d'après les conseils de Claude, mon voisin-du-bout-de-la-rue, jardinier hors pair : "Surtout, qu'elle ne parte pas dans le grillage ! Va falloir rattraper tout ça, pas facile, facile !" Hé oui, cela fait trois ans que le Capitaine doit m'installer des arceaux pour faire courir la glycine...

Je n'ai taillé qu'un rosier sur trois, il reste le figuier à planter, et la pelouse à tondre, nettoyer un peu les plates-bandes... L'hivernage est loin d'être fini... Espérons que samedi prochain, le temps soit aussi doux...

Mousse douce...Mousse douce...

Mousse douce...

Nous avons aussi fêté l'anniversaire de Grand-Père autour d'un bon gâteau, et profité d'une balade post-prandiale pour aller récupérer de la mousse, des brindilles, et même une branche encore feuillue pour préparer notre crèche. Car Asparagus et Nimbus sont au taquet sur les préparatifs de l'Avent, qui a commencé hier.

Nous l'avons faite tout à l'heure, histoire que la mousse ne sèche pas trop. Elle était encore bien humide, et c'est un plaisir, maintenant qu'ils sont grands, de les voir remonter les caisses du sous-sol, déplier les papiers de soie et empêcher leur sœur de manger les santons, retrouver avec des cris de joie les (horribles) sapins violet, orange et rouge faits en maternelle et que je n'ai pas le courage de jeter.

Innovation 2015, nous avons installé la crèche dans le vieux buffet. La mousse habille la maison de la crèche construite par le Capitaine, pour la première fois, on a pu installer les anges sur le toit. Comme d'habitude, le petit Jésus attendra le 24 au soir dans le tiroir pour faire son apparition, et les Rois mages ont entamé leur périple sur les étagères de la salle à manger. Reste à compléter avec de nouveaux santons, si le Capitaine a assez de courage pour braver les mesures de sécurité du marché de Noël de La Défonce (détecteurs de métaux et fouilles à l'entrée).

Encore trois dimanches !

Encore trois dimanches !

Dernier petit rayon de soleil dans cette quinzaine : l'atelier couronne de Noël partagé avec Sophie la semaine dernière. Comme elle est née la veille de Noël, l'année dernière, je voulais lui offrir une couronnne de l'Avent perpétuelle, avec juste les bougies à changer. Je n'ai jamais trouvé ce que je voulais, ou alors des pseudo-couronnes à trois bougies, ce qui ne sert à rien, puisqu'il y a quatre dimanches dans l'Avent. Bref. Il y a un mois, je suis entrée par hasard dans une jolie boutique de fleuriste aux Batignolles, où l'on m'a fait un très joli bouquet. Une affiche mentionnait des cours d'art floral.

Dans les propositions de décembre, il y avait, entre autres, des couronnes de Noël. Nous étions cinq, tout le matériel était fourni, nous avons appris surtout à placer les branches de sapin Nordmman sur la base de paille, puis à fixer les bougies - il y en avait bien quatre - puis à répartir, en collant, les plantes grasses, les baies rouges, étoiles en bois, etc... Et le tube en plastique où mettre une renoncule. C'était un moment très doux, calme, apaisant. A refaire sur un autre thème !

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Première des communions, dernier jour de l'été

20 Septembre 2015, 20:13pm

Publié par lapetitemaison

Nan, mais le buffet était vraiment copieux. Sauf que personne ne l'a immortalisé./Ronde de joie.
Nan, mais le buffet était vraiment copieux. Sauf que personne ne l'a immortalisé./Ronde de joie.

Nan, mais le buffet était vraiment copieux. Sauf que personne ne l'a immortalisé./Ronde de joie.

C'était un dimanche peu ordinaire, une dernière journée d'été après presque huit jours de pluies diluviennes, de ciel gris et de luminosité tellement voilée que l'on pouvait croire qu'il était 18 h dès 8 heures du matin. La veille, j'avais jardiné en vitesse, emprunté les tables et les bancs de nos voisins. Pas eu le temps de faire une décoration de malade, mais une traversée de Paris pour trouver de jolies images pas ringardes, et des bouquets faits à 23 h, dans le noir.
C'était un grand jour, préparé depuis novembre dernier. En réalité, on aurait préféré que la fête ait lieu en mai ou juin, et puis, avec le recul, c'était un dimanche parfait. Oui, parce que dans notre paroisse, les communions sont perpétuelles, quasiment tous les mois ou presque, avec les plus gros bataillons en mai et juin. En quatre ou cinq étapes, plus la retraite de la veille chez les bénédictines de Montmartre, où Asparagus a "très bien mangé", et la confession (où il a failli presque rendre chèvre le Capitaine, ne voulant pas y aller, puis finalement si, et invoquant au final une peur du confessionnal, "tout noir"), le héros du jour était fin prêt.
C'était une belle messe, même si les lectures étaient inaudibles et le père nouvellement arrivé pas encore très bien placé dans l'axe du micro. Mes amis de la chorale ont assuré, comme d'habitude, et Asparagus a attendu la seconde partie de la célébration pour mordiller sa médaille de baptême, bailler et se balancer. Je l'ai à peine vu communier, étant donné que ses plus grands fans s'étaient levés pour voir ou immortaliser l'instant.
Il faisait beau, chaud juste ce qu'il fallait, de quoi permettre à chacun de faire un petit plein de vitamines D avant l'hiver. Le gâteau à la broche, bien qu'un peu moche, était arrivé dans les temps - pour le baptême d'Asparagus, le Capitaine avait dû forcer l'accès du centre de tri postal à Javel et le récupérer lui-même -, et comme prévu, et bien qu'il y ait eu d'autres gâteaux, a été quasiment englouti. Il m'en reste juste un peu pour le petit-déjeuner demain.
C'était trente-et-une personnes en tout, parfois venues de loin, dont certaines n'avaient pas dormi de la nuit, enquillant un mariage dans le Beaujolais direct avec la messe : "c'est la première fois que je vais à la messe après un mariage", gloussaient-ils. Les conducteurs ont fini par sombrer (la troisième larrone, ma sœur, à son habitude, avait sombré dans le sommeil au premier tour de roue). Plus Cherry appelée à la rescousse, dès samedi après-midi pour terminer de ranger la maison, faire les buffets, etc. Nimbus peut être une mini baby sitter une matinée pour sa soeur, pas une journée entière. Et lui aussi voulait qu'on s'occupe de lui. Le jour J, cela m'a permis de pouvoir superviser les buffets, les invités, indiquer dans quelle chambre faire dormir les mini-filles, et c'était bien chouette. Ceux-nés-avant-1934 ont dédaigné la table que je leur avais préparé à l'intérieur (pour qu'ils n'attrapent pas froid, on avait même chauffé préventivement la maison), pour finir par passer l'après-midi dans le jardin, refusant même qu'on ouvre le parasol...
C'était un buffet pantagruélique, presque entièrement fait maison par le Capitaine (il était tombé dans les pommes en voyant des devis), hormis la viande froide du marché : je peux apporter des boîtes quasiment tous les jours au bureau !
Bref, c'était une grande étape pour Asparagus, qui maintenant peut réellement vivre la messe comme un grand. Je crois qu'il s'est rendu compte du passage de catégorie et a vraiment passé une très belle journée. Maintenant, l'automne peut commencer...

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Défi lecture/Celles qui écrivent 1/2

17 Juillet 2015, 12:25pm

Publié par lapetitemaison

Défi lecture/Celles qui écrivent 1/2

Dans mon défi lecture, il n'y a pas de catégorie "un livre écrit par une amie"... Je pourrai caser celui d'Aurélie, ma talentueuse collègue et néanmoins amie dans la catégorie "un livre conseillé par un ami" (ce qui serait drôlement malhonnête, puisque non contente de me l'offrir, elle me l'a dédicacé), ou bien dans la catégorie "un livre d'un jeune auteur", Aurélie étant plus jeune que moi de quelques printemps. Aurélie écrit pour la collection Scripto de Gallimard, une collection pour les adolescents à partir de 13 ans, ce qui ne m'a pas empêchée de dévorer ce livre en une soirée.

Morgane, 17 ans, vient de rater son bac, au grand dam de sa mère, pour qui sans études, point de salut. Comme elle n'aime rien d'autre plus que d'écouter de la musique, et qu'elle veut trouver un boulot pour éviter de retourner au lycée où elle ne veut plus mettre les pieds, Morgane postule à une offre de stage dans une petite maison de disques, Burning Spirit, pour être l'assistante d'une star du rock sur le retour, Lee-Roy Gordon, qui l'emmènera de Birmingham à Los Angeles et changera sa vie à tout jamais.

Ce qui m'a plu ? L'écriture très directe d'Aurélie - et très documentée sur le rock anglais des années 1960 et 1970, Birmingham, la composition musicale (c'est peut-être très naïf mais c'est bien la première fois que je comprenais comment on composait une chanson, à l'ancienne et avec un logiciel de montage, aujourd'hui).

Les personnages, attachants et hauts en couleur, Morgane, adolescente rebelle au grand cœur, Filomène, la compagne baba-biobio-bobo de Guillaume, le patron de Burning Spirit, un héros discret, intelligent et toujours impeccable comme Aurélie les affectionne, et Lee-Roy bien sûr, "brummie pur sucre", chanteur des Obsolete, un groupe de rock de Birmingham dans les années 1960, qui s'est perdu depuis dans les paradis artificiels. Il y a des musiciens hauts en couleur, des mafieux sur leurs talons, un album à enregistrer, d'ex-amis à réconcilier et un fanatique de tortues naines et de crocodiles Haribo.

La légende de Lee-Roy Gordon est une réflexion sur les choix à l'aube de la vie adulte, où la musique est un personnage à part entière. C'est une vraie leçon de rock qui résonne longtemps... Et touche beaucoup plus largement que la cible des "13 ans et plus" (qui découvriront peut-être d'autres horizons musicaux que ce que les radios djeunes veulent bien leur mettre dans les oreilles, tout le monde n'est pas fan de Fip comme Petit Brun et Petit Châtain, ces mini-bobos).

Cerise on the cake, cet ouvrage m'a permis de découvrir un super groupe british des années 1970, les Fairfield Parlour... dont les deux albums, gravés sur CD par l'auteure, sont maintenant écoutés en boucle dans le minibus...

La BO de la légende de Lee Roy Gordon, pour le plaisir des oreilles

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Celle qui ne savait pas enfiler une aiguille

30 Avril 2015, 11:48am

Publié par lapetitemaison

Celle qui ne savait pas enfiler une aiguille

Jusqu'ici, j'avais toujours considéré que j'avais deux mains gauches. Ou disons, des idées de création (beaucoup), mais peu d'adresse (et de temps) pour les concrétiser (ou alors en passant par un tiers, plus doué). D'ailleurs, dans la fratrie, l'affaire était entendue : celle qui avait des doigts de fée, c'est elle (ici et ici, tu trouveras, lecteur, des aperçus de l'étendue de ses talents).

Autant te dire que l'an dernier, en juin, par une journée aussi pluvieuse que celle-ci, quand j'ai décidé d'acheter une machine à coudre (les initiées disent MAC, mais je n'adhère pas encore à l'acronyme) lors d'une vente S***** sur un site de ventes privées, ma sœurette m'a conseillée, mais en ricanant un peu. J'étais en arrêt maladie, ceci explique peut-être cela.

Quelques jours après, la machine à coudre est arrivée. Je l'ai regardée et laissée dans son carton, sous l'escalier, "parce que je n'avais pas la place de m'installer". Entretemps, la grêle a perturbé l'agencement du salon et mes ambitions sont passées au second plan, emportées par le flot de la vie quotidienne.

Mais à Noël, j'avais envie d'offrir une poussette à Colombine. Une avec du liberty enduit. Sauf que cela coûtait un bras et la moitié d'un rein (et que c'était pas vraiment le moment, si tu vois ce que je veux dire, niveau finances). Je me suis donc mise en quête d'une poussette canne sur LBC, ce merveilleux site de débarras, trouvée pour 10 euros, puis de toile enduite (et pas du tout un liberty comme prévu, une vingtaine d'euros le coupon déjà taillé et le biais), et d'un tutoriel... La poussette n'a jamais été prête pour Noël, mais Colombine n'y a vu que du feu, j'ai changé la toile entre Noël et Jour de l'An, avec l'aide de ma sœur et de Belle-maman, fine couturière en son temps (elle a ainsi dompté la pédale de la machine en deux secondes et terminé l'assise de la poussette en 3 minutes).

Avant/après. C'est mieux, non ?
Avant/après. C'est mieux, non ?

Avant/après. C'est mieux, non ?

En janvier, j'ai traînassé à la mercerie de la rue principale (oui car nous avons encore la chance inouïe d'avoir encore une VRAIE mercerie en ville, donc j'essaie de les aider en consommant local...). J'avais dans l'idée, pour remplacer les bavoirs revenus ruinés de la croisière en Guadeloupe (j'en avais pris six... Pour six enfants... Sans les laver en une semaine... Heureusement les nouilles à la tomate sont arrivés en fin de croisière...), de tailler des bavoirs dans de vieux draps de bain (dans le trip récup'). J'ai taillé les bavoirs, acheté du joli biais Liberty pour me motiver. Puis j'ai trouvé du boulot depuis la maison, les travaux de peinture ont failli commencer, et Petit Brun a décidé de ne plus avoir de bavoir mais une serviette de grand, Petit Châtain a suivi (on l'attache autour du cou avec une pince à linge).

Bref. Je suis partie en vacances avec les enfants mi-avril avec la machine à coudre, les bavoirs à terminer, et des tissus achetés/offerts et jamais transformés. A Pâques, j'avais oublié de prendre tout ça. C'est la première chose que j'ai mis dans le coffre.

Après le week-end (qui nous empêchait de squatter la salle à manger puisqu'on ne tient pas tous ensemble autour de la table de la cuisine à La Rinissé), nous avons sorti nos machines à coudre. Enfin surtout ma sœur, qui avait des robes et des hauts à finir pour ses filles. J'ai suivi. Nos machines sont restées en place toute la semaine, aucun enfant ne s'est piqué avec les épingles (note pour plus tard : s'acheter un aimant pour ramasser les aiguilles), j'ai non seulement mené à bien l'opération Bavoirs (et réalisé que la vendeuse ne m'avait pas vendu assez de biais pour faire quatre bavoirs, je vais devoir y retourner), mais également...
cousu...
de A à Z...
une tunique d'été...
... pour Colombine.

(sous vos applaudissements).

un bavoir recyclé mais joli/oh, un haut.../entier.../porté !un bavoir recyclé mais joli/oh, un haut.../entier.../porté !un bavoir recyclé mais joli/oh, un haut.../entier.../porté !
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Bilan des soirées couture :

J'ai eu de la chance d'avoir un super prof, qui avait le patron déjà tout préparé, et un patron assez facile. Ça aide. Surtout pour te traduire le langage "couture".

J'ai appris à connaître ma machine à coudre (et à me rendre compte que les Brother, c'est le nirvana, même si c'est très déconcertant de piquer sans pédale). J'ai eu droit à une séance d'humiliation au magasin S***** du coin, où j'ai débarqué en catastrophe parce que ma machine avait un bourrage au niveau de la canette. Le magasin était en liquidation judiciaire (ce qui est très triste). "Vous avez acheté votre machine en supermarché ?" "euh non sur internet". "Ah bah oui, tout le monde va sur internet et ne vient nous voir que pour des conseils". J'aurais pu acheter du fil ou du biais. Je suis repartie en rasant les murs, en ayant au moins appris que le problème venait de l'enfilage du fil qui n'était pas assez tendu.

Au collège, j'avais eu eu droit à une année de cours de couture. On pouvait choisir en option dessin, musique, couture et un quatrième truc qui m'échappe. J'aurais aimé faire du dessin, mais il n'y avait plus de place. J'ai donc échoué en couture, sans avoir appris les bases l'année d'avant pour réaliser une trousse de couture et une trousse de toilette. La dame âgée (entre 60 et 70 ans ce qui pour les greluches de 14 ans que nous étions nous semblait un fossile) nous proposait de faire une jupe droite à fermeture invisible. Sexy. Je n'ai jamais terminé la mienne (il fallait tout bâtir à la main avant de pouvoir piquer quoi que ce soit), et j'ai eu une très mauvaise expérience avec les canettes qui ne voulaient jamais de moi. Ma sœur m'a avoué avoir rêvé de faire cette option couture en 3e, mais c'était priorité aux nouvelles. Elle a dû faire du dessin. La vie est mal faite.

J'ai enfin commencé à utiliser le stock de tissu amassé depuis des années. Merci spécial à Alexandre, dont j'utilise enfin les 10 m de batik rapportés de Surabaya, notamment dans ce petit haut pour Colombine. Le batik, c'est fantastique. Je me suis même lancée dans la confection d'un sac/toile de jeu pour ranger les Lego des garçons.

Je sais maintenant que je peux m'amuser en cousant. Que le ronron de la machine m'apaise, que c'est satisfaisant de faire des choses soi-même. Bien sûr, je n'habillerai jamais entièrement Colombine en fait maison, ce n'est pas le but. Mais peut-être le début d'un nouveau hobby. Résolution pour la rentrée prochaine : trouver des cours. Parce que ma sœur habite encore trop loin pour des soirées couture/papote.

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En suivant l'impulsion solaire

9 Mars 2015, 21:02pm

Publié par lapetitemaison

En suivant l'impulsion solaire

C'est sur le minuscule écran de mon smartphone que nous suivrons l'aventure de Solar Impulse 2. C'est M., la maman d'A., un ami de Petit Châtain à l'escrime avec qui je partage les conduites du mercredi après-midi, qui nous a parlé du projet : son employeur participe au financement.

Aussitôt, les yeux des garçons se sont mis à briller : eux qui regardent souvent la Lune en me demandant si une expédition lunaire y a atterri récemment (ce que c'est d'avoir trop regardé en DVD puis "lu" Objectif Lune et On a marché sur la Lune), ils étaient enthousiasmés par ce projet de tour de monde en avion solaire, capable de voler de jour comme de nuit. Et me demandaient depuis mercredi dernier quand l'avion décollerait : "lundi, on regardera, si je trouve une vidéo".

Nous avons visionné les 7 minutes de l'atterrissage de la première étape d'aujourd'hui, où l'on voit une soucoupe étoilée arriver lentement, majestueusement, sans un bruit (ou presque, comparé à un Boeing), se mettre dans l'alignement de la piste et se poser sans effort. Là, on aperçoit le minuscule habitacle sous la grande aile et la petite hélice au bout de l'avion. Celui-ci était parti d'Abu Dhabi le matin et a atterri 13 heures plus tard à Mascate, dans le sultanat d'Oman, une journée entière de voyage qui a impressionné les garçons. Mais on vole beaucoup plus lentement à la lumière du soleil...

Je ne sais pas si je prendrai un jour un avion de ligne à énergie solaire. Ni même si ce sera le cas pour Petit Brun et Petit Châtain. Assister à l'atterrissage, même en différé, de Solar impulse, avait quelque chose de magique et d'émouvant. Même si des questions restent en suspens : comment font-ils pour faire pipi ? En tout cas, nous on suit la trace de Solar tout autour du monde, ça vaut bien toutes les histoires du soir...

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