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La petite maison dans la banlieue

Quatre fois quatre ans

27 Février 2013, 10:51am

Publié par lapetitemaison

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Depuis hier, Petit Châtain a officiellement quatre ans. Un anniversaire célébré en grande pompe, samedi, avec ses amis, dimanche, en famille "élargie", et hier soir, au dîner, le D Day, avec ses parents et son frère. Après une orgie de gâteau au chocolat (samedi, dimanche, fini lundi...), on avait opté pour un financier. Il restera encore l'anniversaire à l'école jeudi avec tous ceux nés en février, avant le départ en vacances, ouf !

Le congé maternité au long cours m'avait permis de commander en ligne les invitations, les petits sachets pour les invités et même une partie des bricoles (un dinosaure phosphorescent, grand succès auprès des garçons, qui en pleurent presque de dépit le soir quand le dinosaure a passé la journée sous leur couette et n'a pas donc pu être rechargé pour briller dans le noir...). On avait retrouvé des provisions de bonbons pas encore frelatés à la cave, et le Capitaine a mis la main sur les derniers Playmobil individuels rescapés de Noël au supermarché (ce qui revient au même prix qu'un kilo de merdouille en plastique dont personne ne sait quoi faire). J'aurais bien voulu faire des guirlandes en papier crépon pour décorer le salon, mais la position assise m'est très vite inconfortable. Une autre fois. Nous étions très fiers du gâteau, ayant réussi à sauver in extremis un décor SamSam pas encore déchiré d'un Pomme d'Api, et ce premier anniversaire en intérieur (et même sous la neige, bien qu'elle ne tienne pas du tout !) s'est très bien passé. Même mieux – un comble – que ceux organisés dans le jardin pour Petit Brun.
Bien sûr, le premier quart d'heure a été très bruyant, le temps que tout le monde arrive. Personne n'a été capable de suivre les règles – pourtant élémentaires – de “Jacques a dit”, mais le jeu de Kim a très bien fonctionné. Gros succès de l'activité manuelle (qui a pour mérite de rassembler tout le monde autour de la table et d'occuper une bonne grosse demi-heure) de bricolage en chips de mais colorés, suivi de l'arrivée du gâteau et des bonbons (chaque invité voulait ouvrir lui-même le cadeau qu'il avait apporté, tandis que le héros de la fête secouait chaque paquet en disant : "il y a quelque chose ?"). Pour finir, il n'y a même pas eu besoin d'allumer la télé : tous ont fini par jouer aux Playmobil, sauf Petit Châtain qui ne voulait pas prêter les siens et boudait sur le canapé : trop d'émotions !

Le lendemain, les grand-mères ont réalisé à l'ouverture des cadeaux qu'elles avaient repris des cadeaux similaires à ceux de l'année dernière... Heureusement que le parrain avait prévu l'hélicoptère Playmobil ! Gros sujet de tension le soir, Petit Brun ayant du mal à admettre que ce n'était pas le sien et qu'il était normal que son frère ne lui prête pas tout de suite... Et que oui, son anniversaire à lui, c'était encore dans longtemps. Du coup, hier soir, nous appréhendions un peu l'ouverture du fameux bateau de pirates (qui était introuvable à Noël), mais tout s'est bien passé : Petit Châtain s'est endormi avec le bateau dans les bras, et Petit Brun avec l'hélicoptère...

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Carnaval

14 Février 2013, 14:28pm

Publié par lapetitemaison

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Des jours que Petit Brun comptait ceux qui le séparait du Carnaval. La seule journée de l'année où les enfants viennent déguisés à l'école. Il serait en chevalier. Non, en Zorro. Non, en chevalier "avec le bouclier et l'épée, mais je jouerai pas avec". (Mouais. En fait, il était indiqué dans le petit cahier de liaison que les épées, sabres laser – Star Wars a frappé – et autres baguettes magiques – désolée les filles – n'auraient pas le droit d'entrer en classe). Non, en chevalier. Non, en Zorro. Non, en chevalier. Non, en Zorro. Non, en chevalier. Non, en Zorro. Non, en chevalier. Non, en Zorro, etc... (en boucle pendant neuf jours).
Arbitrairement, il avait décidé pour son frère que celui-ci serait en pirate, mais Petit Châtain, bonne pâte, était plutôt partant. La veille, on rassembla les déguisements (où ce qu'il en restait), avec pour moi la joie de recoudre en quatrième vitesse le masque de Zorro dont l'élastique était encore une fois décroché... Ce que j'ai vite et mal fait, mais de toutes façons, Petit Brun l'avait de nouveau abîmé à la fin de la journée... Le Capitaine préparait un tas de crêpes sans lait pour la classe de Petit Brun, qui faisait un goûter en fin d'après-midi.
Ils ne se sont jamais levés aussi tôt que ce matin-là. Dès 7 h 30, j'ai entendu Petit Brun hululer dans les oreilles de son frère : "C'est le Carnaval ! C'est le Carnaval !" Il s'en est fallu de peu qu'ils se déguisent pour aller prendre leur petit-déjeuner et ils ne se sont jamais habillés aussi vite. J'ai fait un effort surhumain pour sortir de mon lit (quand on s'est endormi à 3 ou 4 heures du mat, c'est rude), retrouver la petite boîte de maquillage pour, en mauvaise mère, ne me servir que du crayon noir pour faire la moustache de Zorro et celle du pirate à qui j'ai rajouté une cicatrice.
Le soir, quand je suis allée les récupérer au centre de loisirs, j'ai croisé des Zorro, des Spiderman, un lion, beaucoup de princesses (ben oui, pour les filles, les déguisements, c'est pas d'une variété folle. Princesse ou fée, le tour est vite fait !). Il ne restait plus qu'à ranger les déguisements dans la malle et à enlever les moustaches et cicatrices, opération qui prit pas mal de temps, même avec mon démaquillant tout doux...

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Préparatifs hâtifs

11 Février 2013, 13:50pm

Publié par lapetitemaison

valise-maternite.jpgJeudi, j'avais rendez-vous chez le gynéco. La routine, quoi. J'avais d'ailleurs pas grand-chose à signaler - je suis toujours un peu malade le matin, je suis moins fatiguée, enfin ça dépend des jours, j'ai l'impression d'avoir le ventre lourd en fin de journée et Colombine prend mon utérus pour le Macumba tous les soirs dès 23 h 30, ce qui fait que mes nuits sont plutôt hâchées.

Je pensais qu'on se reverrait début mars tranquille, après le rendez-vous avec l'anesthésiste, qui avait été fixé très tard, au 25 février. Pas du tout ! Colombine étant bien descendue - le col est pas ouvert, mais bon, la semaine prochaine, on entre dans le 9e mois et tout peut arriver -, on se revoit dans 15 jours (le jour du fameux rendez-vous anesthésiste).

Sauf. Que. Je. Ne. Suis. Pas. Prête. Du. Tout. Je veux dire, ok, c'est un troisième bébé, je devrais être rôdée. Ok, à l'inscription à la maternité, on m'a dispensée des cours de sage-femme, en me disant que j'en avais pas vraiment besoin ce coup-ci. Sauf. Que. Les douleurs ventrales que je prenais pour de simples tiraillements, surtout après une journée passée hors de la maison, ou une journée normale dans la maison à ranger trois fois la chambre des garçons, c'étaient déjà des contractions. Il faut dire que lors de mes précédentes grossesses, je n'ai eu finalement que les vilaines contractions de travail. Facilement reconnaissables tellement tu as mal. Là, je ne m'inquiétais pas trop.
Sauf. Que. On avait dit le 18 mars. Pas fin février. Et j'aime bien quand on change pas les dates au dernier moment... Quand je pense que les échographes m'avaient parlé d'un bébé post-terme éventuel, comme pour Petit Brun... Et Petit Châtain, qui devait arriver n'importe quand en février, n'a eu finalement que deux jours d'avance, grâce à un arrêt net de mes activités (et  là aussi, la valise de naissance n'était pas prête du tout. Parce que, par superstition sans doute, je n'aime pas préparer les choses trop à l'avance. Surtout ce genre de bagages).
Sauf. Que. Il restait 5 semaines avant l'arrivée de ce bébé. Que nos valises ne sont pas prêtes ! "ça tombe bien, vous avez 15 jours pour les faire", rigola le gynéco. Enfin, surtout la mienne. Je n'ai aucune chemise de nuit décente (les miennes sont tombées en quenouille cet hiver, et je ne supporte qu'une  vieille chemise totalement élimée du Capitaine comme pyjama), j'ai pas les attestations de la carte Vitale avec les droits maternité marqués dessus.... Du coup, je suis rentrée (en ayant l'impression d'avoir une contraction à chaque pas), ai instauré une journée loukoum vendredi, ce qui, effectivement, a fait nettement diminuer les tiraillements. J'ai reconstitué une liste de maternité avec tout ce dont nous avions besoin (surtout moi, finalement). Colombine avait quand même déjà une turbulette, une combinaison, quelques pyjamas (est-ce que je prends du un mois ou le naissance suffira ? Gros dilemme).

Ce week-end, nous nous sommes finalement beaucoup promenés, mais avons récupéré au passage un berceau (merci Mahaut) et quelques chemises de nuit pour moi (merci Laeti). La poussette que nous avions finement commandée sur Internet ne sera pas livrée avant... fin février, mais au pire, on trouvera bien une coque quelque part pour rentrer à la maison...

Expédition prévue cette après-midi : rallier le Monoprix (en bus) et la Sécu, pour finir notre trousseau. Ensuite, on ne bouge plus jusqu'au fameux 25 février, histoire de pouvoir quand même organiser les 4 ans de Petit Châtain avec ses amis le 23...Et je négocie avec Colombine (cela avait tout à fait fonctionné avec Petit Châtain en son temps) pour qu'elle arrive comme on avait dit. Et pas avant !

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Crêpes parties

4 Février 2013, 14:54pm

Publié par lapetitemaison

Cuisine_fev_2013.jpg
Avant de fêter dignement la Chandeleur, le week-end a commencé samedi par une halte à l'école, puisque la maîtresse de Petit Brun tenait permanence pour décortiquer les fameux dossiers scolaires – en grande section, il y a deux évaluations, en janvier et en juin. L'occasion de découvrir un Petit Brun bien différent de celui de la maison : discret, intervenant à bon escient, qui a envie de se mettre au travail, qui ne se laisse pas distraire par les autres et a même été changé de groupe parce que le sien n'allait pas assez vite pour lui... Un petit garçon très sensible à l'injustice, qui a besoin d'avoir confiance en lui, mais qui va bien, ouf.
Invitation fev 2013
Pour faire patienter Petit Châtain, qui était invité cet après-midi là à son premier anniversaire, celui d'Oscar, des cookies ont été confectionnés par les garçons, pendant que je m'attaquais aux rosiers, entre deux averses de grêle.
Petit Brun, en l'absence de son frère, ne cessait de psalmodier qu'il voulait rester avec lui, ne comprenant pas pourquoi il n'était pas invité... Nous avons récupéré un Petit Châtain ravi de son après-midi (même s'il n'a jamais voulu dire ce qu'ils avaient fait), le bras orné de tatouages de pirate du plus bel effet.
Chevaliers fev 2013
Il était temps de se préparer pour la fête de la Chandeleur : Princesse Louise et ses parents étaient attendus. Petit Brun est surexcité par le Carnaval, se demandant déjà quel déguisement prévoir pour lui et son frère, comptant les jours qu'il reste... Je n'ose pas doucher son enthousiasme en lui parlant du préavis de grève déposé ce jour-là et qu'il y a de fortes chances pour que son école soit fermée (pas de Carnaval alors)...

 

 

 

 

 

Apero fev 2013

Un énième apéritif sans alcool... Mais le jus de pomme pétillant, franchement, c'est pas vraiment ça... Allez, plus que six semaines à jeun !

 

 

 

 

 

 

 

Sieste fev 2013

D'habitude, c'est Petit Châtain qui fait d'énormes siestes. Mais pas ce dimanche. Tandis que son frère s'est endormi comme une crêpe entre ses parents vers 15 h (alors que nous étions attendus pour le goûter chez Grand-maman et Grand-père), et qu'il aurait sans doute dormi jusqu'à 17 heures si l'on avait pas été attendus. Un qui n'a pas dormi et qui est surexcité, l'autre qui a dormi et qui est en pleine forme, les duo d'enfer a fait tourner en bourrique les adultes présents, jusqu'à tomber enfin de sommeil vers 21 heures...

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48 heures at home

1 Février 2013, 16:33pm

Publié par lapetitemaison

Quand je suis partie prendre le train à midi pour aller déjeuner à Paris du côté de Montparnasse, j'ai réalisé que cela faisait 48 heures que je n'étais pas sortie de la maison. Beaucoup trop long, pas étonnant que je commence à ruminer sur toutes les questions en suspens du moment et à mal dormir la nuit. Ce n'est pas que les conditions atmosphériques aient été particulièrement désastreuses en cette fin de semaine : pluie fine ou plus violente, plafond bas, que du très banal.

Non, c'est juste que mercredi matin, pour une raison inexpliquée, quand Grand-maman est arrivée (je devrais dire enfin arrivée tant les garçons l'attendaient avec impatience), mon estomac a rejeté tout net le petit-déjeuner. Je ne suis pas émétophobe, donc je suis malade à tous les coups. Grand-maman a illico remis son manteau, embarqué les deux loustics avec elle sous des trombes d'eau, me laissant misérablement blottie sous ma couette. Où je me suis endormie direct jusqu'à 15 h 30. Là, j'ai recommencé à manger avec précaution – en laissant un laps de temps de digestion important entre deux aliments –, mais à 15 h 30, on a pas vraiment envie de rôti de veau ou de tarte forestière. Donc une fois de plus, j'ai pris un goûter allongé : banane, fromage blanc, compote. En me demandant si j'allais être capable de tenir le coup le lendemain, jour de grève (et les institutrices de notre école sont TOUJOURS en grève).

J'avais eu des scrupules à mettre Petit Brun et Petit Châtain à l'accueil (le fameux service minimum) organisé par la mairie, priorité aux mamans qui travaillent. Je garde un souvenir cuisant de la première fois où j'y avais laissé Petit Brun, cette fois-là et l'école et le centre de loisirs étaient en grève contre les retraites – c'était en 2010. L'accueil ne se faisait pas dans "notre" centre de loisirs, ce n'était pas "nos" animateurs, mais dans le gymnase d'une école voisine. Petit Brun était alors en petite section, je l'avais quasiment abandonné près d'un tas de cubes au milieu du gymnase sans que personne ne soucie vraiment de son sort (culpabilité jusqu'à l'arrivée au bureau), et le soir, encore mal habituée de la crèche où l'on nous faisait le compte-rendu minute par minute de la journée de Monsieur, personne n'avait été capable de me dire si ça s'était bien passé...

Jeudi donc, pas de centre de loisirs. J'avais émis l'idée d'aller voir la galerie égyptienne du Louvre, ou celle des dinosaures au Museum d'histoire naturelle. En réalisant que tous les ateliers ou visites "jeunesse", ben c'est pour le mercredi ou les vacances. Le fait que vers 10 h 30, alors que nous lisions sur mon lit 13 histoires pour aller à l'école, je sois de nouveau malade – alors que prudemment, je n'avais avalé qu'un jus de pomme et la kyrielle de médicaments ad hoc – m'a dissuadée de toute tentative de sortie. Ce serait une journée lecture, Playmobils (selon les possibilités de jeux en commun de Petit Brun et Petit Châtain sans que cela ne tourne au drame). J'ai réussi à improviser un déjeuner, puis à coucher Petit Châtain pour la sieste et à négocier un "temps calme" au grenier pour Petit Brun avec deux chevaliers et deux livres. Son frère, qui a d'abord psalmodié "ze ne veux pas faire la sieste" pendant un quart d'heure, a finalement dormi jusqu'à 17 heures, j'ai réussi à terminer mon livre (parce que, une fois couchée, aucune envie de dormir) et à rembrayer sur les mêmes histoires que le matin, Petit Brun squattant depuis une heure mon lit ("je ne peux pas me reposer, la pluie fait trop de bruit").

Une après-midi vite pliée, suivie du goûter (Petit Châtain mal réveillé et d'une humeur de chien nous a snobé) et – c'est mal, mais c'est pratique et en plus c'était en anglais – visionnage de trois histoires de Peter Rabbit, je n'étais pas assez en forme pour me coltiner des épisodes de Zorro. Un mois de séries en VOSTF a grandement amélioré ma compréhension de ces épisodes et la traduction simultanée (il y a bien les sous-titres, mais comme les garçons ne savent pas encore lire...). A la fin du dernier épisode, le Capitaine avait été délivré de sa tour infernale et a pris le relais pour les bains et le dîner. J'avais survécu à la journée, ouf. Ce matin, c'est avec beaucoup de prudence que je me suis levée, que j'ai pris mes médicaments et ai mangé très très très lentement. Miraculeusement, c'était un bon jour. J'ai donc pu poster le courrier, prendre mon train sans malaise, aller déjeuner, faire même un crochet pour trouver un cadeau pour l'anniversaire auquel Petit Châtain est convié. Le tout à pas comptés.

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