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La petite maison dans la banlieue

Nos mercredis

27 Novembre 2013, 22:01pm

Publié par lapetitemaison

Nos mercredis

C'est ma journée off (ma journée folle), celle qui permet quand même de supporter le reste de la semaine. Qui fait que lundi et mardi ont cessé d'étirer lentement, que jeudi et vendredi redeviennent de vraies journées. Que le rythme est un peu plus soutenu au bureau, et que les semaines à jours fériés sont des cauchemars (avec inévitablement du travail à écluser chez soi le week-end, faire rentrer une semaine de 4 jours en 3, c'est intenable). Je supporte d'autant mieux les transports en commun que j'ai un matin où je ne cours pas... Enfin, pas de la même manière.

En théorie, nous avons trois échéances à honorer : le cours de dessin de Petit Châtain (ma fierté maternelle se retient de poster toutes ses œuvres sur les réseaux sociaux, mais il faut lui reconnaître un certain coup de crayon, c'est sa prof qui le dit) à 10 h 30 à Petit-Bois (qui n'a de bucolique que le nom) et le cours d'escrime de Petit Brun à 14 heures, à l'autre bout de la ville (quasiment à Petit-Bois en fait). Et aller chercher Colombine à la crèche aux alentours de 17 heures.

Généralement, Petit Brun se lève et petit-déjeune avec son père, Petit Châtain, lui, peut continuer à dormir plus longtemps (d'autant plus maintenant qu'ils ont chacun leur chambre). Je dépose Colombine à la crèche (en ce moment, l'occasion d'un long sermon bien culpabilisant sur le fait que cette enfant a le nez qui coule, qu'elle tousse - mmmh, mais on serait pas en novembre, là ? Colombine est enrhumée, étonnant, non ?) Une fois que nous avons tous petit-déjeuné, départ pour Petit-Bois (plus le temps passe, plus on est à la bourre) en minibus (deux fois, on a tenté le bus RATP, mais il ne faut pas le louper, il passe toutes les demi-heures et il reste encore un quart d'heure de marche ensuite. Trop crevant. En plus, il y a un parking gratuit pour les parents le temps du cours des enfants... Trop tentant !) Après avoir déposé Petit Châtain (qui parle depuis deux jours du cours de dessin et de sa prof, Marimélie, mais qui devient muet une fois la porte de la salle franchie), direction le café de Francis.

C'est là qu'avec Petit Brun nous nous installons pour faire les devoirs. Certes, depuis mon retour au bureau, Petit Brun en a fait une partie lors de l'étude surveillée. Mais il a fait le plus facile, reste la lecture (le supplice de la dictée étant réservé au samedi matin. Je n'ai toujours pas cédé aux appels à la procrastination de Petit Brun et n'entend ne me pourrir que le début du week-end. L'angoisse du dimanche soir, j'ai déjà donné, merci !)

Nous n'avons pas tout de suite repéré le café de Francis, un peu à l'écart du marché et de la rue commerçante. Il est situé au-dessus des voies de chemin de fer, il n'a pas la télé, une déco qui n'a pas changé depuis les années 1970, deux tables d'habitués le mercredi matin, une de dames bavardes, une de messieurs qui enquillent les verres de rouge en commentant l'actualité. Nous y avons nos habitudes : les deux tables du fond (pour que Petit Brun ne soit pas distrait par les conversations animées des autres tables), pas la banquette (pour qu'il ne se transforme pas en chamallow, piqué par une mouche tsé-tsé, trop fatigué pour épeler deux lignes). Un jus de pomme pour lui, un allongé pour moi. Les sucres et les spéculoos sont autant de carottes pour arriver au bout de la corvée. L'heure du cours de dessin est tout juste suffisante.

A 11 h 30, on repart à la maison, non sans avoir admiré le chef d’œuvre du jour. Le temps de trouver une place pour le minibus, il est déjà midi, Petit Brun se change pour l'escrime, remplit sa gourde d'eau, j'ai le temps de ranger un peu la cuisine, de préparer le déjeuner (soit le Capitaine nous a préparé quelque chose, soit c'est de la grande gastronomie vite faite, vite mangée), pour que ces messieurs (surtout Petit Châtain) aient le temps de déjeuner tranquillement. Aujourd'hui, on a même eu le temps de commencer un puzzle, mais je n'ai pas surveillé l'heure, du coup, on est partis à la bourre.

Si je trouve une place tout de suite, on se gare, sinon je lâche les garçons devant la salle d'armes (provoquant la sortie du voisin d'en face avec plots et planche qu'il pose devant son portail. Ce que je trouve très vexant, puisque je ne me suis jamais garée là...) et je les rejoins une fois le minibus stationné à un endroit autorisé. Généralement, j'ai un gros coup de barre, bien au chaud sur ma chaise, avec Petit Châtain en bouillotte sur les genoux. On rentre ensuite à la maison, j'ai parfois le temps de faire un temps de repos (eux n'en ont plus besoin, moi oui), puis après le goûter, il est très vite temps d'aller chercher Colombine à la crèche.

C'est la version cool d'un mercredi. Parfois, ça se complique avec un ou deux rendez-vous de médecin (généralement aux horreurs, à 9 heures), un anniversaire, des courses... Et, pour une durée indéterminée, je vais me reposer (!) chez le dentiste à 18 heures, passant le relais au Capitaine. Presque contente de retourner au bureau le lendemain, d'autant plus que le week-end n'est que 48 heures plus tard...

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Lisboa in my heart

19 Novembre 2013, 15:30pm

Publié par lapetitemaison

Lisboa in my heart

Un jour de ce printemps 2013 où il pleuvait des cordes, le Capitaine me proposa de partir en week-end à l'automne. Sa mission à La Défonce serait quasiment finie, les travaux aussi (en fait ni l'un ni l'autre...) et je pouvais poser quelques jours ni vu ni connu avant de retourner à une vie professionnelle. Notre dernier week-end tous-les-deux-tous-seuls (sans amis, sans invitation à un mariage) remontait à cinq ans (et encore, j'attendais Petit Châtain, le premier jour, j'ai tenu le choc, le deuxième je suis tombée dans les vapes au jardin Majorelle et je n'ai cessé d'être malade, laissant le Capitaine se balader seul dans la médina de Marrakech)... On pouvait mieux faire. Nous pouvions partir trois jours, allez maximum quatre en tirant sur le lundi pour rentrer. Finalement, par un montage de baby sitters assez complexe (qu'ils soient tous ici remerciés ! Surtout F et L pour avoir passé un week-end entier avec les trois lardons, qu'ils ont en plus trimballé à la campagne !)... On s'est envolés un jeudi, après avoir déposé les enfants qui à l'école qui à la crèche.

Autant le dire, on est tombés en amour avec cette ville : le temps estival (28 à 30 degrés), la beauté, même dégradée, de ses quartiers historiques, la proximité du Tage et de la mer de Paille, la vue sur le ponte 25 de Abril qui a des petits airs de Golden Gate Bridge... Mais foin de mots, juste des photos (oui, je me foule pas beaucoup)

Et avant quelques adresses (parce que j'ai bien galéré pour en trouver de sympas avant de partir. Tout en sachant que les meilleures, ce sont celles que l'on trouve tous seuls !)

Nos Cafés :

Le Noobai Café, au miradouro de Santa Catarina, belle vue sur le ponte 25 de Abril. A côté, un kiosque parfait pour un petit-déjeuner sur le pouce

Lisboa in my heart

Le Pois Café (Rua de Sao Joao de Praça 93-95), dans l'Alfama, pour un déjeuner ou un verre

Lisboa in my heart

Le Chat Café (Jardim 9 de Abril), découvert après une exploration calamiteuse des docks (le dimanche après-midi, ce n'est PAS le bon timing). Au sommet d'un immeuble, une terrasse et un restaurant dans un cube de verre, juste en face du musée des arts antiques. On s'est assis pour prendre un pot et on a fini par dîner là, avec une vue imprenable sur les docks (plus beaux vus d'en-haut)

Lisboa in my heart

Nos restaurants :

A Picanha (Rua das Janelas Verdes 96), un restaurant brésilien dans l'entrée d'un hôtel particulier avec des azujelos magnifiques aux murs et une viande excellente dans l'assiette

Sea Me (Rua da Loreto 21) : un restaurant de poisson frais et sushis, délicieux et branchouille, il vaut mieux réserver, nous sommes arrivés mains dans les poches et avons trouvé deux tabourets au bar où nous percher pour le dîner

Lisboa in my heart

Mimosa do Camoes : malgré la carte bilingue, nous avons déjeuné dans une assemblée 100 % portugaise, costume-cravate et tailleur-pantalon : il est situé juste en face du Bercy portugais ! Les touristes ont droit à une demi-portion sur les conseils de la serveuse... et ici, les habitués arrosent leur mousse au chocolat d'alcool (madère ? porto ?)


Nos pâtisseries :

Antiga pastelaria de Belem : pour les fameux pasteis de nata. On a été un peu déçus par la queue (toujours aussi énorme, même après avoir visité le musée de la Marine, puis la tour de Belem... Finalement, après 10 minutes de queue on a eu aussi nos pasteis, que nous avons fait la bêtise de rapporter à Paris : ils étaient beaucoup moins bons que ceux que nous avions pris en guise de petit-déjeuner !!Mention spéciale au petit sachet de cannelle en poudre, pour rehausser le goût du pasteis à emporter (ailleurs, la cannelle est à disposition dans une petite salière...)

Lisboa in my heart

Casa de nossa senhora do amparo (As Vicentinas) : un salon de thé tenu par des sœurs Vicentines, pas cher et délicieux avec de vieilles images pieuses au mu, que le Capitaine a refusé que j'achète... La déco est aussi à vendre ! (Rua de sao bento, 700)

Lisboa in my heart
Lisboa in my heart

Que rapporter ?

Des conserves de morue, trouvées à la Conserveira de Lisboa (Rua do Bacalhoeiros, 34), du linge de maison chez Teresa Alecrim (j'aurais pu acheter tout le magasin si j'avais pu et si je n'avais pas dû porter les sacs...), de l'huile d'olive et du vin, des fromages et de la charcuterie. Chez A vida portuguesa (Rua anchieta, 11), j'ai trouvé des stickers d'hirondelles (ce qui prenait le moins de place dans nos valises compte tenu qu'on voyageait en low cost et que j'avais acheté beaucoup trop de linge de maison), mais il y avait de très jolies choses et la boutique en elle-même vaut le détour. J'ai trouvé aussi des petites choses à la Lisbon shop, judicieusement placée Praça de Commercio. Gros regret : ne pas avoir réussi à convaincre le Capitaine qu'une statue de Saint-Antoine (LE saint lisboète) colorée, c'était l'alliance cool de la foi et de la mode. J'étais moins convaincue par les statues dans le même genre de Notre-Dame de Fatima...

Lisboa in my heart
Lisboa in my heart
Lisboa in my heart
Lisboa in my heart
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