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La petite maison dans la banlieue

Dans la 206...

29 Août 2011, 21:37pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

DSC03951.JPGIl y a 63 000 kilomètres parcourus en quatre ans, des miettes de gateaux écrasés qui doivent bien traîner encore sous les sièges, des traces de la peinture verte de sa maison parisienne. Echaudée par des carrosseries foutues en l'air par des camping-cars à Hénin-Beaumont sur ma précédente voiture, une Twingo bi-goût, je refusai que la 206 dorme dans la rue. La demoiselle logeait dans un box minuscule, accessible par une porte cochère peinte en vert, trop étroite, que je ne suis jamais arrivée à prendre du premier coup…sans en garder trace.

Il y a un autoradio qui connaît les fabulettes d'Anne Sylvestre par cœur (le CD 3) et qui maîtrise assez bien Mika et Dire Straits. Parfois, mais c'est plus rare, ça dépend du conducteur, Eddy Mitchell ou Feist, ou les concertos pour piano et orchestre de Mozart, un enregistrement à bas prix parfait pour couvrir le ronronnement du moteur.
Il y a un hayon magique, qui permet d'ouvrir le coffre même coincés entre deux voitures pour y attraper poussettes ou les manteaux-posés-sur-le-dessus quand il ne faut surtout pas ouvrir en grand le coffre, bourré à craquer, de peur que tout ne roule sur la chaussée de l'aire du Héron cendré.
Il y a eu une coque installée à l'arrière, puis un siège auto de Goldorak, le modèle qui tourne à 90 degrés pour éviter de se casser le dos en extirpant l'enfant de la voiture. Puis une coque et un siège auto Goldorak, puis un siège auto Goldorak et un rehausseur.

Il y a eu des copains trimballés, parfois à cinq pour un mariage en Corrèze, les genoux à hauteur d'épaules (on ne mesure jamais assez combien on est chargés pour partir à un mariage), des poulettes pour des week-ends lillois, voire même à Hardelot, où par on ne sait quelle intervention divine, restée portes grandes ouvertes toute une nuit (avec portefeuille, portables, sac à main à disposition du premier venu), la voiture était intacte au matin.
Jamais elle n'a été à la fourrière, parfois quelques prunes ramassées ou quelques flashs de radars, rien de grave.

On vient enfin de vendre la 206, notre première "vraie" voiture. Je nous revois encore chez le concessionnaire, avec le Capitaine, munis d'un mètre, tellement inquiets à l'idée qu'elle n'entre pas dans le box que nous louions déjà pour la Twingo bigoût. Au grand effarement du vendeur, c'était nos seuls critères d'achat : la largeur et la longueur du véhicule. Aucun caprice sur le type de moteur, le nombre de chevaux, les équipements en série ou pas. Le Capitaine, si classique, avait bien tiqué devant le bouchon d'essence chromé, un peu trop sport à son goût. Des clients cauchemar. Heureusement, elle ne part pas très loin, 200 mètres à peine, et nous croiserons souvent ses nouveaux propriétaires à l'école. Comme quoi, rien ne vaut les affichettes en papier maison ! So long, la "petite voiture"...

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Cueillettes d'été

28 Août 2011, 20:33pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

 

 

lyautey 048J'avais trop misé sur un week-end ensoleillé et m'étais trop vite avancée sur la possibilité d'emmener Petit Brun et Petit Châtain à Gally. Gally, c'est un endroit magique, une ferme où l'on peut venir cueillir ses légumes et où l'on paye que ce qu'on a ramassé (étant dit que l'on peut se baffrer de framboises pendant la cueillette, ce que Petit Brun et Petit Châtain n'ont pas manqué de faire...) Toute l'année dernière, nous avions lu un Pomme d'Api spécial Gally, Petit Brun avait fait une première cueillette avec Grand-maman un mercredi de septembre, investissant à l'occasion dans des barquettes plastiques et paniers cartonnés, autant dire qu'on était archi-motivés et archi-prêts.

Sauf que samedi, des trombes d'eau sont tombées du ciel. Remettant quelque peu en cause notre expédition. Le sol n'allait-il pas être archi-boueux ? Les bottes des enfants étant restées en Bretagne, difficile d'aller patauger avec des chaussures en toile au risque d'attraper un rhume. En même temps, cela faisait deux week-ends que l'on alignait les expéditions rasoirs (dans un magasin jaune et bleu pour trouver un nouveau lit pour Petit Brun, chez le Roi Merlin pour les dernières finitions du sous-sol, chez l'opticien pour refaire mes lunettes...)

On préféra jouer la prudence (et retrouver des têtes normales en allant chez le coiffeur, enfin, en faisant venir le coiffeur chez Grand-maman), et, le ciel se maintenant après le déjeuner, parents, grands-parents, petits-enfants s'entassèrent dans le minibus direction la cueillette, avec en ligne de mire des framboises "et des groseilles, les groseilles, j'ai le droit ?" s'interrogeait Petit Brun, toujours pointilleux en ce qui concerne les interdits alimentaires. Sauf que les groseilles, c'est fini...
lyautey 040lyautey 045Bien que le parking fût plein et qu'il y ait de l'affluence entre les sortants - qui lavaient tous religieusement leurs légumes dans un grand bac collectif à l'entrée - et les entrants, on s'est perdu dans des maquis de framboises, au début, ne trouvant rien, venir à 14 h 30 n'était pas la meilleure des options. Puis, en se baissant, on finit par trouver des framboises à point, d'un rouge presque violet, énormes. Celles qui ont échappé aux babines voraces de Petit Brun – "on prend notre goûter"– et de Petit Châtain ont fini par constituer un trésor de guerre d'un kilo, payé 5 euros en caisse. Etant donné la difficulté de la cueillette, ce n'était finalement pas si cher payé...

lyautey 057Grâce à nos deux brouettes – on ne remerciera jamais assez la dame croisée au départ du chemin qui nous glissa d'en prendre pour pallier l'absence de poussette, elle aussi restée en Bretagne – on put facilement rejoindre le champ de rhubarbe, dont les feuilles faisaient des parasols pour Petit Brun et Petit Châtain. Ceux-ci n'ont pas encore le coup de main de Grand-maman pour couper la rhubarbe mûre sans couteau et l'effeuiller sans la casser. Quelques tomates à l'ancienne, deux énormes courgettes, rescapées des cueilleurs du week-end, et, arrivés, aux caisses, un potimarron et un kilo de pommes de terre promotion "sécheresse", au prix imbattable de 50 centimes le kilo, vinrent compléter notre razzia. Et nous n'avions parcouru qu'une toute petite partie de ce paradis vert... Epuisés par cet après-midi loco-bobo-écolo imprévu, une petite pause goûter s'improvisa pour débarquer les grands-parents et faire le partage de la récolte. Faire sauter la sieste et passer 2 h 30 en plein air se révéla un calcul gagnant : gavés de framboises à ne pouvoir finir celles qu'ils avaient eu en dessert, claqués d'avoir couru en plein air, Petit Brun et Petit Châtain battirent des records d'endormissement : 20 h 20, plus un bruit. Merci Gally !

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Bien rentrée

16 Août 2011, 19:07pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

DSC04846.JPG... de Colombie, mais un billet plus long suivra cette semaine. Avec tous nos bagages, sans déplorer le moindre vol ni tourista (enfin pour nous !) Les yeux encore éblouis des couleurs de Carthagène (bon, ok, sur cette photo, il vient de pleuvoir, le ciel est tout gris. Mais jusque-là, temps de rêve, mis à part une aprem de pluie tropicale !)
Bien retrouvé la maison entière, pas visitée, le chat, entier et pas mort de faim, puisqu'elle s'était barrée au moment du départ. La pelouse, tondue il y a quinze jours, est de nouveau très haute, certaines fleurs ont refleuri, les fraises ont malheureusement pourri sur pieds... De quoi s'occuper ce week-end !

Bien retrouvé ma carte de transport, mon badge. Fait le tri dans mon portefeuille de tout ce qui s'était accumulé pendant un an. Vidé puis re-rempli mon sac : portefeuille, sac à courses, agenda, plan de Paris, un bouquin, le portable, les lunettes de soleil et de vue, le badge, un paquet de mouchoirs, du baume à lèvres, les clés. Il paraît singulièrement plus léger.
Bien retrouvé les transports en commun, après 11 jours en taxi ou en petit bus. Repris ma bicyclette. Mesuré la chance de bénéficier de ce réseau contre lequel tout le monde râle, mais qui a le mérite d'exister et de fonctionner quand même à peu près. Vu qu'à Saint Laz, les travaux n'ont pas avancé, ou si peu. Retrouvé mes copains de la ligne 13 avec dès ce soir une surpopulation due à des problèmes sur la ligne 8. Retrouvé les retards du Transilien, mais je n'ai personne à la maison (le Capitaine est parti retrouver les petits en Bretagne, tout le monde revient samedi), juste une “colocataire” dont l'arrivée est prévue à 20 heures.
Bien rentrée au bureau, retrouvé mon bureau, les quelques collègues présents (la vraie rentrée, avec le retour des chefs, c'est la semaine prochaine). Les arbres sont déjà grillés aux Invalides, j'ai savouré le déjeuner en terrasse (en rattrapant mon manque de sucre avec un café gourmand !) Plaisir de travailler sans pression, de rattraper le "trou" des vacances sans trop de problèmes et d'avoir le temps de préparer la rentrée, qui va arriver sur des chapeaux de roues.
Bien rentrée, mais encore envie de profiter de l'été. Encore cinq semaines !

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Quartiers d'été

1 Août 2011, 21:42pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

JUILLET-2011-020.JPG13-17 juillet : Cap sur Long Island, option golfe du Morbihan. Chargés comme des baudets : nous ne savons pas partir à moins de dix sacs, un lit pliant, un pot et un vélo pour quatre personnes. Légèrement déprimant. Surexcités par la présence de deux passagères, Petit Brun et Petit Châtain ne s'endorment pas avant Rennes (aux environs de minuit, donc). Deux heures et demie après, on traverse enfin, sous une pleine lune offrant une visibilité parfaite. L'eau est lisse comme un galet. Etonnamment, les enfants ne sont absolument pas pertubés par le fait d'arriver en pleine nuit dans une forêt, de marcher jusqu'à la maison où on les accueille à la bougie, puisqu'il n'y a pas d'électricité. Ils se couchent très facilement. Quelques accidents nocturnes seront à déplorer pour Petit Brun, mais celui-ci s'acclimate très bien au régime sans eau sans électricité. J'ai toujours le réflexe de tendre la main vers le robinet pour me laver les mains quand j'ai très bien enregistré le fait que les interrupteurs ne fonctionnent plus depuis belle lurette. Et je suis la première à allumer les bougies le soir, quand la nuit commence à tomber. Le temps virera rapidement à la tempête, mais le feu d'artifice du 14 juillet, et juste avant, le coucher de soleil, a été magique. L'île n'a rien perdu de son attrait ni de son charme, même sous la pluie.JUILLET 2011 042
17 juillet : d'habitude, un trajet Vannes-Langeais prend 2 h 30. Après avoir largué le Capitaine à la gare de Vannes, munie d'un petit paquet de barquette, je pars donc aux commandes du minibus, direction la Touraine. Le trajet durera le double de temps, avec une pause essence-pipi au milieu. Le contournement de Nantes est toujours un cauchemar, mais celui d'Angers, sur UNE SEULE FILE, demeurera dans les annales... Tout comme le premier arrêt de ma vie à une borne d'urgence, Petit Brun ayant trouvé rigolo d'ouvrir sa portière « sans faire exprès ».
18 juillet : Nous voilà posés à La Rignissé jusqu'au 1er août. Le mauvais temps continue. On file direct à la médiathèque voisine faire le plein de livres. Un rendez-vous chez le généraliste pour vérifier que mes vaccins étaient à jour (en fait, non, je suis bonne pour me faire vacciner en urgence, malin quand on passe tous les matins devant le centre d'Air France aux Invalides, hin hin hin) et quémander (supplier même) une radio du dos pour vérifier ce qui se passe là-dedans. Car j'ai toujours aussi mal au dos.
JUILLET 2011 00619 juillet : il pleut comme vache qui pisse. Et encore. On se croirait en Ecosse. Mais à Paris, c'est pire, d'après l'hommage national des Invalides, que nous regarderons in extenso. Cela nous occupe jusqu'à midi, entre deux flaques de Petit Châtain : l'opération Propreté est lancée, et occasionne de multiples changements de slips, de pyjamas. Jamais les machines n'auront autant tourné. Pour occuper les enfants, on commence à écrire aux arrières-grands-parents : je me demande avec inquiétude ce qu'on va bien pouvoir leur faire faire les jours suivants si on épuise toutes nos cartouches d'un coup.

20 juillet : Il pleut toujours. On récupère ma soeur, en transit pour l'île Bourbon. Petit Brun et Petit Châtain regardent d'un air torve son ventre de femme enceinte, très inquiets de l'arrivée prochaine de leur cousine, Marie-Vanille. "Pourquoi tu attends un bébé ?", interroge Petit Brun. "Et si Maman est la marraine de ton bébé, ce n'est plus ma maman ?" 14 heures : Petit Brun refuse de faire la sieste. Il pleut toujours. 16 heures :  de guerre lasse, on chausse bottes, cirés, enfants et chien, tout le monde part se promener sous la flotte. Petit Châtain refuse d'avancer au même rythme que le chien, ce qui est assez inpratique. Petit Brun, indifférent aux litres de flotte qui tombent du ciel, pédale comme un fou, jusqu'à en perdre ses petites roues. Il paraît qu'elles auraient été mal fixées. Mouais. On propose à Petit Brun de construire une arche, l'idée le séduit follement.
JUILLET 2011 05321 juillet : une accalmie se dessine. Grand-maman, qui ressemble à un mouton à cause de l'humidité ambiante, parvient enfin à joindre son coiffeur. Une expédition shopping à Tours se profile, histoire de bénéficier de la fin des soldes. Il pleuvait tellement la veille qu'on a tout à fait omis de mettre la couverture de la piscine. Devoir nettoyer, ouvrir,  couvrir une piscine dont on ne peut même pas profiter à cause du mauvais temps...  C'est lassant, à la longue. Sauf que Petit Brun nous signale qu'il y a une "tortue" dans la piscine. Craignant de trouver un machabée, on se précipite... Pour trouver un hérisson faisant des longueurs, hyper content, mais qu'on a quand même remis sur la terre ferme. Après cet intermède nautique, tout le monde s'entasse dans le minibus et en avant ! Sauf que. A Tours, il y a des grands travaux pour le tramway (durée estimée : trois ans). Qu'importe, on brave les sens interdits et autres "riverains only", histoire de se rapprocher du coeur névralgique du shopping tourangeau : la rue Nationale. La poussette de Petit Châtain sert aussi à porter les paquets, ce qui est bien pratique. On repart, la carte bleue échauffée, les enfants comblés par deux tours de manège (impossible de décoller Petit Châtain de la vespa qu'il avait agrippée). Avec un nouveau DVD à visionner avec des cyclistes de passage : Julie & Julia, un grand bonheur.
22 juillet : avant que les Hommes ne débarquent, on en profite pour aller déjeuner dans la crêperie de Cécile. Il fait trop mauvais pour profiter de son beau jardin, mais les crêpes sont toujours aussi délicieuses. Comme depuis le début de la semaine, Petit Châtain ne mange rien. ça va être difficile de lui faire prendre deux kilos comme le voudrait Grand-maman, qui trouve ses petits-enfants un peu rachitiques.En attendant le Capitaine, Sophie et Batiss, tante Ma'ie étant arrivée en train, nous avions commencé une grande séance de manucure/pédicure, les femmes enceintes ayant du mal à se peindre les doigts de pied. Conclusion : Sophie et tante Ma'ie gagnent haut la main le concours de miss Manucure.
JUILLET 2011 02123 juillet : on laisse les hommes et les omelettes à la maison. Direction les savons, pour faire le plein de savons à barbe, petits savons pour parfumer les armoires. J'y trouve enfin des porte-savons digne de ce nom (dans notre bobo trip, nous banissons les gel douches en flacon. ça fait moins de récipient et c'est meilleur pour la peau). Puis pause goûter à Chinon, dans notre salon de thé fétiche, Jadis. Le cake est aussi délicieux que la panacotta, ça ne va pas simplifier mon choix la prochaine fois...

juillet-2011--26-.JPG24 juillet : pluie de cadeaux pour mes 30 ans + 1 : coffret l'Occitane, un maillot de bain, de l'huile Nuxe Or, des petits flacons wellness exprès pour la Colombie... Et une très jolie croix en nacre de Tahiti !! Comme il fait beau, inauguration de la piscine. L'eau trop froide me dissuade de me baigner, tout comme Petit Châtain, qui mettra à peine un pied dans l'eau. Petit Brun, lui, nageottes au bras, s'ébroue joyeusement et ressortira bleu de froid au bout d'un quart d'heure. On commet l'erreur d'aller visiter le château de la Belle au bois dormant. Traumatisé par le mannequin de cire représentant la fée Carabosse, Petit Brun, qui n'en est pas à sa première frayeur, ne dormira que lumière allumée, après que l'on ait certifié que non, la sorcière ne pourra pas ouvrir la porte de la vitrine dans laquelle elle est enfermée, que c'est un personnage de cire et que c'est faux. Ouf, cauchemars évités de justesse. C'est déjà la fin du week-end : les travailleurs repartiront vite à Paris, un dîner prestement avalé.
25 juillet : Plus qu'une semaine de vacances en Touraine et on a eu, une fois de plus, le temps de rien faire. Le temps de se lever, de mettre Petit Châtain sur le pot, d'éponger une flaque ou deux dans la matinée (avec changement intégral du lardon), de faire une petite balade, hop, il est midi, déjeuner, sieste, goûter, et la journée est quasiment pliée. Heureusement que j'ai réussi à prendre rendez-vous pour une radio du dos le 27 et pour mes vaccins le lendemain matin, le 28...

26 juillet : "C'est encore l'anniversaire de maman ?" demande Petit Brun. Ben c'est la vraie date, en fait. Avec sa pluie de textos, quelques coups de fil aussi rares que précieux au coeur de l'été. Et un invité surprise, à 18 h 30 : le Capitaine, venu exprès pour la soirée. Les enfants sont ravis de la surprise, moi aussi.

27 juillet : Zut de zut, on doit se lever aux horreurs pour la radio. Qui se révèle parfaite au niveau des os, mais cela veut dire que les horribles douleurs viennent peut-être d'ailleurs... Aurais-je hérité du marqueur de la polyarthrite rhumatoïde ? 31 ans, c'est pas un peu tôt ? Avec une heure et demie à tuer à Langeais en attendant le train du Capitaine, on réfléchit enfin aux papiers à préparer "au cas où" il nous arriverait quelque chose en Colombie. Un peu vertigineux comme exercice et légèrement flippant. Mais si cela peut éviter un placement à la Ddass en attendant que le conseil de famille se décide... En rentrant, j'appelle pour savoir s'il faut acheter du pain. L'été, le pain disparaît tout seul de la corbeille, il n'y en a jamais assez. On passe son temps à courir après. On me répond qu'on a besoin de rien, mais que mes chers enfants ont été odieux " je suis désolée de te dire ça", donc il faut que je rapplique fissa. Dans la nuit, la femme enceinte se tord de douleur, avec une épaule qui la fait souffrir atrocement. A 3 heures du matin, après avoir hésité entre réveiller Grand-maman ou me réveiller, elle finit par toquer à la porte de sa mère. Manque de pot, celle-ci me réveille. Résultat, personne ne dort sauf les enfants. Et il n'y a pas un gramme de doliprane dans la maison, à part du sirop pour nain.

28 juillet : Grand-maman et Ségo partent tels des zombies aux urgences de Chinon. Finalement, plus de peur que de mal, achat de doliprane en masse et interdiction à la femme enceinte de trop bouger. Notre grande expédition à Tours tombe à l'eau, tant mieux pour le compte en banque. J'embarque Petit Brun pour m'accompagner pour les vaccins, avec quelques bananes dans mon sac. Je suis notée en surbooking et ne sais pas du tout combien de temps cela peut prendre. Une heure et quart après, me voici dûment vaccinée contre la fièvre jaune (épaule droite) et une fois de plus contre l'hépatite A (épaule gauche). J'échappe à la fièvre typhoïde ("vous avez été vaccinée six fois, ça ira"). Et munie d'une tonne de conseils sur le mode "ne buvez pas... ne mangez pas",  à croire que je n'ai jamais voyagé de ma vie. Finalement, aller en Colombie pour un mariage, ça n'a rien d'exotique, on pique trois à quatre invités par an à un mariage colombien à l'hôpital Bretonneau ! On va goûter une dernière fois chez Sébastien à Chinon, avant le départ de Ségo pour l'île Bourbon. Et là, Petit Châtain me fait un caprice magistral, m'affichant la honte au salon de thé (ses hurlements couvraient les conversations des clients, tellement il enrageait que je lui ai ôté sa serviette. J'ai perçu un mumure de protestations devant les méthodes éducatives françaises - était-ce en anglais ? en hollandais ? - avant de laisser Ségo payer et de m'en aller avec un nain hurlant (et morvant) au bout du bras. Qui refusait de marcher, le bougre, et se laisser traîner de force. Un vrai chemin de croix.
juillet 2011 (45)29 juillet : pas de réveil aux horreurs. Une matinée dans le jardin, invitée au restaurant de Petit Brun, qui a rebaptisé son frère Marmiton (sic). Puis baignade dans la piscine, où je joue essentiellement le rôle du maître nageur : rester sur le bord pour éviter que Petit Châtain, qui refuse de mettre un pied dans l'eau, ne tombe pas par mégarde dans l'eau. Son frère réapprend à sauter dans l'eau. L'année prochaine, direction les cours de natation. Le soir, Petit Brun part avec ses grands-parents assister à la promenade d'une meute de chasse à courre. On dînera sans eux, tellement ils rentrent tard de la forêt : un chien s'était égaré et ne rentre que si toute la meute va le rechercher... Ce qui double le temps de promenade.

30 juillet : nouveau réveil aux horreurs pour aller récupérer le Capitaine à la gare TGV de St Pierre des Corps. Je me suis perdue et suis partie à la bourre, en croyant avoir oublié mon portable qui était perdu au fond de mon sac. Finalement, je retrouve le Capitaine, un peu hagard (il avait enterré la vie de garçon de son frère la veille), la route de Langeais (merci le GPS). Un stop au Carrefour et hop, on prend le relais de Grand-maman et de Ségo, qui sont de mariage cet après-midi. Trop contentes de passer un moment sans mouchoir greffés au bout des doigts pour moucher des nez coulants, sans devoir mettre des gens sur le pot ou s'enquérir toutes les heures : "tu veux aller sur le pot ? tu es sûr ? Si tu veux y aller, tu me le dis, hein ?", sans visionner d'épisodes de Petit Ours Brun ni chantonner le générique sans même plus y penser.

Après la sieste, on profite de la piscine. Grande première, Petit Châtain - qui a retrouvé l'appétit depuis que son père est là - accepte d'aller dans l'eau, dans la vieille bouée-siège. Mais sans mettre les pieds dans les trous, cependant. Petit Brun saute maintenant 30 fois de suite du bord.

Pour éviter que la femme enceinte ne rentre seule en voiture la nuit, il était dit que le Capitaine et moi-même irions dîner à Tours, éventuellement au cinéma avant d'aller récupérer Cendrillon. Cassé par sa folle soirée de la veille, ce dernier ira se coucher tôt. Et finalement, j'assisterai Grand-maman - qui préfère conduire que d'être conduite, ce qui tombe bien, il n' y a presque plus d'essence dans notre voiture. A 2 h 30, extinction des feux après un dernier sandwich au pâté-vin rouge.
juillet 2011 (5)31 juillet : Petit Brun attend les filles. A savoir Anne, sa tante, ma cousine, qui les baby sittera son frère et lui cette semaine. Et Lémence, (une autre tante, une autre de mes cousines), qui vient avec deux amies sur la route d'un mariage landais. Il refuse de faire la sieste et consent à "se reposer" sous le cerisier. Tout en guettant le moindre bruit de voiture. Et quand elles débarquent enfin, pour le goûter, pfuit ! Ni Ségo, ni leurs parents n'existent plus. Petit Brun a quatre nouvelles copines avec qui jouer au jeu des sept familles, prêtes à jouer avec lui dans la piscine, à lui lire des histoires. Limite on existe plus. Ce qui est  rassurant (la séparation se passera bien) et très ingrat à la fois.

1er août : On partira pendant la sieste, pour éviter des adieux tragiques. Il faut faire les valises, ramasser les affaires éparpillées. Ce qui ne nous empêchera pas d'oublier la trousse de toilette du Capitaine, ni moi des vernis. Ni Grand-maman de verser des larmes au moment de laisser partir sa fille enceinte, même si elle la rejoint dans trois mois pour la naissance de Marie-Vanille. Petit Brun, qui fera une crise de larmes à la fin du déjeuner (une sombre histoire de chute résolue par des câlins avec Grand-maman), sera presque joyeux au moment de notre départ. Les 4 Fantastiques veillent !

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