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La petite maison dans la banlieue

Primée

27 Juin 2017, 21:51pm

Publié par lapetitemaison

Primée

Tout a commencé par un mail de mon père, en mars : "il y a un concours d'écriture organisé par la bibliothèque de ma ville, tu devrais essayer". Chiche. Le thème, intéressant, était : "Eux sur la photo". Inspiré par le livre d'Isabelle Monnin, "Les gens dans l'enveloppe" (on le trouve en Livre de Poche, un très bon livre d'été à glisser dans sa valise). Dans ce livre, Isabelle Monnin imagine d'abord la vie des gens figurant sur des photos trouvées dans une brocante avant de mener une véritable enquête et de reconstituer la vie des gens dans l'enveloppe. Pas moins romanesque que sa première version.

Après quinze jours de procrastination ("j'y vais ? J'y vais pas ? ça n'a rien à voir avec cet espace d'expression, pas forcément lu de tous, où j'ai finalement peu de retour sur mon écriture – ce qui me va très bien. Et puis c'est quand même une vraie histoire à bâtir, 10 à 1 pages, loin de ma production habituelle, que je ne quantifie jamais, d'ailleurs), je me lance, autour d'une photo que j'avais vu passer sur Twitter, où j'effectue ma veille professionnelle : deux funambules, sur un fil, à Toulouse, en 1954.

On est déjà début avril, j'ai 25 000 signes à pondre… Pas simple, simple. Je me documente, je reconstitue l'histoire - officielle - à partir de ce que je trouve sur Internet (merci Google), parce que je ne me vois pas tout inventer, il faut quand même que cela ait l'air crédible, réel. Finalement, à raison de 3000 signes par ci, par là, de soirées, de début de matinée au Neptune, j'ai réussi à envoyer un document, 48 heures avant la fin du concours.

Ensuite, pas de nouvelles. Comme je l'avais envoyé par mail, je me demandais si celui-ci s'était perdu dans les méandres du Web. Si ça se trouve, mon document était mal paramétré, ils ne l'ont même pas lu. Cela ne leur a pas plu du tout. C'était lourd, nianniache, mal emmanché. Bref, j'essayais de ne plus y penser tout en y pensant encore. Au début de la semaine dernière, rangeant son bureau (!), le Capitaine est retombé sur ma fiche d'inscription au concours. "Et alors, tu as eu des nouvelles ?" Non, aucune. Puis, 48 heures après, miracle :

"Suite à votre participation au Concours d’écriture, […] vous faites partie des sept finalistes. Aussi, vous êtes chaleureusement conviés à la remise du Prix, qui aura lieu lors des Fêtes de la Ville le samedi 24 juin 017 à 18 h 30 au Parc de la Grande Terre. Merci de nous confirmer ou non votre présence..."

Cela ne m'arrangeait pas du tout : j'étais toute seule ce week-end-là, le Capitaine étant en mer (comme un week-end sur deux une bonne partie de cette année), Asparagus fêtait ses 10 ans avec Grand-Maman, j'avais réussi à caser Nimbus et Colombine chez JB et tante Ma'ie (grâces leur soient rendues), mais je m'étais engagée de longue date pour la brocante de la paroisse, dimanche 25 juin, et la veille il fallait charger les cartons dans les voitures. De 17 heures à 18  heures.

Je suis donc arrivée complètement à la bourre au dit Parc, en rejoignant le lieu de la remise du prix en me fiant à la provenance du son qui diffusait les discours. Et cinq minutes plus tard, surprise, c'était moi qui était appelée pour le premier prix. Et ses 1 000  euros. Et la publication papier de ma nouvelle à la rentrée, chez un éditeur de Plaisir (Yvelines).

Je suis repartie à  19 heures, un peu sonnée par le verre de rosé, les félicitations du jury. Pour une nouvelle écrite un peu à l'arrache, que vous pouvez lire ici.

 

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