Deux mille vingt-et-un
C'est vrai, il y a eu des moments où cette année 2021 m'a parue inatteignable, ou alors comme un mirage, ou la ligne d'horizon quand on est en mer. Pourtant, pas de doute : les secondes devenant des minutes, puis des heures, et enfin des jours (selon un principe immuable, qui met un temps énorme à s'écouler pendant une matinée de cours de maths de 4e 4 par exemple et passe en un éclair si nous sommes mettons un samedi soir en bonne compagnie), nous finirions par venir à bout de cette drôle d'année.
J'attends avec gourmandise de lire les livres qui analyseront ces mois où tout s'est déréglé autour de nous, sous l'effet d'un virus couronné. Où, dopés par l'information multicanal, nous sommes tous devenus virologues, infectiologues, dans un grand Mooc mondial.
Oui, 2020, je ne t'ai pas vue venir, avec ton cortège de masques qui grattent les joues, embuent les lunettes, si bien que je choisis de ne plus les porter et d'assumer d'être dans un brouillard myope, de gels hydroalcooliques qui m'ont définitivement râpé les mains, de distanciation sociale qui rendent les relations tellement moins chaleureuses et l'hiver tellement plus long (oui, j'en viens même à regretter le baiser de paix à la messe et ses poignées de mains molles à ultra serrées, c'est dire. Même la bise unique avec les collègues de début janvier, "pour la bonne année", me manquerait presque).
On en viendrait presque à ne pas savoir quoi se souhaiter pour cette nouvelle année : la santé, bien sûr, évidemment, un vaccin (oui, oui), mais aussi de profiter de chaque petit instant, sans perdre la ligne d'horizon de vue : si aujourd'hui tout paraît si incertain, demain, ce sera (forcément) bien. C'est en tout cas que ce que je nous (vous) souhaite. Et merci de votre fidélité et vos passages ici malgré mon rythme irrégulier de publication (on ne se refait pas !)
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