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La petite maison dans la banlieue

Vivement février

30 Janvier 2012, 14:22pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

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Le week-end avait pourtant bien commencé : La Poste avait livré le colis attendu tôt le matin (9 heures. Avec l'autoradio si fort qu'il en a fait sortir de sa maison, Hélène, la vieille dame d'en face, 88 ans au compteur), nous avions donc pu vaquer à nos occupations, répartis en deux équipes : le Capitaine et Petit Châtain en ravitaillement terrestre, Petit Brun et moi en nourritures de l'esprit, à la bibliothèque, notre promenade quasi-hebdomadaire du week-end en hiver. A 13 heures, nous étions attendus aux Trois Obus pour un déjeuner familial : à douze, nous étions considérés comme "le groupe", et les menus des enfants, prestement commandés, arrivèrent plus vite que le reste de la troupe... Jour à marquer d'une pierre blanche : Petit Brun et Petit Châtain ont enfin réussi à dire BONJOUR et AU REVOIR à leur arrière-grand-mère. (En jeu : le dernier gâteau anglais de la boîte en forme de bus ramené par les Londoniens il y a 15 jours. Il va sans dire que je n'ai pas pu en manger UN SEUL).
Il paraît qu'une Américaine a érigé l'éducation à la française (in english in ze text) en nec plus ultra. Tu parles. L'éducation à la française, c'est beaucoup de chantage ("si vous êtes sages et polis avec X/à la messe/au restaurant/pendant qu'on fait les boutiques/chez le médecin etc, etc, etc, vous aurez..."), des repas en famille le samedi et dimanche midi (et tous les soirs de la semaine) qui ressemblent à des cours de maintien made in Nadine de Rothschild ("enlèves ton coude de la table !", "tiens-toi droit !", "le couteau dans la main droite et tu coupes DEVANT la fourchette et pas derrière !", "pique avec ta fourchette !", "ne pousse pas avec ton doigt !", "termine ton assiette !", "attention, attention à ton verre/assiette/cuillère"), et dont les parents ressortent en général épuisés, dépités devant la lourdeur de la tâche (la pédagogie, c'est l'art de la répétition. Arf). Mais, samedi, à 15 heures, tout le monde a menti en disant que les chers petits avaient a-do-ra-bles (tout le monde avait oublié les sauts sur la banquette, les courses pour aller quémander au serveur une boîte de Smarties supplémentaires...). Nous, nous étions très contents de ressortir la tête haute des Trois Obus, sans avoir à raser les murs.
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Sur le trajet du retour, nous nous sommes endormis, les garçons et moi, pendant que le Capitaine finissait le ravitaillement hebdomadaire : et hop ! du lait de riz à la Biocoop indiquée par Emilie (et dotée d'un parking gratis pendant 20 minutes, trop bien), et hop ! un arrêt dans notre Franprix préféré. Quand les garçons se sont aperçus que l'on ne roulait plus, pour les faire patienter, nous avons regardé les photos de Marie-Vanille, que sa mère avait eu la bonne idée de nous envoyer...

De retour à la maison, coup de fil de La Réunion, malheureusement interrompu par un pouce malencontreusement coincé dans une porte... Et des pleurs (du blessé) et du coupable, blessé d'être puni. La soirée se déroula tranquillement, pour une fois, le panier de linge ne débordait pas...

C'était sans compter avec la gastro que Petit Châtain incubait depuis trois jours. Jeudi matin, quand je l'avais déposé, c'était le mur des lamentations chez Fatiha : "c'est la dernière fois que je prends des enfants qui sont malades, à chaque fois c'est la même chose, je le fais pour rendre service, et après, tout le monde est malade, moi comprise !" Jeudi soir, nuit tranquille, vendredi, idem. Je pensais l'avoir échappé belle.

Erreur. À 2 heures du matin dimanche, Petit Châtain fut touché deux fois. Je vous passe les hurlements quand il a fallu lui arracher le baveux puis Peter Rabbit qu'il fallait prestement laver. Les 5 machines qui ont tourné (pyjamas, oreillers, couette...). Dimanche matin, il semblait aller mieux. On envisagea presque de partir comme convenu tous les quatre à la messe dite pour Gramie, un mois déjà. Mais la gastro se rappelait à nous : je resterai avec lui pendant que le Capitaine et Petit Brun suivraient le programme prévu ce dimanche.

gastro
La journée se passa sans histoires, entre puzzles, livres, sieste de 5 heures. Même pas le temps de regretter de ne pas être allés voir le défilé du Nouvel An chinois chez Amandine, nouvellement installée dans le 13e arrondissement. L'ultralevure (j'ai abandonné le Smecta, trop galère et trop infect) a été prise sans trop d'histoires, ainsi que le traditionnel menu riz-bananes. Quand la tuile tomba à 18 heures : Fatiha était au fond de son lit, et avait même appelé SOS Médecins tellement elle était mal. Fini de tergiverser, mise en place du plan de secours : je serais donc en jour enfant malade lundi, histoire d'amener Petit Châtain chez le médecin (tout de même) et de le garder au chaud. Mardi, tante Anne prendrait le relais, mercredi, on verrait avec Grand-maman, en espérant que tout le monde soit sur pieds jeudi... Princesse Louise et sa mère ne viendraient pas nous rendre visite comme nous en avions pris l'habitude : la Princesse ayant une bronchite, nous avons préféré faire miasmes à part... Et de toute façon, le froid étant arrivé, la sortie prévue à 17 heures chez le médecin sera largement suffisante !!!

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tatagogo 30/01/2012 17:07

Oh là là ! bon courage, restez au chaud et soignez vous bien.
Nous ici il fait une chaleur de bête...