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La petite maison dans la banlieue

La saga dentaire, épisode 3

25 Janvier 2012, 20:56pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

Toujours pas de photo pour cet énième épisode de la dent (qui a commencé ici, et s'est poursuivi ). Je revenais donc voir ma gentille dentiste pour terminer de soigner ma dent dont le nerf avait décidé de mourir la semaine dernière. Après avoir évité un charcutage sans anesthésie ("euh, vous ne m'endormez pas le côté gauche ? Non, parce que c'est du côté gauche que ma dent..." "ah oui, excusez-moi"), j'étais donc hyper à l'aise. Il suffisait "juste" de prendre les empreintes de la dent (en croquant dans une espèce de chewing gum rose hyper épais, puis dans une espèce de chewing gum vert, plus précis) pour m'en refaire une à l'identique, de me poser un champ en plastique (ce qui m'a permis d'avoir une bonne odeur de plastique dans le nez tout le long de l'intervention), de finir de désinfecter la dent, de la rogner, de me poser une fausse dent en plastique, avant, me promettait la dentiste comme si elle allait m'envoyer en shopping (aux frais de la mutuelle) chez Louboutin, choisir la teinte de la merveilleuse dent en céramique qui viendrait couronner mon moignon de dent restant. Et puis voilà, on coulerait des jours heureux, ma couronne et moi. (Oui, j'aime poser des questions chez le dentiste. Ou chez le médecin. Savoir ce qu'il se passe me déstresse. Sauf que les praticiens n'ont pas vraiment le réflexe d'expliquer ce qu'ils vont faire. Et poser des questions avec une babine de babouin, et une dent presque en moins, c'est chaud).
Sauf que. Evidemment, ça ne s'est pas passé comme ça. Il y avait une autre fracture "basse" (soit près de la gencive) cachée. Pas vraiment vue lors de l'accident. Du coup, envolés "mes" rêves de couronne parfaitement assortie à mes autres dents. Ce n'est pas encore sûr, mais un lourd faisceau de présomption penche plutôt pour un implant. De la valeur de deux billets pour La Réunion (je me suis réjouie de m'être enfin décidée et d'avoir pris les nôtres pour fin avril début mai mardi dernier...). Donc, pour le moment, je suis ressortie avec une fausse fausse dent en plastique (malgré les efforts de la dentiste pour la rogner, elle continue de cogner sur les dents du bas. Donc de risquer de me faire mal. Et comme l'anesthésie diminuait, je suis bonne pour y retourner. Pour avoir une fausse dent, toujours en plastique, mais mieux calibrée.

En deux heures, j'avais eu largement le temps de me demander 1 000 fois pourquoi la marque de la lampe s'appelait "Delight", alors que, franchement, à qui peuvent-ils faire croire qu'on passe un bon moment chez le dentiste ??? De remarquer que l'appareil pour faire les radios avait été fabriqué à Helsinki, en septembre 1998, l'année pile où mes ennuis dentaires ont commencé avec l'arrachage de mes dents de sagesse. De me demander pourquoi j'ouvrais toujours les yeux pile au moment  où des pinces se baladaient devant mes yeux, pourquoi j'arrivais à capter des morceaux de scène d'extraction de morceau de dent dans les reflets de la lampe ou dans les lunettes du dentiste. Alors qu'il aurait été tellement simple de garder les yeux fermés... Mais je n'ais pas osé demander à la dentiste si elle pouvait mettre Radio Classique, histoire de me concentrer sur autre chose que les bruits de la fraise (et les odeurs. Parce que, pour mon plus grand malheur, je sens les odeurs en ce moment...)

Urgence demain : appeler le chirurgien dentiste qui va décider si oui on peut quand même faire une couronne ou si non, on passe par la case implant. Evidemment, il est booké depuis un mois – mais a des créneaux réservés aux urgences, et il semblerait que j'en sois une. J'ai pour mission de passer le barrage du secrétariat et d'obtenir un rendez-vous à l'autre bout de Paris en me présentant comme "une fracture basse palatin 22, dent traitée sous provisoire"... Et de me trouver un iPod, un baladeur, enfin un truc dans les oreilles qui balance de la musique pour survivre à la pose de l'implant (parce que je sens que ça se finir comme ça. Je le sens depuis le début d'ailleurs, depuis les urgences de décembre dernier). Et que je n'ai aucun courage dans un fauteuil de dentiste.

À suivre...

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Laetitia 26/01/2012 12:07

Pfff... "C'est pénible, ce qui vous arrive!" (un paquet de Graeffe si tu trouves de quel film vient cette réplique:)

lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com 26/01/2012 16:34



Hum... "La vie est un long fleuve tranquille" ? (oh non, de la cassonnade, vite !)