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La petite maison dans la banlieue

Le syndrome jaune et bleu

3 Octobre 2011, 21:18pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

DSC04228.JPGGénéralement, le mal me prend en septembre. Des catalogues aux maisons impeccables débarquent dans ma boîte aux lettres, avec mille idées pour avoir la maison de la famille Ricoré. Si je suis sûre que les membres de ma maison feraient des mannequins tout à fait plausibles (le papa bricoleur, les anges descendus du ciel et la chatte angora tricolore alanguie telle une diva sur le canapé), je suis beaucoup moins sûre du décor.

En revenant de Colombie, les yeux éblouis de couleurs, mon décor quotidien me sortait par les yeux. Et après avoir parcouru de long en large les catalogues reçus, j'ai été reprise du syndrome jaune et bleu. Dont la victime collatérale a été ma coloc de l'été, Sophie, obligée de m'assister sans broncher lors de studieuses soirées. Le syndrome jaune et bleu se manifeste par une soudaine poussée de rangement et d'envie de vide. Alors que j'entasse pendant 11 mois des magazines, découpe des pages de journaux (mais sans aller jusqu'à me faire un aussi beau carnet de tendances que celui de ma copine Vio que l'on peut admirer ci-dessus - le carnet, pas ma copine), sous l'effet du syndrome jaune et bleu, je balance tout. Notre chambre, celle des enfants ont bénéficié chacune d'une soirée de soins constants, destinées à enrayer le bazar ambiant. Dégager notre commode, trier le bazar de la petite table de nuit, trier les livres qui sont venus s'accumuler par strates. Découvrir des piles de courrier (jetées là avant un dîner, pour faire style on a une maison presque parfaite, le rangement de fortune) datant de Mathusalem. Faire un sac de vêtements à donner. Faire un sac pour la pharmacie en culpabilisant de tous ces médicaments pas consommés et périmés.
Point culminant du syndrome : aller se ressourcer dans le temple jaune et bleu. Comme 500 autres personnes à la même époque. Le circuit du magasin en lui-même impose de passer par tous les rayons. Mais comme fin août, on avance comme à 18 heures dans les couloirs du métro dans le magasin, pas moyen d'y couper. Pour ma part, voir si en vrai, les objets et astuces de rangement sont aussi classes que dans les magazines. Généralement, c'est la déception, au niveau des matières (cheap), du toucher des matières (trop rêches). Et puis, quelle idée de se meubler uniquement en jaune et bleu ; c'est bien mieux de procéder par petites touches, pour créer son style, dissertions-nous avec Sophie en tentant de trouver un lit pour Petit Brun. Quelle bande de cruches. Un léger détail m'avait échappé : la chambre de Petit Brun et de Petit Châtain est quasiment intégralement meublée en mobilier suédois. Les lits. Les petits casiers carrés, dédoublés, un pour chacun. Le panier à peluches. La table et les deux chaises. La table à langer, vintage certes (© 1992), jaune et bleue quand même, c'est mon ancien bureau, super table à langer positionnée dans la longueur, pas homologuée niveau sécurité mais les petits ont survécu. Le tapis. Et je ne parle pas des draps, housses de couette, jeux... Tu parles d'une déco originale !
Il n'empêche. Début octobre, le syndrome n'est pas tout à fait circonscrit. J'ai encore des boîtes à monter pour ranger les affaires d'été, mais avec cette canicule, je suis bridée dans ma rangeoïte aigüe. J'attends que le Capitaine ait presque terminé le placard commencé ce week-end pour que les cartons-d'informatique-à-ne-trier-sous-aucun-prétexte-on-ne-sait-jamais-ça-peut-servir (et dont curieusement, en sept ans de mariage, on ne s'est jamais servi...) quittent les combles et que cette pièce ait moins l'air d'un dépotoir. Puis il y a tous ces bricolages jamais mis en place : des sacs pour trier le linge avant les machines, recouvrir les coussins du convertible, faire des housses de couette avec des batiks indonésiens et le tissu polynésien... qui commencent à remplir un placard entier. J'ai des envies de stores pour ne plus être hypnotisée par les lumières de l'écran des voisins d'en face (qui eux aussi n'ont pas de rideaux). De couvrir tout le jaune mexicain de la maison d'une couleur douce et moins agressive, mais je n'ai pas encore déterminé laquelle. Mais je sais que l'hiver, les aléas du quotidien calmeront petit à petit le syndrome. Jusqu'à la rentrée prochaine.

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Laeti 07/10/2011 15:34


Moi aussi mon décor commence un peu à me sortir par les yeux. Mais du coup je pense plutôt à déménager (après 4 ans 1/2, j'ai le droit non?;)


lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com 09/10/2011 23:16



Si c'est une pour une jolie maison proche de la mienne, oui, tu as le droit !