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La petite maison dans la banlieue

Come as you are

16 Octobre 2011, 21:31pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

DSC05087.JPGNon, je me spécialise pas dans les billets à titres de chansons. Non, il n'y a pas de grunge ni d'hommage aux 20 ans de Nirvana dans ce billet. Du tout.

En revanche, il y a une après-midi au soleil, des copains (dont on doute un moment qu'ils viendront, étant donné que le gros de la troupe est arrivé vers 15 h 30. Avec un débarquement de poussettes, sieste terminée, vers 17 heures).

Ce week-end, une bonne année après notre déménagement, on a enfin pendu la crémaillère. Cela faisait un an que le Capitaine m'en parlait. J'avais dit au printemps, qu'on ait le temps de s'installer un peu. Mais au printemps mariages, travaux et communions en tous genres ont vite rempli le calendrier. L'été est passé. On avait toujours pas trouvé de date. Septembre, c'était vite bouclé, entre un mariage, une brocante. Ce qui nous menait à Octobre. "En octobre, on est pas sûrs de profiter du jardin", grommelait mon cher et tendre. Mais Dieu merci, on a l'automne le plus chaud depuis 1921 en Île-de-France. Le week-end dernier, quand nous avons passé notre dimanche enfermés alors qu'une fine bruine tombait sans discontinuer, j'ai commencé à douter. "Tu vois, je t'avais dit qu'il fallait le faire le week-end dernier", disait le Capitaine en regardant la pluie. En cas de mauvais temps, où faire tenir la quarantaine d'amis, progéniture comprise, qui avait dit passer ?

Pour satisfaire tous les agendas, nous avions convenu d'une formule "maison ouverte", de midi à 18 heures, étant dit que certains viendraient déjeuner, juste prendre un café, relayés par d'autres pour le goûter. Mais la chance était avec nous : nous avons choisi le dernier dimanche de l'été indien.

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La veille, après avoir déposé Petit Brun et Petit Châtain chez leurs grands-parents pour pouvoir avoir le temps de faire les courses et la cuisine tranquilles, nous avions été au pays où la vie est plus grande, avec un logo jaune et bleu, mais beaucoup plus pro, qui nécessite une carte magique pour entrer. Là, on a fait le plein de bonbons (2 kilos de crocrodiles, des mini carambars, des chamallows), de fromages, d'œufs,  etc. avant de se mettre six heures en cuisine (j'ai capitulé à 23 heures, le Capitaine a continué jusqu'à 1 heure du matin). Mais nous avions de quoi décemment recevoir nos invités, dont finalement très peu sont passés déjeuner, beaucoup prendre un café et des desserts, et certains uniquement pour goûter. Le soleil nous a tous fait profiter des chaises longues et les enfants de la tente (décédée depuis sous les coups des monstres). Il y avait des femmes très enceintes qui n'en pouvaient plus, des femmes dans le premier trimestre de leur grossesse dont on espérait qu'elles passeraient les prochains caps avec succès et dont la présence, en dépit des difficultés, nous était une grande preuve d'amitié. Il y avait des copains célibataires et célibattants qui ont supporté le comportement tout à fait odieux de Petit Brun tant que les autres enfants de son âge n'étaient pas arrivés (ensuite, on l'a beaucoup entendu mais peu vu), des bouquets de fleurs, des macarons prestement planqués, et des chocolats ramenés de Suisse, après une commande pour le fun sur Face de bouc - mille mercis Sébouille ! - trois, quatre conversations commencées en même temps et jamais finies, des visites de la maison du sol au plafond. Cette maison que certains n'avaient jamais vu de jour, qui la trouvaient très grande, des enfants jamais aperçus qu'endormis dans leurs lits qui paraissaient tellement grands déjà, un tout petit bébé qu'on a à peine entendu, un chat qui devient de plus en plus sociable, sauf quand des garnements la poursuivent en hurlant. Mais déjà, le soleil se couchait, l'ombre devenait rasante. Le cercle des chaises longues, déjà déplacé une fois, ne pouvait plus être reculé plus loin. Le clan des poussettes repartait déjà, avec la promesse de dîners et de goûters pour réchauffer l'hiver. Un hiver qui promet d'être rude. La maladie rôde et les nouvelles de mes grands-parents du Nord ne sont pas bonnes. Cela a beau être dans l'ordre des choses, quand l'horizon s'obscurcit, il est toujours trop tôt.

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Laetitia 17/10/2011 10:07


Qui sait... Ca fait des semaines qu'on dit que c'est la fin de l'été indien, et il y a toujours un beau WE de plus. Alors gardons espoir :)