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La petite maison dans la banlieue

Folle semaine

14 Septembre 2013, 21:07pm

Publié par lapetitemaison

Folle semaine

Incroyable de ne réussir à se poser pour écrire ici que ce soir. Depuis que nous avons réintégré Poussièreland, notre home pas encore vraiment sweet, les jours passent à vitesse grand V. Attention, billet long (et illustré par une pauvre photo, parce que je suis en train de migrer de téléphone - et de succomber au pouvoir de la pomme).

Il y a eu ce week-end dernier (heureusement ensoleillé, sinon cela aurait été encore plus déprimant !) où nous avons repris pied chez nous, commencé à laver, dépoussiéré, mettre à peu près la cuisine hors d'eau (mais comme les étagères de la cave ont été déplacées dans la pièce dite de la télé où Colombine dormait avant l'été, nous fonctionnons avec un tout petit stock de nourriture...) Nous occupons dont la cuisine, nos deux chambres, le salon partiellement (quand les cheministes ne remontent pas la cheminée - un mercredi, quand tout le monde est là, c'est plus drôle ! -), la salle de bain du premier... Et la buanderie pas finie, où les machines ont recommencé à tourner (c'est que les enfants se salissent toujours autant, sinon plus...) Il a fallu enfin défaire nos valises, installer le lit pliant de Colombine avec ses frères (et leur cohabitation se passe à merveille la nuit, le jour, il est parfois plus difficile de maîtriser le son "c'est pas moi qui crie, c'est le pirate") Mille mercis à nos roues de secours : JB, Marie et Gayelle pour Petit Châtain samedi, et Sophie qui a passé son dimanche aprem à regarder des dessins animés et à faire la police au square (après nous avoir restaurés en prime !)

Lundi, reprise de l'école, bien sûr. Mais aussi début de l'adaptation à la crèche pour Colombine. A raison d'une heure par jour avec moi, pour commencer. Il s'agissait d'observer Colombine sur un tapis d'éveil, à attraper les hochets qui passaient enfin émettant le moins de bruit possible. Et à répondre aux questions des puéricultrices : "où dormait Colombine ?" "euh avec ses frères pour le moment, parce-que-nous-sommes-en-travaux" (sourcils levés d'étonnement). "Dans un couffin ou dans un lit à barreaux ?" "euh dans le lit pliant pour le moment, parce-que-nous-sommes-en-travaux, mais dès que l'on peut installer sa chambre, dans un lit à barreaux" (sourcils levés d'étonnement, et encore, je n'ai pas précisé que dans un premier temps, Colombine réintégrerait sa chambres au sous-sol, le temps que les nouvelles chambres de ses frères soient prêtes). "Et qui viendra la chercher ?" "euh, pour le moment, moi ou son père, notre organisation n'est pas encore très rodée" (gros gros euphémisme pour dire qu'on vient de se rendre compte que si le Capitaine ne travaille plus à La Défonce - ou alors travaille à La Défonce mais dans une équipe beaucoup moins détendue sur les horaires - notre organisation habituelle - à moi les matins, à lui les soirs - s'effondre. Gros gros chantier pour la semaine prochaine). Ajoutez à cela un rendez-vous chez l’ostéopathe pour Colombine le matin (et une traversée de Paris sous la pluie à l'heure du dej), et hop, il est 16 h 30.

Mardi, pour l'accession de Grand-Maman au club Vermeil, la fonction publique était en grève. Donc le centre de loisirs (qui est de toutes les grèves, sans parfois en connaître le mot d'ordre, comme s'était amusé à le vérifier un jour le Capitaine). Donc pas de cantine pour Petit Châtain. Pour le primaire, je ne savais pas, donc dans le doute j'ai récupéré les deux. Et couru toute la journée entre les deux écoles et la crèche... Coup de grâce à 12 h 30 quand le four s'est retrouvé au milieu de la cuisine (pour que nous ayons une arrivée de gaz aux normes) : "ça vous dérange pas, madame ?" Non, non, si je peux utiliser les plaques pour mon chef d’œuvre gastronomique : des quenelles. J'étais donc bien contente le soir de me mettre les pieds sous la table. Et de boire un délicieux Jurançon pour oublier les deux tendons abîmés de Grand-Maman (un usé, l'autre troué), qui donc ne peut plus rien porter.

Mercredi, folle journée. Le sommet je crois de cette semaine en matière de n'importe quoi. Avec l'arrivée des cheministes à 8 h pour bâcher le salon (on m'avait parlé de la moitié du salon, ils nous avaient laissé un trou de souris pour accéder à l'escalier). A 9 h, alors que je prenais mon café, les garçons sont venus me chercher : Colombine pleurait et il y avait de quoi : les murs de leur chambre, située sur le trajet du conduit originel de cheminée, tremblaient. On s'est réfugiés sur mon lit en attendant Grand-Maman (car nous avions crèche Colombine et moi). De retour de la crèche, départ de notre troupe direction le pédiatre (pour aller récupérer le certificat médical de Petit Brun, que j'avais oublié de demander lors du rendez-vous de la semaine passée - pris exprès pour cela -, tellement j'étais déprimée par les multiples rendez-vous à prendre pour traiter l'asthme de Petit Brun...). On s'arrête pour déjeuner en "ville" (aka dans la rue principale), d'abord parce que c'est irrespirable de poussière à la maison, et ensuite parce que nous devons être à 14 h à la salle d'armes. Car Petit Brun commence l'escrime ce mercredi (enfin, le matin même, le cher ange ne voulait pas se lever et passer la journée en pyjama, ça promet pour le changement de rythme scolaire l'année prochaine). Sauf qu'au resto, le service prenait des plombes et que j'ai fini par partir en courant avec Petit Brun et Colombine (vraiment en courant avec la poussette, je vais finir à la gym poussette), laissant un Petit Châtain hurlant à Grand-Maman. Finalement, ils nous ont rejoint au tout début du cours. On coupe la longue route du retour (la salle d'armes est vraiment à l'autre bout de la ville) en prenant un bout de bus, le temps de récupérer quelques affaires oubliées dans la voiture de Grand-Maman, il nous faut maintenant aller en procession accompagner Petit Brun à sa radio des poumons. Le centre de radiologie est tout près, mais à 4 et après notre course folle de midi, on part en minibus. J'avais oublié que le centre est au sous-sol et très mal indiqué. Après avoir visité tous les étages de la clinique, nous parvenons enfin à destination... Sauf que c'est l'heure du biberon et que Petit Brun va devoir aller faire sa radio tout seul. Les dames du centre sont gagas de Colombine, qui a même le droit d'être changée sur le bureau des secrétaires. Mais notre poussette gêne le passage des lits des malades et trouver un ascenseur vide pour enfin quitter l'endroit va prendre du temps. Si Petit Brun m'a aidée avec succès à monter (et à descendre) les marches de la clinique (pas d'accès handicapés, ou alors c'est un secret qu'on se passe sous le manteau), la volée de marches qui remonte du sous-sol, c'est quand même trop pour lui. Autant dire que nous sommes contents de retrouver notre nid à poussière. Le soir, première cuillerée de carotte pour Colombine, qui a l'air de bien apprécier ce changement.

Jeudi, re-crèche, avec un repas pris sur place. Je suis censée m'absenter une demi-heure et venir donner le biberon. Quand je reviens, Colombine est dans les bras de "sa" puéricultrice, rouge de colère et hurlante. Elle refuse de prendre le biberon.... On prend un jour de crèche supplémentaire. Et bim. Elle s'endormira en sortant de la crèche et boira son biberon comme si de rien n'était 3/4 d'heure plus tard. Pour me consoler, je repasse à la maison mettre mon portable à charger - il est en train de mourir à petit feu - et je vais déjeuner dans un salon de thé que j'adore et où dont je profite trop rarement. En sortant de chez le dentiste, je fais un tour chez Monop trouver des chaussures fermées (les sandales et les tennis en tissu, on oublie) et tiens, une adorable cape. En rentrant, c'est l'heure du biberon de Colombine, puis je rallume mon portable, et là, kyrielle de messages : Petit Châtain s'est ouvert la tête à 13 h (un camarade l'a fait chuter en arrière sur un banc), le Samu a été appelé et il faudrait qu'il voie un médecin pour être recousu. Pas le temps de prendre la poussette, je pars dare-dare avec Colombine dans le porte bébé (et mon portable mourant qui se décharge déjà), récupère Petit Brun avant tous ses camarades (carte "son frère s'est ouvert la tête, faut qu'on file aux urgences"), court jusqu'à l'école maternelle, arrive comme une bombe pour apprendre que Petit Châtain est dans sa classe (et tout le monde est hyper relax) et que non, comme le Capitaine avait dit qu'il allait me joindre, personne n'a pris la peine de le rappeler pour lui dire de venir chercher son nain et de l'emmener se faire recoudre... Comme Petit Châtain, contrairement à son frère, est endurant, il a fini par sécher ses larmes "ze suis tombé et z'ai pleuré très fort", faire le temps calme sans s'endormir ni tomber dans les pommes et suivre tout le reste de la journée. Le temps de consulter la mafia de 16 h 30 - où emmener l'enfant ? - de balancer, même jeter au vol Petit Brun, Colombine et le porte-bébé à un voisin et ami qui venait chercher ses enfants au même moment, nous partions en quatrième vitesse avec Petit Châtain récupérer des gâteaux, des doudous, des livres pour camper aux urgences de N. (idéalement situées sur le raccourci pour revenir de chez Grand-Maman et Grand-Père, je connais le chemin par cœur). Cela m'a laissé le temps de jeter le sac à langer de Colombine par-dessus le portail de nos amis - pas le temps d'aller au bout de la venelle, et d'appeler le pédiatre ("mais enfin pourquoi tu veux aller aux urgences, appelle le pédiatre", avait dit le Père de l'enfant). Ok. La pédiatre : "hummmmmm, une plaie à la tête, hummmmmm, et ça saigne plus ? Oh ça doit être superficiel, et puis j'ai des rendez-vous jusqu'à 21 heures, vous appelez tous maintenant... Naaaaaaaan, allez aux urgences". Heureusement que j'ai un forfait illimité...
Arrivés à l'hôpital de N., une fois le long couloir jusqu'aux urgences remonté "oh maman, on dirait un sateau, c'est beau", pépiait Petit Châtain qui n'avait pas remarqué qu'on passait devant le service psychiatrique de jour, nous avons été vite enregistré... Le panneau à l'accueil indiquait deux heures d'attente. On avait à peine commencé à goûter et notre premier livre que c'était déjà notre tour (merci, la mafia de 16 h 30),que l'infirmier trouvait complètement dingue qu'on arrive si tard après l'accident (c'est qu'on avoisinait les 18 heures), et oui, il fallait bien faire quelque chose de plus que désinfecter : Petit Châtain m'attrapa très fort par le cou quand on lui posa l'agrafe, et repartit avec un autocollant et un certificat de bravoure. J'ai écopé de la pince ôte-agrafe et de dix jours de bétadine à appliquer avant l'enlèvement (par une infirmière ou le pédiatre, faut pas exagérer) de ladite agrafe.

Vendredi matin, j'étais un peu trop sonnée pour penser à 7 h 30 à réveiller Colombine pour lui donner son biberon, histoire qu'elle ait un biberon à 11 h 30 à la crèche. Ce qui m'a valu une mise au point à la fin de l'adaptation du jour (où la coquine a joué le jeu), en mode : "et soyez à l'heure la semaine prochaine, parce que de 10 minutes en 10 minutes ça décale tout". Sur le principe, bien sûr, je suis d'accord. Mais dans les conditions actuelles, c'est déjà un miracle qu'il ne nous soit pas arrivé rien de plus grave cette semaine. Ah, et on a récupéré notre salon. Et notre cheminée. Mais la jolie plaque ancienne trouvée cet été ne pourra pas y prendre place... Et pour la glace, on est pas certains... Et il va falloir rapidos avoir les fenêtres et les vasistas en place au deuxième nouvel étage : la bâche faisait tellement de bruit cette nuit que je m'étonne encore de n'avoir eu aucun visiteur cette nuit...

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flo 25/09/2013 13:19

Oula ! Quel courage ! Peux tu me donner l'adresse de ton salon de thé ? car le lien ne fonctionne pas. Merci

Papa 15/09/2013 09:54

Quelle aventure ! on a envie de parler de la déesse Shiva en personne ! Enfin tu as tous mes encouragements de loin et j'espère que ce dimanche en famille te donnera du courage pour affronter la suite. Au passage je fais de la pub pour mon blog (moins riche que le tien) http://desnouvellesdelarinissee.over-blog.com/