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La petite maison dans la banlieue

Deux mois

16 Mai 2013, 21:15pm

Publié par lapetitemaison

Deux mois

qu'une petite fille habite chez nous. Que des biberons ont réapparu sur l'égouttoir, tout comme le goupillon, qui végétait sur un coin de l'évier. Que l'on a refait le plein de cotons, de couches, alors que Petit Châtain n'en avait plus besoin la nuit depuis sept mois.
Sa présence est une joie, même pas une fatigue – ses frères seraient plus usants et plus bruyants qu'elle, à la longue !
Elle a une petite vie bien réglée, dans son refuge sous les toits - notre petite maison va bientôt connaître des transformations radicales, et on espère installer Colombine dans sa chambre à l'automne.
Quatre biberons dans la journée, le premier vers 7 h 50 - c'est son père qui la réveille en prenant sa douche - plutôt goulûment. S'en suit une longue matinée de sieste jusqu'à midi, voire 13 heures. Pendant laquelle j'oscille entre la culpabilité et l'affairement - vite, vite, avant qu'elle ne se réveille, rangeons la maison !
Un deuxième, plus ou moins vite pris, souvent en extérieur, plus ou moins bien digéré selon le programme de la journée, avec des phases de babillages émaillés de début d'éclats de rire. Bien sûr, on ne comprend pas ce que dit Colombine (oui, même du haut de la tour de la fierté maternelle, je garde un éclair de lucidité), mais elle a l'air de bien se marrer. Elle a découvert qu'elle avait des mains, enfin des trucs au bout des bras, et cela la fascine tout à fait. Je n'ai pas encore ressorti le tapis dit d'éveil, mais cela ne saurait tarder.
Un troisième, plus difficile à négocier, selon que l'on aille chercher ses frangins à 16 h 30 ou à 17 h 45, au centre de loisirs. Il m'est arrivé de commencer un biberon sur le banc devant l'école à 16 heures, d'arrêter à 16 h 30, et de terminer à 17 heures dans la chambre de Petit Brun et Petit Châtain. Qui au moins se tapent moins dessus quand je suis là pour surveiller leurs jeux (et les empêcher d'utiliser le lit de Petit Brun comme tremplin pour des "acrobaties") et sont prêts à donner le biberon à ma place. Ce qui arrive parfois. Entre 18 et 20 heures, il faut bien l'avouer, l'humeur de Colombine varie. Si les pleurs commencent, je joue l'option porte-bébé. Oui, je dois être l'une des rares trentenaires à ne pas être passée par la case écharpe de portage. Je ne sais toujours pas faire mes lacets, alors un nœud sur le bide avec un bébé glissé dedans, c'est au-dessus de mes forces. Donc, le porte-bébé permet de mettre Petit Châtain en pyjama (Petit Brun se débrouille seul), de préparer les vêtements du lendemain, de lire un livre ou deux, de préparer le dîner. Ce soir, innovation, alors que j'avais posé Colombine sur notre lit, Petit Brun est venu avec des livres (pour que je les lui lise). Le temps que j'arrive, il avait commencé à faire la "lecture", à raconter l'histoire plutôt, à sa sœur. Le baby sitting fraternel : une nouvelle piste à explorer. Car Petit Brun et Petit Châtain débordent de tendresse pour leur petite sœur à leur retour de l'école (quand ils ont les mains d'une propreté toute relative) : petites caresses, baisers, chansonnettes (notamment les petites marionnettes qu'ils lui chantent avec grand sérieux et "calinou nou nou" qu'ils modulent à la "soupinette", comme dit Petit Châtain, fassé, fâché avec les "ch").
Le quatrième, en semaine, est réservé au Capitaine, pour qu'il puisse un peu profiter de sa fille dans la journée. Car depuis dix jours, nous n'avons plus le privilège des biberons de nuit... qui ont été très vite des biberons de l'aube (5-6 heures). Et hop, douillettement nichée dans sa turbulette, bercée par "La vie en rose" qui s'échappe de sa boîte à musique, Colombine entame sa traversée. Et la deuxième journée peut commencer…

Deux mois

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