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La petite maison dans la banlieue

Sous tension

7 Juillet 2011, 21:25pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

DSC04169Si j'ai moins posté la semaine passée, c'est qu'elle a été très remplie. Et qu'ensuite, un méchant mal de dos m'a éloignée un peu de l'ordinateur (déjà que je souffrais le martyre au boulot, je ne suis pas maso au point de persévérer le soir). Mais miracle, depuis hier, j'ai rencontré un guérisseur kiné (nan, il est vraiment kiné). Munie de quelques exercices d'assouplissement, je vais tenter de survivre cet été, et, une fois les radios du dos faites, j'attaquerai le mal de dos à la rentrée.
Dimanche soir : fête des voisins, de retour de Bretagne, munis d'un précieux kouign-annam. Il fait au moins 40 dans le jardin, sous le grand cèdre. Tous les voisins sont au rendez-vous, même Hélène, la vieille dame en face de chez nous, qui est arrivée dès 18 heures. Elle repartira avec les derniers, à 23 heures, ravie et enchantée. On a beaucoup trop mangé, un peu bu et (re)découvert les voisins, qu'on croise un peu trop vite le matin et le soir (voire jamais rencontrés quand on est arrivés en plein été comme nous). On a pas trouvé de volontaire pour s'occuper de Tihi, la suggestion d'un distributeur de croquettes m'a parue délirante, mais le Capitaine adhère totalement à l'idée. Bon.

Mardi : j'ai choisi mon jour pour faire l'examen du holter (bon en fait, j'avais pas choisi ce jour-là, mais le centre qui pose le holter a décalé d'une semaine). Il fait une chaleur de bête et je dégouline déjà à 10 heures en ralliant la rue Lecourbe. Je suis un peu en avance mais j'ai décidé de récupérer le holter utilisé par le patient précédent le plus rapidement possible : il doit le ramener pour 11 heures, ça me bouffe ma matinée et ça ne va pas passer au bureau. J'ai rassemblé tant bien que mal un semblant de dossier médical, mais il y a comme un malentendu entre les résultats d'examen et moi : ceux-ci se font la malle sans prévenir. Ne pas m'énerver quand personne ne me demandera mes derniers examens, ça ferait monter la tension. Et c'est de cela qu'il s'agit aujourd'hui : surveiller, sans médicament, ma tension qui est plutôt en hyper depuis la naissance de Petit Châtain.

11h 15 : toujours pas de traces du porteur de holter. Ce qui me stresse, puisque cela décale d'autant mon heure de rendu d'appareil demain, puisqu'il faut prendre des mesures sur 24 heures. J'essaye de me concentrer sur le bouquin de mon ancien chef, un peu technique. Tout le monde me demande si je viens pour un examen du souffle, et j'entends des personnes (un peu) âgées («Jeannine, née le 30.01.1930 », «Jean-Pierre, né le 15.10.1948 ») tenter de repousser les limites du souffle. Le jeune infirmier se fait remonter les bretelles par le médecin : il ne les pousse pas assez... (= ne leur gueule pas assez dessus pour qu'ils augmentent le pourcentage de leur capacité respiratoire). Jeannine, Jean-Pierre et les autres s'assoient dans des sortes de cabine de douche et ont une pince à linge sur le nez. So sexy.

11 h 45 : j'hésite entre tuer le porteur de holter dès qu'il arrive ou repousser l'examen à fin août. Le voilà qui déboule, en disant la phrase qui tue : « JE L'AI PAS FAIT EXPRES ». Tiens, moi j'ai fait EXPRES de venir à l'heure, étonnant non ? Le gars est taxi, en plus, donc véhiculé et plutôt libre de ses mouvements.

12 h : Je sors appareillée du centre. J'ai donc le bras gauche ceinturé d'un tensiomètre qui se met en route toutes les 15 minutes, et, entre minuit et sept heures du mat, toutes les demi-heures. Il est relié par un gros cordon gris de toute beauté à une sorte de walk-man que je porte en banane. So sexy. Je suis trop petite pour le cordon qui pendouille bizarrement. Je ne marche pas depuis un quart d'heure que l'appareil indique des messages d'erreur. Gros flip : j'ai perdu une matinée de travail, je ne PEUX pas faire marche arrière. Sur la feuille où je dois noter mes activités de la journée (« mais pas en détail, on ne veut pas tout savoir », a souligné pudiquement l'infirmière), j'ajouterai les incidents de l'appareil. En stressant de devoir refaire l'exament si ça ne prend pas correctement les mesures.

12 h 30 : arrivée en fanfare au bureau. Les gens s'arrêtent, effarés, la femme de ménage me prend pour une héroïne du taf.

14 h : l'appareil n'est pas très discret. Et en plus, me broie le bras, m'obligeant à le tendre pour que la circulation reparte. Mais le cardiologue a stipulé que faire l'examen un jour "normal", c'était beaucoup mieux.

20 h 15 : arrivée enfin à la maison. Un voyageur a été malade, on a dû changer de train. Petit Brun et Petit Châtain ont très envie de jouer avec l'appareil, en même temps, quand le tensiomètre se met en route, ils regardent d'un autre œil leur mère bionique, qui n'a pas si l'air malade que ça.

21 h : en plus, on reçoit ce soir. Sauf qu'un des convives est coincé à La Défense, que les deux autres se sont trompés de jour et cherchent un moyen de caser leurs nains pour nous rejoindre (coutumiers du fait - pas d'abandonner leurs enfants, de se tromper de jour, hein –, ils tiennent à réparer leur impair).

21 h 30 : l'orage éclate. Petit Brun brame en haut de l'escalier qu'il a peur et obtient de dormir sur notre lit (où il jouera avec mon tensiomètre personnel). Depuis, dès qu'il y a deux nuages gris dans le ciel, il soutient que l'orage va arriver, ou déclare d'un air entendu : « ça va se lever ». Joël Collado, sors de ce corps !

22 heures : enfin, on passe à table. L'appareil continue de vrombir, mais me serre beaucoup moins que pendant la journée.

A minuit trente, tout le monde dehors : je suis censée dormir depuis une demi-heure.

1 heure : j'ai besoin du Capitaine pour mettre en pyjama.

2 heures : impossible de trouver une position correcte pour dormir. Or, je bouge tous les quarts d'heure. Le walk-man glisse, j'ai trop peur de m'étaler dessus et de bloquer la prise de mesure.
Mercredi :

7 h 15 : le réveil sonne. A plein tube. Petit Brun a dû jouer avec. J'ai l'impression de m'être endormie il y a cinq minutes. Soit l'appareil s'est arrêté, soit je ne l'ai pas entendu.
8 h 30 : Grand-Maman vient s'occuper de Petit Brun. Les sparadraps qui tiennent le cordon gris me démangent vraiment dans le dos, il est temps que nous nous séparions, le tensiomètre et moi.
9 h 30 : je passe au bureau. Les gens sont toujours aussi effarés de me voir équipée ainsi.

10 h 30 : je vais rendre cet appareil à l'heure, MOI.

11 h 15 : enfin délivrée. Malgré les bugs, l'appareil a bien pris les mesures (ouf). Tout est normal, sauf deux pointes à 16. Verdict du cardiologue en août.
13 heures : reprise de mes activités médicales. J'ai pas fait exprès (sic), mais c'est précisément la dernière fois de l'année que Petit Brun va voir l'osthéopathe. Et étant que la dernière fois a compté pour du beurre, cette séance était importante. Beaucoup de progrès, on se revoit après l'été, fin septembre.

Le soir, découverte à la fois d'un resto et d'une valeur ajoutée d'une cousine du Capitaine, en compagnie de Belle-maman.
Jeudi :

On a enfin réussi à organiser un dîner avec les parents de Clément - le filleul de Batiss - qui sont aussi des amis de nos voisins. Et des fans du docteur Lumière. Batiss et Marie sont aussi de la partie. Excellente soirée, m'obligeant à tous les mettre dehors à minuit trente, c'est pas tout, mais il y a usine demain (copyright Belle-maman).

Vendredi :

Bizarrement, j'ai mal au dos... et ça remonte dans les épaules. Oh, un peu comme depuis un an, mais ça finira bien par passer (to be continued).

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