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La petite maison dans la banlieue

Pink Lady

23 Octobre 2012, 19:31pm

Publié par lapetitemaison

Vendredi dernier, visite de routine chez Gynéco. Chez qui j'arrivais en rasant les murs, étant donné que je n'avais pas fait les analyses mensuelles (il s'agissait notamment de vérifier la rubéole, que je suis sûre d'avoir eue, mais j'avais oublié mon carnet de santé-de-quand-j'étais-petite, à transporter avec précaution puisqu'il part en lambeaux). Il rasait encore plus les murs que moi puisqu'il avait eu deux accouchement entre 17 heures et 19 heures et que je suis enfin entrée dans le cabinet à 19 h 45, pour un rendez-vous à 18 h 30 initialement...

C'était bien la peine de courir en sortant du cinéma (puisque la semaine avait été triste - dire adieu à mon grand-père du Nord mardi - et que ma soeur avait quitté le bout du monde et passé la fin de semaine à Paris, autant profiter des jours de deuil offerts par la convention collective pour se faire une journée entre sœurs, un dernier cadeau de Bon-Papa. Du coup, on s'est fait une expo, un resto japonais – j'ai le droit, j'ai un gentil gynéco – et un ciné, plus un peu de shopping/lèche-vitrine). J'étais à Paris depuis 9 heures du matin, pour m'inscrire enfin à la maternité. La première fois, j'avais dû annuler pour cause de chute de dent provisoire et rendez-vous en urgence chez le dentiste, la deuxième fois aurait dû être mardi, mais j'étais déjà dans le Nord pour l'enterrement de Bon-Papa. La troisième serait enfin la bonne, ouf, nous avons donc une chambre réservée pour mi-mars.

J'ai profité de ce rendez-vous pour dire que mes malaises de transport continuaient toujours (le bébé est allergique au transilien ou à la gare Saint-Lazare). Oui, parce que j'avais même tenté la chaise roulante des pompiers le lundi matin. Un grand moment. Le train était blindé, parce que le train précédent avait été annulé sans aucune explication. Du coup, ça n'allait pas en arrivant... Comme je n'arrivais même pas à parler aux blousons orange, ceux-ci ont appelé les pompiers et ont dégagé une sorte d'espace vital autour de moi (m'évitant d'être piétinée par la foule sur le quai). Les pompiers ont mis trois plombes à arriver et je n'osais pas m'allonger sur le sol, j'étais à demi-pliée en deux, ce qui n'était pas terrible comme position. Moment de honte en montant dans la chaise roulante - finalement, ça allait un peu mieux -, tournis en traversant la gare à grande vitesse m'a-t-il semblé, comme dans un jeu vidéo où le but aurait été d'éviter les voyageurs qui traversaient l'écran, angoisse en me voyant partir au bout du monde connu de la gare. À l'infirmerie, comme prévu, ma tension était normale, mais les pompiers n'étaient pas disposé à me voir repartir trop vite (je suis restée dix minutes pour faire plaisir) et carrément pas contents que je n'aille pas direct chez le médecin me faire arrêter (le trou de la Sécu, connais pas).

Le mois précédent, Cardiologue, pour qui j'avais un cœur et une tension de jeune fille (signe que le médicament contre l'hypertension marchait très bien), m'avait expliqué que ces malaises du lundi matin étaient sans doute dus... au stress du début de semaine. Un peu comme l'angoisse du dimanche soir à l'école. On est tout content de son rythme du week-end, peu stressant, avec généralement des évènements agréables de prévu, et pof, lundi, malaise à l'idée de retourner courir dans sa roue et de retrouver les collègues (dont tous ne sont pas des amis néanmoins). Il avait renoncé à mettre par écrit sa brillante théorie à Gynéco, cela ne faisait pas très sérieux. Il y a un mois, Gynéco avait donc jugé mes malaises "ennuyeux". Mais depuis, les malaises du lundi sont aussi devenus ceux du mercredi et du jeudi. Soit les jours où je ne suis pas en télétravail.

Pourtant, je te jure, lecteur/lectrice, que je prends un petit-déjeuner le matin, que j'ai de l'eau et des biscuits dans mon sac. Bref, là, Gynéco était un peu plus embêté. Mais jugeait un peu tôt de m'arrêter maintenant alors que c'était le seul signe inquiétant et tout allait bien par ailleurs. Peut-être pourrais-je troquer le train contre le bus ? (ce que je fais déjà pour éviter la ligne 13. Mais pour éviter le train, c'est impossible depuis chez nous. Le charme de la banlieue).D'un commun accord, on décida de faire le point le mois suivant et d'aller regarder la petite bête par le petit écran de contrôle.

Je voulais attendre la deuxièm écho pour savoir si cette fois-ci, on ferait mentir les statistiques qui veulent qu'à 75 %, le troisième soit du même sexe que les deux précédents. Quand Gynéco m'a demandé d'un ton funèbre, "vous avez quoi avant ? Deux filles ?", je me suis dit que c'était gagné (évidemment, un troisième gars, on aurait pris aussi. Mais j'aurais continué longtemps à soupirer après les robes, liberty, barrettes et gimpes, fichus...)
Enfin une bonne nouvelle cette semaine-là : c'est donc Colombine qui pointera le bout de son nez en mars. Le Capitaine était ravi d'avoir fait mentir les statistiques de sa fratrie (4 garçons, 1 fille), Petit Brun voulait déjà qu'on l'appelle Maylis. Seul Petit Châtain, dérangé pendant son dîner, demanda un peu plus de fromage blanc et d'ananas.

Evidemment, hier, j'ai refait une sorte de malaise dans le bus. Vivement qu'on trouve mon joker au bureau et que je la forme rapidement, avant de cesser de prendre les transports en commun aux heures de pointe.

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tatagogo 24/10/2012 08:40

AH enfin une bonne nouvelle ! Maintenant je regarde tous les vêtements d'Alice en me disant que Colombine sera trop mignonne dedans, j'ai trop hâte de faire le tri des mes six mois, jamais petit
bébé n'aura une telle garde robe de vacances avant même d'avoir pointé le bout de son nez !