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La petite maison dans la banlieue

Pauses culture, déco et sanitaires

13 Décembre 2011, 20:58pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

fraAngelico

Billet un poil foutraque que je vais tenter d'organiser un peu. Si les publications se sont taries ici, c'est la faute aux virus qui ne nous ménagent pas (et ce depuis le 11 novembre). Un mois passé de hauts, de bas, d'inquiétudes à pouvoir tout mener de front. Avec des pauses parfois.

Pause culture
C'est ainsi que samedi, en compagnie de ma grand-mère et d'une cousine de passage, je me suis incrustée à l'expo Fra Angelico. Et bien m'en a pris : grâce à leurs billets coupe-file, hop, je suis entrée avec elles et je n'avais plus qu'à faire établir ma contre-marque avec mon petit sésame professionnel. Evidemment, il manquait l'essentiel : l'Annonciation, restée sur les murs du couvent San Marco à Florence (jamais visité : première fois à Florence, fermé pour grève, seconde fois, fermé pour travaux). Rien que pour l'hôtel particulier des Jacquemard-André, cela vaut le coup. Mais que les pièces sont petites et encombrées par les visiteurs... Début de la perspective, travail de l'or et de la lumière, un voyage express et magique au 15e siècle.
Jacquemard-copie-1russe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais le must des expositions au musée Jacquemard-André, c'est le salon de thé. Je me demande même si Mamie ne va pas y voir exprès des expos uniquement pour le plaisir d'y prendre un thé, assise sous un plafond de Tieppolo, déplacé d'un musée italien (on croirait qu'il a été peint sur place). Comme d'habitude, on a voulu prendre un russe, en espérant qu'il ait le même goût que les russe que l'on dégustait l'été dans les Pyrénées. Bernique. "Notre" russe figure bien au paradis perdu des gourmandises. (Mais qu'est-ce qu'un russe, te demandes-tu toi qui passe ici. Et quel est le rapport entre un russe et les Pyrénées. Ben c'est un gâteau recouvert de sucre glace (évocation des neiges russes), pas très épais, avec une crème à la praline et des mini-étages feuilletés pour tenir le tout. Le nôtre était barré de deux diagonales de pâte d'amande (verte ou rose). Il n'était jamais assez gros pour satisfaire tous les gourmands lors des repas dominicaux, l'été. Certains disent que c'est une recette qui aurait été créée lors de la venue d'un tsar en France). Depuis la fermeture de la pâtisserie, on le cherche en vain. Par gourmandise, j'en ai pris un. Mamie m'a suivi. Dès la première bouchée, on s'est regardées, prises du même fou rire : ce n'était vraiment pas ça. Encore raté !

Pause déco

Je pourrais dire que j'aime procéder par étapes pour préparer Noël. Que faire le sapin dès le premier dimanche, non merci, c'est un peu trop tôt. En fait, c'est juste que c'est plus pratique d'échelonner, d'essayer de faire durer le sapin le plus longtemps et qu'il ne soit pas tout déplumé le jour J (le sapin en plastique, non, vraiment, je ne suis pas prête). Le premier dimanche de l'Avent, on avait donc sorti la couronne. Et allumé les bougies, une à une. Le deuxième dimanche ayant été une fête de famille, pas de crèche. Mais promis, le troisième dimanche serait le bon.

Petit Brun et Petit Châtain se sont précipités sur les boîtes (extrêmement mal rangées, les santons étaient tout au fond sous les boules du sapin, on a frôlé la catastrophe, mais ils ont déballé avec soin de leurs emballages de papier de soie tous les santons (Jésus a immédiatement été mis dans le tiroir du buffet en attendant le 24, j'étais assez bluffée que Petit Brun ait enregistré la tradition). Les petits personnages ramenés de Colombie sont... lilliputiens, on a vraiment pas eu l'œil cet été, c'est dommage parce que la danseuse et la vendeuse de fruits sont vraiment très belles. 

Creche1

roismages

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les rois mages ont pris place sur l'étagère, loin des petites mains maladroites, suivis par le chameau ramené de Tunisie par Grand-Maman et Grand-Père. Le Capitaine, profitant que les enfants dormaient dans la voiture (on avait pas eu le cœur de les réveiller alors qu'ils faisaient une SIESTE), a bricolé une petite maison, et au final, on a pas manqué de papier rocher. Tout ça pour ça :

creche3

Ou, version Petit Brun et Petit Châtain (et peut-être plus conforme à la réalité) :

creche2

 

Pause médicale
Ce dimanche avait pourtant mal commencé. Notamment sur le plan sanitaire. Alors que nous combattions férocement une gastro-entérite tenace (j'ai moi-même été touchée, d'où la chute de billets et des couchers à 20 h 30 avec bouillotte début décembre), et que la bataille semblait remportée, Petit Châtain a eu de nouveau des selles liquides au restaurant. Alors que j'avais oublié le sac à langer (cet enfant est propre en journée depuis cet été). Et que les couches étaient restées dans la voiture. Premier incident, on repeint les uniques toilettes du resto (!) (qui ne contenaient même pas de bombe senteur lavande ou brise de hawaï), mais on ressort dignement, avec un Petit Châtain sans culotte mais avec pantalon. Le deuxième incident sera fatal, et malgré l'aide de Mané, on finira par quitter le restaurant avec un Petit Châtain cul nul (vive les manteaux longs d'hiver), mais bien luné pour marcher seul, ouf, passant inaperçu au milieu des clients du bar, et prestement muni d'une couche dans la voiture que le Capitaine avait été chercher.

S'en suit une nuit de crise d'asthme pour Petit Brun (qui refusait de prendre son flixotide). Lundi, à 13 heures, comme c'était à prévoir, coup de fil paniqué du centre de loisirs : l'enfançon avait 38, 5°. Que je renvoie sur le Capitaine, qui récupère un Petit Brun hurlant (en tout cas à chaque fois que j'ai appelé au cours de l'après-midi), à emmener chez le médecin. Où il a été adorable (grâce à la carotte des chouquettes), et a même pris quelques bouffées de flixotide. Comme de nous deux, je suis la seule à pouvoir télétravailler, je m'étais arrangée pour m'organiser une journée de télétravail. Sauf que je n'avais pas prévu de passer la soirée à tenter de calmer Petit Brun (en mode : "j'ai maaaaaaaaaaaaaaaal au ventre"/'j'arrive paaaaaaaas à resspiiiiiiiiiirer'), de coucher Petit Châtain, jaloux de passer au second plan (et pétant la forme). Et la nuit pour moitié à tenter de dormir dans le lit de Petit Brun, à essayer de savoir qui faisait le plus de bruit, la tempête ou lui, d'où venaient ces craquements sinistres : le figuier de l'amitié qu'on allait retrouver fracassé ? Le rosier du coin de la maison, complètement plié ? Avant de me faire expulser : "Maman, tu prends toute la place", à 5 heures du matin et de réintégrer le lit conjugal (autant que le travailleur extérieur dorme, lui).

crisesanitaire

Finalement, cette journée de garde-malade actif s'est plutôt bien passée. Petit Brun était HS, mais ravi de passer la journée en pyjama. J'ai déplié le canapé lit qui se trouve derrière le bureau, sorti un sac à dodo. Il a d'abord scotché devant le DVD de Noody (Oui-Oui, en anglais. Beaucoup plus facile à supporter dans une langue étrangère pour le garde-malade travailleur). Alors que la musique du générique tournait en boucle (on était revenu au menu depuis 5 minutes), j'ai éteint l'écran malgré les protestations molles de Petit Brun. Qui a joué un peu avec les cubes en demandant mon approbation toutes les cinq secondes. Heureusement, midi approchait, et Princesse Louise et sa mère sont venues partager notre déjeuner.

Après leur départ à 14 h, nous avons écouté Radio classique en ligne. Effet berceuse garanti, c'était parti pour trois heures de sieste, donc de boulot convenable, et j'ai bien mieux avancé qu'une après-midi ordinaire (en laissant Radio classique tourner pour ne pas réveiller la bête). À 17 h 40, je suis partie récupérer Petit Châtain, en pleine forme, sans selles depuis 36 heures (un exploit !), pendant que Petit Brun, laissé seul cinq minutes, prenait un goûter. Et cassait le petit cheval de la crèche.
J'ai tenté de faire jouer aux cubes les deux frères en attendant le retour de leur père (et tout en préparant mon entretien d'évaluation). Echec. J'ai donc eu recours à la DVD-sitter, Père Castor. Demain, pas d'arbre de Noël comme prévu. Pour éviter la poursuite des épisodes sanitaires, Petit Brun et Petit Châtain resteront au chaud.

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