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La petite maison dans la banlieue

Parenthèse lorraine

15 Novembre 2011, 22:32pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

DSC05467Je ne sais plus si c'est en Auvergne que nous nous sommes décidées. Le 11 novembre, on mettrait cap sur la Lorraine, avec conjoints et enfants, rendre visite à la demoiselle de l'Est. Qui venait beaucoup plus facilement nous voir à Paris. Mais personne n'avait vu son nouvel appartement et notre dernière visite messine remontait à... janvier 2008, soit la nuit des temps.

Nous partîmes à cinq, le minibus déjà bien plein, un jeudi soir, où, sortis de Paris, personne ne semblait vouloir poursuivre plus loin que Meaux. C'est donc quasiment seuls (et dans un brouillard à couper au couteau), qu'on a rallié Metz (avec, comme en 2008, la même minute de désespoir au panneau Verdun 70 km, Metz 150 km, punaise, on est toujours pas arrivés, c'est loin, la Lorraine), comme la dame du GPS l'avait prédit, 4 heures, avec pause dînette, délestés du reliquat de chamallows de la pendaison de crémaillère. Garer le minibus dans le parking années 1970 de Caline ne fut pas aisé (bas de plafond, des poteaux partout, dont un mini-couloir pour rallier la sortie où les poteaux ont carrément été molletonnés à l'aide de petits tapis), mais le Capitaine a haut la main remporté son permis C (char à bœuf). Une fois les petits installés (non sans m'ouvrir le front sur le coin en acier du bureau, ouille), une petite nuit et c'est parti.

DSC05403Vendredi matin, balade dans Metz (où tout était fermé, y compris les manèges, au grand dam de Petit Brun et Petit Châtain). Repérages au marché pour le repas du lendemain, déjeuner à l'appartement. La matinée avait été occupée par un exercice sanitaire : gérer la diarrhée de Petit Châtain (qui a repeint la moquette du bureau) pendant que son frère était pris de vomissements dans la cuisine... Ce qui fait que lorsque nous sommes partis nous promener à Nancy, c'est comme si une deuxième journée commençait. Après avoir admiré le travail de Jacques Gruber, et notamment ses vitraux Art nouveau, nous avons rallié la place Stanislas alors que le jour tombait. En nous disant que ce serait bien de revenir voir le musée de l'Ecole de Nancy (surtout qu'une expo avec de nombreux allers et retours aux toilettes pour le Capitaine et Petit Châtain, les toilettes étant à l'opposé du vestiaire où le sac à langer était rangé, c'est un peu... décousu).
Et là, émerveillement devant la majesté du lieu, la magnificence des grilles, la légèreté 18e... Nous avons tenté de goûter dans un café, et finalement, une gaufre sur la place nous a comblé (en faisant provision au passage des quelques bergamotes).  Mais il fallait revenir à Metz déjà, puisque d'autres nous rejoignaient pour le soir et la suite du week-end.

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Samedi, après une matinée consacrée aux courses (la surpopulation de l'appartement, passé de 1 à 7 occupants, nécessitait de reconstituer les stocks de vivres) et un déjeuner à 10, la dernière étant débarquée de Paris sur les coups de midi, nous sommes allés faire le plein de légumes à Peltre, qui fonctionne sur le même principe que Gally.
Sauf que, cueillette d'automne et heure d'hiver, il nous fallait faire vite avant que le soleil ne disparaisse à l'horizon. En deux heures, nous avons eu le temps de ramasser carottes (en courant après la bêche, mais Petit Châtain s'est révélé très doué à casser les mottes de terre pour récupérer les précieuses), tomates (en serres, mais le plaisir des sauces tomates fraîches), poireaux (si fragiles à arracher), pommes... Et un énorme potiron et des pommes de terre déjà récoltées.DSC05446

DSC05440DSC05457Le soir, pendant que les enfants étaient baby sittés, nous avons profité d'un restaurant... indonésien et d'un dernier verre, avant de rentrer dans la nuit froide. Nous n'avons pas beaucoup dormi : Petit Brun a fait une crise d'asthme en mode radiateur qui a besoin d'une purge, avec multiples réveils "j'arrive pas à respirer" et refus catégorique de prendre son flixotide. J'ai fini par expédier le Capitaine avec Petit Châtain (qu'au moins l'un des deux dorme et surtout celui qui conduit le lendemain) et à prendre Petit Brun dans mon lit, qui a fini par s'endormir. Et de petits sommes en petits sommes, il était... 10 h 30 quand Ophélie a levé la maisonnée.

DSC05477DSC05481Nous avions rendez-vous au Centre Pompidou à... 11 heures... C'est avec une heure de retard que nous avons parcouru les deux expos de cette année, profitant de la beauté du lieu (mais était-ce vraiment nécessaire de ne pas fermer les parois en verre - déjà froides - du hall d'entrée, mmmh ?), de la vue imprenable sur la cathédrale et la ville au 3e étage, piochant quelques idées à la librairie (Flammarion), géniale. Avant de repartir vers 16 heures, toujours un peu dans le brouillard...

Prochaine virée au pays des mirabelles à l'heure d'été, histoire d'en profiter (un peu) plus !

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