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La petite maison dans la banlieue

Orly le dimanche

19 Décembre 2011, 21:59pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

DSC05527Quand le réveil a sonné à 5 h 45 ce matin-là, le Capitaine m'a fait jurer de me renseigner sur l'horaire d'arrivée du vol AVANT de dire que oui, on irait réceptionner un colis péi à Orly. Nous complotions depuis fin novembre : pour Noël, à à peine 1 mois, ma filleule Marie-Vanille et sa mère prendraient l'avion pour nous rejoindre 15 jours. Tout cela dans le dos de Grand-Maman, qui aurait été bien capable de prendre un avion pour les empêcher de prendre l'avion... Un si long voyage pour une si petite puce, était-ce bien raisonnable ? Plus le temps passait, plus il devenait difficile de tenir sa langue, de ne pas voir des signes que nous avions été démasqué partout (Grand-Maman ayant évidemment vu le titre du mail annonçant le complot sur la boîte mail de Grand-Père, qui laisse tout le temps sa session ouverte, tss). D'aileurs, insensiblement, nous avions tous espacé nos coups de fil...

Il faisait un froid de bique. On grelottait dans le minibus, mais à l'aube, il fut facile de rallier Orly dans les temps. La veille, nous nous étions couchés aussi tôt que les réjouissances familiales le permettaient – fiançailles du deuxième frère du Capitaine, dépôt de Petit Brun et Petit Châtain chez Grand-maman et Grand-Père, apparition à la soirée de fiançailles avec retraite à 23 h 30 "Vous partez déjà ? Ben on doit être à 7 heures à Orly demain matin. Ah bon, vous partez où ? Nulle part..." Il a fallu retrouver la combinaison que Petit Châtain avait porté à la sortie de la maternité (je n'avais que les pieds, le Capitaine soutenait que je l'avais déjà prêté à la cousine de Marie-Vanille) et remettre la main sur les fixations qui permettaient d'accrocher la coque sur la structure de la poussette (que nous avions dû retirer il y a un an et demi...).

Nous avions failli faire capoter l'opération en nous rendant aux fiançailles. N'ayant eu que des bébés d'été, nous avions emprunté les affaires 3 mois de Princesse Louise. Sauf que nous ne pouvions pas les récupérer samedi soir, nos amis étant sortis. Alors que nous nous demandions comment faire pour récupérer les affaires de Marie-Vanille avant d'aller à Orly, une voix fluette s'éleva du fond de la voiture : "Mais pourquoi vous allez chercher Marie-Vanille et Ségo à l'aréoport demain ?" Damned. On bascula automatiquement dans la langue de Shakespeare, en priant le Ciel, que Petit Brun, la plus grande pipelette de l'Ouest, ne balance pas tout le soir même, ou le lendemain matin, juste avant notre arrivée. Mais celui-ci réussit à garder le secret...

DSC05533.JPGDSC05553

Batiss, Ma'ie et Gaby voulaient absolument nous accompagner. On décida de se retrouver à l'aube chez Grand-Père et Grand-Maman, on les préviendrait quand on quitterait Orly. Une fois récupéré notre colis péi, avec des valises impressionnantes, emmitouflé Marie-Vanille dans la combinaison où elle nageait un peu, nous avons visité LES parkings d'Orly, avant qu'une équipe de ménage nous remette dans le droit chemin (voilà pourquoi le Capiaine n'arrivait pas à payer le parking...)

Evidemment, quand nous avions rallié la place du marché, Batiss & Co venaient juste de partir de chez eux... Heureusement, Ségo avait emporté les clefs à La Réunion, ce qui nous fut bien pratique pour entrer et nous cacher dans le salon. Puis Batiss partit réveiller la maisonnée, et la surprise de Grand-Maman fut énorme : les expressions "bouche bée", "sans voix" ont pris tout leur sens. Les petites cousines sont passées de bras en bras, le petit-déjeuner fut joyeux et les fruits exotiques, un peu abîmés par le voyage, ne sont pas restés longtemps sur la table : fruits de la passion, mangues, papayes, ananas...

DSC05605Ensuite, départ pour la messe et la paroisse du grand-oncle de Marie-Vanille, qui était lui aussi dans le secret, et fut donc pas étonné de les voir débarquer dans la sacristie. Il nous a rejoint pour un apéritif au champagne, suivi du déjeuner (dont nous ne sommes sortis qu'à... 15 h). Le téléphone sonnant occupé chez Grand-Père et Mamie, nous sommes arrivés sans nous annoncer. Ils étaient sur le point de partir récupérer deux cousines à la gare, nous avons donc passé l'après-midi à attendre le retour de Mamie. Cela dit, entre les biberons des deux demoiselles (et l'impression étrange qu'elles mangeaient tout le temps et qu'on avait toujours un biberon et un bébé dans les bras), des accidents de couche et de selle pour Petit Châtain (son frère avait jugé inopportun d'interrompre le DVD pour nous prévenir que Petit Châtain voulait aller sur le pot...), une sieste vers 17 h pour le Capitaine et moi, debouts depuis 12 heures déjà... Nous n'avons pas vu le temps passer ! 

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Laetitia 20/12/2011 10:06

Merci pour ce récit réjouissant!
Ca c'est de la surprise de Noël!! Plein de bisous au colis péi.

tatagogo 20/12/2011 00:13

Mais pourquoi ce post fantastique est-il rangé dans plaisirs minuscules ? au lieu de énormes surprises ou secrets bien gardés ?
Merci au capitaine d'avoir sacrifier quelques heures de sommeil sur l'autel des retrouvailles ! je propose que marie-vanille soit tout de même rebaptisé marie-vanille au pays des merveilles
maintenant qu'elle a enfin daigné arriver !