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La petite maison dans la banlieue

La roue tourne

19 Septembre 2011, 21:38pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

DSC04770.JPGLundi, alors que nous revenions du mariage du parrain de Petit Brun au Basque pays (temps de rêve pour le décollage, enfants a-do-ra-bles faisant des coloriages ou écoutant pour la millième fois les sempiternelles histoire du Père Castor, noter d'investir dans les tomes 2 et 3 pour notre santé mentale), le ciel nous est tombé une première fois sur la tête. Jusque-là, tout roulait : avion à l'heure, bagages pas perdus, RER pris et arrivée au bureau comme prévenu à 12 heures (avec déjeuner devant l'ordi comme acte de contrition). Sur la route du retour, le Capitaine apprenait que Fatiha devait partir en urgence en Algérie où sa maman venait de décéder. N'arrivant pas à me joindre, le Capitaine finit par tenter de me joindre sur mon poste : mardi, c'était bon, sa marraine venait, mercredi, Grand-maman prenait le relais, restait jeudi et vendredi. Finalement Ma'ie, bien qu'enceinte jusqu'aux yeux se porta volontaire pour jeudi. Et on trouva une baby sitter pour vendredi, moyennnant finances. On avait bien pensé à réitérer l'intégration chez une nounou voisine, comme en mai… Las, pas de miracle : la nounou des amis était partie… au Gabon, enterrer sa maman elle aussi. Du coup, c'était une cousine, pas très dégourdie, qui avait pris le relais auprès de trois enfants, un 4e ne serait vraiment pas une bonne idée. En rentrant de cette journée sans fin (commencée à 6 h 30 du matin), je passe présenter mes condoléances à Fatiha, qui se met à pleurer dans mes bras et moi avec.
Mardi : jamais je n'ai autant couru pour aller à l'école. Tante Anne s'est trouvée prise dans les embouteillages, et comble de malchance, la chaîne de mon vélo a sauté. Toute seule, pendant le week-end, puisque jeudi après-midi, tout allait bien. M'obligeant à faire courir (à 8 h 55, l'école fermant ses portes aux parents à 9 h 00, call me Wonder woman) Petit Brun au bout de mon bras ("j'ai mal aux jaaaaaammmmbes !" "moi aussi, moi aussi !"), à passer outre les vociférations du dragon "je ferme les portes, vous n'avez pas le droit d'entrer madame" "j'ai un PAI et PLEIN de papiers à déposer à la maîtresse, gerbe de là cafard", ai-je éructé (en vrai, j'ai pas dit "gerbe de là cafard"). Là, Elliott est arrivé à temps pour embarquer Petit Brun (qui ne voulait pas aller à l'école, qu'il avait déjà séché lundi après-midi, pour cause de vol pris aux horreurs).
Mercredi : mon vélo est réparé, Grand-maman à l'heure. Et les petits, sages comme des images, me font coucou de l'escalier. Paaaaarfait. Sauf que. Au bureau, depuis lundi, je suis ensevelie sous un tombereau de boulot (j'ai même travaillé dimanche soir depuis la réception de l'hôtel, le seul endroit où l'on captait bien le wifi). Partant à 20 heures en culpabilisant de louper le coucher des petits. En fait, ceux-ci, après avoir attendu avec Grand-maman le monsieur du gaz (lequel avait "oublié" son sac, donc pas de ramonage de la chaudière avant mars prochain. En revanche, la buanderie a été réoganisée de manière à laisser un accès à la chaudière et c'est bien mieux comme ça), sont partis goûter à St Cloud, profiter du jardin et de leurs arrière-grands-parents qui partent en cure trois semaines dimanche. Du coup, ils sont encore à table quand j'arrive et je peux les coucher.
Jeudi : Ma'ie et Batiss sont presque en retard, j'ai laissé la porte d'entrée ouverte pour les laisser venir. Aujourd'hui, on est déposé à l'école et à la gare en VOITURE, le luxe. Ce qui est très pratique, puisque Petit Brun a décidé d'emmener à l'école les nids trouvés dans le chèvrefeuille cet été par son grand-père. Attention, fragile. Rebaptisée "mariejeanbaptiste", Ma'ie passe la matinée à dessiner des chats sur l'ardoise magique puis à faire des gros câlins baveux. Petit Châtain ne sera réveillé qu'à 17 heures ("excuse-moi de te déranger, mais il est 16h 30 et il dort toujours. Je le réveille ?")
Vendredi : Pour plus de précautions, on avait demandé la veille à la baby sitter d'arriver à 8 h 30. On a garé le minibus dans la rue pour qu'elle puisse se garer tout de suite dans le jardin et ne pas perdre de temps à trouver une place.
8 h 30 : on est over-prêts. J'ai même commencé à sortir les crayons de couleur et les albums de coloriage.
8 h 35 : j'ai vérifié le sac de Petit Brun, il a pris ses granules, j'ai noté sur un papier le menu du déjeuner, mais qu'est-ce qu'elle fout ??

8 h 40 : la revue de presse de France Inter vient de se terminer. On entre en zone rouge.

8 h 45 : un appel d'un numéro inconnu sur mon portable. Ah non c'est le Capitaine, qui appelle du bureau. "N. est coincée dans les embouteillages, elle arrive dès qu'elle peut. Au pire, pars avec Petit Brun et Petit Châtain".

8 h 50 : N. arrive et se gare en 30 secondes. Heureusement qu'elle ne conduit pas un minibus. 2e miracle, Petit Châtain, absorbé par son coloriage, nous laisse partir sans (presque) rien dire. 3e miracle, nous arrivons presqu'à l'heure (en tout cas pas les derniers) à l'école, et n'avons à affronter aucun dragon. Je suis déjà épuisée en arrivant au bureau par ce sprint matinal. Le soir, pendant que le Capitaine se rend à un dîner d'anciens combattants collègues, Noph vient regarder un DVD en buvant de la manzana, dans la droite ligne de nos soirées pâtes au thon manzana lilloises. Un moment de réconfort bienvenu.

Samedi : j'ai rendez-vous à Boulogne pour un brunch. Finalement, la réunion de parents de Petit Brun est repoussée à la semaine prochaine, l'inspectrice d'académie voulant y assister. Visiblement, certains ont été plus tenaces que moi (la directrice ne m'a toujours pas rappelée). Je m'y rends en minibus (c'est très mal desservi depuis chez nous) et dois me rendre à l'évidence : je ne pourrais pas me garer en surface, même avec une demi-Smart. Direction donc le parking souterrain, un exercice que je déteste. Tellement j'ai pas la voiture dans l'œil, que le "bip" de recul ne m'aide pas et ne m'a d'ailleurs pas empêchée de me manger le poteau du début de la rue la seule fois où j'ai voulu rentrer la voiture toute seule. Mais finalement, je m'en sors très bien. Ouf.
Alors que nous devisons de choses et d'autres, celle qui nous réunit nous apprend la maladie de son père depuis plus de dix ans. Un voile tombe.
Dimanche : Alors que nous rentrons d'une balade de la Journée du Patrimoine dans le quartier (où l'on apprend pourquoi notre rue est si peu large et pourquoi certains terrains ici sont si étroits. C'est que sur cette terre de cerisiers, on vendait les parcelles par rangées de cerisiers, donc plus ou moins larges selon le nombre de rangs vendus), nous réalisons, sans faire de psychatnalyse, que Tihi a visiblement mal supporté la présence (réduite au jardin) du chien jaune. A midi, elle avait une première fois souillé notre lit. Rebelote en rentrant de balade. Nos deux couettes sont inutilisables. Nous voilà réduits à dormir dans des sacs de couchage (moi emmitouflée dans mon sarcophage, tellement j'ai froid). Le même après-midi, on apprend le décès du petit frère d'un ami de Batiss et du Marin. Dehors, il pleut et mon linge est trempé. On a beau regarder un DVD avec le Capitaine, la fête est finie. Pourtant on fêtait nos noces de laine aujourd'hui.

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jb 20/09/2011 07:27


mensonges et calomnie on était exactement pile à l'heure à 8h45!


lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com 20/09/2011 09:17



laisse tomber batiss, vous êtes TOUJOURS à la bourre...