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La petite maison dans la banlieue

L'échappée (belle)

5 Avril 2011, 21:41pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

La future mariée me pardonnera cet emprunt grossier... C'est que je suisà peine remise du week- end dernier : passé 30 ans, les EVJF (enterrements de vie de jeune fille, hé oui, il y a encore des gens qui ignorent la signification de ce sigle, incroyable, non ?), c'est comme les bébés (les nourrissons), c'est plus difficile de s'en remettre.

Cela faisait des mois que nous complotions, avec l'aide du futur marié. Que Babeth avait allumé un habile contrefeu en faisant croire à un EVJF programmé pour le 16 avril... Le programme avait été soigneusement élaboré, dans un périmètre restreint (le 20 et le 11e ont été nos terrains de jeux ) une activité originale (un cours d'effeuillage burlesque à l'école des filles de joie), un dîner et un bar-boîte branchouille. Puis un hammam le lendemain.
Les derniers jours ont été trépidants : compter et recompter le bon nombre de participantes à chaque activité, sans cesse fluctuant. Courir après les sous pour réserver le cours de burlesque. Trouver un hammam chic, propre mais pas trop cher non plus ET dans l'Est de Paris, prêt à accueillir une douzaine de filles.
Le Capitaine étant en mer, Belle-maman au chevet de sa maman en Suisse, c'est finalement Grand-maman, noyée sous les bacs blancs et les appréciations de dossiers post-bac qui hérita de Petit Brun et Petit Châtain pour le week-end (reconnaissance éternelle, etc).
Malgré quelques contretemps (une coincée par un démarrage de projet un samedi, une autre réellement coincée dans les toilettes de notre QG à cinq minutes du début du cours et du récupérage de la mariée, qui déjeunait en face avec son fiancé, Babeth et son mari, dans un resto thaï délicieux aux dires des convives, l'Echappée), on a passé une journée fabuleuse.
Le cours d'effeuillage était hyper sportif et finalement assez décomplexant (allez enlever et remettre dix fois de suite une nuisette et un soutif - enfin le deuxième soutif superposé sur le premier, sans se planter dans les agrafe, ah ah ah-, juchée sur des talons, dans une salle qui sent la 33 export froide, et on en reparle). Seul bémol : on aurait dû nous prévenir d'apporter toutes la même tenue, et notamment des gants. Parce que mimer l'enlevage des gants quand on doit enlever chaque doigt avec les dents, c'est légèrement pathétique. Heureusement, heureusement, aucune glace en vue. Mais on a bien rigolé à singer les pin up, et on était toutes vannées en sortant. Le "temps mort" du goûter a permis de reprendre des forces avant de rallier Parmentier et L'Autre Café où nous avons constitué une énorme tablée de 16... Finalement, même la prisonnière de la Maison de la Radio a pu nous rejoindre, et Ségo également : le tableau était parfait.
Restait plus qu'à aller enfin faire les Parisiennes branchouilles en allant à l'Alimentation générale, un peu plus loin dans la rue. C'est le genre d'adresse dont j'entends parler depuis des années mais où je n'ai jamais mis les pieds. Sauf que. Vio, la wonderwoman clermontoise qui s'était levée aux aurores pour rallier la capitale, était morte de fatigue. (Et que moi aussi, finalement, je passerai bien mon tour, vu que je n'avais pas très bien dormi la veille, seule dans la maison pour la première fois, à claquer des dents sans ma bouillotte le Capitaine, en route vers la Bretagne (nord)).
Caroline, notre hôtesse, nous avait confié le trousseau de clés, c'était facile on avait juste à aller au deuxième et à ouvrir la porte. Sauf que. Arrivées sur le palier, impossible de se souvenir de quel côté était l'appartement. On a donc commencé à ouvrir une serrure... quand la porte s'est ouverte toute seule.

" Tiens, ça n'est pas prévu au programme". Pensais-je.

On essayait de crocheter la porte de la voisine depuis cinq minutes. La honte. Rouges de confusion, bafouillant, on s'est excusées platement. La voisine était assez zen : elle attendait que ses enfants rentrent de soirée. Et à l'autre bout du palier, on s'est rendues compte que le nom des propriétaires était marqué dessus, comme le Port Salut...
A peine avions-nous fini de discuter, qu'une cavalcade de talons dans la rue m'avertit que le reste de la troupe rentrait au bercail. L'Alim, c'était pas top (Et lundi, j'appris que le top à l'Ouest, c'était le Madam. La branchitude, c'est un métier).
Six heures plus tard, on petit déjeunait. Avant de rallier, avec armes et bagages, une autre Echappée. Qui a aussitôt pris la première place du top des hammams parisiens, occupé jusque là par les Bains de Saadia.

J'adore les Bains de Saadia, petit hammam intimiste. Mais à 12, il faut carrément le privatiser. Et, victime de son succès, il faut le booker des mois à l'avance. Autant dire que nous avions délibérément abandonné cette piste. C'est Babeth qui a trouvé ce coin de paradis, sis dans une ancienne imprimerie. Sous la verrière, il y a maintenant une piscine et un salon de repos. Au sous-sol, dans les caves, les salles de massage. Et dans le fond, le hammam, avec un espace séparé pour les gommages. Le tout dans des couleurs mastic comme il faut, avec peignoir moelleux et petites tongs fournies. Ils n'étaient pas très chaud pour nous accueillir au départ. Et on a mieux compris pourquoi : dans ce lieu de zénitude, voir débarquer des nanas hystériques déguisées comme pour le carnaval de Dunkerque ("les déguisements sont interdits dans le hammam", avait-on précisé. ça tombait bien, on avait pas l'intention de promener la mariée en gros poussin jaune tout le week-end), ça ne collait pas vraiment avec l'esprit des lieux... Le hammam était juste parfait, vaste, avec une chaleur très chaude juste comme il faut, et une pièce tempérée idéale pour converser par petits groupes. La gommeuse était très délicate mais énergique (sans étriller comme les mamas qui officient d'habitude). Et la masseuse géniale : je me suis endormie à la fin des 30 minutes...
Un vrai Paradis. Mais on attendra pas un autre EVJF pour y aller ou se faire un week-end entre copines...
Surtout que pressée de rallier l'Ouest et l'expo des chapeaux de ma soeur, je n'ai même pas pu jouer avec le fer à friser du vestiaire des filles ni profiter de la piscine...

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pascal 07/02/2016 21:50

Bonjour,
Je viens de découvrir votre blog.
Je vais y diriger mes clientes.
Cordialement.
http://www.cadeau-evjf-mariage-anniversaire.com/

Laeti 06/04/2011 11:52


En fait tu aurais pu titrer ce billet comme le précédent! ;)
Moi je veux bien aussi un contre-billet sur les galères de l'organisation, et surtout les ruses de sioux des organisatrices qui m'ont bien enfumée! ("comme un saumon?", a demandé mon frère, qui lui
non plus ne sait pas ce qu'est un EVJF.)


lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com 06/04/2011 16:31



J'ai failli, effectivement faire un luxe, calme et volupté 2. Mais ton titre était meilleur.


L'enfumage du saumon arrive !!


 



Caro 06/04/2011 00:37


Merci pour ce beau compte-rendu !! :)


lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com 06/04/2011 11:15



mais de rien ! c'était un plaisir d'organiser ça avec vous... Je prévois un contre-billet sur tout ce à quoi on a échappé...