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La petite maison dans la banlieue

Guignol fais-moi peur

20 Juin 2011, 19:07pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

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Dimanche, nous sommes allés récupérer Petit Brun et Petit Châtain qui avaient passé leur samedi chez Mané. Pendant qu'elle déposait Bonne-Maman gare de Lyon, nous avons fait un tour au musée de la Marine :

-c'est à un jet de pierre
-si on ne fait que les expos temporaires, c'est gratuit pour les enfants jusqu'à 26 ans
-on a été tellement morveux lors du dernier dîner en ville de s'apercevoir que nos enfants n'avaient pas encore participé à un atelier du Centre Pompidou ni mis les pieds à La Villette qu'on a décidé de combler ce manque fissa.

« Le musée de la Marine, c'est génial, il n'y a personne, les enfants peuvent courir et crier sans gêner ». Sans compter qu'on a eu droit à un audioguide, Petit Brun était aux anges. Bilan : c'est effectivement sympa de voir des bateaux surtout quand on lit des histoires de pirates, fait des puzzles de pirates, se déguise en pirate. Les vitrines sont un peu hautes pour la poussette de Petit Châtain qui a fini dans les bras de son père et les vidéos sur les Rafale du Charles-de-Gaulle ont eu beaucoup de succès. L'énorme globe terrestre où nous avons pu montrer La Réunion et à l'autre bout du monde la France a déclenché une salve de questions. Visiblement, on était pas les seuls à avoir la bonne idée de lâcher nos mômes dans le musée, à en juger l'encombrement des poussettes dans les dernières salles, plus étroites, mais les messieurs seuls qui examinaient minutieusement les maquettes n'ont pas paru gênés (soit ils sont extrêmement bien élevés, soit ils sont sourds).
Après le déjeuner, pour effacer l'échec de la précédente séance de Guignol (fermé en hiver), Mané nous a emmené au Ranelagh, d'abord aux manèges des petits chevaux (en plastique délavé), où les enfants doivent attraper des anneaux sur un bâton. Petit Brun, qui n'avait pas voulu faire la sieste, levait mollement le sien, en attrapant deux ou trois alors que des petites filles en raflaient à la douzaine. Il ne risquait pas de donner un coup à la dame, à qui cela arrive souvent quand les gamins loupent les anneaux. Le risque professionnel, en quelque sorte. Ce manège complètement écolo avant l'heure fonctionne à l'huile de coude grâce au monsieur qui ramasse les tickets.

Après trois tours, il était temps de rallier le théâtre. Le monsieur était-il toujours le même ? Aurait-il lui aussi pris trente ans dans la figure, depuis le temps où le Capitaine et ses frères venaient assister au spectacle ? Mané était sans doute la plus impatiente de tous. « On va voir si Petit Brun et Petit Châtain sont plus courageux que leur père, qui tremblait de peur dès Mirliton disparaissait », glissa-t-elle au début de la représentation. Petit Brun était assis au premier rang. A peine Mirliton avait-il disparu qu'il se jetait dans mes bras, le visage décomposé : « Maaaaaman, je veux rentrer à la maison » (précisons qu'une mère était déjà sortie, trente secondes après le début du spectacle, nécessitant l'envoi de Mané pour ouvrir la porte à la malheureuse, le monsieur du Guignol ayant expliqué dès le début qu'il fermait la porte à clé pour que les enfants qui étaient déposé là pour la séance ne puissent pas sortir tous seuls avant la fin...) Hors de question d'interrompre le spectacle une deuxième fois. Petit Brun accroché à mon cou tel une moule sur son rocher, nous avons reculé de plusieurs rangs. Pour finir au dernier, à l'apparition du Diable (qui faisait effectivement un poil peur, le spectacle est très bien fait, même si, d'après le Capitaine et Mané, pas une ligne du texte n'a changé en 30 ans).
Joie du Ranelagh, quand Madame Biscotine, un des personnages de l'histoire, demande aux enfants où elle pourrait partir pour échapper au Diable, des "à Arcachon", "en Suisse", "à New York", "aux Seychelles" ont fusé...
Petit Châtain, confortablement installé sur les genoux de sa grand-mère, n'a pas bronché, ni supplié de voir Tihi ou de rentrer. Par chance, nous n'avons pas été reveillé par des cauchemars la nuit qui suivit. Mais je ne suis pas sûre que Petit Brun reprenne de sitôt le chemin du Guignol...

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