Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
La petite maison dans la banlieue

Festivités

13 Mars 2012, 20:27pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

photoenfanthonneur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce week-end, nous étions de mariage en Normandie (enfin, aux confins de l'Île-de-France, on ne va pas chipoter), puis d'anniversaire le dimanche. Autant dire que le démarrage lundi a été rude. Très rude. Et que la seule perspective de ce blog en friche me force à faire un effort surhumain.

Donc, dès vendredi soir, nous étions en mode bagages (les nôtres surtout). J'avais poussé la coquetterie à prendre rendez-vous pour une manucure à côté du bureau, mon vernis Chanel n'a pas été accepté : "Chanel, c'est de la me'de", a asséné la patronne. "ça coûte che' et ça ne tient pas. Combien vous l'avez payé ? 40 euros ?" (ah non, quand même, je voudrais pas que Jean-Claud Trichet, alias le Capitaine, meure bêtement à cause de l'achat d'un vernis "rouge fatal"). "Non, je l'ai payé 20 euros, et cet été, en Colombie, il a très bien tenu, même en me baignant matin et soir", ai-je quand même ergoté pour la forme (parce que zut. En plus, le vernis O.P.I qui a été finalement appliqué est un poil plus vif que le "rouge fatal". Allez, encore 10 ans et j'aurais assez d'assurance pour ne pas me laisser déborder). Grâce à la brosse soufflante que Grand-maman m'a gentiment offert pour avoir vaillamment supporté d'être charcutée mercredi midi par le dentiste (une élongation coronaire, avec points de suture et très longues enfilées de fil dentaire qui font des chatouilles sur le visage. J'ai rien senti, shootée comme j'étais jusqu'au bout du nez, mais un sale moment à passer. "Détendez-vous madame, si vous ne vous détendez pas, je ne peux pas travailler", a ronchonné le praticien alors que mes mâchoires tremblaient. La prochaine fois, je demande du Valium), brushing à domicile samedi matin. Le résultat est presque professionnel, je n'ai pas encore le coup de main.

Rassembler ma tenue, le costume du Capitaine, deux cravates (dont aucune n'irait, note pour plus tard: préparer moi-même chemise et cravate la prochaine fois), nos chaussures, les bijoux, des tenues "civiles" pour le lendemain, des pyjamas, les trousses de toilettes, les cadeaux pour l'anniversaire, un sac avec des livres et des jeux pour les enfants pour la chambre d'hôtes, conjurer le mauvais sort en prenant deux pyjamas chacun, deux tenues "civiles", une tenue "chic" pour Petit Châtain, qui n'était pas enfant d'honneur, contrairement à Petit Brun.

Celui-ci la veille, rejouait le mariage de son parrain en nous demandant pourquoi on ne prenait pas l'avion (hum, pour aller dans le Vexin, le minibus sera suffisant) et s'il y avait une piscine à l'hôtel (sic).

Au final, le minibus était bien chargé pour une escapade de 24 heures. Une heure de trajet pour rallier le gîte réservé par Mané, à la déco… raffinée (mais les photos ont malencontreusement disparu de mon appareil), et dont les deux chambres, où nous devions dormir nous 4 ainsi que Flo et Laure, étaient en enfilade. Après étude des lits disponibles, on s'installa dans la première chambre, laissant celle du fond aux tourtereaux, d'autant que Petit Brun était miraculeusement volontaire pour dormir dans le petit lit à barreaux (si on l'y avait obligé, crise nucléaire garantie, mais là...). Après un pique-nique à l'intérieur (le temps était couvert) et avoir rencontré notre propriétaire (qui vendait d'ailleurs la maison et le gîte pour partir à Perpignan. Et qui était aussi pressé que gourmand, mais merci, nous n'étions pas intéressés), on se mit sur notre 31, direction le lieu du mariage pour vêtir l'enfant d'honneur et le faire figurer sur les photos. La première partie de l'opération fut rondement menée (bien qu'on ait d'abord tenté de l'habiller avec la tenue d'un certain Dimitri), la seconde échoua lamentablement, même les Sugus orange que le Capitaine avait pris ne suffirent pas à raisonner Petit Brun, qui ne figure donc pas sur les photos officielles. Scotché à la veste en fourrure que j'avais empruntée à Grand-maman (vive le mouton doré, oui, c'est de la vraie fourrure, mais vintage et pyrénéenne), il refusait de me quitter.
Au moment de rallier la collégiale pour la messe (et le deuxième challenge, que Petit Brun daigne mener avec le reste du cortège la mariée à l'autel), coup de fil de Mané, hilare : "on est à 10 kilomètres de l'église avec la voiture de Bonne-maman [sa mère], on a crevé, il n'y a pas de roue de secours, on attend Flo pour qu'il nous apporte MA roue de secours [Flo avait la voiture de Mané]". Sauf que nous avions quitté le gîte en emportant la clé... On fit un petit crochet pour déposer la clé puis on rallia fissa la collégiale, le Capitaine nous jetant devant avec Petit Brun, que j'abandonnais à l'entrée de l'église avec le cortège pour aller réserver un banc pour les retardataires. Comme tout avait l'air de bien se passer, je ne revins jamais à l'entrée. Et là, miracle, challenge remporté (sans Sugus) : Petit Brun, tel un ange descendu du Ciel (avec Nounours sous le bras, hum), accomplit son devoir d'enfant d'honneur. Et se tint à peu près sage jusqu'au début du sermon, où, dans le silence de l'église recueillie, sa voix flûtée s'éleva soudaint : "Mamaaaaaan, j'ai envie de faire pipi". Provoquant l'hilarité du banc de derrière, et notre sortie en 4e vitesse, à la recherche d'un PMU. Dont le patron fut assez adorable pour me laisser entrer deux fois (Petit Châtain ayant lui aussi une envie pressante mais n'ayant pas réussi à l'exprimer en même temps que son frère), et les joueurs de baby foot, qui bloquaient l'entrée des toilettes, ne s'offusquèrent pas d'être sans cesse interrompus. La fin de la messe se joua plutôt au fond de l'église pour moi et le Capitaine, à piquer des cracottes dans les provisions des petits cousins, parce qu'on avait oublié que la messe tomberait au moment du goûter. Et le livre-puzzle de Tchoupi eut beaucoup plus d'intérêt aux yeux de Petit Brun et de son frère que nos livres de messe habituels (soupir). Grâce à la veste en mouton doré, je survécus au froid, mais soyons clairs, je n'ai absolument rien suivi. Et je me suis rappelée pourquoi d'habitude, sauf raison d'Etat (famille proche et/ou enfants dans le cortège), nous n'avions jamais emmené nos enfants aux mariages auxquels nous étions invités… Autant attendre la sortie de la noce au PMU d'en face, ce sera beaucoup moins frustrant.
DSC08077-copie-1DSC08086DSC08087La suite de la soirée fut moins stressante : Petit Brun et Petit Châtain disparurent dans la super nursery installée au-dessus de la salle où avait lieu le cocktail (avec un dortoir, des jeux, une télé et des dessins animés en pagaille, de quoi faire des dessins... Trois étoiles, la nursery). Petit moment de solitude en me trompant de baby-sitters : certains invités étaient avec leur PROPRE baby-sitter... Et à part un ou deux bisous quémandés pendant le dîner (et une chute magistrale en quittant un peu trop vite la mezzanine où les enfants dînaient... Bilan : une chaussure au talon défoncé et deux méga bleus sur la cuisse, mais pas de dent cassée, hahaha), Petit Brun et Petit Châtain furent très discrets. Certes, à 1 h 30, comme ils ne dormaient toujours pas, et que notre journée de dimanche s'annonçait longue, on rentra au gîte. Où Petit Brun s'endormit sans vouloir se déshabiller, avec réveil cause pipi au lit à 5 heures du matin, grand classique des week-ends agités. Les deux pyjamas emmenés pour conjurer le sort n'ont pas été suffisants. Il termina sa nuit dans notre lit, prenant toute la place (ou un deux coups de Nounours dans le nez suffisent à nous éloigner pour finir par dormir sur la tranche, pendant que Petit Brun se prélasse au milieu du lit).
DSC08101Avec un réveil des troupes à 10 heures du matin, on pouvait s'estimer chanceux. Flo et Laure n'ont pas paru souffrir du bruit qu'inévitablement nous avons fait (mais nous n'avons jamais entendu Flo ronfler comme l'a craint Laure), et nous avons quitté le gîte (toujours pas intéressés) vers midi pour le brunch, où notre passage fut rapide, le temps d'embrasser les mariés et de déjeuner sur le pouce : Petit Brun et Petit Châtain étaient attendus à un anniversaire à 14 h 30 (bon en fait, plantés par le GPS qui avait décidé de nous faire prendre toutes les autoroutes payantes du coin, on est plutôt arrivés à 15 h 15, ce qui laissa le  temps aux garçons de faire une sieste pendant le trajet). Mon amie Ghania, ne craignant rien, avait convié 9 enfants de 3 à 5 ans pour souffler les 4 bougies de son fils.
DSC08104DSC08107Le plan était d'emmener la petite troupe au château de la Malmaison pour faire le parcours destiné aux 4-7 ans "des animaux au château". Ghania a toujours été une grande retardataire... Et faire bouger neuf enfants (avec chaussures et manteaux à mettre, répartitition dans trois voitures et ralliement du château nez au vent, parce qu'on avait perdu la voiture de Ghania au premier feu rouge) prend bien une grosse demi-heure… À une minute près, les grilles du château de Joséphine se sont fermés sur notre nez. Mais les petits garçons étaient ravis déjà d'être dans la cour et prétendaient avoir aperçu la princesse, là, derrière la fenêtre. Et la petite chasse au trésor impromptue que l'on organisa dans le parc tout proche (et encore ouvert, ouf) suffit largement à leur bonheur, la visite du château, ce sera pour une prochaine fois !
Après tant d'émotions, bain et dîner furent vite expédiés : extinction des feux à 19 h 45 pour ces messieurs, 22 heures pour nous... On ne va pas avoir assez de la semaine pour s'en remettre !

Commenter cet article