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La petite maison dans la banlieue

En équilibre

12 Mai 2011, 19:40pm

Publié par lapetitemaisondanslabanlieue.over-blog.com

DSC03802Depuis lundi, il nous avait bien fallu réunir le peu de matière grise qui nous restait pour résoudre la question de la garde de Petit Châtain. Et finalement, de baby-sitter trouvée en propositions de nounous, je me suis retrouvée à accomplir un véritable marathon ce matin.

8h 30 : départ de la maison, en masse. Le Capitaine est resté me prêter main-forte pour que les troupes soient tartinées (de crème pour le corps), habillées, dentslavées, chaussées. Bien lui en a pris, Petit Brun étant d'humeur chafouine (depuis le milieu de la nuit, ce qui fait qu'en plus le sommeil n'était pas très serein. "Petit Jésus, ok, il est chonchon depuis hier, il a rien mangé, il voulait pas se coucher et jouer avec ses cadeaux, mais quand même, tu crois pas qu'une tuile organisationnelle par semaine ça suffit, hein ?" Faut croire que j'ai été entenue).

Nous nous sommes rendus chez nos voisins, pour que Petit Châtain fasse la connaissance de Valentine, leur nounou, qui le gardera demain. J'ai béni le ciel que Petit Châtain soit déjà venu goûter dans cette maison et se dirige très sûrement vers les étagères des jeux. Car Valentine est une super nounou, pas le genre à qui on dépose son paquet et puis au revoir. Nous avons déposé Petit Châtain pour une mini-adaptation, et je pensais déposer (comme un paquet, pour le coup) Petit Brun à l'école.

8 h 45 : Bien m'a pris d'avoir décliné l'offre de la nounou des cousins, sise deux pâtés de maison plus loin. J'ai eu droit au scénario Seccotine : "je ne veux pas aller à l'école", "Violette se moque de mes boutons", "je veux un câlin/un bisou/ un 2e câlin/lire Tchoupi". Bref dix câlins plus tard et un Tchoupi, Petit Brun a consenti à laisser Nounours sur le porte-manteau dans le couloir. Me permettant de m'eclipser sans larmes ni hurlement, l'ingrat ayant commencé un puzzle et ne m'accordant plus le moindre regard.

9 h 10 : me voici de retour chez nos voisins, à l'heure où je suis déjà dans le train. Et c'est là que j'ai mesuré tout le professionnalisme de Valentine, avec qui Petit Châtain aurait bien passé la journée. Le temps de présenter le jeune homme (comme il ne parle pas, il ne peux pas le faire seul), de souligner son caractère casse-cou, de repartir en notant dans un coin de prendre le drap du lit demain matin ("pour qu'il ait une odeur qui lui rappelle sa maison", euh c'est que le drap ne doit pas être très propre... Passons), le doudou qui pue (celui qui est interdit de séjour chez Fatiha tellement il est pas présentable et qui n'a pas été lavé depuis qu'on est rentrés de week-end, zut de zut), et deux bouquins, histoire de sécuriser Petit Châtain.

9 h 20 : à l'heure où je dévale les escaliers du métro, nous arrivons comme des fleurs chez Fatiha. Qui avait déjà appelé la police le Capitaine, inquiète de ne pas nous voir arriver. Là, j'ai raconté notre plan de remplacement (vendredi, Valentine, lundi, Jeanne, mardi, tante Anne, mercredi, Grand-maman, jeudi, tante Anne, vendredi, Jeanne), ouf, beaucoup de têtes (mais connues), certes, mais une unité de lieux si on peut dire. Le temps de l'embrasser (oui, parce que tout de même, demain Fatiha part pour un drôle de voyage)...

9h 40 : arrivée dare-dare à la gare, où le haut-parleur parle de train reparti dans l'autre sens, donc de dix minutes de retard. Finalement, je n'attendrai que deux minutes, un peu de chance ce matin !

10h 15 : à la sortie du métro... les contrôleurs. Il ne manquait plus qu'eux !

Merci à toutes celles qui ont proposé l'aide de leur nounou, et à Virginie, prête à accueillir Petit Châtain à Paris...  ainsi qu'à tante Anne et Grand-maman, éternelles sauveuses de notre organisation quotidienne. J'échappe au télétravail sur fond de Petit Brun (et donc à une nouvelle semaine de cinq jours en quatre !)

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