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La petite maison dans la banlieue

Deux jours par semaine

12 Octobre 2012, 19:45pm

Publié par lapetitemaison

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Voilà à quoi ressemble mon bureau les mardi et vendredi. Ce petit miracle qui m'évite 4 heures de transport en commun par semaine, je le dois à la médecin du travail. Avec qui j'avais rendez-vous mi-septembre pour la visite des deux ans, l'examen de routine qui barbe un peu même si c'est l'occasion d'avoir une matinée un peu écourtée au bureau. Le rendez-vous suivait son cours normal, lorsque le docteur m'a demandé comment se passait ma grossesse. Quand j'ai dit être très nauséeuse, malade le matin voire le soir (sur ce plan là, ça va un peu mieux, merci) et faire des malaises dans les transports en commun, elle a immédiatement parlé d'aménagement de poste. Et m'a enjoint de d'annoncer au bureau la "bonne nouvelle", ce que j'avais prévu de faire une semaine plus tard. Element qui a son importance : la médecin du travail est une femme. Parce que quand j'ai parlé de ces quelques tracas, à Gynéco, qui est un homme, il a simplement dit, au sujet de mes malaises : "c'est ennuyeux".

Il m'a fallu quinze jours pour récupérer un petit ordinateur sur lequel est installé la messagerie du bureau (plus pratique que le système de secours qui ne garde que trois jours en mémoire) et un logiciel de retouches photo dont j'ai besoin. Installer rapidement un bureau dans la pièce créée dans l'ancien garage, qui servait plus ou moins de débarras jusque-là, en récupérant une planche et des tréteaux chez Grand-maman, un fauteuil du bureau de Mathieu (tellement confortable, le fauteuil, pas Mathieu). M'apercevoir grâce au dit fauteuil que le sol n'était pas plat mais légèrement en pente, ce qui fait que je dois m'arrimer au bureau pour ne pas glisser...

Les matins de télétravail, je gagne trois quart d'heure de sommeil et je suis prête en une demi-heure, connectée à Skype à 9 h 20. La matinée passe certes moins vite (pas de bavardages entre collègues, de café, etc), mais à 12 h 30, j'ai besoin d'une pause et je vais déjeuner. Très vite, puisque pas de restaurant, ni d'attente. Du coup, je m'autorise une sieste d'une heure, le meilleur moment de la journée ou presque. Après, je culpabilise un peu en redescendant travailler. Et je suis bien plus efficace qu'un après-midi normal. J'en ai aussi profité pour faire tourner machines et sèche-linge, ce qui fait toute la différence quand on a pas été à la maison du week-end. Tihi le chat a l'air intriguée de me voir là, en profitant surtout pour me faire tourner en bourrique : "miaou, je veux rentrer, en fait, non, je reste dehors". Mais elle continue à miauler comme une perdue, jusqu'à ce que, attrapée trois fois par son manège, je l'ignore totalement.

A 16 h 30, je me dis que j'aurais pu aller chercher les enfants à l'école. Mais c'est pile le moment (surtout le vendredi), où Grand chef se croit autorisé à m'appeler, comme si le fait d'être en télétravail me rendait plus disponible pour lui répondre (alors que, rappelons-le, j'ai quelques bricoles à terminer).

18 h 15, les bons jours, 19 h 30 les mauvais (quand mes collègues sont à la bourre) je ferme les écrans, je n'oublie pas de remonter cahiers et agendas pros pour les ramener au bureau. Et je ferme la porte de la pièce. Les trois autres jours de la semaine, je suis contente de retrouver les collègues et collègues-et-néanmoins-amies, de papoter à midi et de me régaler du délicieux bo bun de monsieur Do et d'en profiter pour faire quelques courses entre midi et deux. Mais quand je rentre le soir, je suis rétamée...

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