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La petite maison dans la banlieue

La santé par l'assiette : bilan de fin de parcours

10 Octobre 2016, 20:58pm

Publié par lapetitemaison

Un café, du soleil, what else ?

Un café, du soleil, what else ?

A presque six semaines de régime sans gluten, sans lactose, sans blanc d'œuf ni sucre, il est temps de faire un bilan. Je te rassure lecteur, tes petits messages de soutien me sont allés droit au cœur : Je mange bien quand même, tu sais, le Capitaine – grâces soient rendues à son adaptabilité culinaire – a même réussi à nous concocter des petits plats délicieux (bon, excepté son gâteau sans sucre ni œuf à la poire, qui était de son avis même vraiment dégueu).

- Les plus :

- Commencer un régime pareil par un mois de septembre caniculaire, ça aide. Maintenant que les jours diminuent, cela m'aurait été beaucoup plus difficile de tenir le choc des premières semaines.

- Le fait de n'être par limitée dans les quantités (comme les journaux féminins le stipulent tous les deux mois, à base de 100 g de ceci et de un quart de carré de cela), me facilite grandement la vie. Si effectivement la liste d'aliments est réduite, je ne suis pas frustrée sur la taille de mon assiette. Et je suis très vite rassasiée, ce dont je suis la première étonnée.

- J'ai quand même droit à deux expressos par jour, ce qui ne me coupe pas de la sacro-sainte tradition du bureau "le petit café" de 10 heures, ainsi que celui d'après déjeuner (ni de toutes les informations qui sont diffusés autour desdits gobelets en carton). Car même si je ne ressens désormais plus le coup de barre de 14 h 57, il me faut quand même le petit coup de pouce du café - sans sucre. Force est de constater que, sans mon litron de café matinal, j'ai beaucoup moins mal au ventre. Plus de brûlures d'estomac. En revanche, le week-end, où je ne prends pas forcément de café, j'ai souvent des débuts de maux de tête. Le manque ?

- J'ai également droit au chocolat à 80 % (et ceux qui me connaissent bien savent que me supprimer toute source de magnésium sous forme de cacao aurait été dramatique. Donc là, j'ai droit à une seule sorte de chocolat (on peut varier entre le péruvien, l'équatorien, etc), mais c'est open bar. Et comme c'est du 80 %, même refrain : ça calme assez vite.

- Le fait de travailler dans le Quinoaland de Paris (l'un des arrondissements les plus végétariens) me facilite drôlement la vie. Mention spéciale à Nous, devenue ma cantine préférée, qui enlève les ingrédients qui me sont interdits de leurs salades et de leurs jus. Je peux aussi prendre des salades à emporter chez Berrie, dont je viens de découvrir la soupe à la patate douce. Un peu plus loin, il y a My free kitchen, chez qui je ne désespère pas un jour d'aller acheter des préparations pour gâteaux sans gluten, quand je pourrai de nouveau avoir droit au sucre. Je peux toujours aussi me débrouiller au restaurant indien.

- Les moins :

- Ne pouvoir aller déjeuner que dans peu d'établissements, justement. Cela oblige mes compagnons de repas à s'adapter (mention spéciale à S. qui a débarqué au café Pinson en rêvant d'une entrecôte... Dans un resto végétarien, ça le fait moyen... En devant faire attention au sel depuis sept ans, j'avais déjà remarqué la platitude de l'offre de restauration à Paris, où les cartes sont sempiternellement les mêmes (ou presque, quelle que soit la saison), et où l'on te colle partout des plats à base de jambon sec et de fromage (que l'on appelle "salades", en te servant des feuilles de laitue généreusement arrosée d'une vinaigrette bien grasse. Sinon tu as aussi la case "restaurant italien" qui va être bien difficile à cocher les prochains mois ! Et TOUT LE MONDE te propose des yaourts au lait de vache. Jamais de chèvre (à part chez Cojean). La généralisation d'un plat végétarien, je ne parle même pas d'un plat sans gluten, dans chaque établissement n'est vraiment pas pour demain.

- L'interdiction du sucre, et, plus encore que le sucre, l'interdiction d'alcool. J'avais lu des choses sur l'addiction au sucre, et je me rassurais en me disant que je sucrais très peu d'aliments quand même (en fait, énormément). Quant à l'alcool, on ne se rend pas compte à quel point on en consomme rapidement : le pot du vendredi avec les collègues (été indien oblige), les anniversaires ("qu'est-ce que je prévois pour toi ?" "ben un Perrier citron"), les dîners… Alors oui, se contenter de galettes de riz ou de pommes pendant que les autres font des sorts à des gâteaux au chocolat, et boire des Perrier citron sans même pouvoir toucher à l'assiette de cacahuètes c'est pas forcément évident. Et le moment du goûter avec les enfants le week-end est parfois un peu rude.

- A part l'eau (à volonté), le thé vert (réservé aux matins pas trop à la bourre), mes deux expressos quotidiens, j'ai aussi droit à des tisanes. TROP DE CHANCE. Ceci dit, j'ai découvert la gingembre-citron de Clipper, je vous recommande. Sinon, les petits-déjeuners sont beaucoup moins fun : thé vert donc, corn flackes d'épeautre (ou de sarrasin, définitivement pas de riz - comme des smacks® de Kellogs en moins sucré) et lait d'épeautre. Epicétou. Si, une pomme ou une poire (j'y ai droit ainsi que tous les fruits rouges). Mais plutôt quand j'ai le temps, donc pas en semaine.

- J'ai droit aux légumineuses à fond : pois chiches, lentilles... À force de manger beaucoup de hommous et de caviar d'aubergines, j'ai l'impression d'être une vieille Egyptienne. Et encore, je ne prends pas de foul au petit déjeuner ! Mais comme m'a dit le docteur V. : "vous savez, les œufs, c'est très récent, on n'en mange que depuis les Egyptiens." #TeamCroMagnon.

- Au niveau du zéro déchet des emballages, de la locavorattitude, c'est un peu n'importe quoi. C'est d'ailleurs ce qui m'a toujours semi gênée, avec le bio : c'est bio, c'est beau et c'est surremballé. Comment ce mode de consommation ne peut-il pas avoir un mauvais impact sur l'environnement ? Alors, je sais, il faut vraiment que j'essaie d'aller chez Day by day.

Bilan : c'est pas tout le temps évident, mais les résultats sont là : une fatigue beaucoup moins forte au quotidien, plus d'énergie… J'attends les résultats de la prise de sang de novembre avec impatience, pour voir si mon régime sera un peu allégé ! Stay tuned !

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