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La petite maison dans la banlieue

La première compet

19 Janvier 2016, 22:08pm

Publié par lapetitemaison

C'est beau un gymnase, le dimanche.

C'est beau un gymnase, le dimanche.

Quand Asparagus est rentré mercredi il y a quinze jours de son cours d'escrime, rouge d'excitation d'avoir été "sélectionné" [soit choisi parmi les trois vétérans de son cours] par le maître d'armes, nous avons compris avec le Capitaine que l'un d'entre nous allait passer son dimanche au gymnase [de la ville d'à-côté, par chance, la première compet se déroulait presque à domicile, à… 500 m de la salle d'armes].

L'année dernière, nous nous étions déplacés en délégation, y compris avec Colombine, quand Asparagus avait, déjà, été "sélectionné" pour sa toute toute première compétition. Grossière erreur : en dessous de 10 ans, une compétition d'escrime n'a aucun intérêt pour les frangins (à moins qu'ils soient tireurs eux-mêmes). Les mini-poussins étaient passés hyper tard, cela traînait en longueur... Un cauchemar. Comme le week-end prochain, il y a les portes ouvertes du club (et que le Capitaine, tireur lui-même, s'y colle et pas moi), j'ai donc accompagné Asparagus.

J'étais plutôt contente d'ailleurs, puisque je ne vais plus à la salle d'armes le mercredi. On est arrivés à 12 h 10 (le rendez-vous était fixé à midi et vu la désorganisation de l'an passé, je ne me suis pas pressée non plus), attendus comme le loup blanc. Il a fallu habiller le tireur qui s'impatientait "mais dépêche-toi !!!" alors que c'est pas évident d'accrocher un fil de corps à la sous-cuirasse du premier coup (le système, en gros, qui permet de comptabiliser les touches au fleuret électrique).

Heureusement que je me baladais avec mes étrennes, parce qu'il a quand même fallu régler les 10 euros d'inscription (je n'ai jamais de liquides sur moi et j'avions pas vraiment prévu). Etrennes qui, du reste, m'ont permis de subsister, grâce à la buvette qui proposait des aliments très équilibrés : barres chocolatées, sodas, croque-monsieurs, etc... Buvette tenue par des papis-mamies bénévoles qui ont turbiné toute la journée, merci à eux !

Entre deux combats.

Entre deux combats.

La compétition des poussins nés en 2007 se déroulait de la façon suivante : 4 matchs de poule puis les éliminatoires. Premier match gagné, puis deuxième perdu, le maître d'armes est pas content : Asparagus visiblement tient mal sa main et y est allé un peu cool. Bizarrement, lui qui est le plus mauvais perdant du monde, n'a pas l'air très touché par sa défaite : il bavarde à la cool sur le banc, ne veut pas du croque-monsieur tiède mais bien du Mars. Tiens donc.

Troisième match façon Blitzkrieg, Asparagus est laminé en 1 m 30. Là aussi, je m'attends à une crise de larmes (cela vient d'arriver à un tireur qui doit avoir 11 ans). Mais non, que dalle, Asparagus est d'une zénitude totale, il ne bronche même pas quand le maître d'armes vient gentiment lui remonter les bretelles.

Quatrième, encore une défaite. Je suis à la fois trop stressée pour regarder et en même temps, je commence à me dire que si ça continue, il sera éliminé rapidos et on ne restera pas peut-être tout l'aprem dans ce gymnase années 1960 pur jus, où chaque fois que quelqu'un ouvre les grandes portes battantes, un vent coulis froid vient rafraîchir l'atmosphère.

Les éliminatoires débutent. Asparagus est le moins bien classé du trio de la salle d'armes à l'issue des matchs de poule qui ont servi à établir un classement. Ce sera sa chance. A la 19e position, il rencontre le 14e, et gagne.

Ensuite, il rencontre le 2e du classement... Et gagne également. Stupeur et fierté maternelle (et désespoir aussi : on est vraiment obligés de rester là jusqu'à 17 heures minimum). Asparagus est alors le seul survivant de son trio, mais, bonnes pattes, ses camarades et leurs parents resteront jusqu'à la fin pour l'encourager (et comme ça, je profite de la science du papa d'Adrien pour savoir qui remporte le point, la gestuelle magique des arbitres n'étant pas si limpide que ça).

Le voilà donc en demi-finale, sur la piste principale. Pas de bol, il fait face à la meilleure pointe de la journée, d'après le maître d'armes, mais parvient à marquer quand même deux points avant de s'incliner.

Le voilà sur le podium, avec la mascotte du club, 3e ex æquo ! Il gagne un protège-lame (mais il n'a pas encore son propre fleuret), une coupe du meilleur goût (où il faudra changer l'étiquette, qui indique 4e...) et est ravi de sa journée, prêt à rempiler dans 15 jours… à l'autre bout du département ! Je n'ai pas fini de passer mes week-ends dans les gymnases...

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