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La petite maison dans la banlieue

Première des communions, dernier jour de l'été

20 Septembre 2015, 20:13pm

Publié par lapetitemaison

Nan, mais le buffet était vraiment copieux. Sauf que personne ne l'a immortalisé./Ronde de joie.
Nan, mais le buffet était vraiment copieux. Sauf que personne ne l'a immortalisé./Ronde de joie.

Nan, mais le buffet était vraiment copieux. Sauf que personne ne l'a immortalisé./Ronde de joie.

C'était un dimanche peu ordinaire, une dernière journée d'été après presque huit jours de pluies diluviennes, de ciel gris et de luminosité tellement voilée que l'on pouvait croire qu'il était 18 h dès 8 heures du matin. La veille, j'avais jardiné en vitesse, emprunté les tables et les bancs de nos voisins. Pas eu le temps de faire une décoration de malade, mais une traversée de Paris pour trouver de jolies images pas ringardes, et des bouquets faits à 23 h, dans le noir.
C'était un grand jour, préparé depuis novembre dernier. En réalité, on aurait préféré que la fête ait lieu en mai ou juin, et puis, avec le recul, c'était un dimanche parfait. Oui, parce que dans notre paroisse, les communions sont perpétuelles, quasiment tous les mois ou presque, avec les plus gros bataillons en mai et juin. En quatre ou cinq étapes, plus la retraite de la veille chez les bénédictines de Montmartre, où Asparagus a "très bien mangé", et la confession (où il a failli presque rendre chèvre le Capitaine, ne voulant pas y aller, puis finalement si, et invoquant au final une peur du confessionnal, "tout noir"), le héros du jour était fin prêt.
C'était une belle messe, même si les lectures étaient inaudibles et le père nouvellement arrivé pas encore très bien placé dans l'axe du micro. Mes amis de la chorale ont assuré, comme d'habitude, et Asparagus a attendu la seconde partie de la célébration pour mordiller sa médaille de baptême, bailler et se balancer. Je l'ai à peine vu communier, étant donné que ses plus grands fans s'étaient levés pour voir ou immortaliser l'instant.
Il faisait beau, chaud juste ce qu'il fallait, de quoi permettre à chacun de faire un petit plein de vitamines D avant l'hiver. Le gâteau à la broche, bien qu'un peu moche, était arrivé dans les temps - pour le baptême d'Asparagus, le Capitaine avait dû forcer l'accès du centre de tri postal à Javel et le récupérer lui-même -, et comme prévu, et bien qu'il y ait eu d'autres gâteaux, a été quasiment englouti. Il m'en reste juste un peu pour le petit-déjeuner demain.
C'était trente-et-une personnes en tout, parfois venues de loin, dont certaines n'avaient pas dormi de la nuit, enquillant un mariage dans le Beaujolais direct avec la messe : "c'est la première fois que je vais à la messe après un mariage", gloussaient-ils. Les conducteurs ont fini par sombrer (la troisième larrone, ma sœur, à son habitude, avait sombré dans le sommeil au premier tour de roue). Plus Cherry appelée à la rescousse, dès samedi après-midi pour terminer de ranger la maison, faire les buffets, etc. Nimbus peut être une mini baby sitter une matinée pour sa soeur, pas une journée entière. Et lui aussi voulait qu'on s'occupe de lui. Le jour J, cela m'a permis de pouvoir superviser les buffets, les invités, indiquer dans quelle chambre faire dormir les mini-filles, et c'était bien chouette. Ceux-nés-avant-1934 ont dédaigné la table que je leur avais préparé à l'intérieur (pour qu'ils n'attrapent pas froid, on avait même chauffé préventivement la maison), pour finir par passer l'après-midi dans le jardin, refusant même qu'on ouvre le parasol...
C'était un buffet pantagruélique, presque entièrement fait maison par le Capitaine (il était tombé dans les pommes en voyant des devis), hormis la viande froide du marché : je peux apporter des boîtes quasiment tous les jours au bureau !
Bref, c'était une grande étape pour Asparagus, qui maintenant peut réellement vivre la messe comme un grand. Je crois qu'il s'est rendu compte du passage de catégorie et a vraiment passé une très belle journée. Maintenant, l'automne peut commencer...

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